Benedicte Des Mazery

Benedicte Des Mazery
Après La Vie tranchée (2008) et L'Ombre d'un homme (2012) parus aux éditions Anne Carrière, Bénédicte des Mazery restitue à ces invisibles leur histoire. Comme pour remonter à l'époque où ces fleurs sauvages qu'on appelait des « roquettes » poussaient en liberté dans les marais de l'Est parisien. Voir plus
Après La Vie tranchée (2008) et L'Ombre d'un homme (2012) parus aux éditions Anne Carrière, Bénédicte des Mazery restitue à ces invisibles leur histoire. Comme pour remonter à l'époque où ces fleurs sauvages qu'on appelait des « roquettes » poussaient en liberté dans les marais de l'Est parisien.

Articles (1)

  • La Der des Ders
    La Der des Ders, il y a 100 ans, la Grande Guerre

    La Grande Guerre ou Der des Ders qui dura quatre ans, de 1914 à 1918 est célébrée pour son centenaire en 2014. Cette terrible guerre a mobilisé nombre de soldats, qui s’ils revenaient du combat passaient la plupart du temps du qualificatif de « poilu » à celui de « gueule cassée ». De nombreux hommages sont rendus depuis le mois de janvier 2014. La littérature foisonne de témoignages et de romans sur cette première guerre mondiale, inspirant toujours les auteurs contemporains.

Avis (17)

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    Couverture du livre « Les oiseaux de passage » de Benedicte Des Mazery aux éditions Pocket

    Léocadie sur Les oiseaux de passage de Benedicte Des Mazery

    Le sujet du livre est vraiment intéressant: une prison pour enfants au XIXe siècle. On suit certains gamins enfermés là sur demande des parents ou pour d'autres raisons. Malheureusement, le roman n'a pas tenu ses promesses à la lectrice que je suis. Je n'ai pas aimé les effets de manche qui se...
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    Le sujet du livre est vraiment intéressant: une prison pour enfants au XIXe siècle. On suit certains gamins enfermés là sur demande des parents ou pour d'autres raisons. Malheureusement, le roman n'a pas tenu ses promesses à la lectrice que je suis. Je n'ai pas aimé les effets de manche qui se voulaient trop artistiques et qui finalement sont tombés à côté (écrire une réplique de dialogue par page lorsque les garçons sont enfermés dans des cellules individuelles puis écrire sur une double page quand les deux interlocuteurs se relient en creusant un trou dans le mur). Les envolées imaginaires ne m'ont pas convaincue non plus. J'ai trouvé ce livre trop verbieux, et je m'en suis vite lassée.

    Un mot pour le livre-objet: la couverture est magnifique!

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    Couverture du livre « La vie tranchée » de Benedicte Des Mazery aux éditions Pocket

    Jérôme Hamon sur La vie tranchée de Benedicte Des Mazery

    Superbe livre de Bénédicte Des Mazery. Que faire lorsque l'on est affecté au service de censure du courrier des soldats sur le front? Ces mêmes soldats avec qui on a partagé l'horreur des champs de bataille. Obeéir ou trahir ses camarades de front?

    Superbe livre de Bénédicte Des Mazery. Que faire lorsque l'on est affecté au service de censure du courrier des soldats sur le front? Ces mêmes soldats avec qui on a partagé l'horreur des champs de bataille. Obeéir ou trahir ses camarades de front?

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    Couverture du livre « Les oiseaux de passage » de Benedicte Des Mazery aux éditions Pocket

    Réjane MARTEAU sur Les oiseaux de passage de Benedicte Des Mazery

    Douceur, tendresse et poésie, mais aussi réalisme dans ce roman qui nous dépeint une page d'histoire méconnue dans ce Paris du 19ème siècle. J'y ai retrouvé la plume délicate et sensible de Bénédicte des Mazery, que j'avais pu apprécier dans "La vie tranchée" ou "L'ombre d'un homme", plume...
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    Douceur, tendresse et poésie, mais aussi réalisme dans ce roman qui nous dépeint une page d'histoire méconnue dans ce Paris du 19ème siècle. J'y ai retrouvé la plume délicate et sensible de Bénédicte des Mazery, que j'avais pu apprécier dans "La vie tranchée" ou "L'ombre d'un homme", plume sensible mais aussi exigeante, et un souci de recherche et d'authenticité indéniables. On suit avec émotion le parcours de chacun de ces enfants emprisonnés, anéantis, enfermés dans cette maison de correction de la Petite Roquette, dont la faute principale est d'être mal nés, enfants abandonnés ou punis par des parents bourgeois bien pensants. Chacun a sa propre histoire et ses propres rêves qui lui permettent de tenir dans cet univers cruel et déshumanisé, mais tenir jusqu'à quand ...

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    Couverture du livre « Les oiseaux de passage » de Benedicte Des Mazery aux éditions Pocket

    Nathalie cez sur Les oiseaux de passage de Benedicte Des Mazery

    Lechatquilit.e-monsite.com

    Les oiseaux de passage de Bénédicte des MAZERY

    Que dire de ce livre qui ne m’a pas vraiment conquise ?

    Jacques est conduit a “la petite roquette”, où il est incarcéré avec d’autres enfants. Il va y vivre et/ou survivre avec ses camarades de prison. Entre la...
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    Lechatquilit.e-monsite.com

    Les oiseaux de passage de Bénédicte des MAZERY

    Que dire de ce livre qui ne m’a pas vraiment conquise ?

    Jacques est conduit a “la petite roquette”, où il est incarcéré avec d’autres enfants. Il va y vivre et/ou survivre avec ses camarades de prison. Entre la maladie, la faim et la maltraitance, ces enfants essaient de se construire une vie et de fonder l’espoir de s’en sortir un jour. Cela se passe en 1838 sous Louis Philippe… C’est édifiant !

    L’histoire aurait pu être intéressante, voir passionnante, mais je n’ai pas accroché à cette écriture un peu fade.
    Je me suis ennuyée en lisant ce livre qui manque un peu de vie, qui, pourtant avec tous ces enfants ...

    Extraits :

    Saisi par le froid glacial qui s’infiltrait jusque dans ses os, Jacques tremblait de tous ses membres. On pouvait mourir ici, on mourait ! Il l’avait vu de ses propres yeux. Et personne ne venait à votre secours … Il leva le visage vers la Vierge, guettant désespérément un signe d’espoir, mais il ne rencontra qu’un regard de marbre au-dessus d’un sourire glacé.
    Et si Dieu n’existait pas ?
    Il suffoqua à cette idée.
    Et si la Vierge n'existait pas ? Et si tout cela n’était que vannes et jaspineries sans fondement, comme le prétendait Narcisse ?

    “ C’est bien, mon petit, c’est bien. Continuez ainsi. Savez vous, précisa-t-il en se retournant vers les inspecteurs, qu’en moins d’une année nos jeunes détenus lisent et écrivent parfaitement sur là où deux années sont presque toujours nécessaires dans nos écoles publiques ? Il faut dire que ces enfants ont en général une intelligence plus éveillée et étonnent par leur précocité.”

    “Mais on le sait, les paresseux et les indisciplinés sont toujours plus rusés que les bons élèves.”

    Mot magique, mot merveilleux qui chaque fois produisait la même réaction… L’enfant cessa son manège, ses joues se coulorèrent, ses yeux brillèrent d’un éclat nouveau, et, sur son visage, une expression de joie indicible se répandit soudain qui transforma aussitôt l’attendrissement de Bertin en une décision définitive. Il allait se battre pour faire sortir ce garçon, oui, et il prendrait soin de lui jour et nuit, il le ferait soigner par les meilleurs médecins et il guérirait.

    Oui, l’enfer régnait dans cette rue prédestinée, pour ces enfants déposés à la nuit dans la tour d’abandon d’un hospice, ces petits qui de leurs grands yeux regardaient muettement leur mère actionner la cloche avant de s’enfuir, ou bien qu’on trouvait en pleine rue, exposés à la pitié des passants. Qu’ils aient été enveloppés dans des linges soyeux ou recouverts des lambeaux d’un vague tissu, que leur prénom fût brodé sur un lange ou que personne n’ait daigné nommer leur existence, tous étaient logés au même hôtel de l’abandon.

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