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Aurelien Delsaux

Aurelien Delsaux
Aurélien Delsaux est né en 1981. Il a enseigné pendant dix ans en colleges et en lycées. Son premier roman, Madame Diogène, remarqué par la critique, a reçu plusieurs prix. Son deuxieme roman, Sangliers, a reçu le Prix Révélation 2017 de la Société des gens de lettres. Aurélien Delsaux est égalem... Voir plus
Aurélien Delsaux est né en 1981. Il a enseigné pendant dix ans en colleges et en lycées. Son premier roman, Madame Diogène, remarqué par la critique, a reçu plusieurs prix. Son deuxieme roman, Sangliers, a reçu le Prix Révélation 2017 de la Société des gens de lettres. Aurélien Delsaux est également comédien et metteur en scene au sein de la compagnie L'Arbre.

Avis sur cet auteur (13)

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    Couverture du livre « Requiem pour la classe moyenne » de Aurelien Delsaux aux éditions Noir Sur Blanc

    Joëlle Buch sur Requiem pour la classe moyenne de Aurelien Delsaux

    C’est l’histoire d’un homme, Étienne, qui se rend compte qu’il est passé à côté de sa vie. Comment l’a-t-il remarqué ? Tout a commencé à déraper quand il rentrait de vacances fin août avec sa femme et ses deux enfants. Sur l’autoroute qui les ramène à Lyon, alors qu’il roule, une voix à la radio...
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    C’est l’histoire d’un homme, Étienne, qui se rend compte qu’il est passé à côté de sa vie. Comment l’a-t-il remarqué ? Tout a commencé à déraper quand il rentrait de vacances fin août avec sa femme et ses deux enfants. Sur l’autoroute qui les ramène à Lyon, alors qu’il roule, une voix à la radio lui annonce que Jean-Jacques Goldman est mort. C’était un héros de son adolescence, tout un symbole de la culture populaire et donc de la classe moyenne. Son monde commence alors à s’effriter.
    Il a 45 ans, il est médecin dans un laboratoire. Il ne se lie avec aucun de ses collègues. Il n’a pas l’air d’avoir d’amis. Sa vie est bien réglée, toute tracée.
    Sa femme est avocate. Un soir elle lui avoue qu’elle a pris un chien parce qu’elle a peur d’un client. Le passage où elle lui dit cela est très ambigu pour Étienne. Il pense qu’elle va lui dire qu’elle le quitte ou qu’elle a un cancer. Dans les faits, le chien va remplacer le mari pour deux nuits. L’ambiguïté continue avec le nom du chien, Martin.
    Il découvre aussi que son fils lit la Bible et a traverse une sorte de crise mystique. Il l’appelle par son prénom ce qui l’énerve au plus au point. Quant à sa fille je vous laisse découvrir la situation rocambolesque dans laquelle il la trouve.
    Un hommage est organisé et retransmis sur grand écran. On y apprend que (dans ce roman) Maxime Le Forestier est mort (alors qu’il est vivant), et apparaissent en duo, Francis Cabrel et Alain Souchon en fauteuil roulant.
    Le roman retrace une semaine de sa vie à partir de l’annonce de la mort de Jean-Jacques Goldman. Étienne est le narrateur. Le lecteur suit sa pensée, son point de vue. C’est donc écrit à la première personne. Il s’agit du quatrième roman d’Aurélien Delsaux mais le premier écrit au « je ». On sent qu’un drame va arriver. L’auteur réussit très bien à nous tenir en haleine. Étienne va-t-il péter un plomb ?
    Le ton est toujours entre deux eaux, parfois sarcastique ou absurde, parfois nostalgique ou mélancolique. Je me suis demandée s’il faisait de l’humour, mais non c’est le portrait d’un homme pathétique, un anti-héros.
    Un roman sur la famille, les moments de crise avec des ados, un homme qui cherche sa place en tant qu’homme, mari, père. J’ai trouvé l’idée de départ originale mais je ne me suis pas attachée à Étienne, j’ai eu envie de le secouer. Tout l’effet contraire recherché par l’auteur. Il voulait que le lecteur soit touché, en empathie. Ce n’est donc pas un coup de cœur pour moi mais je sais qu’il a plu à d’autres lectrices qui ont participé à la rencontre en ligne. En tout cas l’auteur a le sens de la formule.
    Avec son éditrice, Aurélien Delsaux a écrit une lettre à Jean-Jacques Goldman pour lui demander l’autorisation d’utiliser le titre, « La mort de Jean-Jacques Goldman », qu’il a refusé, mais il a lu le livre et a été touché par la démarche.
    Pour conclure, j’ai beaucoup aimé ce qu’il a dit : « c’est mieux quand les livres laissent plus de questions que de réponses. »
    Merci à Netgalley et Noir sur Blanc/Notabilia pour cette lecture

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    Couverture du livre « Requiem pour la classe moyenne » de Aurelien Delsaux aux éditions Noir Sur Blanc

    Florence Mur sur Requiem pour la classe moyenne de Aurelien Delsaux

    Le mois d’aout étire ses dernières journées et Etienne, la quarantaine, cadre moyen rentre de vacances familiales en Bretagne. Demain c’est la rentrée et alors que femme et enfants somnolent il savoure la quiétude de sa berline en roulant vers Lyon. Mais alors que l’arrivée est proche, la radio...
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    Le mois d’aout étire ses dernières journées et Etienne, la quarantaine, cadre moyen rentre de vacances familiales en Bretagne. Demain c’est la rentrée et alors que femme et enfants somnolent il savoure la quiétude de sa berline en roulant vers Lyon. Mais alors que l’arrivée est proche, la radio diffuse un flash spécial pour annoncer la mort de Jean Jacques Goldman. Goldman, son idole depuis toujours, celui dont il écoute encore les albums et dont les posters tapissaient sa chambre d’ado. Goldman son plaisir coupable,, un peu honteux pour lequel il est régulièrement moqué par ses collègues et amis.
    En quelques jours, lui qui avait jusqu’à lors une vie tranquille et rangée, voit à l’aune de cette nouvelle ses repères s’effriter. Sa femme lui annonce qu’elle va passer ses nuits avec un chien, son fils fait une crise mystique et il découvre que sa fille entretient une liaison trouble avec un homme de 50 ans. Rajouté à cela une perte de sens dans son travail, il plonge peu à peu dans la déprime, comme si l’annonce de ce décès le plongeait en accéléré dans la conscience de sa propre finitude, le faisant basculer d’un coup dans le « camp des rescapés ». Ou quand un passage à vide se transforme en dégringolade…
    .
    Le propos pourrait laisser penser à un livre ironique, un peu grinçant mais il n’en est rien. Entre tragique et absurde c’est un livre fin et intelligent qui interroge sur la crise du milieu de vie, sur la déprime des quadras confrontés à l’effondrement de leurs fondements : couple, famille, travail et idéaux. Chronique douce-amère, un peu surréaliste, elle est à la fois tendre et caustique. Elle doit beaucoup à la personnalité d’Etienne un anti-héros attachant, inadapté social, quadra en déshérence sur qui la mort de son idole a un effet révélateur, levant le voile sur tout ce qu’il refusait de voir. Elle tient aussi à la savoureuse galerie de personnage qui l’entoure, tous plus décalés les uns que les autres et pourtant si réaliste. Enfin, avoir choisi Goldman comme victime sacrificielle est particulièrement judicieux. Chanteur emblématique d’une époque, symbole s’il en est de la culture populaire, qu’on l’aime ou qu’on le déteste il est connu de tous et plus que tout autre il symbolise une époque révolue tant ses chansons ont rythmé la vie de toute une génération.
    Comment ne pas citer enfin la plume vive et acérée d’Adrien Delvaux. Il entretient une tension permanente, il manie avec brio le sens de la formule et il dresse une peinture subtile et décalée de notre époque, pour en faire un chant funeste jubilatoire. Bluffant

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    Couverture du livre « Pour Luky » de Aurelien Delsaux aux éditions Noir Sur Blanc

    Lili0000 sur Pour Luky de Aurelien Delsaux

    Luky, Abdoul et Diego traversent ensemble leur année de seconde dans un lycée d'une petite ville de province. Les filles, les profs, le temps qui passe et l'enfance qui s'enfuie. L'heure des premiers choix surtout.

    Ce livre recèle une véritable tendresse. Ma propre adolescence m'est revenue...
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    Luky, Abdoul et Diego traversent ensemble leur année de seconde dans un lycée d'une petite ville de province. Les filles, les profs, le temps qui passe et l'enfance qui s'enfuie. L'heure des premiers choix surtout.

    Ce livre recèle une véritable tendresse. Ma propre adolescence m'est revenue en arrière-plan de la lecture et j'ai trouvé les personnages particulièrement attachants (surtout Abdoul!). C'est certainement ce qui m'a permis de surmonter le style de l'auteur. J'ai énormément de mal avec les retranscriptions du langage parlé mais les personnages ont suffi à porter ma lecture.

    A lire en se souvenant de ses quinze ans.

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    Couverture du livre « Pour Luky » de Aurelien Delsaux aux éditions Noir Sur Blanc

    Lisa FRERING sur Pour Luky de Aurelien Delsaux

    https://animallecteur.wordpress.com/2020/02/21/pour-luky-aurelien-delsaux/

    Dans un style oral, avec beaucoup de justesse et de tendresse pour ses personnages, Aurélien Delsaux raconte l’histoire, la vie ordinaire de trois jeunes qui vivent en périphérie, en banlieue, loin de la ville et...
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    https://animallecteur.wordpress.com/2020/02/21/pour-luky-aurelien-delsaux/

    Dans un style oral, avec beaucoup de justesse et de tendresse pour ses personnages, Aurélien Delsaux raconte l’histoire, la vie ordinaire de trois jeunes qui vivent en périphérie, en banlieue, loin de la ville et de la vie. C’est le quotidien d’une bande de potes rythmé par l’ennui et le désir de voir ailleurs, le rêve de sortir de leur médiocrité quotidienne qui se déroule sur une année scolaire. Ce n’est pas l’année qui va changer leur vie, c’est juste une année parmi d’autres avec ses joies, ses peines, ses inquiétudes et ses questionnements où l’auteur révèle l’extraordinaire de ces vies ordinaires.

    L’écriture est fluide, les phrases et les chapitres sont courts et incisifs. C’est un ado d’une quinzaine d’années qui s’exprime sans caricature. On sent que l’auteur du fait de son métier de professeur, sait observer les ados avec bienveillance. Et tout comme l’auteur, les garçons du roman sont entourés d’adultes eux aussi bienveillants, empathiques, qui ont un regard positif sur eux et leur avenir. Un avenir flou puisque Luky, Abdoul et Diego n’y pensent pas, n’en rêvent pas et vivent au jour le jour. Ils aiment la vie et en profitent, ils baignent dans leurs incertitudes d’ado et essaient de se construire dans cette période fragile entre l’enfance et l’âge adulte. C’est une jeunesse paumée mais qui vaut tellement mieux que ce qu’on veut nous faire croire.

    Ce roman est tendre et touchant. On y découvre les troubles de Luky depuis la mort de son grand-père, le nouveau compagnon de Mother (la mère de Luky), les amours successifs d’Abdoul et un événement qui s’est déroulé dans la classe d’Aboul qui l’a marqué, des balades dans la campagne, un conseil de discipline et plein d’événements banals qui marquent le quotidien de ces jeunes.

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