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Atiq Rahimi

Atiq Rahimi

Atiq Rahimi, né le 26 février 1962 à KaboulAfghanistan, est un romancier et réalisateur de double nationalité française et afghane. Il a reçu le prix Goncourt le 10 novembre 2008 pour son roman Syngué sabour. Pierre de patience.

Atiq Rahimi vit la guerre d'Afghanistan de 1979 à 1984, puis il s...

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Atiq Rahimi, né le 26 février 1962 à KaboulAfghanistan, est un romancier et réalisateur de double nationalité française et afghane. Il a reçu le prix Goncourt le 10 novembre 2008 pour son roman Syngué sabour. Pierre de patience.

Atiq Rahimi vit la guerre d'Afghanistan de 1979 à 1984, puis il se réfugie au Pakistan.

Après avoir demandé l'asile politique à la France, accordé en 1984, il obtient son doctorat en audiovisuel à la Sorbonne.

Contrairement à ses trois premiers romans écrits en persanSyngué sabour. Pierre de patience est directement écrit en français. 

En 2011, il adapte avec l'écrivain et scénariste français Jean-Claude Carrière son roman Syngué sabour. Pierre de patience.

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    "La Ballade du Calame" est un portrait intime dans lequel Atiq Rahimi se libère des mots pour mieux raconter, en traits et en courbes, sa singulière histoire d'homme qui a fui l'Afghanistan et s'est réfugié en France. Un récit qu'il laisse s'écrire, plus qu'il ne l'écrit au fil de son calame, une tige de roseau creuse d'où s'écoule la craie blanche.

Avis sur cet auteur (32)

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    Couverture du livre « Syngué Sabour, pierre de patience » de Atiq Rahimi aux éditions Feryane

    Elizabeth Neef-Pianon sur Syngué Sabour, pierre de patience de Atiq Rahimi

    Un prix Goncourt, un livre court, des sentiments mitigés.
    Le style est beau, descriptif, l’ambiance des troubles en Afghanistan parfaitement rendue, la révolté et l’impuissance de cette femme très bien décrits.
    Elle est seule dans un immeuble plus ou moins abandonné, son mari agonise d’une...
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    Un prix Goncourt, un livre court, des sentiments mitigés.
    Le style est beau, descriptif, l’ambiance des troubles en Afghanistan parfaitement rendue, la révolté et l’impuissance de cette femme très bien décrits.
    Elle est seule dans un immeuble plus ou moins abandonné, son mari agonise d’une balle dans la nuque. Elle le soigne, prie, lui parle, lui dit tout ce qu’elle n’a jamais pu lui dire.
    C’est incontestablement un livre fort, mais auquel il manque un petit quelque chose pour que l’émotion nous prenne.

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    Couverture du livre « Syngué Sabour, pierre de patience » de Atiq Rahimi aux éditions Feryane

    Yv Pol sur Syngué Sabour, pierre de patience de Atiq Rahimi

    J'ai reculé longtemps le moment de lire ce roman pour je ne sais quelles raisons. Il m'a fait de l'oeil plusieurs fois sans que je n'aille plus loin. Pareil pour le film que je n'ai pas vu alors que j'étais tenté. Puis, dans le cadre du club de lecture de la bibliothèque, pour septembre, chacun...
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    J'ai reculé longtemps le moment de lire ce roman pour je ne sais quelles raisons. Il m'a fait de l'oeil plusieurs fois sans que je n'aille plus loin. Pareil pour le film que je n'ai pas vu alors que j'étais tenté. Puis, dans le cadre du club de lecture de la bibliothèque, pour septembre, chacun doit présenter un livre qu'il a aimé. La liste est hétérogène, j'avoue ne pas être attiré par beaucoup d'ouvrages. Lorsque l'on m'a présenté ce Syngué sabour, je l'ai pris d'abord parce qu'il me tournait autour depuis longtemps et ensuite parce que contrairement à ce que je croyais, c'est un livre peu épais.
    C'est un bouquin pas banal : cet homme couché, blessé, aux bons soins et à la merci de sa femme. Dans la vie quotidienne, c'est évidemment l'exact contraire, la femme est à la merci des besoins, désirs de l'homme fussent-ils brutaux ou violents. Cette femme qui patiemment change la perfusion, lave et protège son mari tout en lui racontant sa vie intime et secrète malgré elle.
    ""Mais... mais pourquoi je lui raconte tout ça ?" Accablée par ses souvenirs, elle se lève lourdement. "Je n'ai jamais voulu que quelqu'un le sache. Jamais ! même pas mes soeurs !" Contrariée, elle quitte la pièce. Ses craintes résonnent dans le couloir ! "Il me rend folle ! il me rend faible ! il me pousse à parler ! à avouer mes fautes, mes erreurs ! Il m'écoute ! il m'entend ! c'est sûr ! il cherche à m'atteindre... à me détruire !"" (p.69)
    C'est évidemment un récit très lent, sans action vu de la petite pièce de la maison dans laquelle le corps de l'homme est allongé. Cette pièce est en quelque sorte la narratrice : dès que la femme ou les quelques autres intervenants, dont ses deux enfants ou le jeune combattant bègue en sortent, le lecteur ne sait plus ce qu'ils disent ou ce qu'ils font. La femme doit le raconter à son mari pour que nous le sachions. Les mouches, fourmis et araignées apparaissent et vivent dans cette chambre qui nous décrit leurs faits et gestes. Le roman, malgré cette lenteur est écrit en phrases courtes, parfois nominales censées en théorie accélérer le rythme. C'est l'écriture d'Atiq Rahimi, originale, sèche, qui va à l'essentiel qui envoûte le lecteur. Avec un autre style, l'histoire pourrait paraître longue. Or, il n'en est rien : j'ai dévoré ce bouquin de 138 pages dans sa version folio sans pouvoir m'arrêter. J'aurais pu axer ma chronique sur les confidences de la femme, sur ses conditions de vie et celles plus générales des femmes afghanes, surtout celles des combattants ; j'aurais pu parler de ces hommes qui méprisent les femmes libres parce qu'ils ne peuvent les dominer, qui préfèrent profiter des femmes soumises ou en soumettre d'autres par la violence physique, sexuelle (le combat est toujours plus aisé contre un plus faible), tout, tout y est dans ce court livre et beaucoup mieux écrit qu'ici. Si vous ne l'avez pas encore lu, faites-le.
    La fin m'a un peu déçu, mais pouvait-il en être autrement ? Mais revenons au tout début, les premières phrases qui m'ont aspiré dans ce roman :
    "La chambre est petite. Rectangulaire. Elle est étouffante malgré ses murs clairs, couleur cyan, et ses deux rideaux aux motifs d'oiseaux migrateurs figés dans leur élan sur un ciel jaune et bleu. Troués çà et là, ils laissent pénétrer les rayons du soleil pour finir sur les rayures éteintes d'un kilim. Au fond de la chambre, il y a un autre rideau. Vert. Sans motif aucun. Il cache une porte condamnée. Ou un débarras." (p.15)

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    Couverture du livre « Syngué Sabour ; pierre de patience » de Atiq Rahimi aux éditions P.o.l

    Emmanuelle matoussowsky sur Syngué Sabour ; pierre de patience de Atiq Rahimi

    Huis-clos afghan en temps de guerre
    Dans la chambre dépouillée d’une maison entourée du fracas de la guerre, une femme veille son mari : il a reçu une balle dans la nuque et gît sans connaissance, alimenté par un goutte-à-goutte. Elle est terrifiée car sa vie ne tient qu’à celle de son mari et...
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    Huis-clos afghan en temps de guerre
    Dans la chambre dépouillée d’une maison entourée du fracas de la guerre, une femme veille son mari : il a reçu une balle dans la nuque et gît sans connaissance, alimenté par un goutte-à-goutte. Elle est terrifiée car sa vie ne tient qu’à celle de son mari et s’il meurt, il signe par là son propre arrêt de mort. Patiemment, elle le soigne et le lave en priant. En priant pour qu’il ne l’abandonne pas et sorte du coma… Peu à peu ses prières prennent la forme d’un long monologue dans lequel elle expose sa vie et le sort misérable des femmes afghanes, intimement lié à celui de l’homme, lui-même emprisonné par des coutumes séculaires aliénantes. C’est toute la misère d’un peuple qui jaillit de ce monologue aux accents de colère, de tristesse ou de dépit.
    J’avais moyennement apprécié ce texte sec et dépouillé qui évoquait un huis-clos théâtral ; je suis allée voir le film mis en scène par l’auteur lui-même et j’ai adoré la réalisation extrêmement esthétique, qui m’a beaucoup plus touchée que le livre : l’héroïne y est bouleversante.

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    Couverture du livre « Syngué sabour ; pierre de patience » de Atiq Rahimi aux éditions Gallimard

    Brigitte Chapron sur Syngué sabour ; pierre de patience de Atiq Rahimi

    J'ai beaucoup aimé et j'ai prolongé l'émotion en allant voir le film.

    J'ai beaucoup aimé et j'ai prolongé l'émotion en allant voir le film.