Astrid Manfredi

Astrid Manfredi
Astrid Manfredi a créé le blog de chroniques littéraires Laisse parler les filles. Elle intervient ponctuellement pour le Huffington Post, toujours autour de la littérature. La Petite Barbare est son premier roman.

Avis (30)

  • Couverture du livre « La petite barbare » de Astrid Manfredi aux éditions Pocket

    Aurélie DesLivresEtMoi7 sur La petite barbare de Astrid Manfredi

    Un roman saisissant : "La petite barbare" d'Astrid Manfredi chez Belfond.

    Le pitch: Alors qu'elle attend sa fin de peine, une jeune détenue, surnommée la "Petite Barbare", revient sur le parcours chaotique de sa vie qui l'a fait atterrir en prison, avec un père chômeur branleur, une mère...
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    Un roman saisissant : "La petite barbare" d'Astrid Manfredi chez Belfond.

    Le pitch: Alors qu'elle attend sa fin de peine, une jeune détenue, surnommée la "Petite Barbare", revient sur le parcours chaotique de sa vie qui l'a fait atterrir en prison, avec un père chômeur branleur, une mère abîmée par la vie qui sombrera dans l'alcool, dans une cité où règne la pauvreté et la violence, avec un "ami" qui l'incitera à abuser de ses charmes pour dépouiller de riches naïfs, jusqu'au jour où elle franchira la ligne en laissant une des proies être torturée et assassinée sans réagir...

    Repérée au moment de la rentrée littéraire dans l'émission La Grande Librairie, j'ai fini par me plonger dans ce roman brutal et stupéfiant.

    L'auteur nous y présente de manière crue une jeune fille paumée, pleine de rêves et d'espoirs de vie meilleure, en quête de rédemption même si elle n'ose se l'avouer, pervertie par la société qui n'a su l'intégrer. Ce récit ne peut que nous faire penser à "l'appât" du Gang des Barbares, ce qui m'a empêchée toute empathie envers cette jeune fille sans repères. Pour autant l'auteur sait subtilement malmener son lecteur, contraint et forcé de regarder ce qui dérange. L'écriture est brute, violente, mais belle et rend ce récit poignant au travers de cette personnalité si complexe.

    En bref, un roman dur, qui laisse à réfléchir.

  • Couverture du livre « Havre nuit » de Astrid Manfredi aux éditions Belfond

    Christelle Salvan sur Havre nuit de Astrid Manfredi

    "C'est ainsi que la pluie habitera tes pensées, noiera tes idéaux d'adolescent et tu seras pris d'une frénésie de poésie sous ce climat brumeux et crachotant. L'absence de fleuve rend la cité assoiffée de l'eau du ciel qui se répand avec assiduité sur vos têtes. Il n'y a rien à aimer dans cette...
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    "C'est ainsi que la pluie habitera tes pensées, noiera tes idéaux d'adolescent et tu seras pris d'une frénésie de poésie sous ce climat brumeux et crachotant. L'absence de fleuve rend la cité assoiffée de l'eau du ciel qui se répand avec assiduité sur vos têtes. Il n'y a rien à aimer dans cette ville à l'architecture aussi bilieuse que l'est l'âme de ses habitants. Rien à y rêver. "

    Se balader au Havre, sur un air de Bashung et découvrir l'histoire d'amour impossible d'Alice et Lazlo sous la plume d'Astrid Manfredi.

    " La nuit je mens, je prends des trains à travers la plaine ..."


    Le Havre, ville sauvage à l'univers graphique, lieu idéal pour cette tragédie amoureuse contemporaine. Le Havre témoin de cette idylle perdue d'avance.



    L'adolescence, l'instant précis où les destins s'entremêlent, le moment propice au coup de foudre, les rencontres électrisantes, la naissance d'amour impossible.



    Puis vient l'âge adulte, Alice et Lazlo, nos deux acteurs, ont pris des chemins différents et se sont éloigné davantage l'un de l'autre, tout en restant très proche par l'ironie du sort, l'un serial Killer et l'autre flic.

    "Elles sont jeunes. Elles sont belles. Elles sont blondes. Elles sont mortes. Leurs anniversaires, elles les fêteront sans bougies et n'iront plus à la patinoire en hiver. Ni s'esquinter les orteils sur les galets. Elles ne pesteront plus contre le ciel nomade du Havre interdisant le bikini à la plage...

    Leurs mères les pleureront un temps. Mais des mômes,elles en auront d'autres. Alors Il faut bien accepter les coups durs et élever ceux qui restent avant de les laisser partir. Toujours trop tôt. Au cimetière, les jeunes filles reposeront sous des tombes blanches où leurs copines déposeront des roses. Certaines s'épancheront. D'autres non. "



    À travers des flashbacks très cinématographiques, de courts chapitres très séquencés, avec une poésie en toile de fond et un romantisme noir, Astrid nous offre un magnifique récit sombre, aussi touchant que glaçant.

    Sa plume est noire, tranchante, acérée, tout comme " La Petite Barbare "

    Un style d'écriture qui n'appartient qu'à elle, où la violence bouleverse les âmes et les corps tout en poésie. Un style qui griffe, qui écorche, qui intrigue et met en lumière des destins sombres.

    " C'est dans la nuit du 31 décembre que le collègue t'appelle. Les douze coups de minuit ont sonné depuis un bail Et l'ennui a plombé ta soirée. À poil sur le lit, tu reluques le cuir de tes escarpins. Tu es seule. Personne à contacter. Amère à boire ta tragédie. À te perdre dans la contemplation des breloques du lustre. Tu as prévu un stock d'oubli alcoolisé, car tu sais que cette nuit sera la plus longue de l'année. Que des constats inquiètants se feront. Alors que tu es affalée entre des draps douteux, ton lit se transforme en goélette à souvenirs. Tu actionnes les voiles pour que filent les heures. "



    Havre nuit, tantôt touchant, tantôt bouleversant, tantôt effrayant mais toujours poétique, du romantisme noir de toute beauté.
    " La nuit je mens, je prends des trains à travers la plaine."

    Astrid Manfredi
    Astrid Manfredi est née le 4 novembre 1970. Elle a suivi des études de littérature française à l’Université Paris 3 Sorbonne Nouvelle. Elle a créé le blog de chroniques littéraires Laisse parler les filles. Elle intervient ponctuellement pour le Huffington Post, toujours autour de la littérature. Havre nuit est son deuxième roman après La Petite Barbare, tous deux publiés aux éditions Belfond .
    La Petite Barbare a reçu le prix Régine Deforges du premier roman en 2016.





    Merci à Camille et aux Éditions Belfond pour cette lecture sombre et brillante.

  • Couverture du livre « La petite barbare » de Astrid Manfredi aux éditions Pocket

    justine G. sur La petite barbare de Astrid Manfredi

    Pour faire découvrir la poésie et la littérature de Duras aux plus jeunes! pour rester sérieuse, je m'attendais à mieux(F.Busnel disait que c’était LA révélation 2015 de la rentrée littéraire...ben ça m'a déçue!)

    C'est court, percutant dans le style, on entre facilement dans l'histoire que...
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    Pour faire découvrir la poésie et la littérature de Duras aux plus jeunes! pour rester sérieuse, je m'attendais à mieux(F.Busnel disait que c’était LA révélation 2015 de la rentrée littéraire...ben ça m'a déçue!)

    C'est court, percutant dans le style, on entre facilement dans l'histoire que raconte la narratrice; la petite barbare raconte tout: son enfance,ses parents,ses sorties(escroqueries,genre,prostitution...) la prison,son manuscrit et le jour de sortie.

    Il se lit vite mais j'ai trouvé ça peu profond, j'ai eu l'impression que c’était un roman de journaliste qui a voulu s’égarer en s’inspirant de faits divers du XXI siècle(le gang des barbares, l'affaire Halimi, les cités sous tension, nabilla...) mais pas très réussi.

    Bref j'ai trouvé ce livre sans plus(on me l'avait peut être sur-vendu!)

  • Couverture du livre « Havre nuit » de Astrid Manfredi aux éditions Belfond

    Bénédicte Junger sur Havre nuit de Astrid Manfredi

    Havre nuit est un roman miroir où les voix s'interpellent, se répondent et tricotent une réalité où le lecteur va devoir se frayer un chemin et dérouler le fil d'Ariane pour accéder à la vérité crue, celle qu'Astrid Manfredi chérit et défend tout au long du roman.

    Le lecteur est parfois...
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    Havre nuit est un roman miroir où les voix s'interpellent, se répondent et tricotent une réalité où le lecteur va devoir se frayer un chemin et dérouler le fil d'Ariane pour accéder à la vérité crue, celle qu'Astrid Manfredi chérit et défend tout au long du roman.

    Le lecteur est parfois perdu, parfois même mené délibérément en bateau tant les repères volent en éclat sur fond d'alcool, de sexes de désirs frustrés et surtout de rendez-vous manqués. L'auteure donne à voir plusieurs réalités de ses personnages abordées par des points de vues antagonistes.

    (chronique complète http://wp.me/p5TWg9-PB)

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