Arnaud Rykner

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Avis (9)

  • Couverture du livre « La belle image » de Arnaud Rykner aux éditions Rouergue

    Max Buvry de VAUX LIVRES sur La belle image de Arnaud Rykner

    Deux hommes se parlent, correspondent, s'écrivent. Après sept années d'emprisonnement, l'un sort de prison, l'autre passe outre les conseils de son entourage et espère l'aider à reprendre part à la vie, retrouver une place dans la société. Le miroir se brouille, l'un doute, s'angoisse,...
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    Deux hommes se parlent, correspondent, s'écrivent. Après sept années d'emprisonnement, l'un sort de prison, l'autre passe outre les conseils de son entourage et espère l'aider à reprendre part à la vie, retrouver une place dans la société. Le miroir se brouille, l'un doute, s'angoisse, s'interroge sur ses motivations, l'autre demeure «un homme à casier», subit un rejet gratuit et immédiat, «la haine aveugle des satisfaits». Peu à peu, lettre après lettre, mot après mot («... des mots, faute de mieux. Mais des mots, malgré tout.»), les solitudes se révèlent et se rejoignent, les mêmes interrogations sur la vie sont soulevées et restent souvent sans réponse. Les murs de la prison pour l'un sont remplacés par des murs invisibles tout aussi infranchissables. L'autre, insensiblement, s'isole, se retrouve happé par son alter ego («Je ne pourrai plus jamais me défaire de lui. Il a scellé nos vies, nos histoires. Me voilà enfermé avec lui à tout jamais.»). Un roman intimiste et philosophique qui incite à la réflexion sur des thèmes aussi vastes que primordiaux tels la liberté, la prison, le sens de la vie, la justice, le pardon ? Un texte fort qui vous hantera longtemps.

  • Couverture du livre « Le wagon » de Arnaud Rykner aux éditions Actes Sud

    Lionel Daubigney de AUX VENTS DES MOTS sur Le wagon de Arnaud Rykner

    Le 2 août 1944 part de Compiègne, le dernier train à destination de Dachau. Dans vingt-deux wagons "avaient été entassés deux mille cent soixante-dix hommes, arrêtés par la police française ou par la Gestapo".
    C'est le calvaire de ces hommes que nous raconte Arnaud Rykner dans un...
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    Le 2 août 1944 part de Compiègne, le dernier train à destination de Dachau. Dans vingt-deux wagons "avaient été entassés deux mille cent soixante-dix hommes, arrêtés par la police française ou par la Gestapo".
    C'est le calvaire de ces hommes que nous raconte Arnaud Rykner dans un texte bref mais dense et terrible.

    Extrait : " Le train continue sa course, mais beaucoup moins vite que tout à l'heure. Le jour s'est définitivement levé. On se relaie de nouveau aux lucarnes. Il fait moins chaud qu'hier, mais l'atmosphère reste lourde, à cause des morts. Au moins peut-on respirer plus librement quand même." [p83]

  • Couverture du livre « Le wagon » de Arnaud Rykner aux éditions Actes Sud

    Max Buvry de VAUX LIVRES sur Le wagon de Arnaud Rykner

    Dès le premier mot, dès la première page, le lecteur est happé dans ce wagon aux côtés du narrateur, jeune homme de 22 ans. Un aller simple, sans retour, où l'humanité sera bousculée. C'est la fin de la guerre mais qui pourrait stopper ce funeste convoi que les Allemands mènent envers et contre...
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    Dès le premier mot, dès la première page, le lecteur est happé dans ce wagon aux côtés du narrateur, jeune homme de 22 ans. Un aller simple, sans retour, où l'humanité sera bousculée. C'est la fin de la guerre mais qui pourrait stopper ce funeste convoi que les Allemands mènent envers et contre tout de Compiègne à Dachau. 2160 hommes montent et s'entassent dans 22 wagons sans se douter des conditions endurées lors de ce voyage, on ne peut se douter de l'inimaginable... Ils partirent à 2160, mais combien arriveront-ils ? Ils vont souffrir de tout : la promiscuité, la faim, la soif, la mort, les odeurs, l'obscurité, la peur, la terreur, les bagarres... Ils seront atteints dans leur chair, dans leur âme. Le narrateur ne cache absolument rien de son état, de ses sentiments, de ses réflexions. Il est à la fois un homme parmi les autres mais également un élément de cette masse vacillante, vomissante que les Allemands mènent dans les gouffres de l'enfer. Le lecteur le sent combattre minute après minute, halte après halte, pour conserver toute son humanité alors que la tentation de la barbarie est omniprésente et peut parfois apparaître comme une béquille salvatrice. L'enfer, la barbarie, la souffrance éprouvent sans répit l'humanité. Un interminable et désespérant voyage au plus profond de l'âme humaine grâce à ce récit parfaitement maîtrisé (tout comme son écriture) et bouleversant qui ouvre des pistes de réflexion hélas toujours d'actualité.

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