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Arnaud Dudek

Arnaud Dudek
Arnaud Dudek, né en 1979, à Nancy, vit à Paris. Les vérités provisoires est son quatrième roman. Rester sage (2012) et Une plage au pôle Nord (2015) ont été traduits en allemand et en néerlandais.

Avis sur cet auteur (41)

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    Couverture du livre « Les fuyants » de Arnaud Dudek aux éditions Pocket

    Colette LORBAT sur Les fuyants de Arnaud Dudek

    Dans la famille Hintel, ne pas confondre avec la famille Untel ou Intel, les mâles sont volatiles pusillanime, rien de supers héros.
    Jacob, le grand-père s’est carapaté laissant femme et enfant se débrouiller seuls. La moquette dans le salon, le pavillon identique à celui du voisin, ce n’est...
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    Dans la famille Hintel, ne pas confondre avec la famille Untel ou Intel, les mâles sont volatiles pusillanime, rien de supers héros.
    Jacob, le grand-père s’est carapaté laissant femme et enfant se débrouiller seuls. La moquette dans le salon, le pavillon identique à celui du voisin, ce n’est vraiment pas pour lui. Pourtant, homme sans passion, il n’a rien construit ailleurs. Je peux comprendre Jacob ! « Les jeunes époux quittent le pavillon des parents pour un pavillon identique. Même moquette à longs poils bouclés, mêmes doubles-rideaux en velours ». Il y a vraiment de quoi fuir. D’ailleurs, ces fameuses moquettes, je m’en souviens. Je trouvais ça tellement moche, ringard, cucul la praline !

    David, le père, semblait heureux avec Esther et son magasin d’informatique, jusqu’a ce qu’un cahier oublié lui fasse rencontrer Jeanne. Le destin a voulu que la belle décède dans un accident de voiture. David avale un insecticide et rejoint la nouvelle élue de son cœur dans les limbes.
    Simon, lui, se réfugie dans le sport, la marche rapide à un niveau national et c’est le vide sidéral depuis qu’il a dû arrêter. « On ne biffe pas si facilement vingt saisons de ravitaillements en eau ou en gels…. Vingt saisons d’interclubs et d’étirements, de coups de feu ou de panneaux jaunes ». Même la sémillante Marie n’y arrive pas.
    Le petit dernier Joseph, geek, hacker actif et doué semble être le seul à avoir une passion, à être vivant, même s’il passe tout son temps enfermé dans sa chambre avec son ordinateur. Son travail, son plaisir ? Saboter les sites d’extrême-droite
    Récit de quatre vies très communes, ordinaires, presque ennuyeuses. C’est tout l’art d’Arnaud Dudek d’en faire un livre qui n’est ni pleurnichard, ni plombant, de nous rendre attachant ces quatre hommes. L’humour, la malice, voire la légèreté et l’amour de ses personnages, la fluidité dans l’écriture, un vocabulaire choisi, des mots qui n’ont rien de fuyants en font une lecture parfaite. Une fois de plus, Arnaud Dudek a fait mouche avec la lectrice que je suis.

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    Couverture du livre « Tant bien que mal » de Arnaud Dudek aux éditions Alma Editeur

    Anita Millot sur Tant bien que mal de Arnaud Dudek

    Un petit garçon de sept ans est abordé par un inconnu qui lui demande de l’aider à retrouver sa petite chatte blanche et le fait monter dans sa voiture pour une promenade en forêt. Il rentrera chez lui une demi-heure plus tard complètement transformé.

    Pendant des années, l’enfant fera des...
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    Un petit garçon de sept ans est abordé par un inconnu qui lui demande de l’aider à retrouver sa petite chatte blanche et le fait monter dans sa voiture pour une promenade en forêt. Il rentrera chez lui une demi-heure plus tard complètement transformé.

    Pendant des années, l’enfant fera des cauchemars, subira ses tocs. Pendant des années l’adolescent se scarifiera les biceps et hurlera dans son sommeil. Pendant des années l’homme à la boucle d’oreille hantera son esprit.

    Jusqu’au jour où, adulte, il reconnaitra la voix de son agresseur dans un pressing. Quelle décision va donc prendre le jeune homme, sur le point de devenir père ?

    Un tout petit roman de quatre-vingt onze pages qui vous prend à la gorge, un récit coup de poing qu’on lit d’une seule traite afin de prendre une goulée d’air pur en le refermant ... Une écriture terrible et puissante !

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    Couverture du livre « Tant bien que mal » de Arnaud Dudek aux éditions Alma Editeur

    Yv Pol sur Tant bien que mal de Arnaud Dudek

    Roman court. A peine 90 pages. Mais il n'en faut pas plus à l'auteur pour raconter son histoire et nous toucher. Rien de superflu dans son texte, il va au plus direct, mais tout en délicatesse. Phrases courtes, chapitres qui alternent l'enfance d'après l'agression et la difficile construction de...
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    Roman court. A peine 90 pages. Mais il n'en faut pas plus à l'auteur pour raconter son histoire et nous toucher. Rien de superflu dans son texte, il va au plus direct, mais tout en délicatesse. Phrases courtes, chapitres qui alternent l'enfance d'après l'agression et la difficile construction de l'homme et l'âge adulte sans doute atteint trop tôt et pourtant pas si simple à réellement appréhender. Les relations aux autres ne sont ne sont pas simples, l'engagement amoureux non plus.

    Arnaud Dudek est poète malgré le thème lourd, mais j'en suis sans doute resté aux poésies de mon enfance, pour croire qu'elles ne parlent que de choses légères : "Je lui dois le petit peuple de mes cauchemars. Je lui dois une myriade de troubles obsessionnels. Je lui dois mon inaptitude chronique à la décision. Je lui dois des litres de sueur. Je lui dois des idées noires et quelques crises de nerf." (p.22) Il n'écrit pas une complainte, mais un livre émouvant sur l'enfance volée, la difficulté de se construire avec ses déchirures, ses blessures lorsqu'elles sont aussi profondes que celles dont il parle. Son texte est tellement beau que je pourrais le citer entièrement, mais ce serait fort dommage, vous ne pourriez pas profiter tranquillement de lui et le relire.

    En écrivant mon article, j’écoutais l’excellent Christophe Miossec avec notamment le titre suivant On y va dont Arnaud Dudek parle dans son chapitre Lignes de suite (chapitre final donnant soit des explications à la naissance du roman, soit des informations sur tout autre aspect dudit roman), spécialité de la non moins excellente maison Alma.

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    Couverture du livre « Les vérités provisoires » de Arnaud Dudek aux éditions Alma Editeur

    Pineau A sur Les vérités provisoires de Arnaud Dudek

    Il est des livres que vous ouvrez presque les yeux fermés, de ceux dont vous soupçonnez de retrouver les qualités de la plume parce que vous avez déjà lu des romans de l'auteur.e, de ceux aussi dont vos amis vous ont parlé, en bien évidemment, et que vous êtes un brin conditionné.e par leur...
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    Il est des livres que vous ouvrez presque les yeux fermés, de ceux dont vous soupçonnez de retrouver les qualités de la plume parce que vous avez déjà lu des romans de l'auteur.e, de ceux aussi dont vos amis vous ont parlé, en bien évidemment, et que vous êtes un brin conditionné.e par leur engouement, de ceux encore qui traitent d'un sujet qui vous intéresse tout particulièrement, de ceux enfin dont les premières lignes ou bien la 4ème de couverture vous ont tout simplement hameçonné.e... ou pour mille autre raisons encore dont vous voulez garder le secret !

    Et puis, il y a des livres que vous ouvrez sans rien savoir d'eux, de ceux qui tissent le premier lien entre un.e écrivain.e et vous, de ceux aussi qui n'ont pas été médiatisés et pas ou peu relayés par la blogosphère, de ceux encore dont le titre ne vous dit absolument rien, voir sème le doute et l'entretient !

    Et bien, "Les vérités provisoires" font partie de ceux-là.

    Ma seule confiance, je la devais à la Maison d'édition : Alma éditeur. N'oublions pas effectivement les Maisons d'édition, sans elles, pas d'auteur.e.s, pas de romans, pas de librairies... le monde ne serait alors pas ce qu'il est !

    "Les vérités provisoires", avouez que le titre en lui-même n'est pas pour vous rassurer ! Des vérités, ah bon, il n'y en aurait pas une seule (je plaisante bien sûr !), provisoires, aïe, là, il est question de temporalité, rien n'est donc certain dans le temps. Associer des vérités au qualificatif provisoire relèverait presque du défi, et bien ni l'auteur, ni l'éditeur, n'ont reculé et ils ont bien fait.

    Je vous livre quelques mots de l'histoire :

    Une jeune femme, Céline Carenti, 22 ans, étudiante, sans histoire, est disparue. Que dis-je ? Je n'en sais rien en fait ! Non, ce que je sais, c'est qu'elle a quitté son logement et qu'elle n'y est pas revenue, que son frère, Jules, après 2 ans et 3 mois sans nouvelle de sa soeur, a décidé d'investir son appartement pour mener son enquête à lui. Il veut explorer tous les objet et remonter le fil de leur histoire. Il veux trouver un indice qui le mettra sur la voie de Céline. C'est là que le roman commence !

    Pour tout vous dire, j'ai aimé le temps d'un livre me laisser porter par le mystère suggéré par le titre de ce roman et ses premières lignes. J'ai aimé accompagner Jules dans sa quête. Nous ne sommes pas dans un roman policier, non, Sherlock Holmes n'est pas en vue. Nous sommes sur des recherches menées par un être affecté par l'absence de sa soeur, ça pourrait être moi, ça pourrait être vous.

    J'ai apprécié l'approche des objets de cet appartement, comme autant de traces d'une vie passée dans une intimité préservée. Je ne m'étais jamais posé la question de ce que pourraient témoigner toutes ces choses qui font mon quotidien quand je ne serai plus là, mais effectivement, à bien y réfléchir, pour ceux qui restent, ils pourraient être les marques d'une vie menée avec passion.

    J'ai été sensible à la notion d'oubli des êtres disparus. Dans le jours qui ont suivi la nouvelle, les proches se sont mobilisés, des inconnus aussi ont prêté main forte, et puis, très vite, d'autres disparu.e.s ont pris le relais dans les actualités, la disparition de Céline est devenue pour les services de police une parmi d'autres. Les proches ont chacun développé un instinct de survie, les parents étaient divorcé depuis 5 ans, la mère de Céline a décidé de quitter la terre nationale pour un autre territoire, cherchant dans l'exil le chemin de la résilience, le père, lui, a monté une association et a mené le combat pour retrouver sa fille, connaître la vérité, et puis, il y a eu l'initiative du frère. Avec ce roman, c'est le poids de l'absence, la douleur du manque, la souffrance liée au désespoir, la culpabilité aussi qui sont mis en lumière.

    Comment vivre, survivre, quand un drame de cet ordre vous frappe ? C'est aussi ça qui est abordé dans ce roman, il y a la version de Jules, comment lui-même voit la vie, évolue avec les autres, et puis il y a celle de Bérénice, la voisine de Céline qu'il va rencontrer lors d'une intervention des pompiers dans l'immeuble pour secourir un monsieur âgé. En fait, avec cette installation de Jules dans un nouvel appartement, celui de sa soeur, c'est non seulement le dedans qu'il va découvrir, mais aussi le dehors, ce qui constituait l'univers de sa soeur, son environnement urbain, social... ces changements ne vont pas manquer de faire évoluer sa vie.

    J'ai aimé ce roman de Arnaud DUDEK dont je découvrais la plume, fluide. J'ai été séduite aussi par le fait qu'il ne délivre pas tous les secrets et qu'il ne nous donne que quelques clés de compréhension pour se construire chacun son scénario.

    http://tlivrestarts.over-blog.com/2017/08/les-verites-provisoires-de-arnaud-dudek.html

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