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Arnaud Dudek

Arnaud Dudek
Arnaud Dudek, né en 1979, à Nancy, vit à Paris. Les vérités provisoires est son quatrième roman. Rester sage (2012) et Une plage au pôle Nord (2015) ont été traduits en allemand et en néerlandais.

Avis sur cet auteur (41)

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    Couverture du livre « On fait parfois des vagues » de Arnaud Dudek aux éditions Anne Carriere

    Isabelle PURALLY-BOISSEL sur On fait parfois des vagues de Arnaud Dudek

    « Mon père n’est pas mon géniteur. »
    Certes, les mots ont été différents, plus accessibles à la compréhension d’un enfant de 10 ans, mais le fait était là, implacable, son papa n’était pas son vrai papa.
    La vie de Nicolas en a été chamboulée. Il aimait bien sa vie avant, un village de 550...
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    « Mon père n’est pas mon géniteur. »
    Certes, les mots ont été différents, plus accessibles à la compréhension d’un enfant de 10 ans, mais le fait était là, implacable, son papa n’était pas son vrai papa.
    La vie de Nicolas en a été chamboulée. Il aimait bien sa vie avant, un village de 550 âmes, des cabanes dans les arbres, le souffle du vent, le chant des oiseaux, les cloches de l’église, le coq qui s’égosille.
    « On me préservait vaillamment du mauvais bruit des mauvais jours. »
    Il aimait jouer avec maman où écouter l’histoire du soir. En général papa arrivait à la fin du livre, un bisou sur le front : « Bonne nuit bonhomme. »
    Après le séisme des mots, Nicolas se souvient du jour où son père l’avait emmené visiter son usine, le seul vrai moment de complicité.
    Devenu grand, l’enfant aura envie d’accoler un nom et un visage au mot papa.
    J’ai adoré ce court roman qui traite du sujet grave de la quête quasi impossible de ses racines lorsqu’on doit la vie à un donneur anonyme de gamètes.
    Humour, tendresse et nostalgie cohabitent harmonieusement tout au long du texte.
    L’enfant ne juge pas, il accepte.
    « On fait parfois des vagues » est un roman qui, outre le sujet de fond, fleure bon l’enfance, joliment rehaussé par le point de vue souvent pertinent d’un petit garçon en quête de (re) père.
    Merci à NetGalley et aux Editions Anne Carrière.
    #Onfaitparfoisdesvagues #NetGalleyFrance

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    Couverture du livre « On fait parfois des vagues » de Arnaud Dudek aux éditions Anne Carriere

    Waterlyly sur On fait parfois des vagues de Arnaud Dudek

    Alors qu’il a dix ans et quelques jours, Nicolas s’apprête à vivre un véritable séisme dans son quotidien. Ses parents lui annoncent qu’ils ont fait appel à un donneur, et que son père n’est en réalité pas son père biologique. Pour Nicolas, c’est un choc. Il perd tous ses repères et décidera par...
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    Alors qu’il a dix ans et quelques jours, Nicolas s’apprête à vivre un véritable séisme dans son quotidien. Ses parents lui annoncent qu’ils ont fait appel à un donneur, et que son père n’est en réalité pas son père biologique. Pour Nicolas, c’est un choc. Il perd tous ses repères et décidera par la suite de tout faire pour retrouver son père biologique.

    C’est un très beau roman que j’ai découvert et je ressors conquise par cette histoire de filiation, de quête identitaire. Le sujet est traité avec énormément de finesse et de tact et en très peu de pages, tout y est, que ce soit au niveau de l’intrigue comme au niveau de l’émotion.

    Dès les premières lignes, je me suis attachée aux parents de Nicolas, qui se sont battus pour devenir parents. Leur combat est abordé et en peu de mots, l’auteur réussit à retranscrire les difficultés que peuvent rencontrer certains couples au moment de tenter de concevoir.

    La quête identitaire de Nicolas est touchante. Avec beaucoup de sensibilité, l’auteur va aborder les divers états d’âme par lesquels va passer le jeune protagoniste et comment ces événements vont influencer sur son développement personnel. Après le choc de la révélation, Nicolas va entrenir une relation faite de non-dits avec son père et c’est bouleversant à découvrir.

    C’est un long chemin initiatique qui attend Nicolas, afin d’accepter ces révélations et de pouvoir entretenir des conversations sereines et apaisées avec son père. Le dénouement m’a totalement émue, et je suis passée par un carrousel d’émotions lorsque, finalement, le père et le fils osent se dire ce qu’ils ressentent.

    La plume de l’auteur est tout en délicatesse et le récit d’une grande finesse. Avec des chapitres très courts, le lecteur suivra la reconstruction de Nicolas. Le choix narratif à la première personne est particulièrement judicieux, permettant d’appréhender au mieux les pensées et l’évolution du personnage principal.

    Un roman qui sonne juste, sur la quête identitaire. Beaucoup d’émotions parsèment les pages d’un récit tout en finesse, empreint d’une grande sensibilité. À découvrir sans hésiter.

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    Couverture du livre « Laisser des traces » de Arnaud Dudek aux éditions Anne Carriere

    Colette LORBAT sur Laisser des traces de Arnaud Dudek

    « Tout changer pour ne rien changer »

    Toute ressemblance avec des personnages existants…. Vous connaissez la suite. Arnaud Dudek utilise notre actualité politique un peu comme un fil rouge, sans jamais nommer le parti concerné.

    Maxime Ronet veut faire de la politique, « penser en actes. »...
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    « Tout changer pour ne rien changer »

    Toute ressemblance avec des personnages existants…. Vous connaissez la suite. Arnaud Dudek utilise notre actualité politique un peu comme un fil rouge, sans jamais nommer le parti concerné.

    Maxime Ronet veut faire de la politique, « penser en actes. » Il doit l’opportunité de se faire connaître en écoutant un ponte du mouvement gémir sur son mal de dents, même pas pour ses aptitudes, non parce qu’il a su écouter Maurice Garaud ! L’ascension se fait un peu plus rapide et la descente sera à pic suite à une vidéo sur youtube ! C’est ça la politique !
    La recette de Garaud :
    « Pour réussir en politique jeune homme, il faut de la chatte » Non ce n’est pas ce que vous pensez au premier degré, même si cela sert, à condition de viser la bonne personne. Non, là il s’agit de « Curiosité, Hardiesse, Acharnement, Timing, Énergie ... Il manque un T… N’oubliez pas d’être un Tueur. »
    Et...
    « Le 29 mars 2020 à 20 heures, à l’issue d’une belle campagne, Maxime Ronet devient le trente-cinquième maire de Nevilly, 59 629 habitants et 86 millions d’euros de dépenses annuelles de fonctionnement. »
    Maire et membre du Mouvement qui veut soit-disant faire du neuf « Même si les idées présentées comme nouvelles sont de simples réorchestrations d’idées volées aux autres camps, le jeu en vaut la chandelle. »
    Pour les politiciens, de quel côté penche la balance, c’est ce que certains journalistes ont dit à propos de Chirac, a conquête du pouvoir. « Maxime se demande s’il ne préfère pas la conquête du pouvoir à son exercice. Il n’est pas le seul à se poser cette question. »

    Maxime Ronet reste une bête politique, malgré certain revers. Il a fallu un grain de sable, le suicide d’Emma Nizan qui n’a jamais pu obtenir un rendez-vous avec lui. « Maxime mettra un certain temps à reprendre le contrôle de son esprit, de ses sens ; il ne les retrouvera pas intacts. » Cette mort le hante « Emma Nizan m‘a dévasté, moi qui ai refusé de la voir… Il faut beaucoup de courage pour se tuer, vous ne trouvez pas ? Moi j’aurais pu… je sais pas… J’aurais pu la convaincre de vivre. Je suis né pour ça, convaincre. »
    Toute son vernis politique est parti, l’animal politique est mort, l’homme renaît. « Après ce suicide, reprend-il, je me suis dit que les combats que je menais, les mots que je prononçais, les victoires que j’obtenais ne servaient à rien, ou presque. Que je jouais un rôle ; Que je m’étais laissé un peu trop porter par le vent de l’ambition -la mienne, et celle qu’ont les autres pour moi. Que j’avais tourné le dos aux raisons de mon engagement politique. »
    Arnaud Dudek raconte la difficulté d’être maire actuellement avec les Comcoms qui ont pris tout le sel ne laissant que le poivre et les embêtements.
    « On a transféré presque toutes nos compétences à la communauté de communes. On ne décide plus car c »est l’intercommunalité qui pilote, mais c’est à nous de faire passer les décisions… Un maire ne fera plus trente ans de mandat parce qu’il va s’emmerder royalement. La fonction perd de sa saveur, de son sens. Bon, c’est mon point de vue de petit maire. »
    « Quand j’ai été élu, je me rêvais en chef d’entreprise de ma ville. Or j’ai l’impression de n’être qu’un prestataire de services… Entre les citoyens et leur maire, on est de plus en plus dans une relations individualiste, consumériste… »
    « Il oscille entre pouvoir et impuissance -s’étonnant chaque jour un peu plus que l’aiguille bascule aussi vouent du côté de l’impuissance. »
    Pourtant, il en faut du courage, de la bonne volonté, voire de l’abnégation, pour être édile, surtout d’une petite commune où le maire peut-être à la fois, lorsque le besoin est là, shérif, éboueur, cantonnier, chauffeur… sans rien attendre en retour. Là, la politique ne joue pas, il n’y a que l’humain qui se bagarre contre les moulins à vent de la politique politicienne. C’est une des raisons qui font que beaucoup de maires ruraux ne désirent pas se représenter.
    « Les partis traditionnels ont une image désastreuse. A force d’entretenir la confusion idéologique, faute d’avoir su mettre leur discours en cohérence avec la réalité de leur pratique du pouvoir, la gauche et la droite sont en lambeaux. J’ai cru que le Mouvement livrerait un logiciel politique plus moderne. Grossière erreur : c’est une plate mouture du même libéralisme qui sévit depuis bient quarante sur la planète, et qui ne fédère déjà plus…. Il faut tout réinventer, Maxime. C’est le moment ou jamais. Sinon, ce sera comme en Italie, l’extrême droite et les antisystèmes de L’union vont se coaliser et prendre le pouvoir. »

    Démonstration est faite.
    Merci Arnaud Dudek pour ce très bon bouquin livrant une analyse à laquelle j’adhère.

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    Couverture du livre « Laisser des traces » de Arnaud Dudek aux éditions Anne Carriere

    Nicolemotspourmots sur Laisser des traces de Arnaud Dudek

    A l'heure où le jeu politique ressemble à un chamboule-tout, où les hommes politiques ne font pas vraiment le plein côté popularité, c'est pourtant bien à un jeune politicien qu'Arnaud Dudek décide d'offrir le premier rôle dans ce roman qui n'a rien de manichéen. Pas une once de cynisme mais un...
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    A l'heure où le jeu politique ressemble à un chamboule-tout, où les hommes politiques ne font pas vraiment le plein côté popularité, c'est pourtant bien à un jeune politicien qu'Arnaud Dudek décide d'offrir le premier rôle dans ce roman qui n'a rien de manichéen. Pas une once de cynisme mais un regard bienveillant. Aucune naïveté mais une vraie tendresse pour ce spécimen qui doit ressembler à tant de ceux qui pensent un jour avec sincérité qu'ils peuvent œuvrer efficacement au service du bien public. Avec un ton juste et un style aérien, Arnaud Dudek nous offre une plongée dans la complexité du quotidien d'un maire, tiraillé entre ses multiples responsabilités, ses ambitions politiques au sein d'un jeune mouvement en pleine ascension et la gestion de sa vie personnelle.

    Les références et les clins d’œil sont loin du roman à clés, simplement destinés à ancrer des éléments de contexte familiers dans l'esprit du lecteur. Maxime Ronet a débuté sa carrière par hasard au Parti, avant de suivre son mentor lorsqu'il a rejoint le Mouvement emmené par un jeune politicien devenu depuis Président de la République. Suivant l'exemple de son aîné et sa dynamique, voici Maxime Ronet, en mars 2020, élu maire de Nevilly après une campagne enthousiaste et hyperactive. Très vite, le jeune homme se frotte aux limites de sa fonction face aux sollicitations ininterrompues et tous azimuts de ses administrés ; très vite affleure une question qu'il ne s'était jamais réellement posée : celle du sens de son engagement.

    Arnaud Dudek parvient à faire sentir le quotidien trépidant de Maxime sans jamais devenir pesant, ni sérieux. Ce livre n'est pas un roman politique mais un roman sur un homme qui choisit de faire de la politique, sans trop savoir pourquoi au départ. On sourit souvent de ses tribulations, et même lorsque le drame pointe - parce que dans la vie, il y a forcément des drames - aucune chape de plomb ne s'abat sur le lecteur. Au contraire, le cheminement du héros prend une ampleur intéressante, à l'encontre des idées reçues. Et c'est cet équilibre, cette justesse de ton qui font tout le plaisir pris par le lecteur à la compagnie de Maxime Ronet, l'homme qui voulait laisser des traces.

    "On démarre, on avance, on se tient droit, bien droit entre le sol et le ciel. On trouve sa cadence, sa foulée, son rythme, les obstacles on ne les voit pas - pire, on les piétine. On ne sent plus son corps, les tuyaux, les rouages, on plane, et le but que l'on s'était fixé, on se dit qu'on va bientôt l'atteindre. Au passage, on a abandonné un peu de soi, oh trois fois rien, un peu de conscience, un peu de candeur, deux ou trois gouttes d'humanité, on a troqué tout cela contre des yeux secs et un costume d'ambition. On se croit imperméable à tout. Mais voilà. Un jour. Un brouillard. Nous traverse."

    (chronique publiée sur mon blog : www.motspourmots.fr)

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