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Antonio Moresco

Antonio Moresco
Figure majeure de la prose narrative contemporaine, Antonio Moresco est né à Mantoue en 1947. Il est sans aucun doute l'un des écrivains les plus inspirés, les plus puissants, les plus imaginatifs, mais aussi les plus délicats de la littérature italienne. Depuis toujours il poursuit son œuvre dan... Voir plus
Figure majeure de la prose narrative contemporaine, Antonio Moresco est né à Mantoue en 1947. Il est sans aucun doute l'un des écrivains les plus inspirés, les plus puissants, les plus imaginatifs, mais aussi les plus délicats de la littérature italienne. Depuis toujours il poursuit son œuvre dans la solitude des plus hautes exigences.

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Avis sur cet auteur (12)

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    Couverture du livre « La petite lumière » de Antonio Moresco aux éditions Verdier

    Colette LORBAT sur La petite lumière de Antonio Moresco

    « Je suis venu ici pour disparaître, dans ce hameau abandonné et désert dont je suis le seul habitant. Le soleil vient tout juste de s'effacer derrière la ligne de crête. La lumière s'éteint. En ce moment, je suis assis à quelques mètres de ma petite maison, face à un abrupt végétal. Je regarde...
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    « Je suis venu ici pour disparaître, dans ce hameau abandonné et désert dont je suis le seul habitant. Le soleil vient tout juste de s'effacer derrière la ligne de crête. La lumière s'éteint. En ce moment, je suis assis à quelques mètres de ma petite maison, face à un abrupt végétal. Je regarde le monde sur le point d'être englouti par l'obscurité. Mon corps est immobile sur une chaise en fer dont les pieds s’enfoncent de plus en plus dans le sol. »
    Ainsi débute le roman d’Antonio Moresco. Le narrateur, dont on ne sait exactement ce qu’il fuit, est comme la chaise ; les pieds qui s’enfoncent dans l’humus et la tête dans les étoiles, un pied dans la réalité, l’autre dans les rêveries. Il ne fait qu’un avec le paysage et la vie des animaux qui accompagnent sa solitude. Sa vie se déroule entre discussions avec les hirondelles, les réflexions, les rêveries, les secousses sismiques, les orages quelques fois violents, la réparation du toit et ses rêveries et méditations. Et, il y a cette petite lumière qu’il voit dans le lointain, sur l’autre versant de la montagne. Ses seules sorties en voiture sont pour aller chercher des provisions dans le petit village un peu plus loin. Sinon, il ne rencontre personne et ne semble pas s’ennuyer.
    Et toujours cette petite lumière sur l’autre versant qu’il perçoit chaque soir et qui brille toute la nuit. Il l’attend tous les soirs, comme un rituel emprunt de grande curiosité.
    A l’automne, juste avant les premiers frimas, il décide d’aller à la rencontre de cette lumière. D’abord en voiture, puis à pied. Il finit par arriver devant la maison « A l’intérieur, dans une cuisine, se trouvait un enfant en culottes courtes, la tête rasée. Il soulevait dans ses petits bras un nuage de draps qu’il s’apprêtait à mettre dans un baquet. ». Ce petit garçon vit tout seul dans cette maison éloignée de tout
    Et, s’il laisse la lumière allumée c’est parce que, avoue t-il en rougissant, qu’il a peur du noir.
    Il revient plusieurs fois et il se noue entre eux une grande amitié.
    Mais qui est ce petit garçon, seul, qui dit aller à l’école la nuit. Cette école se situe dans le village plus bas, mais, c’est tout de même loin pour ces petites jambes. Pourtant il refuse, toujours, l’aide du narrateur. Qui est ce petit garçon ? Qui est ce petit garçon si sérieux, méticuleux, s’organisant comme une grande personne ? Je n’ai pas cherché à différencier la vie diurne et nocturne, j’ai simplement mis mes pas dans ceux d’Antonio Moresco pour une promenade dans son monde fantastique et poétique où la nature s’offre à chacun.
    Ce livre, entre récit, conte, roman métaphysique, est écrit avec une plume poétique, tendre. Les descriptions sont précises, imagées ; J’entendais le cri des hirondelles. Antonio Moresco me ravit une nouvelle fois. J’apprécie son univers onirique déjà trouvé dans Fable d’amour et les incendiés. La petite lumière est une promenade calme, au cœur de la solitude, de la discrétion, de la fin qui n’en est pas une, entre rêve et réalité, la vie et la mort. Beaucoup de sérénité à l’inverse de Fable d’amour et Les incendiés.
    Un coup de cœur.

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    Couverture du livre « Fable d'amour » de Antonio Moresco aux éditions Verdier

    PatiVore sur Fable d'amour de Antonio Moresco

    Attention, chef-d’œuvre !
    C’est une histoire d’amour différente et mystérieuse avec un amour impossible, un amour fou, de la passion, de la souffrance, de la tristesse. Un magnifique roman, merveilleusement bien écrit (et traduit) tout en finesse, imprégné de poésie et fort en émotion. Une...
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    Attention, chef-d’œuvre !
    C’est une histoire d’amour différente et mystérieuse avec un amour impossible, un amour fou, de la passion, de la souffrance, de la tristesse. Un magnifique roman, merveilleusement bien écrit (et traduit) tout en finesse, imprégné de poésie et fort en émotion. Une fable qui parle des hommes, des femmes, des animaux aussi, de la vie et de la mort. Une fable qui tente de cerner ce qu’est l’amour, comment peut-on trouver sa place dans ce monde (ou dans l’autre monde !), pourquoi les humains sont-ils si inconstants et cruels envers les autres et même envers eux-mêmes ?
    Il y a aussi une belle histoire entre le vieil homme et le pigeon, ami attentif et fidèle. « Que c’est dur, cette vie… se disait le pigeon […]. Que c’est dur toute cette douleur des vivants et aussi des morts, tous ces gens qui se cherchent et ne se trouvent pas. Que c’est dur tout cet amour impossible… […] Comme ils sont seuls les hommes ! Comme elles sont seules les femmes ! […] » (p. 81).
    Tout comme l’amour, le véritable amour, ce roman est à trésor, un trésor qu’il faut à la fois garder pour soi et à la fois partager ! Impossible, n’est-ce pas ? (Im)Possible comme le véritable amour !
    Antonio Moresco a rédigé une note pour l’édition française et je veux partager avec vous cet extrait : « […] la fable peut être révolutionnaire. Car elle continue à nous rappeler – […] – que l’impossible et l’inattendu peuvent encore faire irruption dans le possible et dans la vie. Car elle nous dit que la réalité n’est pas le simple reflet en miroir du monde, mais la traversée de ce miroir, qu’elle ouvre grand, et qui nous permet de passer de l’autre côté. » (p. 124-125).
    https://pativore.wordpress.com/2015/10/30/fable-damour-d-antonio-moresco/

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    Couverture du livre « Les incendiés » de Antonio Moresco aux éditions Verdier

    Colette LORBAT sur Les incendiés de Antonio Moresco

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    Pas facile de parler de ce livre surprenant. Antonio Moresco flirte avec la réalité et l’onirisme puissance 10.
    Même postulat de départ que dans « Fable d’Amour ». Un homme d’âge mûr est sauvé par une belle jeune femme.
    « En ce temps-là, j’étais complètement malheureux....
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    Pas facile de parler de ce livre surprenant. Antonio Moresco flirte avec la réalité et l’onirisme puissance 10.
    Même postulat de départ que dans « Fable d’Amour ». Un homme d’âge mûr est sauvé par une belle jeune femme.
    « En ce temps-là, j’étais complètement malheureux. Dans ma vie j’avais tout faux, j’avais tout raté. J’étais seul. Je l’avais compris tout à coup, par une nuit de pluie battante où je n’arrivais pas à dormir, et ça m’avait anéanti. Il n’y avait pas de liberté autour de moi, il n’y avait pas d’amour. Tout n’était qu’aridité, asservissement, vide, la vie ressemblait à la mort. » Suite à ce triste constat, le narrateur s’enfuit et se retrouve dans une cité balnéaire. Des incendies éclatent tout autour jusqu’au jour où c’est l’hôtel qui brûle. L’homme s’enfuit avec les autres jusqu’à une falaise « C’est alors qu’une chose inimaginable s’est produite. » Une femme s’est arrêtée près de lui « Regarde… J’ai incendié le monde pour toi ! a murmuré l’instant d’après une vois à l’accent étranger. » Puis elle disparait comme elle est venue. Il n’aura de cesse de la retrouver. Cette femme aux dents en or l’obsède jusque dans ses rêves. Ils se cherchent, se trouvent, se perdent. Un soir, elle le conduit dans le domaine du Maître. L’apparition est une des esclaves, oui c’est ainsi que le chasseur d’esclaves appellent les personnes qui l’entourent et le servent. Son rôle auprès du Maître n’a rien de sexuel, « Je ne mâche pas la nourriture, il m’a dit tout à coup, approchant tout près de moi sa tête tandis que je le regardais sans broncher pétrifié. C’est elle qui mâche pour moi. Je ne prends la nourriture que d’elle. Tout ce qui entre dans ma bouche est d’abord passé par sa bouche. » Lieu de débauche, de sexe, de trafics, de drogue, de mafias, de perversion. « Des truands, des blanchisseurs d’argent, des mafieux, des requins de la finance, des politiques, des pétroliers, des oligarques, qui cherchent dans la merde leur petite place dans le monde » Un monde violent où le chasseur d’esclaves est le dominant et le maître absolu, où la soumission est la règle d’or. Le narrateur et la jeune femme périront ensemble après une débauche d’armes à feu, de tirs, de morts (dont, peut-être, le chasseur d’esclaves) et se retrouvent à la morgue d’où ils s’échappent pour partir en voyage de noces en Croatie. Les amoureux circulent à travers un paysage très semblable à la normale, sauf qu’il y fait toujours nuit. « Ils sont où les vivants ? je lui ai demandé. Dans quel monde on est ? Dans le monde des morts. Mais il n’y a plus de vivants ? Bien sûr qu’il y en a ! Alors pourquoi on ne les voit pas ? Parce qu’on est de l’autre côté, parce qu’on est morts. Mais le monde est toujours le même ! C’est le même, mais il est de l’autre côté. Donc on ne verra pus les vivants ? Oh si… on les verra, à la fin ! » Ils roulent en direction de la Tchétchénie via La Croatie, la Serbie entraînant derrière une file de voitures aux phares allumés qui grossit au fur et à mesure qu’ils avancent. « alors que grandissait toujours plus la galaxie des lumières qui flottaient dans la nuit, de tous ces morts qui se remettaient en route derrière nous » .Je traverse, avec la horde, les pays ravagés par les guerres menées par la Russie pour rasseoir sa domination. Là, ils déclarent la guerre aux vivants. Des pages d’une bataille dantesque « Nos rangs augmentaient de plus en plus, se nourrissant toujours de nouveaux morts ».
    Antonio Moresco flirte, comme dans Fable d’amour, avec l’au-delà, réussit le tour de force de rendre possible l’invraisemblable dans un langage cru, violent, sans interdit, quelque fois choquant. Aucun filtre n’épargne le lecteur, rien n’est épargné aux personnages. Il dénonce la toute puissance de l’argent qui emprisonne les plus faibles. Il dénonce les ravages, les horreurs de la guerre.
    Un roman foisonnant, où le délire est très réel, où l’auteur dénonce l’esclavagisme qui ne porte pas son nom, le pognon des gros qui emprisonne les faibles, les petits, un monde sous la domination des puissants « Des gens comme moi tirent les ficelles du monde, pour un moment, encore pour un moment, jusqu’à ce qu’on fabrique les esclaves en série, je vous l’ai dit, et puis les esclaves s’autoproduirons tous seuls, ils s’autoproduisent déjà, et alors ce sera la fin de l’esclavage et de la vie, il n’y aura plus de vie parce qu’il n’y aura plus d’esclavage, il n’y aura plus rien ». Un livre traversé par l’éclat d’un immense amour
    Comment, moi qui n’aime pas les zombies, les films d’horreur ai-je pu être si favorablement impressionnée par ce livre ? L’écriture, le style d’Antonio Moresco ! Je ne pouvais lâcher le livre, happée, hypnotisée par les mots.

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    Couverture du livre « Fable d'amour » de Antonio Moresco aux éditions Verdier

    Colette LORBAT sur Fable d'amour de Antonio Moresco

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    C’est écrit sur la couverture : Fable d’amour. Ainsi, ami lecteur, laisse tes vérités, la réalité de côté et entre par la porte qu’ouvre Antonio Moresco.
    Oui, c’est une fable qui commence comme un conte par « Il était une fois… » mais la réalité est là avec toute sa dureté....
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    C’est écrit sur la couverture : Fable d’amour. Ainsi, ami lecteur, laisse tes vérités, la réalité de côté et entre par la porte qu’ouvre Antonio Moresco.
    Oui, c’est une fable qui commence comme un conte par « Il était une fois… » mais la réalité est là avec toute sa dureté. L’écriture d’Antonio Moresco, toute en finesse saisit la misère de la misère.
    Lui, Antonio, alias « Le vieux fou » est un clochard anonyme qui vit couché « sous sa couverture dure comme de la tôle, au milieu des sacs en plastiques éventrés et de ses haillons »
    Elle, Rosa « Elle était belle, elle avait de merveilleux yeux noirs et, bien qu’encore jeune fille, elle avait déjà de merveilleuses formes de femme. »
    Un jour, Elle prend Antonio par la main pour l’emmener chez elle. Elle le lave, le caresse... Aussi belle qu’il est laid, aussi lumineuse qu’il est dans le noir, ils vont s’aimer. Il se livre totalement à Rosa.
    Ils vécurent heureux et eurent…. quelques mois de bonheur, jusqu’au jour où elle le renvoie brutalement, sans plus d’explications, à sa condition de miséreux qui devient misérable par l’étendue de son chagrin. Il en meurt… Et…quelque chose change. Et … je n’en dirai pas plus.
    Cette fable décrit notre société dans ce qu’elle a d’impitoyable où les laissés pour compte sont abandonnés, invisibles. Antonio Moresco nous pose aussi cette question ; doit-on se livrer corps et âme à l’être aimé au risque de tout perdre ? Le vocabulaire, les mots sont directs, réalistes, quelque fois crus ; pourtant il émane de ce livre une très grande poésie. Le style de l’auteur donne du rythme, voire une légèreté à la lecture qui tranche avec la dureté de la vie d’Antonio. J’ai navigué entre la beauté et la laideur, la légèreté et la cruauté, l’ombre et la lumière, la vie et la mort, le conte et la réalité. Cette fable est un petit bijou

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