Antonio Manzini

Antonio Manzini
Antonio Manzini est acteur, scénariste et réalisateur. Il vit en Italie. Piste noire est son premier roman traduit en français, et le premier tome d'une série mettant en scène le capitaine Rocco Schiavone.

Avis (17)

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    Couverture du livre « La course des rats » de Antonio Manzini aux éditions Denoel

    Les livres de K79 sur La course des rats de Antonio Manzini

    J’avais découvert Antonio Manzini avec sa série autour du sous-préfet Rocco Schiavone. Dans ces polars somme toute classiques, l’humour du héros servait de piment pour rehausser le plaisir de lecture. Dans ce nouveau roman, qui est en fait le premier écrit par l’auteur, il n’est pas question...
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    J’avais découvert Antonio Manzini avec sa série autour du sous-préfet Rocco Schiavone. Dans ces polars somme toute classiques, l’humour du héros servait de piment pour rehausser le plaisir de lecture. Dans ce nouveau roman, qui est en fait le premier écrit par l’auteur, il n’est pas question d’enquête policière à proprement dite. Cette fois-ci, on est plus dans une histoire de gangsters.

    Dans ce type d’aventure, on peut dire que l’esprit malicieux de l’auteur fait merveille. Pour raconter les pérégrinations de ces protagonistes, son écriture et son second degré sont parfaitement adaptés. Les personnages sont un tel ramassis de bras cassés que l’auteur prend un véritable plaisir à les tourner en dérision. Et ça se ressent à la lecture !

    Les péripéties se succèdent tambour battant. Les décisions toujours irréfléchies des acteurs les entraînent dans des situations de plus en plus complexes et rocambolesques. Ils semblent tous pris dans l’entonnoir duquel il ne peut sortir que des catastrophes. En tant qu’observateur, on se délecte de les voir foncer, avec conviction, droit dans le mur. On assiste à la mise en action des instincts les plus bas en compagnie de ces écervelés. En découlent des scènes aussi exubérantes que les personnages sont cintrés, c’est à la fois divertissant et particulièrement drôle.

    Antonio Manzini réussit une aventure détonante. Sans prétentions et avec pour seul objectif de nous divertir, l’auteur nous dévoile une nouvelle facette de son écriture. Cela peut ouvrir d’autres perspectives pour ces futures productions. J’ai trouvé ce livre assez jouissif et j’ai l’impression qu’il s’est autant amusé à l’écrire que je me suis amusé à le lire. A la manière d’un Tarantino, il nous livre une histoire de bandit déjantée où tout est possible, surtout le pire. Je vous le conseille donc si vous voulez décompresser, sans prise de tête.

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    Couverture du livre « La course des rats » de Antonio Manzini aux éditions Denoel

    L'atelier de Litote sur La course des rats de Antonio Manzini

    Ils sont quatre criminels des banlieues romaines qui commettent un vol qui ne se termine pas de la façon qu’ils avaient espéré. Au même moment des fonctionnaires hauts placés décident de recourir à une solution drastique nommée « An zéro » pour faire faire des économies à la caisse des...
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    Ils sont quatre criminels des banlieues romaines qui commettent un vol qui ne se termine pas de la façon qu’ils avaient espéré. Au même moment des fonctionnaires hauts placés décident de recourir à une solution drastique nommée « An zéro » pour faire faire des économies à la caisse des retraites. Ces deux événements vont faire intervenir deux frères à différents niveaux. Deux hommes pas très futés, vont déclencher une série d’aventure allant du petit bandit au chef de la Camorra et mettant en scène un général, des membres de la bureaucratie, un prêtre et une superbe jeune femme amoureuse. Tous vont tenter de tirer leur épingle de ce jeu de dupes mais la fatalité, le destin est là qui rode.
    « Des gens qui meurent sans raison, sans utilité. Qui ont vécu sans savoir, et s’en vont sans savoir. »
    L’auteur possède une superbe écriture qui sait faire ressortir les éléments comique à l’intérieur même de la tragédie. Un thriller noir et triste avec des envolées quasi poétiques qui apportent une touche d’émotions dans ce monde de brutes. L’histoire se tisse en mêlant les deux intrigues avec des passages savoureux notamment lorsqu’il y a une grand-mère concernée. On ressent très fort une forme de désenchantement, de perte des rêves et malgré tout l’amour est présent sincère et puissant. Je n’arrive pas à imaginer un monde aussi corrompu et sale tel qu’on nous le présente dans ce livre avec un chacun pour soi et une dévotion à l’argent qui rend chaque comportement d’un cynisme à pleurer. La fin n’est pas celle que j’aurai souhaitée mais elle est pleine de rebondissements et possède une qualité graphique telle que je pouvais voir le film se dérouler devant mes yeux. Bonne lecture.
    http://latelierdelitote.canalblog.com/archives/2019/06/06/37392325.html

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    Couverture du livre « Piste noire » de Antonio Manzini aux éditions Gallimard

    Jean Francois lemoine sur Piste noire de Antonio Manzini

    Un polar qui m'a vraiment fait passer un bon moment et , fait étrange tout de même , un polar qui m'a bien fait " marrer " comme aurait dit le sous - préfet Rocco Schiavone.
    Bon , ce Rocco , c'est tout de même un sacré " coco".Pas vraiment sympathique, macho , cynique , moqueur , ironique...
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    Un polar qui m'a vraiment fait passer un bon moment et , fait étrange tout de même , un polar qui m'a bien fait " marrer " comme aurait dit le sous - préfet Rocco Schiavone.
    Bon , ce Rocco , c'est tout de même un sacré " coco".Pas vraiment sympathique, macho , cynique , moqueur , ironique ,grincheux , il a été muté de Rome dans un village de montagne du Val d'Aoste et , le moins qu'on puisse dire ,c'est qu'il n'en semble pas , mais vraiment pas ravi.Habitué à l'activité de la ville , il ne cesse de pester et c'est " un emmerdement puissance 10" qui lui tombe " dessus ":un homme vient d'être écrasé par une dameuse sur une piste de ski: faut aller patauger dans la neige et il n'a que ses Clarks,ce qui décuple son amertume. Car vous l'avez compris ,il y a meurtre!
    L'enquête est classique , à l'ancienne , bien menée jusqu'à la fin , on pourrait s'imaginer dans un film de Chabrol , un film en noir et blanc , dans lequel tous les personnages se connaissent puisque tous du village . Et dans les villages de province , tout se sait , impossible de garder les secrets les plus intimes , un homme et une femme , par exemple....
    Le récit est vivant , plaisant à lire ,les dialogues bien coordonnés et , surtout , comme je l'ai dit ,et malgré la gravité des faits , on rit pas mal.
    Comme je l'ai dit aussi , de prime abord ,le sous - préfet est un personnage assez détestable , oui , mais on sent bien que cette carapace dissimule bien des choses et que les apparences s'avérent parfois trompeuses.Et ça tombe bien car ce personnage va devenir le héros récurrent d'une série dont ce titre est le premier . Super, car voyez- vous , ce personnage nous séduit autant qu'il nous irrite et on a bien envie de poursuivre un peu la route avec lui.Pour moi , ce sera le cas car j'ai bien aimé.

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    Couverture du livre « Un homme seul » de Antonio Manzini aux éditions Denoel

    Sandrine Fernandez sur Un homme seul de Antonio Manzini

    Depuis l'assassinat, chez lui, de son amie Adèle, Rocco Schiavone se terre dans une chambre louée à la va-vite dans le centre d'Aoste, avec sa chienne Lupa pour seule compagne. Depuis le drame, il n'a pas remis les pieds à la préfecture, ne répond pas au téléphone, ne veut voir personne....
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    Depuis l'assassinat, chez lui, de son amie Adèle, Rocco Schiavone se terre dans une chambre louée à la va-vite dans le centre d'Aoste, avec sa chienne Lupa pour seule compagne. Depuis le drame, il n'a pas remis les pieds à la préfecture, ne répond pas au téléphone, ne veut voir personne. Pourtant, le sous-préfet sait qu'il ne peut pas continuer à vivre en ermite. Quelque part, à Aoste ou ailleurs, se cache le meurtrier d'Adèle et il veut arrêter et punir cet homme. Et puis la vie continue. Sa dernière enquête se rappelle à lui. Le mafieux qu'il vient de faire enfermer a été assassiné en prison et le commanditaire de toute cette affaire de corruption et d'enlèvement n'a toujours pas été appréhendé. Harcelé par ses adjoints, poussé par sa hiérarchie, Rocco remet le pied à l'étrier.

    Quatrième aventure déjà pour le sous-préfet Rocco Schiavone et c'est toujours le même plaisir de lecture. Continuation directe de Maudit printemps, cet homme seul mêle deux enquêtes, celle de l'affaire Breguet qui implique la mafia et celle sur le meurtrier d'Adèle, la fiancée d'un des meilleurs amis de Rocco. Celui-ci est déprimé, il se sent coupable puisqu'il était la cible des balles qui ont tué son amie. Mais il reste lui-même, râleur, acariâtre, drôle et bien sûr sensible. Car sous ses airs bourrus, Rocco est un cœur tendre, toujours attachée à sa femme décédée et capable de venir en aide à une adolescente qu a perdu le goût de vivre, tout en pouvant se mettre dans la pire des situations juste pour éviter la gratitude de ses parents. Un personnage attachant, charismatique qui sait toucher, exaspérer, faire rire et sur lequel repose tous les romans d'Antonio Manzini. Lire le premier opus, c'est tomber dans le ''piège Rocco'', devenir accro et se jeter sur les suivants. Une série excellente et addictive.

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