Antoine Chainas

Antoine Chainas

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Avis (11)

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    Couverture du livre « Empire des chimères » de Antoine Chainas aux éditions Gallimard

    Laulau Bob sur Empire des chimères de Antoine Chainas

    Petit topo sur l’histoire : En 1983, alors que le petit village de Lensil mène une vie tranquille, une petite fille, Edith, disparaît dans d’étranges conditions. Jérôme, l’ancien soldat reconverti en garde-champêtre et mari aimant, mène l’investigation contre la volonté des gendarmes...
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    Petit topo sur l’histoire : En 1983, alors que le petit village de Lensil mène une vie tranquille, une petite fille, Edith, disparaît dans d’étranges conditions. Jérôme, l’ancien soldat reconverti en garde-champêtre et mari aimant, mène l’investigation contre la volonté des gendarmes réquisitionnés pour l’enquête. Au fur et à mesure, il va faire la découverte d’une étrange histoire autour d’un jeu de rôle dont Rémi, Thomas et Julien, trois amis âgés d’une dizaine d’années sont devenus addicts, un jeu qui puise ses origines bien longtemps en arrière.

    Ce roman entraîne le lecteur dans une enquête qui mêle psychologie et monde parallèle. Les personnages évoluent au fil des pages et dévoilent leurs visages au gré des évènements, passant d’un jeune suicidaire à la mère qui ne souhaitait qu’une chose : que sa fille la laisse tranquille et se taise. L’auteur sème avec brio des pièces du puzzle au travers des différents chapitres qui composent six grandes parties. Ces pièces, le lecteur prend plaisir à les assembler, à prendre la place de l’enquêteur externe, celui qui voit tous les aspects de l’histoire, qui découvre les indices, les talents de comédien des uns et des autres. Le fond de l’histoire suit un fil d’Ariane précis, qui mène le lecteur à un final étonnant.

    Antoine Chainas possède un style qui me rappelle le grand maître de l’horreur, Stephen King. Le style de ce dernier est différent et incomparable, mais le ressentie que j’ai eu à la lecture me fait (presque) penser à ce que j’ai pu ressentir à la lecture de Shining. Il y a un suspens, une histoire autour de chaque personnage qui permet aux lecteurs de s’identifier ou à défaut de développer des « sentiments » ou une certaine empathie qui vont lui permettre de se fondre dans le scénario. Le vocabulaire utilisé par l’auteur est riche et la construction des phrases recherchées, ce qui rend la lecture agréable et permet au lectorat de s’évader dans une autre sphère temporelle.
    En tant que lecteur on reste à la fois sûr de ce qu’on lit et à la fois dans le doute. Le monde parallèle créé par l’auteur au travers du jeu de rôle Empire des Chimères a pour but de créer cette indécision, ce malaise que tout bon polar doit faire ressentir à son lectorat, un malaise addictif qui le pousse à vouloir en savoir plus. On nage toujours entre deux eaux, on se pose des questions, on se demande qui est fou et qui ne l’est pas voire qui devrait l’être.

    En revanche, bien que l’écriture soit fluide j’ai trouvé certains passages beaucoup trop longs rendant le récit un peu lourd. Je n’ai pas accroché avec certains personnages tels que le grand directeur Américain Forelong ou encore le grand agent immobilier Denis Davodeau qui en 657 pages n’ont pas particulièrement apporté grand-chose si ce n’est quelques explications sur les origines du jeu. Ils manquaient de consistance et ont alourdis le récit avec des stratégies financières à mes yeux inutiles. D’autres personnages comme Cindy Dutreuil, la petite amie gothique d’un jeune garçon dérangé, auraient mérités une place plus complexe, un rôle plus important.

    En conclusion, j’ai aimé Empire des Chimères mais je n’ai pas adorée. L’histoire m’a intriguée, j’ai trouvé le fond intéressant et complexe à mettre en place. A contrario, la longueur de certains passages m’a parfois fait fermer les chapitres avec « soulagement ».

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    Couverture du livre « Empire des chimères » de Antoine Chainas aux éditions Gallimard

    Anne-Marie Lemoigne sur Empire des chimères de Antoine Chainas

    Un grand merci à Lecteurs.com pour m'avoir proposé de chroniquer ce roman dans le cadre des Explorateurs du Polar, car jamais ne me serait venue l'envie de le découvrir !
    Rien ne m'aurait attirée : ni l'illustration de couverture, ni le titre, encore moins certaines expressions de la 4e de...
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    Un grand merci à Lecteurs.com pour m'avoir proposé de chroniquer ce roman dans le cadre des Explorateurs du Polar, car jamais ne me serait venue l'envie de le découvrir !
    Rien ne m'aurait attirée : ni l'illustration de couverture, ni le titre, encore moins certaines expressions de la 4e de couverture «  brouiller la frontière entre fiction et vraie vie …...mondes alternatifs » . Les polars, je les aime, mais bien ancrés dans la vraie vie !!
    J'en ai commencé la lecture un peu inquiète et très vite je me suis sentie à l'aise.

    L'ancrage dans la réalité est bien là, dans la France de 1983, sous la présidence de Mitterand, à Lensil, triste petite commune rurale à l'atmosphère stérilisante comme il en existe tant, que les jeunes rêvent de quitter, bouleversée brusquement par la disparition d'une petite fille .
    La bourgade est en émoi, chacun suppute, certaines personnes un peu louches feraient de parfaits coupables …. La police enquête. De son côté le garde-champêtre fait ses propres recherches .

    C'est toute une galerie de personnages ordinaires que l'on rencontre dans la France profonde, qui vivent sous nos yeux ( le garde-champêtre,le maire, l' institutrice, le boucher, la coiffeuse , l'agent immobilier, le cafetier et sa serveuse et d'autres encore..... ) .
    Antoine Chainas les surprend dans leur quotidien, leur intimité, leurs rapports avec les voisins, dans leurs faiblesses aussi, souvent hantés par les fantômes de leur passé .
    Ils sont tous vrais et pour cela, ils sont attachants. Le lecteur a les mêmes au coin de sa rue …..
    L'auteur rend sensibles la tristesse de leur vie, la grisaille des rues de Lensil, la boue des chemins, la densité lugubre des taillis et le développement inquiétant d'étranges moisissures aux filaments blanchâtres qui rongent meubles et murs et colorent déjà l'ouvrage d'une tonalité fantastique.

    Un autre ancrage, cette fois dans une expérience commerciale d'investissement international .
    De l'autre côté de l'Atlantique, à Los Angeles, Lawney Industry, leader américain de divertissement, qui a déjà développé la première version d'un célèbre jeu de rôles dans lequel sont plongés quelques adolescents de Lensil, envisage de s'implanter en France en créant sur les terrains improductifs de Lensil un parc d'attractions.
    Un projet ambitieux qui entraîne affairisme, rivalités, combines, espoirs de gros profits et projette le lecteur dans l'univers froid et calculateur d'un business où se trouvent impliqués des responsables politiques français.

    J'en viens maintenant à ce que promet la 4e de couverture, « ces mondes alternatifs » dont l'annonce m'effarouchait .
    Ils sont présents dans les séquences portant sur ce jeu de rôles immersif addictif et violent : Empire des chimères auquel s'adonnent les adolescents du village, qui les entraîne dans un univers parallèle où réel et fiction se confondent et imprègne l'ensemble leurs comportements. ( Une petite réserve concernant les dialogues que l'auteur prête à ces enfants , il les fait parler comme des adultes ! )
    Certes, ces scènes sont quelque peu déstabilisantes pour un esprit cartésien, qui s'interroge : Où suis-je ? Dans quel univers suis-je transporté ? mais elles sont savamment dosées, se glissent insensiblement dans l'intrigue principale, et ne rompent pas l'équilibre de ce roman à la structure éclatée mais toujours maîtrisée .
    On se laisse embarquer dans ce labyrinthe narratif qui déjoue l'espace et le temps. Il faut reconnaître à l'auteur l'art de montrer comment l'esprit altéré des enfants se projette sur le cadre naturel de l'action, de contaminer ainsi son lecteur qui a parfois l'impression de vivre un cauchemar éveillé au coeur des « Epouvantables terres » . Je dois avouer cependant que j'ai été désagréablement secouée par la tonalité « gore » de certaines scènes.....

    Ces chimères, créatures d'un bestiaire fantastique, êtres composites, hybrides, qui associent les corps de deux animaux et combinent pouvoir de la bête et facultés de l'être humain ont vampirisé l'imaginaire des enfants. Elles apparaissent aussi de façon obsessionnelle dans l'esprit dévasté de Séverine la mère de l'enfant morte.
    Ne seraient-elles elles pas aussi la métaphore des aspirations à la toute puissance, des spéculations financières, du rêve fou de concevoir « une entreprise dédiée au fantastique merveilleux » qui se propose de recréer « des villages d'antan qui gomment les limites de la réalité »
    Chimères dont l'emprise semble infinie, combinant en une seule créature la sauvagerie de l'animal et les calculs de l'être humain, et constituant un véritable empire.

    J'ai apprécié l'écriture au rythme énergique, aux phrases plutôt courtes, juxtaposées, qui semblent des étincelles qui crépitent, ponctuées de métaphores à l'effet magnétique.

    Une véritable aventure de lecture qui m'a emmenée loin de mes habitudes, et qui me donne envie de connaître mieux ce qu'Antoine Chainas a déjà publié. Je commencerai par PURE , paru en 2013 que la médiathèque de ma ville présente en ses rayons .

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    Couverture du livre « Anaisthésia » de Antoine Chainas aux éditions Gallimard

    ronan besnard sur Anaisthésia de Antoine Chainas

    Bon polar, original, bien écrit, bien tenu : un auteur à suivre !

    Bon polar, original, bien écrit, bien tenu : un auteur à suivre !

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    Couverture du livre « Versus » de Antoine Chainas aux éditions Gallimard

    ronan besnard sur Versus de Antoine Chainas

    Bouquin trop long et indigeste au final, alors que l'auteur dispose d'un talent de narrateur manifeste. Il a voulu trop en faire, trop en mettre, dommage que son éditeur ne l'ait pas aidé à alléger l'ensemble.
    Mais je lirai le reste de l’œuvre.

    Bouquin trop long et indigeste au final, alors que l'auteur dispose d'un talent de narrateur manifeste. Il a voulu trop en faire, trop en mettre, dommage que son éditeur ne l'ait pas aidé à alléger l'ensemble.
    Mais je lirai le reste de l’œuvre.

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