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Anouk F.

Anouk F.

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Avis sur cet auteur (6)

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    Couverture du livre « Dans la rue de l'école » de Anouk F. aux éditions Cherche Midi

    FIORINI Géraldine sur Dans la rue de l'école de Anouk F.

    Un coup de cœur pour ce roman tout en tendresse.
    La rue de l’école, c’est l’histoire racontée en parallèle de plusieurs familles. De parents d’élèves, les enfants, l’épicier du coin, l’enseignante…
    Ces habitants qui, à l’extérieur, porte leurs masques de lumière, et qui, retranchés derrière la...
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    Un coup de cœur pour ce roman tout en tendresse.
    La rue de l’école, c’est l’histoire racontée en parallèle de plusieurs familles. De parents d’élèves, les enfants, l’épicier du coin, l’enseignante…
    Ces habitants qui, à l’extérieur, porte leurs masques de lumière, et qui, retranchés derrière la porte de leur appartement, retrouvent leurs propres problèmes, leurs difficultés.
    La rue de l’école, c’est l’histoire de beaucoup d’entre nous. Et peut-être aussi celle de ma voisine, cette personne si proche mais aussi si inconnue…

    Avec beaucoup de sincérité, Anouk F. décrit des moments de la vie quotidienne de ses personnages, sans jamais tomber dans le cliché.
    Le style, original - un changement de narrateur à chaque chapitre - fait évoluer le regard sur les autres personnages. Les enfants de ce roman, sont attendrissants, et délivrent surtout une leçon de vie : par leur silence ou au contraire leur colère exprimée, ils pointent du doigt sur ce que les adultes ne veut pas voir, aident à poser les mots sur ce que les adultes veulent taire.
    Tout en restant simple, Anouk F aborde des sujets de société très actuels et passe des messages forts (que je choisis de ne pas dévoiler pour les futurs lecteurs…)

    En lisant ce livre, je me suis sentie chez moi. Dans la rue de mon école, avec ces parents d’élèves qu’on apprend à connaître en échangeant quelques mots devant la cour, ou à l’occasion d’une fête d’anniversaire… cette école, lieu de rassemblement où les différences sont censées être gommées. Qui accueille tout le monde, avec ses problèmes, et tente d’aider à les surmonter, ou les mettre de côté, le temps d’une journée.

    C’est beau, touchant de simplicité, et empreint de messages loin d’être anodins. Bravo.

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    Couverture du livre « Dans la rue de l'école » de Anouk F. aux éditions Cherche Midi

    Calimero29 sur Dans la rue de l'école de Anouk F.

    "Dans la rue de l'école" est un petit bijou de vraie vie, celle qui ressemble à la nôtre avec ses petits et gros problèmes, ses petits bonheurs et ses peines. Il est original car une rue partagée entre une partie à l'abandon, pauvre et une partie bourgeoise, avec en son coeur l'école, représente...
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    "Dans la rue de l'école" est un petit bijou de vraie vie, celle qui ressemble à la nôtre avec ses petits et gros problèmes, ses petits bonheurs et ses peines. Il est original car une rue partagée entre une partie à l'abandon, pauvre et une partie bourgeoise, avec en son coeur l'école, représente le lien entre tous les habitants aussi différents soient-ils. Et tout se passe dans cette rue comme un huis-clos.
    Tous les personnages pourraient être nos voisins, nos connaissances, nos amis, nos enfants. C'est ce qui les rend si attachants, si proches. Il y a Richard, le raciste, le beauf qui vit de trafics divers et variés; Karine, à la dérive, qui se retrouve seule avec un fils ingérable après avoir subi pendant des années la cogne de son conjoint; Kamel qui élève seul ses deux filles après que sa femme a été hospitalisée pour des désordres psychiatriques; Julie qui ne supporte plus sa vie lisse et confortable; Pitu, l'épicier, figure inamovible de la rue, qui connaît tout le monde; et Marie, la directrice de l'école publique.
    La disparition d'une des filles de Kamel va rapprocher tous les adultes vers un but qui transcende leurs différences, retrouver la petite fille de 10 ans et va les réveiller car chacun reprendra son destin en main et ne subira plus totalement sa vie mais en sera l'acteur plus ou moins volontaire.
    L'école, comme lieu de rencontre et de mixité sociale, peut être considérée comme le personnage principal du roman, elle est le poumon de la rue; c'est là que les enfants se retrouvent, c'est là que Nour trouve refuge lorsqu'elle ne peut plus supporter la douleur de sa mère absente, c'est là que se créent des camaraderies solides entre enfants de milieux sociaux complètement différents, c'est devant elle que les parents engagent la conversation, c'est là que les enfants trouvent l'écoute et l'aide que des parents débordés, rongés par leurs propres problèmes ne peuvent pas toujours leur offrir. L'école est bien plus qu'un bâtiment où on apprend, c'est un lieu d'échange et de socialisation sans équivalent.
    La rue et l'école sont en travaux : on modernise, on rénove, on élargit, on repeint; tout change sauf l'épicerie de Pitu qui refuse de vendre pour que s'installe une chaîne de supermarché sans âme; ces travaux sont une métaphore des changements qui se produisent progressivement dans la vie des personnages.
    Anouk F. aborde, dans ce roman, de nombreux sujets de société : la mixité sociale, le rôle de l'école, la survie des petits commerces, la violence faite aux femmes, le racisme; elle le fait avec une grande humanité et de la tendresse pour tous ses personnages même les moins sympathiques car elle nous fait comprendre au fur et à mesure, soit qu'ils ont été déglingués par la vie, soit qu'ils cachent leurs émotions sous une carapace bourrue et antipathique et qu'un évènement exceptionnel peut révéler le bon en chacun de nous.
    Un bien beau roman.

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    Couverture du livre « Dans la rue de l'école » de Anouk F. aux éditions Cherche Midi

    Waterlyly sur Dans la rue de l'école de Anouk F.

    Une rue, une école. C’est dans ce décor que va planter l’auteure l’intrigue de son roman. Au fil des pages, le lecteur va rentrer dans cette vie de quartier, partager avec ses habitants leurs joies mais également leurs drames respectifs, et toujours avec pour point d’orgue la petite école du...
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    Une rue, une école. C’est dans ce décor que va planter l’auteure l’intrigue de son roman. Au fil des pages, le lecteur va rentrer dans cette vie de quartier, partager avec ses habitants leurs joies mais également leurs drames respectifs, et toujours avec pour point d’orgue la petite école du quartier.

    Je ressors totalement conquise de ce roman qui est plus profond qu’il n’y parait. Au travers de ses personnages, Anouk va réussir à aborder une multitude de thématiques difficiles et sensibles tout au fil du récit égrenant le quotidien de personnages en difficulté.

    Il y a Julie, mariée et deux enfants, qui ne se sent plus désirée et comprise par son mari. Il y a Karine, jeune femme totalement perdue et dépassée par son fils qu’elle n’arrive plus à gérer. Il y a Kamel, dont la femme est en hôpital psychiatrique, et qui a la charge de ses deux petites filles. Il y a aussi Pitù, l’épicier du quartier. Pour finir, il y a les professeurs et la directrice de l’école. L’auteure réussit à installer un véritable microcosme où chaque personnage a son importance.

    Le système narratif est très plaisant. On passe d’un personnage à l’autre, pas de lassitude possible. S’il est vrai qu’à un moment, la narration va se centrer sur Kamel, dû à un événement qui survient, chaque personnage a malgré tout sa place. Ils sont remarquablement construits et j’ai ressenti beaucoup d’empathie à leur égard. Il est vrai que je me suis davantage attachée à certains d’entre eux, comme par exemple Kamel, mais malgré tout, chacun apporte quelque chose.

    La plume est simple, fluide et assez descriptive. Peu de dialogues viennent ponctuer cette histoire, mais c’est écrit d’une manière très visuelle et j’ai réussi à totalement m’immerger dans ce quartier. L’auteure débute chaque chapitre non pas par le nom du personnage abordé, mais par l’indication du numéro de la rue et de l’étage où il réside. C’est déroutant au départ, mais finalement, après un petit temps d’adaptation, j’ai trouvé ce procédé original.

    Un roman qui mettra en exergue le quotidien d’un quartier, avec une école pour point d’orgue. Je me suis totalement attachée aux personnages et ce roman est une petite pépite d’originalité et de sensibilité.

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    Couverture du livre « Dans la rue de l'école » de Anouk F. aux éditions Cherche Midi

    HEIM sur Dans la rue de l'école de Anouk F.

    Un beau roman où l'ordinaire des gens est mis en avant à travers une rue, avec son école, mais par extension tout un quartier. L'auteure nous présente une galerie de personnages en prenant soin de nous préciser à chaque fois le numéro et éventuellement l'étage dans la rue, afin de ramener au...
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    Un beau roman où l'ordinaire des gens est mis en avant à travers une rue, avec son école, mais par extension tout un quartier. L'auteure nous présente une galerie de personnages en prenant soin de nous préciser à chaque fois le numéro et éventuellement l'étage dans la rue, afin de ramener au plus près d’eux dans leur intérieur.

    J'ai aimé le fait de bien voir que dans chaque ville, on trouve certes des quartiers mais que celles-ci sont des villes dans la ville avec leurs habitudes et leurs changements. Cette rue est vivante et authentique, on y rit mais on y est triste aussi.
    Les personnages sont attachants d'autant plus que le roman développe autour d'eux beaucoup de thèmes intéressants à commencer par l'école incarnée par sa directrice Marie. Une école qu'elle veut accessible à tous, égalitaire. Et puis autour gravitent les enfants et surtout leurs parents, Karine, Julie, Karim en proie avec leurs problèmes et leur envie d'améliorer l'existence de leur foyer, de ne plus subir les choses. D'autres personnages animent également la rue comme Pitù l'épicier par exemple.
    A ce titre, la dernière partie du roman est très bien construite en présentant un final pour chaque personnage associé à un mois de l'année afin que le lecteur puisse dire un dernier aurevoir à chacun d'eux.

    Une lecture belle et lumineuse. A conseiller !