Annie Dillard

Annie Dillard
Annie Dillard est née en 1945 à Pittsburgh. Après des études de littérature, elle épouse son professeur, le poète, R. H. Dillard. Elle effectue une thèse sur Walden de Thoreau, puis se consacre à la peinture et publie des poèmes et des nouvelles. En 1971, suite à une pneumonie qui a failli lui co... Voir plus
Annie Dillard est née en 1945 à Pittsburgh. Après des études de littérature, elle épouse son professeur, le poète, R. H. Dillard. Elle effectue une thèse sur Walden de Thoreau, puis se consacre à la peinture et publie des poèmes et des nouvelles. En 1971, suite à une pneumonie qui a failli lui coûter la vie, elle décide de s'isoler à Tinker Creek, au coeur des montagnes. Après un an d'écriture quotidienne intense, elle publie Pèlerinage à Tinker Creek (prix Pulitzer 1975). Si elle est plus connue pour ses récits, dont Une enfance américaine qui relate son enfance en Pennsylvanie, Annie Dillard a également publié des essais, des poèmes, de la critique littéraire et des romans, la nature étant sa principale source d'inspiration.

Avis (2)

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    Couverture du livre « En vivant, en écrivant » de Annie Dillard aux éditions Christian Bourgois

    Missbook85 sur En vivant, en écrivant de Annie Dillard

    Quelle découverte !
    Cet essai s'adresse particulièrement aux amoureux de l'écriture.
    Annie Dillard, romancière et essayiste américaine, nous plonge dans le délicat sujet de l'écriture, "une vie d'écriture".
    Particulièrement sensible à ce sujet, j'ai été littéralement entraînée par cette...
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    Quelle découverte !
    Cet essai s'adresse particulièrement aux amoureux de l'écriture.
    Annie Dillard, romancière et essayiste américaine, nous plonge dans le délicat sujet de l'écriture, "une vie d'écriture".
    Particulièrement sensible à ce sujet, j'ai été littéralement entraînée par cette auteure, au point de ne plus pouvoir lâcher ce livre avant d'avoir atteint le point final !
    Difficile de s'imaginer la réelle discipline qu'impose l'écriture avant d'entamer cet ouvrage.
    " Il faut éviter les lieux de travail séduisants. On a besoin d'une pièce sans vue, pour que l'imagination puisse s'allier au souvenir dans l'obscurité."
    On sent que l'écrivain, le vrai, celui qui appose une réelle qualité d'écriture, travaille dans la difficulté, voire parfois même dans la douleur, comme si cet acte prenait naissance de manière "viscérale".
    " Car, pour écrire un premier jet, l'écrivain doit se mettre dans un état intérieur particulier que l'existence ordinaire n'induit pas."
    En tout cas, à la lecture, on le ressent comme tel, tant l'émotion est grande !
    Et que le résultat peut être jubilatoire !
    " Pourquoi lisons-nous, sinon dans l'espoir que l'écrivain rendra ses journées plus vastes et plus intenses, qu'il nous illuminera, nous inspirera sagesse et courage, nous offrira la possibilité d'une plénitude de sens, et qu'il présentera à nos esprits les mystères les plus profonds, pour nous faire sentir de nouveau leur majesté et leur pouvoir ?"
    Seul petit bémol dans les dernières pages du livre, l'auteure se perd dans des passages très détaillés qui me semblent un peu "superflus" quant à l'intensité de l'oeuvre en elle-même.
    On peut bien entendu établir un parallèle entre cet essai plutôt contemporain mais tout aussi efficace et l'oeuvre de Virginia WOOLF "un lieu à soi".

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    Couverture du livre « En vivant, en écrivant » de Annie Dillard aux éditions Christian Bourgois

    Mumu Dans le Bocage sur En vivant, en écrivant de Annie Dillard

    Quand on lit, que la lecture est une passion depuis si longtemps, quand on est jamais rassasiée, que l'on dit encore, encore.....
    Qui qualifierait de bonne une journée passée à lire ? Mais une vie passée à lire. Voilà une bonne vie (p47)
    Quand on pense que l'on a atteint le sommet de l'émotion...
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    Quand on lit, que la lecture est une passion depuis si longtemps, quand on est jamais rassasiée, que l'on dit encore, encore.....
    Qui qualifierait de bonne une journée passée à lire ? Mais une vie passée à lire. Voilà une bonne vie (p47)
    Quand on pense que l'on a atteint le sommet de l'émotion et que l'on découvre encore des mots, des phrases, une histoire, un récit, une réflexion qui nous touche, nous émeut, nous interroge, on est en quête (et moi je le suis) de franchir un peu plus la barrière qui me sépare de l'auteur (e), de mieux comprendre celui-ci, son travail, son lieu, ses tourments et grâce au livre d'Annie Dillard, j'ai pu toucher de plus près ce domaine.
    J'avais particulièrement aimé la lecture d'Un lieu (chambre) à soi de Virginia Woolf que vous trouverez sur mon blog qui évoquait superbement cet aspect de l'écrivain et plus particulièrement si celui-ci est une femme, mais dans cet essai l'auteure nous fait part de ses lieux d'écriture, simples et sans confort mais parfois avec beaucoup d'humour, où elle s'installe respectant des rituels précis, ses réflexions, ses recherches, le temps mais aussi son environnement, la nature très présente, son besoin d'isolement.
    Le début de la sagesse consiste à se trouver un toit (p39)
    Proverbe africain
    C'est un regard lucide, sans complaisance mais réfléchi sur son travail et des sacrifices qu'il peut imposer. Il n'est pas simple d'écrire, j'en suis persuadée pour ma part, cela demande une rigueur, une volonté farouche d'arriver à transcrire exactement le projet, avec minutie pour emmener le lecteur là où on a voulu l'emmener.
    Plutôt que d'écrire un livre, je le veille, comme une amie à l'agonie. Durant les heures de visite, j'entre dans sa chambre avec terreur et je compatis à ses nombreux désordres. Je lui tiens la main es espérant que son état va s'améliorer.(p70)
    La preuve dans son dernier chapitre où elle nous emmène en avion faire des loopings, on monte à bord, on a le coeur retourné mais on comprend que son travail d'auteure demande une force, une précision et un entraînement comme le pilote afin de faire décoller le lecteur, le maintenir en vol et le faire atterrir doucement ou plus violemment suivant le récit.
    Pourquoi lisons-nous, sinon dans l'espoir que l'écrivain rendra nos journées plus vastes et plus intenses, qu'il nous illuminera, nous inspirera sagesse et courage, nous offrira la possibilité d'une plénitude des sens, et qu'il présentera à nos esprits les mystères les plus profonds, pour nous faire sentir de nouveau leur majesté et leur pouvoir ? (p92)
    Lire apporte tellement : évasion, connaissance, rêve, informations mais aussi tellement de bonheur, de douceur, de sérénité. On vit mille vies, on espère, on croit, on pleure, on se révolte et tout cela grâce à eux, les auteurs et leur travail, laborieux, exigeant.
    Pourquoi lisons-nous, sinon dans l'espoir que l'écrivain rendra nos journées plus vastes et plus intenses, qu'il nous illuminera, nous inspirera sagesse et courage, nous offrira la possibilité d'une plénitude des sens, et qu'il présentera à nos esprits les mystères les plus profonds, pour nous faire sentir de nouveau leur majesté et leur pouvoir ? (p92)
    Ce livre a illuminé mon esprit mais il a pris également des couleurs car j'ai beaucoup surligné des passages tellement ils me touchaient. le difficile travail de l'écrivain : l'écriture, la relecture, les satisfactions, les pages jetées, la recherche des mots, du mot juste;
    Je vais assister prochainement à une rencontre autour de ce livre que je vous recommande et je pourrais découvrir plus profondément encore ce domaine si riche d'humanité, d'humilité et de générosité et ............. je vous raconterai !

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