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Annick Cojean

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Avis sur cet auteur (32)

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    Couverture du livre « Une farouche liberté : Gisèle Halimi, la cause des femmes » de Annick Cojean et Sandrine Revel et Gisele Halimi et Sophie Couturier aux éditions Steinkis

    Ghislaine Degache sur Une farouche liberté : Gisèle Halimi, la cause des femmes de Annick Cojean - Sandrine Revel - Gisele Halimi - Sophie Couturier

    Inspirée du livre Une farouche liberté de Gisèle Halimi et Annick Cojean, publiée en 2020, réédité en 2022 cette BD en est une remarquable adaptation.
    Avant de suivre Gisèle Halimi dans les étapes qui ont jalonné sa carrière d’avocate, ce métier où elle « a mis toutes ses forces, ses tripes,...
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    Inspirée du livre Une farouche liberté de Gisèle Halimi et Annick Cojean, publiée en 2020, réédité en 2022 cette BD en est une remarquable adaptation.
    Avant de suivre Gisèle Halimi dans les étapes qui ont jalonné sa carrière d’avocate, ce métier où elle « a mis toutes ses forces, ses tripes, sa passion, sa vie », c’est à La Goulette, en Tunisie, le 27 juillet 1927, que nous nous rendons. Si elle est bien née ce jour-là, son père Edouard Taïeb mettra trois semaines avant d’annoncer sa naissance ! Elle était née du mauvais côté. De plus, sa mère portait toute son attention vers ses deux frères qu’elle considérait comme « les essentiels », divisant son monde entre les hommes seigneurs et maîtres et les femmes, leurs servantes, conviction renforcée par la religion.
    Gisèle refuse très tôt un destin assigné par son genre et comprend vite que « sa liberté, c’est l’école qui la lui donnerait ».
    En septembre 1945, bac en poche elle s’envole pour Paris : devenir avocate pour changer le monde !
    De retour à Tunis en 1949, lauréate d’un concours d’éloquence, elle est embauchée dès le lendemain dans le meilleur cabinet de Tunis, elle avait 22 ans !
    Ensuite, Annick Cojean et Sophie Couturier, les deux co-scénaristes ont su, avec talent, mettre en valeur quelques-uns des plus spectaculaires combats qu’a menés celle qui, comme le résume si justement le bandeau qui ceint le livre, peut être décrite comme « L’avocate qui a changé le destin des femmes ». je rajouterais : mais pas que…
    Elle va spontanément adhérer au mouvement de lutte pour l’indépendance de son pays et faire ses premières armes en défendant des militants des indépendances tunisiennes et algériennes soumis à la torture. Elle va devoir se rendre à Paris pour rencontrer le président Coty puis De Gaule pour obtenir la grâce de condamnés à mort : des vies qui dépendent du bon vouloir d’un monarque…
    De 1956 aux accords d’Évian en 1962, elle fera la navette entre Alger et Paris.
    L’affaire Djamila Boupacha sera l’une des plus emblématiques de cette guerre d’indépendance et de sa vie d’avocat. La jeune fille, accusée d’avoir déposé une bombe dans un café a été violée et torturée, les militaires s’étant acharnés sur elle. Gisèle n’a qu’une obsession : en faire le symbole, aux yeux du monde entier, des ignominies commises par la France. Déçue par la réaction de certains auxquels elle s’était adressée, elle va cependant rencontrer des alliés avec par exemple, Daniel Meyer, le président de la Ligue des droits de l’homme mais c’est en Simone de Beauvoir qu’elle va trouver la plus précieuse. Le 2 juin 1960, sa tribune fait la une du Monde. Son impact est mondial. Simone Veil a également joué un rôle majeur pour le transfert de Djamila en France. Picasso, quant à lui, en faisant le portrait de Djamila en a fait une icône mondiale.
    Avec cette affaire, c’est le tabou du viol qui venait d’être brisé.
    C’est avec Claude, ce féministe, avocat mais poète, secrétaire de Jean-Paul Sartre qu’elle se mariera en 1961 et avec qui elle partagera tout.
    À l’appel de Simone de Beauvoir, elle va s’investir à fond pour faire signer et que soit publié ce fameux Manifeste des 343, ces 343 Françaises qui bravent la législation et proclament avoir avorté, un coup magnifique que Charlie Hebdo immortalisera une semaine plus tard.
    S’en suivra la création de l’association Choisir la cause des femmes.
    Impossible de retracer cette vie de combats, de passion et d’engagement sans évoquer le procès de Bobigny en 1972, avec l’affaire Chevalier, un cas exemplaire des injustices faites aux femmes, un procès dans lequel elle a attaqué, avec succès, la loi de 1920, cette loi condamnant l’interruption volontaire de grossesse.
    L’édition de la BD Une farouche liberté pour célébrer l‘anniversaire de ce procès qui eut lieu il y a tout juste 50 ans est un magnifique hommage rendu à cette illustre avocate.
    Son engagement en politique et ses propositions de lois comme la création d’une Europe des citoyennes où les droits des femmes seraient tirés vers le haut ne sont pas oubliés.
    Les dessins convaincants, très gestuels et très expressifs de Sandrine Revel et les couleurs de Myriam Lavialle bien adaptées aux situations participent grandement à la mise en lumière de cette grande dame infatigable qu’a été Gisèle Halimi. Le tout rend à merveille le dynamisme, l’énergie déployée et la volonté sans faille dont a fait preuve tout au long de sa vie cette ardente défenseure de la cause des femmes. La BD est à mon avis une mise en valeur magnifique et originale du roman.
    Deux pleine-pages m’ont beaucoup touchée, celle avec Picasso, fusain à la main venant d’achever le portrait de Djamila Boupacha et celle sur laquelle Gisèle Halimi et Michèle Chevalier, la mère de Marie-Claire arrivant à New-York, à l’invitation des féministes américaines.
    Lire la suite, illustrée, sur : https://notre-jardin-des-livres.over-blog.com/2022/11/annick-cojean-et-gisele-halimi-bd-une-farouche-liberte.html

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    Couverture du livre « Une farouche liberté » de Annick Cojean et Gisele Halimi aux éditions Grasset Et Fasquelle

    Ghislaine Degache sur Une farouche liberté de Annick Cojean - Gisele Halimi

    Une farouche liberté est un livre autobiographique sur cette femme exceptionnelle, avocate, militante féministe et femme politique franco-tunisienne qui nous a quittés le 28 juillet 2020, Gisèle Halimi.
    Avec son amie Annick Cojean, l’avocate la plus célèbre de France et grande figure du...
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    Une farouche liberté est un livre autobiographique sur cette femme exceptionnelle, avocate, militante féministe et femme politique franco-tunisienne qui nous a quittés le 28 juillet 2020, Gisèle Halimi.
    Avec son amie Annick Cojean, l’avocate la plus célèbre de France et grande figure du féminisme revient sur les épisodes marquants de son parcours rebelle, résumant ainsi soixante-dix ans de combats.
    Son enfance décidera « tout », sa révolte, sa soif éperdue de justice, son refus de l’ordre établi et évidemment de son féminisme.
    Dès son plus jeune âge, elle est indignée par ce coup du sort qui, en la faisant naître fille, en lui attribuant le mauvais genre, la prive de liberté et lui assigne un destin.
    Dès l’enfance, elle ressent une profonde indignation à devoir lessiver le sol, faire la vaisselle, laver et ranger le linge de ses frères, les servir à table, des tâches réservées aux filles, s’entêtant à lui dire sa mère. Pas question pour elle d’accepter cette injustice criante et, n’étant pas écoutée, elle choisit « l’arme ultime : une grève de la faim ». Ce sera sa première victoire féministe.
    Elle obtient sa première part de liberté en s’affranchissant de la religion et comprend tout de suite que l’autre part, elle l’acquerra par l’éducation, et que les livres lui donneront confiance et force.
    Devenue avocate en 1948, ayant acquis sa liberté, elle n’aura de cesse de servir celle des autres. Pour elle, défendre a tout de suite signifié s’engager. Elle assurera une défense indéfectible des militants des indépendances tunisiennes et algériennes soumis à la torture, étant même considérée parfois comme « une traîtresse à la France ». En acceptant la défense de la jeune militante indépendantiste Djamila Boupacha, elle dénonce la torture par le viol et brise ce tabou qui voulait que le viol fût un acte de fascisme ordinaire.
    Autre étape essentielle de sa vie d’engagement est la fondation, avec Simone de Beauvoir du mouvement Choisir la cause des femmes, association créée peu après le fameux « manifeste des 343 », dont elle sera la seule avocate à le signer.
    Elle revient également sur son engagement politique, rédigeant et déposant, durant son mandat de députée, une dizaine de propositions de loi pour accroître les droits des femmes et améliorer leur vie.
    Dès 1979, lors de la première élection du Parlement européen au suffrage universel, elle avait proposé le principe de la « clause de l'Européenne la plus favorisée » visant l'harmonisation des législations européennes concernant les droits des femmes, la meilleure loi en vigueur dans un pays de la communauté devrait s’appliquer à tous les autres.
    Bien évidemment, ces combats et d’autres encore, sont relatés avec, parfois, des détails ahurissants, montrant combien nous vivons dans une société patriarcale et que le combat est loin d’être terminé.
    D’ailleurs, en fin d’ouvrage, Gisèle Halimi nous encourage, nous les femmes avec force arguments, à nous unir pour conquérir de nouveaux droits sans attendre qu’on nous les « concède », concluant « On ne naît pas féministe, on le devient ».
    N’oublions pas que l’égalité entre hommes et femmes est loin d’être acquise et que naître femme est encore une malédiction dans de nombreux pays du monde.
    C’est aussi sa vie de famille qu’elle nous confie, ce second mari avec qui elle a tout partagé, ses trois garçons, sa déception de ne pas avoir eu de fille… Et puis, il y a ses amis. Simone de Beauvoir, celle qui dans « Le deuxième sexe » a universalisé la condition des femmes, cette femme qui l’émerveillait tant mais l’a troublée cependant par sa froideur et son absence d’émotions. Jean-Paul Sartre qu’elle aimait comme un père et avec qui elle a eu beaucoup plus d’intimité. Et surtout ce frère choisi, « son petit frère », Guy Bedos…
    Elle n’hésite pas à s’adresser à nous, avec ce « Deux vies ! Deux vies sauvées ! Vous vous rendez compte ? », pour témoigner de son offuscation lorsqu’elle est obligée de recourir au président pour demander la grâce de deux condamnés à mort, ce président doté d’un droit régalien hérité de l’Ancien Régime, qui n’a aucune explication à donner et qui agit selon son bon plaisir de monarque !
    Je connaissais en partie les actions menées par cette brillante avocate, ses engagements et prises de position féministes et c’est avec un réel plaisir que je les ai retrouvés, condensés dans ce livre ô combien dense et puissant. J’ai découvert à sa lecture les qualités de cette femme hors-norme dont le courage et la ténacité m’ont stupéfaite et éblouie. Moquée, menacée, elle n’a jamais reculé, a toujours fait l’impossible pour faire triompher les valeurs qu’elle défendait...
    Pour lire la fin de ma chronique, voici le lien : https://notre-jardin-des-livres.over-blog.com/2022/11/gisele-halimi-avec-annick-cojean-une-farouche-liberte.html

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    Couverture du livre « Une farouche liberté » de Annick Cojean et Gisele Halimi aux éditions Grasset Et Fasquelle

    voyages au fil des pages sur Une farouche liberté de Annick Cojean - Gisele Halimi

    Honte à moi, j’avais à peine entendu parler de Gisèle Halimi avant son décès il y a quelques semaines. A ma décharge (pour ce que ça vaut), j’étais à peine née lorsqu’elle plaidait en 1978 aux Assises d’Aix-en-Provence dans l’affaire de deux jeunes femmes victimes d’un viol collectif.
    Une...
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    Honte à moi, j’avais à peine entendu parler de Gisèle Halimi avant son décès il y a quelques semaines. A ma décharge (pour ce que ça vaut), j’étais à peine née lorsqu’elle plaidait en 1978 aux Assises d’Aix-en-Provence dans l’affaire de deux jeunes femmes victimes d’un viol collectif.
    Une lacune béante un brin colmatée grâce à la lecture de ce petit livre, transcrivant un entretien de Gisèle Halimi avec la journaliste (entre autres) Annick Cojean. Dans lequel j’ai découvert le parcours impressionnant de cette grande dame, avocate de la cause des femmes, révoltée quasiment de naissance par l’injustice dont celles-ci sont victimes et par la malédiction de naître femme, de n’être « que » femme. Comprenant très vite que sa libération passera par l’école, elle s’obstine à poursuivre ses études, à être la meilleure et à entrer au barreau. Elle n’hésitera pas à faire médiatiser les grands procès dans lesquels se jouent les causes qu’elle défend avec acharnement : les militants de l’indépendance algérienne, les victimes de viol, le droit à l’avortement. Malgré d’éclatantes victoires, elle réalise que, mieux qu’une affaire judiciaire, c’est le législateur qui peut faire évoluer le Code pénal. Elle entre alors en politique à l’époque de Mitterrand, mais déçue, et par ce dernier et par les manœuvres politiciennes en général, elle n’y fera pas long feu.
    A travers ce texte, on découvre donc la femme publique, mais aussi l’épouse, la fille, l’amoureuse, la mère, l’amie. Portrait d’une féministe engagée et passionnée, sincère et « cash », ce livre se termine par une sorte de testament, comme un flambeau à reprendre par les jeunes femmes d’aujourd’hui, qui les adjure d’être indépendantes économiquement, d’être libres de choisir de ne pas être mères, de poursuivre un combat loin d’être achevé.
    Merci Madame.

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    Couverture du livre « Une farouche liberté : Gisèle Halimi, la cause des femmes » de Annick Cojean et Sandrine Revel et Gisele Halimi et Sophie Couturier aux éditions Steinkis

    Claire @fillefan2bd @bd.pour.enfants.sages sur Une farouche liberté : Gisèle Halimi, la cause des femmes de Annick Cojean - Sandrine Revel - Gisele Halimi - Sophie Couturier

    Parce que derrière l’avocate se trouvait une femme, qui fut elle-même une enfant. Comment mieux comprendre un parcours de vie, qu’en allant chercher dans ses racines, afin de comprendre ce qui peut forger un destin exceptionnel.

    Le 28 juillet 2020 partait Gisèle Halimi et avec elle, ses...
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    Parce que derrière l’avocate se trouvait une femme, qui fut elle-même une enfant. Comment mieux comprendre un parcours de vie, qu’en allant chercher dans ses racines, afin de comprendre ce qui peut forger un destin exceptionnel.

    Le 28 juillet 2020 partait Gisèle Halimi et avec elle, ses soixante-dix ans de lutte aux côtés des femmes.
    Mais qui était vraiment celle qui se cachait sous sa robe d’avocate ? C’est pour répondre à cette question que la femme s’était confiée à son amie, la journaliste du Monde Annick Cojean.
    Ensemble, elles nous avaient présenté, dans un essai intitulé “Une farouche liberté”, la vie de celle qui dès son enfance en Tunisie dans les années 1930, se révoltait contre la différence de traitement entre les garçons et les filles.

    C’est ce document qui a donc servi pour cette adaptation graphique qui porte le même titre en précisant que Gisèle Halimi avait choisi de défendre “La cause des femmes”.
    Et pour cela, quel métier plus adapté que celui d’avocate. Mais ce n’était pas gagné d’avance. La petite Gisèle n’était pas destinée à faire des études supérieures. La malédiction de naître fille, comme elle le précisait.

    Mais la farouche détermination de le jeune fille, puis de la jeune femme l’amènera à quitter sa Tunisie pour aller s’assoir sur les bancs de la fac de droit à Paris.
    Après avoir prêté serment à 22 ans, voici donc Gisèle Halimi décidée à défendre les libertés, toutes les libertés. Son combat sera à la fois politique, la décolonisation de l’Afrique du Nord entraînant de nombreux procès, mais également féministe en défendant les femmes, à commencer en 1960 par l’affaire Djamila Boupacha.
    Dorénavant son combat sera auprès des femmes victimes.
    Viol, avortement, ses plaidoiries feront mouche et porteront haut la parole des femmes, de celles qui n’ont pas toujours les moyens et la possibilité de se faire entendre.

    Alors merci à Annick Cojean, Sophie Couturier, Sandrine Revel (j’aime toujours autant la finesse de votre dessin) et Myriam Lavialle de nous avoir permis de revivre, encore un peu, les combats de Gisèle Halimi, une femme exceptionnelle au service des autres femmes.

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