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Annick Cojean

Annick Cojean

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Avis sur cet auteur (2)

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    Couverture du livre « Simone Veil ou la force d'une femme » de Annick Cojean et Xavier Betaucourt aux éditions Steinkis

    yves MONTMARTIN sur Simone Veil ou la force d'une femme de Annick Cojean - Xavier Betaucourt

    Je remercie Babelio et les éditions Plon de m'avoir fait découvrir un genre littéraire que je ne connaissais pas : la biographie en bande dessinée.

    Annick Cojean est journaliste au Monde, en 2017 son journal lui demande de rédiger un article pour saluer la mémoire de Simone Veil qui vient de...
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    Je remercie Babelio et les éditions Plon de m'avoir fait découvrir un genre littéraire que je ne connaissais pas : la biographie en bande dessinée.

    Annick Cojean est journaliste au Monde, en 2017 son journal lui demande de rédiger un article pour saluer la mémoire de Simone Veil qui vient de mourir. Les deux femmes se sont rencontrées à de multiples reprises et ces différentes rencontres ont tissé entre elles un lien particulier.

    Les dessins d'Étienne Oburie sont simples, en noir et blanc, car ici l'important c'est le texte qui retrace la vie de cette femme admirable. Simone n'a jamais toléré aucune incartade en matière de droits de l'homme, dans les différents postes qu'elle va occuper elle va secouer la société pour améliorer la condition des exclus, des oubliés, des humiliés et en premier lieu les femmes.

    « La dépendance économique vous menotte, vous bouche l'horizon, vous expose à toutes les humiliations y compris d'ailleurs aux violences conjugales. »

    L'histoire retiendra avant tout son passage au ministère de la Santé et le débat houleux sur la libéralisation de l'avortement à l'Assemblée nationale composée presque exclusivement d'hommes.

    Mais c'est toute sa vie qui défile au détour des pages de cet album ; une enfance heureuse à Nice, un père rigoureux et sévère, une mère qui a guidé sa vie dans tous les domaines ; l'enfer des camps bien entendu et sa rencontre avec Marcelline Loridan, tellement différente et tellement complice ; son amitié pour Gisèle Halimi, la même passion pour la défense des femmes ; ses deuils : « La mort ne pouvait s'empêcher de roder autour de moi » ; sa fascination pour les musées, Antoine son mari, le déjeuner hebdomadaire réunissant toute la famille ; son élection à l'Académie française et le transfert des cercueils de Simone et Antoine au Panthéon « Une décision de tous les français ».

    Cet album émouvant qui retrace bien la force, le courage et les engagements de cette femme exceptionnelle se termine par la copie de l'article rédigé par Annick et publié le 2 juillet 2017 dans « le Monde ».

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    Couverture du livre « Les proies ; dans le harem de Kadhafi » de Annick Cojean aux éditions Lgf

    nathalie delhaye sur Les proies ; dans le harem de Kadhafi de Annick Cojean

    "Qui songerait, en enfer, à porter plainte contre le diable ?"

    Cette phrase en titre de ma critique est l'une des rares qu'Annick Cojean a pu recueillir auprès du père de Soraya, cette jeune fille de 15 ans qui s'est vu poser la "main magique" sur la tête lors d'une cérémonie officielle...
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    "Qui songerait, en enfer, à porter plainte contre le diable ?"

    Cette phrase en titre de ma critique est l'une des rares qu'Annick Cojean a pu recueillir auprès du père de Soraya, cette jeune fille de 15 ans qui s'est vu poser la "main magique" sur la tête lors d'une cérémonie officielle donnée en l'honneur de Khadafi au sein de son école.

    A partir de ce moment, la vie de cette enfant allait basculer en enfer, donnée en pâture à ce monstre pervers, drogué, fou, blessée dans sa chair, dans son âme, soumise à des atrocités.

    Ce livre a été sujet à controverses, ce sujet étant tabou en Libye, et la véracité du récit est remise en doute. Mais après avoir lu l'ensemble, on se demande qui pourrait inventer des choses pareilles ?

    La partie "enquête" du livre confirme ces faits sous divers témoignages que la journaliste a eu, certes, du mal à obtenir, mais le silence pesant encore sur ces faits est difficile à briser.

    Le déshonneur d'avoir une fille, une femme, une soeur, en proie au tyran, jette le mépris sur la famille, fait honte à leurs frères, tentés même de tuer leurs soeurs pour sauver leur honneur ! Des milliers de familles seraient concernées par ces horreurs. Comment alors vouloir et pouvoir avouer l'incroyable dans ce contexte et jeter le discrédit sur les siens ? Il vaut donc mieux se taire...

    Dans ce pays à présent en reconstruction, on aurait toutefois aimé que le sort de ces jeunes filles et femmes ait été révélé, que cette infamie ait été dénoncée, pour montrer à la face du monde qui était Khadafi, accueilli en grandes pompes par les plus importants Chefs d'Etat.

    En lisant ce livre, on ne peut que s'interroger sur tous ces puissants qui gouvernent le monde et se demander comment ils pouvaient fermer les yeux sur de tels faits, de tels actes, au nom de quoi, en échange de quoi, pour certains prêts à livrer leurs propres épouses ou filles au "bon plaisir" du Guide, en échange d'une parure de diamants ou d'une Samsonite pleine de billets !

    Ce livre dérange, secoue, met mal à l'aise, donne la nausée à la description de certaines scènes racontées par Soraya, mais c'est un livre nécessaire, pour ne pas oublier le sort des femmes Libyennes.