Anne-Sophie Moszkowicz

Anne-Sophie Moszkowicz

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Avis (10)

  • Couverture du livre « N'oublie rien en chemin » de Anne-Sophie Moszkowicz aux éditions Les Escales

    Emma C sur N'oublie rien en chemin de Anne-Sophie Moszkowicz

    Encore la seconde guerre mondiale, un thème maintes fois abordé par les romanciers, souvent très bien traité et parfois comme de vraies pépites (Par Amour de Valérie Tong Cuong, L’enfant-mouche de Philippe Pollet villard, Ces rêves qu’on piétinent de Sébastien Spitzer, Toute la lumière que nous...
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    Encore la seconde guerre mondiale, un thème maintes fois abordé par les romanciers, souvent très bien traité et parfois comme de vraies pépites (Par Amour de Valérie Tong Cuong, L’enfant-mouche de Philippe Pollet villard, Ces rêves qu’on piétinent de Sébastien Spitzer, Toute la lumière que nous ne pouvons voir de Antonhy Doerr et j’en oublie).
    C’est vrai qu’après autant de lectures de ces événements, on est en droit de s’interroger sur ce que peut nous apporter une nouvelle vision de cette période.
    Et bien ça fonctionne une fois encore car avec N’oublie rien en chemin, Anne Sophie Moskowickz aborde des thèmes qui me touche particulièrement, tout comme Sébastien Spitzer, le devoir de mémoire (pourquoi et surtout comment) et la transmission d’une histoire et d’une Histoire si douloureuse.
    Le personnage le plus marquant et attachant est bien sûr celui de la grand mère Rivka, qui a consigné sa vie dans de petits carnets qu’elle transmet à sa petite fille à sa mort.
    Elle y a confié son histoire mais aussi ses interrogations quand à l’usage que devront en faire les futures générations qui ne seront plus des témoins.

    Certains passages m’ont beaucoup marqués et interrogés :
    « Chaque fois qu’un de mes petits enfants m’annonce une naissance, je ne cesse de m’étonner des prénoms choisis : Simon, Hanna, Sarah, Salomé, Nathan… J’avoue que cela me dépasse. Il nous a fallu toute une vie pour dissimuler notre appartenance religieuse et nos origines polonaises. Nous sommes morts d’avoir eu ces prénoms. Et voilà que les nouveaux arrivés sabotent tout. Leur manière à eux de résister ? De défendre leur droits à l’égalité ? De se protéger contre l’antisémitisme ? A quel prix réussiront-ils ?
    Le pire c’est qu’ils pensent me faire plaisir. Mais je ne peux m’empêcher de trembler pour eux. Sur ce retour aux sources plane la menace d’un retour à la case départ. …
    …Entretenir la confusion pour rendre le brouillard assez épais si tout devait recommencer »

    Qui peut dire qu’elle sera la bonne « méthode » pour se protéger si tout devait recommencer, s’affirmer, revendiquer ou bien entretenir le brouillard comme le dit Rivka ?

    Un autre passage m’a beaucoup touché, il se situe après la guerre :
    « La guerre était finie. J’avais épousé Arthur et je portais mon deuxième enfant. C’était un bel après midi de printemps, l’ait était tiède. Ce jour là, j’avais pris mon courage à deux mains pour aller au square. La pancarte interdisant l’accès aux juifs avait été décrochée depuis longtemps mais je gardais une fébrilité incontrôlable à m’en approcher de trop prés. Je tenais mon fils par la main et lui avait annoncé qu’aujourd’hui nous irions au manège. Ses yeux s’étaient écarquillés de bonheur. Il sautillait, gai comme un pinson. J’avais acheté un ticket en regardant le gardien droit dans les yeux, bien décidé. Quand le carrousel s’est mis à tourner, les frissons m’avaient parcouru tout le corps. Maurice riait, il avait attrapé le pompon. Il riait, riait, et sa joie était parvenue jusqu’à moi. Mes lèvres s’étaient déplissées, un tressautement, puis je m’étais mise à rire franchement, de tout mon être, d’un grand rire insouciant et bruyant, comme ceux des enfants. Je riais pour la première fois ce jour-là, grâce à mon fils. Il m’avait rendu à la vie »

    Peut être la protection absolue de l’insouciance de l’enfance est elle la clé des bonheurs futurs ?

    Une très belle écriture et une réflexion profonde pour l’avenir.
    Bravo

  • Couverture du livre « N'oublie rien en chemin » de Anne-Sophie Moszkowicz aux éditions Les Escales

    Mes écrits d'un jour sur N'oublie rien en chemin de Anne-Sophie Moszkowicz

    Été 2017, Sandra perd sa grand-mère, Rivka. Elle reçoit en héritage des carnets Moleskine où celle-ci se raconte durant l’occupation allemande. « Elle m’ouvre les portes de ses blessures anciennes, me confie son chagrin et son effroi, sa détermination à survivre, son combat de tous les instants...
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    Été 2017, Sandra perd sa grand-mère, Rivka. Elle reçoit en héritage des carnets Moleskine où celle-ci se raconte durant l’occupation allemande. « Elle m’ouvre les portes de ses blessures anciennes, me confie son chagrin et son effroi, sa détermination à survivre, son combat de tous les instants à travers ces temps obscurs. Et j’entends le désarroi de cette jeune femme au cœur de la tourmente avec une émotion toute neuve. » Un retour à Paris contraint Sandra à se replonger dans ses propres souvenirs et plus précisément ceux concernant un certain Legendre. « Retourner là-bas est insensé. Là-bas, mon destin a tangué, a failli chavirer. Là-bas, je me suis perdue. Paris m’a fait tourner la tête avec sa folie des grandeurs. Paris m’a noyée dans la masse, fait croire à la possibilité des illusions. Paris a effacé jusqu’à mon identité. » Elle comprend alors qu’un évènement la lie à sa grand-mère de différentes manières. « La vérité, on aime croire qu’on peut la posséder, mais on ne dispose jamais que des bribes, des miettes, des lambeaux opaques et factices dont les boutiques de souvenirs sont le symbole. »

    Ouille, encore un roman autour de la Seconde Guerre mondiale ! N’en jetez plus, j’ai ma dose ! Mais têtue et ne se refusant aucun challenge, je tente ! Zou ! Et la magie des 68 premières fois entre en action !
    Emportée par le passé/présent à travers Rivka, cette passeuse de souvenirs au lourd vécu. Celle-ci veut que sa petite fille vive tout simplement sans les encombres historiques, sans cette foutue guerre aux conséquences dramatiques. Dans ses carnets, elle se livre, se confie, le rideau tombe. Ce témoignage est unique, nous infiltrant dans une famille juive, tentant d’échapper à la mort. Un texte poignant pour un devoir de mémoire entre les générations. L’écriture est délicate, fine, féminine pour un pan de l’histoire si douloureux. Une belle première plume.

  • Couverture du livre « N'oublie rien en chemin » de Anne-Sophie Moszkowicz aux éditions Les Escales

    danielle cubertafon sur N'oublie rien en chemin de Anne-Sophie Moszkowicz

    L histoire est bien résumer ,, la guerre et ses émotions , comme dit le titre on n oublié rien c est sûrement un très bon livre le texte me plaît beaucoup j espere peut être le decouvrir un peu plus a suivre ....

    L histoire est bien résumer ,, la guerre et ses émotions , comme dit le titre on n oublié rien c est sûrement un très bon livre le texte me plaît beaucoup j espere peut être le decouvrir un peu plus a suivre ....

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