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Anne Percin

Anne Percin
Née en 1970 à Epinal, Anne Percin vit en Saône-et-Loire où elle partage sa vie entre l'enseignement et l'écriture pour les jeunes et les adultes. Elle est notamment l'auteur à succès de la série pour adolescents Comment (bien) rater ses vacances. En adulte, elle a publié dans la brune Bonheur fan... Voir plus
Née en 1970 à Epinal, Anne Percin vit en Saône-et-Loire où elle partage sa vie entre l'enseignement et l'écriture pour les jeunes et les adultes. Elle est notamment l'auteur à succès de la série pour adolescents Comment (bien) rater ses vacances. En adulte, elle a publié dans la brune Bonheur fantôme (2009) et Le Premier été (2011), à paraître en Babel en août, et adapté sur France 3 (diffusion ce printemps).

Avis sur cet auteur (51)

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    Couverture du livre « Comment bien rater ses vacances » de Anne Percin aux éditions Rouergue

    Marie Florence Gaultier sur Comment bien rater ses vacances de Anne Percin

    Parfois, au hasard de mes pérégrinations dans les différentes bibliothèques que je fréquente, il m’arrive de lorgner du côté de la littérature dite « pour les adolescents » et souvent je fais de bonnes rencontres*. Comment (bien) rater ses vacances d’Anne Percin en fut une, et je peux même la...
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    Parfois, au hasard de mes pérégrinations dans les différentes bibliothèques que je fréquente, il m’arrive de lorgner du côté de la littérature dite « pour les adolescents » et souvent je fais de bonnes rencontres*. Comment (bien) rater ses vacances d’Anne Percin en fut une, et je peux même la qualifier d’excellente !

    D’abord, j’ai beaucoup souri et aussi ri franchement devant les aventures de Maxime, cet adolescent évidemment immature, qui se réjouit d’aller passer ses vacances chez sa mamie. Maxime Mainard est un jeune homme charmant mais solitaire, bourré d’un humour hautement ironique et possédant une chevelure digne de ce nom : « J’ai horreur qu’on touche à mes cheveux. Bouclés, noirs, longs et plein de nœuds : c’est la seule petite ressemblance que j’aurai jamais avec Jimi Hendricks. Alors je la cultive, si vous permettez« . Sur un certain réseau social, dénommé ici « SpaceBook® », Maxime sévit sous le pseudo de Professeur Moriarty (en référence à Sherlock Holmes), comme bon nombre d’adolescents aujourd’hui : « Heureusement, il reste Internet, source inépuisable de distractions bon marché ».

    Ses vacances ne vont pas se dérouler comme prévu, loin de là ! Ses parents partis randonner allègrement en Corse sur le GR20, sa petite sœur casée en colonie de vacances avec sa meilleure copine, Maxime pense se faire dorloter par sa mère-grand, entre son ordinateur et de bonnes crêpes à la confiture maison. Mais au lieu de passer son temps à surfer sans arrêt comme il l’avait prévu, il devra affronter, seul et sans appui, la dure réalité, la vraie : la crise cardiaque dont va être victime sa grand-mère. Heureusement qu’elle habite près du Kremlin-Bicêtre, cela va leur faciliter la tâche, quoique…

    Extrait de la correspondance imaginaire de Maxime :

    « Chers parents,
    Mon stage de survie en milieu hostile se passe bien, merci. J’espère que vous êtes pas trop morts, rapport aux frais de rapatriement qui doivent coûter bonbon, depuis la Corse. Sinon, moi ça va, j’ai mangé Hector [le chat de sa mamie] mais pas tout d’un coup, j’en ai congelé un bout pour le mois prochain. Heureusement que j’ai l’eau-de-vie de Mamie, ça m’aide pour tenir. Si jamais vous ne reveniez pas, ce serait sympa de m’envoyer un mandat parce que la prostitution masculine, ça marche pas trop dans le quartier. Bon, ben je vous laisse, c’est l’heure de ma piqure d’héroïne.
    Gros bisous, votre fils-aimé,
    Maxime ».

    Vous l’aurez compris, ce roman d’initiation est jubilatoire ! Maxime, pas encore dégrossi, va devoir se débrouiller tout seul face à des situations un petit peu compliquées pour son âge et il s’en sort très bien, l’humour lui servant souvent de sésame, y compris dans les moments de grand blues. Ces vacances un peu ratées le feront grandir en accéléré mais également en société, lui qui avait tendance à se recroqueviller sur ses acquis…

    La plume d’Anne Percin est vive, alerte et m’a fait marrer d’un bout à l’autre. Beaucoup de trouvailles linguistiques, de jeux de mots et de rythme dans ce récit irrésistible ! Les essais de Maxime en matière de cuisine sont tout simplement magnifiques (cf l’épisode des oignons, à faire pleurer de rire… oui je sais c’est facile). Un roman pour ado, certes, mais aussi pour toutes les autres tranches d’âge. Si vos vacances (avec ou sans ado) semblent compromises, alors emportez ce livre (et tout ne sera pas perdu)…

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    Couverture du livre « Servais des Collines, fils de Christophe Colomb et de Gutenberg » de Anne Percin aux éditions Oskar

    Lewis Plectrude sur Servais des Collines, fils de Christophe Colomb et de Gutenberg de Anne Percin

    C'est sans doute le Anne Percin que j'ai le moins aimé parmi tous ceux que j'ai lu. Ni la faute à l'écriture ou aux personnages que j'ai adoré (surtout Servais et ses parents), mais bien à l'histoire. Je m'attendais complètement à autre chose et j'avoue que du coup j'étais un peu déçue. On est...
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    C'est sans doute le Anne Percin que j'ai le moins aimé parmi tous ceux que j'ai lu. Ni la faute à l'écriture ou aux personnages que j'ai adoré (surtout Servais et ses parents), mais bien à l'histoire. Je m'attendais complètement à autre chose et j'avoue que du coup j'étais un peu déçue. On est plongée dans le Paris de la Renaissance, entre les étudiants, les imprimeurs, j'avais parfois l'impression de voir toute la vie qui se dégageait des rues de Paris. Ce livre traite également du sujet du protestantisme que l'Eglise punie (quitte à brûler à tord et à travers), et j'avoue que ça m'a plus saoulé qu'autre chose (sûrement un souvenir de mes cours à l'IUFM). Bref ce n'est pas un mauvais livre, mais il ne m'a guère charmé, à cause du sujet traité plus que du reste.

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    Couverture du livre « Western girl » de Anne Percin aux éditions Rouergue

    Marie Florence Gaultier sur Western girl de Anne Percin

    Comme j’avais adoré comment (bien) rater ses vacances, une petite merveille de roman pour ados (et grands ados), j’ai chevauché avec grand plaisir le dernier livre d’Anne Percin : Western girl, qui met en scène une jeune fille, Elise, s’apprêtant à passer trois semaines de vacances dans un ranch...
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    Comme j’avais adoré comment (bien) rater ses vacances, une petite merveille de roman pour ados (et grands ados), j’ai chevauché avec grand plaisir le dernier livre d’Anne Percin : Western girl, qui met en scène une jeune fille, Elise, s’apprêtant à passer trois semaines de vacances dans un ranch aux États-Unis, précisément dans l’état du Dakota. Le roman est en fait son journal intime, qu’elle décide de rédiger à l’occasion de ce voyage extraordinaire.
    Tout comme Maxime, le héros de comment bien rater ses vacances, Elise est une jeune fille singulière, qui n’a pas beaucoup d’amis et qui trace sa route sans (presque) se préoccuper des autres. Elle aime l’équitation (jusque là rien d’anormal pour une fille d’aujourd’hui), la danse country (là ça se complique) et la musique qui va avec : donc elle est un peu en décalage avec les jeunes de son âge, qui eux écoutent forcément autre chose !. Son look est assorti à sa passion : chemises de cow-boy et boots à fange. Ajoutons un détail qui a de l’importance (mais qui n’a rien à voir avec ce qui précède) : Elise est rousse (personne n’est parfait) ! Elle part donc avec quelques handicaps par rapport aux filles et garçons du groupe…
    Mais d’où lui est venue cette attirance pour l’american dream ? Petite, ses parents l’ont emmené dans un Buffalo grill… Mais revenons au voyage que ses parents décident de lui offrir, même s’ils ne roulent pas sur l’or (contrairement aux jeunes qui partent avec elle et pour qui un voyage aux Etats-Unis n’est pas du tout original). Elise rencontre d’abord Georgia, à qui elle se confie généreusement et qui ne tarde pas en faire la cible des railleries du groupe…
    Et c’est parti pour un périple amusant de toutes les petites mesquineries que va subir la jeune fille, qui soit dit en passant, se défend plutôt bien. Car elle a un sacré caractère, Elise, et elle refuse qu’on lui bousille son rêve américain…

    J’ai adoré suivre les péripéties de cette jeune fille très attachante, qui raconte au jour le jour ses aventures, ses progressions en équitation, sa perception des autres, le décalage entre l’imagerie rêvée de l’Amérique et la réalité. Ce roman, classique dans sa mise en forme (initiatique), décrit merveilleusement les états d’âme d’une jeune fille sensible,généreuse et ouverte au monde. Il relaie bien les interrogations, les doutes et les victoires qu’Elise vit au jour le jour. Et Anne Percin, avec son talent si particulier, mélange d’humour et de grande finesse, réussit encore une fois à m’éblouir par son récit, même si de petites incohérences subsistent ici ou là (le démarrage de l’histoire d’amour entre Louis et Élise, plutôt bancal, certains personnages un peu trop caricaturaux).

    Et surtout, j’ai appris des tas de trucs, sur le monde du cheval, sur l’Amérique, sur la musique aussi : tous les chapitres portent le titre d’une chanson « emprunté au répertoire country-blues américain ». L’aspect documentaire du roman prend le pas sur les petites gamineries que subit Elise et renforce donc le propos. Un roman à dévorer d’une traite, avec en toile de fond la musique de Johnny Cash.

    Allez voir le blog de l’auteur : il y a de belles découvertes à faire, comme le lien vers deezer où un lecteur assidu d’Anne Percin a regroupé tous les morceaux de musique cités dans le livre (merci « Baggy man »)

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    Couverture du livre « Western girl » de Anne Percin aux éditions Rouergue

    Elise Patteeuw de LES BEAUX TITRES sur Western girl de Anne Percin

    Ou comment avoir 15 ans à nouveau. Western Girl est un roman pour adolescentes (ou pour celles qui le sont restées un peu malgré l'âge...) totalement dépaysant : musique country, crottin de cheval et brin d'herbe entre les dents. On part avec Élise, ado plutôt solitaire et fan de l'univers...
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    Ou comment avoir 15 ans à nouveau. Western Girl est un roman pour adolescentes (ou pour celles qui le sont restées un peu malgré l'âge...) totalement dépaysant : musique country, crottin de cheval et brin d'herbe entre les dents. On part avec Élise, ado plutôt solitaire et fan de l'univers cowboy depuis que ses parents l'ont emmenée au Buffalo Grill lorsqu'elle était petite... Trois semaines de «colo» dans un ranch aux États-Unis. Trois semaines de rêve... enfin presque. C'était sans compter la présence d'un «fils à papa» champion de sauts d'obstacle, aussi agaçant que son sourire n'est ravageur, et d'une peste qui va s'amuser à lui rendre la vie infernale... Le voyage qu'elle attendait tant va-t-il finalement devenir un cauchemar ?
    Anne Percin réussit parfaitement à mélanger belle écriture et langage d'ado, parlant des sujets importants pour eux, sans tomber dans les clichés. On s'identifie tout de suite au personnage d'Élise, et même si la fin est un peu attendue, on ne peut s'empêcher d'avoir le sourire aux lèvres et le coeur qui bat. Comme une vraie ado.