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Anne Pauly

Anne Pauly

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Avis sur cet auteur (11)

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    Couverture du livre « Avant que j'oublie » de Anne Pauly aux éditions Verdier

    Lili0000 sur Avant que j'oublie de Anne Pauly

    Le père de l’autrice décède. Alors qu’il lui a imposé une enfance chahutée par la violence de son alcoolisme, elle devine sa fragilité et sa douceur.

    L’année qui suit le décès est l’occasion de raconter ce père et l’homme qu’il était.

    Un très joli texte sur le deuil et la famille.

    A...
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    Le père de l’autrice décède. Alors qu’il lui a imposé une enfance chahutée par la violence de son alcoolisme, elle devine sa fragilité et sa douceur.

    L’année qui suit le décès est l’occasion de raconter ce père et l’homme qu’il était.

    Un très joli texte sur le deuil et la famille.

    A lire sur les bords de Seine.

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    Couverture du livre « Avant que j'oublie » de Anne Pauly aux éditions Verdier

    Bill sur Avant que j'oublie de Anne Pauly

    Il était alcoolique. Il était violent. Il était malade. 

    Ce père unijambiste, acariâtre, mélancolique vient de mourir.

    Anne expose les circonstances du décès - elle venait tout juste de quitter la chambre d'hôpital faire une pause -clope - la sidération des premiers jours, la préparation...
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    Il était alcoolique. Il était violent. Il était malade. 

    Ce père unijambiste, acariâtre, mélancolique vient de mourir.

    Anne expose les circonstances du décès - elle venait tout juste de quitter la chambre d'hôpital faire une pause -clope - la sidération des premiers jours, la préparation incongrue des obsèques, et puis la maison vide qu'il faut vider.

    Au fil des jours, des découvertes (une mention dans un agenda) elle découvre une autre facette de son père, cet ancien adolescent solitaire  qui n'a pas vécu la vie tranquille dont il rêvait.

    Cet homme qui a dû faire avec, qui a caché ses sentiments - parce que ça ne se faisait pas de les exposer -  qui a noyé sa vie pour mieux la supporter.

    Dans une écriture légère, Anne partage le contenu des boîtes où sont consciencieusement rangées piles électriques neuves et usagées, outils prêts à servir, la collection de Bouddhas et de crucifix, factures acquittées et ces tas de prospectus publicitaires qui engluent les boîtes à lettres.

    Avec humour et perspicacités, elle raconte les cousins, les obsèques (le corbillard s'est perdu en forêt et arrive au cimetière à la nuit tombante, tôt, il est vrai en novembre), le jardin trop ombragé par des arbres jamais taillés et où elle fait des tas de feuilles mortes bien ordonnés. 

    Avec tendresse, elle évoque son frère, leurs façons différentes de réagir au deuil, le rejet puis leurs retrouvailles.

    Un roman / auto-fiction où l'auteur partage sa relation aux parents, lorsqu'après leurs décès les faits, étayés par des courriers, des objets, supplantent les mythologies familiales et les ressentiments.

    Un roman qui sonne tellement vrai, et qui est servi par une écriture simple et pudique.

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    Couverture du livre « Avant que j'oublie » de Anne Pauly aux éditions Verdier

    yves MONTMARTIN sur Avant que j'oublie de Anne Pauly

    Les prix littéraires ont l'avantage de mettre en lumière des livres, à côté desquels on serait peut-être passé. C'est le cas du magnifique premier roman d'Anne Pauly « Avant que j'oublie » qui a reçu le prix Livre Inter 2020.

    Anne la narratrice se retrouve avec son frère Jean-François, leur...
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    Les prix littéraires ont l'avantage de mettre en lumière des livres, à côté desquels on serait peut-être passé. C'est le cas du magnifique premier roman d'Anne Pauly « Avant que j'oublie » qui a reçu le prix Livre Inter 2020.

    Anne la narratrice se retrouve avec son frère Jean-François, leur père vient de mourir d'un arrêt cardiaque. le colosse unijambiste a été foudroyé. Mais avec ce frère taciturne et cassant, elle ne pourra pas partager son chagrin ni les souvenirs. Faut dire que leur enfance a été faite de cris, de drames, un père ivre mort qui court après sa mère un couteau à la main en éructant, des excès d'alcool, de colère et de jalousie.

    Avec une écriture simple et pleine de gouaille, elle va nous raconter la vie quotidienne et ordinaire, des moments dérisoires, mais qui aujourd'hui sont essentiels. Elle revient sur les mois qui ont précédé la mort et le difficile deuil qui suit.

    Car derrière la violence et l'alcool se cachait un contemplatif, gentil, mais brutal, généreux, mais autocentré, dévoré par l'anxiété et la timidité. Un ogre timide, vulnérable et attachant, un juste, un sensible, un silencieux dans la bulle duquel être admis valait toutes les protections
    Anne nous raconte la préparation des obsèques une occasion de réflexions savoureuses sur la religion, depuis toujours elle prend des libertés avec l'église et le camarade Jésus :

    « j'avais coché dans le “Pour préparer la célébration” les textes qui me semblaient possibles, des choses qui s'éloignaient un peu des mystères compliqués de la foi et des fables invraisemblables dans lesquelles on multiplie les pains, on touche des lépreux sans rien attraper et où les morts se lèvent et marchent quand on leur ordonne. »

    Les rituels de la messe, le cimetière. Et puis trier ses affaires et les souvenirs qui remontent. Garder ou jeter, se séparer de choses qui avaient représenté pour lui des mois d'économies.

    « Bien sûr, c'était une autre époque : on recommandait à la population de consommer de la bière les jours de canicule, les gendarmes traquaient les nudistes à Saint-Tropez. Yves Montand roulait à tombeau ouvert, sans ceinture et de nuit pour rejoindre Romy Schneider après s'être enfilé deux trois apéros, et une bonne baffe calmait efficacement les épouses récalcitrantes. »

    Et puis, une fois que la cérémonie est terminée, il y a l'absence, un vide immense. Sa vie ressemble à un dimanche d'hiver, tout est laid, gris, ralenti, obscurci, ankylosé, malgré la présence de sa fiancée joyeuse et du cercle de ses amis sincères.

    Un récit plein de pudeur et de sensibilité, c'est un véritable cri d'amour que lance Anne Pauly, elle aimerait tellement partager encore un instant avec lui, elle voudrait juste parler à son père.

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    Couverture du livre « Avant que j'oublie » de Anne Pauly aux éditions Verdier

    Les Lectures de Cannetille sur Avant que j'oublie de Anne Pauly

    La narratrice vient de perdre son père, décédé d’un cancer. Alors qu’elle range la maison désormais déserte mais encore imprégnée de la présence du vieil homme, elle se remémore sa personnalité atypique et complexe, qui fut si difficile à vivre pour ses proches. Alcoolique et violent,...
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    La narratrice vient de perdre son père, décédé d’un cancer. Alors qu’elle range la maison désormais déserte mais encore imprégnée de la présence du vieil homme, elle se remémore sa personnalité atypique et complexe, qui fut si difficile à vivre pour ses proches. Alcoolique et violent, provocateur et insupportable, cet ours unijambiste cachait pourtant pudiquement une tendresse maladroite et une sensibilité artistique empêchée, que sa fille va s’attacher à retracer au travers des mille objets et souvenirs entassés dans sa tanière : une manière pour elle de faire petit à petit son deuil, en se réconciliant avec ce qu’il fut et ce qu’il lui a laissé.

    Ce roman aux sonorités autobiographiques est émouvant à plusieurs titres : c’est bien sûr le récit d’un deuil, d’une amputation affective avec laquelle il faut apprendre à vivre, mais c’est aussi la réhabilitation d’un père que l’auteur s’applique à révéler pour ce qu’il était vraiment, un long travail nécessaire à son apaisement, pour qu’enfin la réconciliation ait lieu et l’amour puisse retrouver sa place.

    Le langage employé évoque la vie de tous les jours, les mille détails absurdes, drôles ou tragiques, qui, bien au-delà du raccourci des apparences, nous font deviner les secrets parfois touchants d’un homme devenu hérisson, et que seule la fin de vie a rapproché de sa fille. La maladie, l’hôpital, la morgue, les pompes funèbres, l’office religieux et l’enterrement, puis le vide et les souvenirs, sont évoqués sur un ton doux-amer, qui oscille constamment entre le rire et les larmes, narrant avec justesse et sensibilité un cheminement douloureux et nécessaire pour le retour à la vie des survivants.

    Chacun pourra trouver une émotion à sa mesure dans ce récit intimiste à la portée pourtant universelle, où l’amour, trop pudique ou masqué par le quotidien, ne trouve à s’épanouir (ou pas) que lorsqu’il est bien (trop) tard.

Bibliographie de Anne Pauly (1)

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