Anna Hope

Anna Hope

Anna Hope est une actrice et écrivaine. Elle a fait ses études à la Royal Academy of Dramatic Art à Londres, au Wadham College de l'Université d'Oxford, et est titulaire d'un MA en écriture créative de Birkbeck College à Londres en 2001.

Son premier roman, Le chagrin de vivants, est publié chez ...

Voir plus

Anna Hope est une actrice et écrivaine. Elle a fait ses études à la Royal Academy of Dramatic Art à Londres, au Wadham College de l'Université d'Oxford, et est titulaire d'un MA en écriture créative de Birkbeck College à Londres en 2001.

Son premier roman, Le chagrin de vivants, est publié chez Gallimard.  Suivi en 2017 de La salle de bal.

Articles (4)

Avis (53)

  • add_box
    Couverture du livre « La salle de bal » de Anna Hope aux éditions Gallimard

    Maju Twin Books sur La salle de bal de Anna Hope

    J’ai découvert avec plaisir cette autrice anglaise grâce au prix ELLE, elle a d’ailleurs reçu le Grand Prix des lectrices ELLE dans la catégorie ROMAN pour ce livre. Il s’agit de son deuxième roman paru chez Gallimard dans la collection Du Monde Entier. Son premier roman, Le chagrin des vivants,...
    Voir plus

    J’ai découvert avec plaisir cette autrice anglaise grâce au prix ELLE, elle a d’ailleurs reçu le Grand Prix des lectrices ELLE dans la catégorie ROMAN pour ce livre. Il s’agit de son deuxième roman paru chez Gallimard dans la collection Du Monde Entier. Son premier roman, Le chagrin des vivants, est déjà sur ma liste de livres à lire !
    Ce roman mêlant faits historiques et histoire d’amour est une très belle découverte ! Comme trame de fond, l’autrice a choisi la situation dans les asiles d’aliénés au début du siècle en Grande-Bretagne. Dans ces établissements, les patients étaient traités d’une manière inhumaine et j’ai découvert cette partie sombre de l’histoire britannique. On suit trois personnages, Ella, John et le Dr. Fuller. Ce dernier s’intéresse aux thèses eugénistes en vogue à l’époque et j’ai aimé la façon dont l’autrice a traité ce sujet. On y apprend l’implication de Churchill, alors ministre de l’Intérieur et c’est assez édifiant, je ne connaissais pas ces prises de position. L’Histoire ainsi présente en toile de fond dans le roman est une composante que j’aime beaucoup dans les romans, cela donne une autre dimension au récit et le rend plus réaliste. La salle de bal du titre est le lieu où se retrouvent Ella et John, chacune de ses scènes est très sobre et l’histoire d’amour entre eux n’est pas niaise et se construit petit à petit dans cet environnement sombre. J’ai aimé cette retenue et cette subtilité de la part de l’autrice.

    L’écriture est magnifique, recherchée et je veux souligner la qualité de la traduction d’Élodie Leplat. J’ai adoré le style et j’ai trouvé le roman très abouti. Je me suis laissé complètement emporter par l’histoire, les deux personnages Ella et John sont particulièrement attachants et j’ai aimé détester le médecin au fur et à mesure qu’il se laissait tenter par l’eugénisme. La fin est très réussie et je n’ai pas pu le lâcher jusqu’à l’épilogue. En bonus, on en apprend plus sur la réalité historique de ces asiles dans les notes de l’autrice à la fin du livre et c’était très appréciable.

  • add_box
    Couverture du livre « Le chagrin des vivants » de Anna Hope aux éditions Gallimard

    Stéphanie Giovinazzo Cissoko sur Le chagrin des vivants de Anna Hope

    Le roman d'Anna Hope se déroule sur cinq jours, cinq jour de 1920, du 7 au 11 novembre, les cinq jours avant la cérémonie en l'honneur du soldat inconnu, ce soldat choisi parmi les nombreux corps gisant sur les champs de bataille en France, parallèlement nous suivons trois femmes que la guerre a...
    Voir plus

    Le roman d'Anna Hope se déroule sur cinq jours, cinq jour de 1920, du 7 au 11 novembre, les cinq jours avant la cérémonie en l'honneur du soldat inconnu, ce soldat choisi parmi les nombreux corps gisant sur les champs de bataille en France, parallèlement nous suivons trois femmes que la guerre a frappé, trois femmes touchées par le deuil et qui tente de vivre avec leur chagrin, avec la perte d'un être cher.
    Evelyne Montfort est ce que l'on nommait une vieille fille, son amour a perdu la vie en France. Sa colère et son amertume lui ont fait prendre le risque de travailler dans les usines d'armement malgré leur dangerosité, aujourd'hui c'est au bureau des pensions militaires qu'elle travaille et y rencontre nombres d'anciens soldats, qu'elle y retrouve les dégâts de la guerre. C'est un personnage fort du roman qui m'a beaucoup intéressé, Evelyne se protège de la douleur et du chagrin par une colère sourde, se coupant du monde et de sa famille, pour elle il lui est totalement impossible de continuer à sourire.
    Ada Hart est une mère de famille dont le fils unique a perdu la vie à la guerre, le corps n'ayant pas été rapatrié elle a du mal à faire son deuil et voit son fils partout, elle refuse ce qui est pourtant évident au point de devenir elle même un fantôme. Ce qu'elle attend c'est une explication, qu'est-il arrivé à son fils? mais surtout pourquoi l'avoir laissé partir. Le chagrin et la culpabilité ne font pas bon ménage. C'est un personnage très meurtri.
    Henrietta Burns est une jeune femme de 19 ans danseuse de compagnie au Palais à Hammersmith où se réunissait la classe ouvrière, son père n'est pas revenu du front et son frère ne se remet pas des atrocités vues à la guerre. Elle rencontre toutes sortes de soldat sur la piste de danse et repère les faiblesses physiques de chacun, jusqu'à sa rencontre avec un homme qu'elle a du mal à cerner, ses blessures à lui sont d'un autre ordre. C'est le seul personnage qui porte un peu d'espoir en l'avenir.
    Ces trois femmes vont être liées par un fil invisible pendant ces cinq jours qui leurs feront reprendre goût à la vie en osant enfin parler.

    Ce livre est un hommage aux femmes de la classe ouvrière de cette époque qui n'ont pas pu faire entendre leur voix et crier leur chagrin; elles sont restées silencieuses car ça ne se faisait pas d'étaler ses émotions pourtant elles auraient aimé comprendre, auraient aimé qu'on leur explique pourquoi le corps d'un mari, d'un frère, d'un père n'a pas été rapatrié. Sans corps il est difficile de faire son deuil, la tombe du soldat inconnu, fil conducteur du roman, constitue donc la tombe de tous ceux qui n'ont pas pu rentrer chez eux et participe ainsi à la guérison de cette blessure collective. L'Angleterre toute entière sera désormais unie dans le deuil.

    Un premier roman remarquable qui nous fait vivre l'époque difficile de la reconstruction, le climat social de l'époque est bien rendu, tous ces hommes revenus de la guerre souvent infirme obligés de mendier ou de devenir colporteur s'ils ont un peu de chance. L'intrigue est délicate et le récit poignant, le côté historique du roman m'a vraiment passionné, l'état d'esprit de tous ces survivants de la boucherie que fût la première guerre demeurent d'un grand intérêt.

    Un grand merci à Babelio et aux éditions Gallimard pour cette fabuleuse découverte ainsi que pour la rencontre organisée avec Anna Hope, un moment très sympathique pendant lequel l'auteur a pu nous dire un petit mot sur son prochain roman.

  • add_box
    Couverture du livre « La salle de bal » de Anna Hope aux éditions Gallimard

    Nathalie Chartier sur La salle de bal de Anna Hope

    Un roman comme je les aime, une fiction basée sur des faits réels qui commence pour l’auteure par la découverte de son histoire familiale (le roman est dédié à son arrière-arrière grand-père ayant été interné), agrémenté de personnages attachants, le tout porté pour une très belle écriture et...
    Voir plus

    Un roman comme je les aime, une fiction basée sur des faits réels qui commence pour l’auteure par la découverte de son histoire familiale (le roman est dédié à son arrière-arrière grand-père ayant été interné), agrémenté de personnages attachants, le tout porté pour une très belle écriture et une émotion palpable au fil des pages.
    Tout d’abord Ella, toute jeune fille sans autre avenir depuis ses 8 ans que celui de travailler tous les jours dans une filature et de mener une vie rude, qui se retrouve un jour dans cet asile de Sharston en 1911 tout simplement pour avoir brisé une vitre de la filature dans laquelle elle travaillait.
    Elle y rencontre Clem d’un milieu social plus privilégié, cultivée, grande lectrice qui a refusé un mariage arrangé.
    Ella va faire l’expérience d’une autre vie rude, privée de liberté puisque les femmes ont interdiction de sortir du bâtiment.
    Elle croisera John un irlandais taciturne qui lui travaille à l’extérieur, à creuser des tombes des anonymes qui sont enterrés, puis aux champs.
    Ces deux-là ne devraient pas se rencontrer puisqu’hommes et femmes vivent séparés.
    Pourtant, chaque vendredi le Docteur Fuller anime un bal. Il sélectionne les patients et les scrute testant une méthode visant à utiliser la musique pour mieux les observer. Il est convaincu par les théories eugénistes de l’époque pas loin de confondre indigence et folie.
    Après tout, procéder à la stérilisation des pauvres et faibles d’esprit pourrait résoudre le problème de la pauvreté. Fuller est très tourmenté, il lutte aussi contre ses démons, sa carrière modeste, le manque de reconnaissance de sa famille et le trouble qu’il combat à la vision de certains hommes, notamment John.
    Une belle maîtrise de l’écriture, une émotion palpable, des personnages attachants y compris les personnages secondaires, même Fuller et ses obsessions.
    Il est aussi question de la condition des femmes, la punition réservée à Clem sera de la priver de lecture, car Fuller est persuadé que « la lecture pratiquée avec excès est dangereuse pour l’esprit féminin ».
    Un vrai coup de cœur que ce roman !
    Je conseille également de lire attentivement la note de l’auteure en fin du roman qui éclaire sur ses motivations, son travail, ses recherches et donne un éclairage intéressant sur les théories de l’époque, reprises quelques années plus tard par le IIIème Reich, jamais vraiment oubliées. J’ai d’ailleurs été très étonnée d’apprendre que Churchill (alors ministre) était ouvert à ces théories eugénistes.
    Lu dans le cadre du Jury Lectrices de Elle 2018

  • add_box
    Couverture du livre « La salle de bal » de Anna Hope aux éditions Gallimard

    La Bibliothèque de Juju sur La salle de bal de Anna Hope

    Romanesque, virtuose, bouleversant.
    Ce roman d'Anna Hope m'a emporté. Il souffle sur ce livre la force des grands écrivains. Un petit régal.
    L'intrigue se déroule dans l'asile de Sharston, dans le Yorkshire, en 1911. A cette époque, des maladies telles qu'un burn-out, une dépression ou...
    Voir plus

    Romanesque, virtuose, bouleversant.
    Ce roman d'Anna Hope m'a emporté. Il souffle sur ce livre la force des grands écrivains. Un petit régal.
    L'intrigue se déroule dans l'asile de Sharston, dans le Yorkshire, en 1911. A cette époque, des maladies telles qu'un burn-out, une dépression ou l'anorexie vous menaient tout droit à l'asile. Ainsi, trois personnages nous comptent chacun leur tour leur vie au sein de l'institution psychiatrique.
    Ella. Nouvelle internée après avoir brisée une vitre dans l'usine où elle travaille.
    John. Dont on comprendra petit à petit les raisons de son internement.
    Charles. Médecin de l'institution, musicien passionné.
    Et ce bal du vendredi soir qui les réunira ? Les détruira ? Je vous laisse en juger car vous devez lire ce livre, perle des sorties 2017.
    Anna Hope nous emporte à la suite de ses personnages. Je n'ai pu lâcher ce livre si subtilement écrit. Il se dévore. Littéralement. Un grand souffle romanesque traverse cet ouvrage. On passe d'émotion à consternation, les sentiments y sont subtils, la description de l'époque effarante.

Discussions autour de cet auteur

Il n'y a pas encore de discussion sur cet auteur

Soyez le premier à en lancer une !