Anna Hope

Anna Hope

Anna Hope est une actrice et écrivaine. Elle a fait ses études à la Royal Academy of Dramatic Art à Londres, au Wadham College de l'Université d'Oxford, et est titulaire d'un MA en écriture créative de Birkbeck College à Londres en 2001.

Son premier roman, Le chagrin de vivants, est publié chez ...

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Anna Hope est une actrice et écrivaine. Elle a fait ses études à la Royal Academy of Dramatic Art à Londres, au Wadham College de l'Université d'Oxford, et est titulaire d'un MA en écriture créative de Birkbeck College à Londres en 2001.

Son premier roman, Le chagrin de vivants, est publié chez Gallimard.  Suivi en 2017 de La salle de bal.

Articles (4)

Avis (52)

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    Couverture du livre « La salle de bal » de Anna Hope aux éditions Gallimard

    Sandrine Blicq sur La salle de bal de Anna Hope

    Le sujet du roman est passionnant, même si je trouve que le thème de la folie (ou de ce qui était, à l'époque de ce roman) est un peu trop survolé- l'histoire d'amour est belle. Et la pensée que l'amour puisse guérir un homme est fort jolie.

    Les personnages principaux, Ella, John, sont...
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    Le sujet du roman est passionnant, même si je trouve que le thème de la folie (ou de ce qui était, à l'époque de ce roman) est un peu trop survolé- l'histoire d'amour est belle. Et la pensée que l'amour puisse guérir un homme est fort jolie.

    Les personnages principaux, Ella, John, sont magnifiques. Charles est tellement ambigu, j'aime beaucoup ce personnage, ses failles sont très bien écrites. Ce qui l'abime, cette conscience inconsciente que s'il suit sa propre ligne de pensée il devrait être enfermé avec les autres, cette fragilité qu'il tente tant de cacher restent très émouvantes.

    Les personnages secondaires sont intéressants, j'aurais aimé savoir ce qu'il est advenu de Dan, si attachant, j'aurais aimé en savoir plus sur Clem également, quelle fut son histoire avant d'arriver à l'asile, quelles étaient ses aspirations.

    Mon bémol porte sur les personnes plus secondaires, à peine esquissés. Évidemment, le roman serait encore plus épais mais serait-ce si grave ?

    Je suis sous le charme malgré un pincement. J'aurais vraiment préféré que le thème principal (se retrouver dans un asile, entouré et de gens mentalement atteint et de personnes plus équilibrée ayant quelques défaillances de vie (dépression, anorexie) soit plus exploré. Ce qui explique et ma note et un que-quasi-coup de coeur.

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    Couverture du livre « La salle de bal » de Anna Hope aux éditions Gallimard

    Valérie L. sur La salle de bal de Anna Hope

    J'avais lu le précédent roman d'Anna Hope et j'avais eu l'impression que tout le monde l'avait aimé, sauf moi. Je m'y étais ennuyée, n'arrivant pas à m'attacher à ces femmes, touchée néanmoins par un ou deux passages. J'ai donc hésité mais le thème de celui-ci, le traitement des patients dans...
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    J'avais lu le précédent roman d'Anna Hope et j'avais eu l'impression que tout le monde l'avait aimé, sauf moi. Je m'y étais ennuyée, n'arrivant pas à m'attacher à ces femmes, touchée néanmoins par un ou deux passages. J'ai donc hésité mais le thème de celui-ci, le traitement des patients dans les asiles d'aliénés me tentait beaucoup. Le fait qu'il arrive entre mes mains par le biais du Prix Elle des lycéennes a précipité ma lecture. Tout commençait bien, la description de l'usine de filature et l'arrivée d'Ella à l'asile m'ont intéressée. Mais très vite, l'auteure centre toute son attention sur quatre personnages, Ella, Clem, John, trojs patients et un médecin. Or, j'aurais aimé en apprendre davantage sur la gestion des lieux plutôt que de ne suivre que le parcours d'un médecin raté mélomane, qui rêve de se faire remarquer par Churchill pour ses projets eugénistes. Certains morceaux de l'intrigue m'ont semblé bien convenus et je n'adhère pas à l'écriture. Et comme avec Ces rêves qu'on piétine, j'ai été gênée par la fausse lettre attribuée à Churchill (j'ai tout de même appris ici qu'il fut porté sur l'eugénisme). Si je finis pas lui laisser une dernière chance, je la lirai en version originale pour voir si l'effet est le même. Me voilà donc bien seule à rester insensible à la plume et aux intrigues de cette auteure. Sur le même thème, j'ai de loin préféré La disparition d'Esme Lennox de Maggie O'Farrell.

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    Couverture du livre « La salle de bal » de Anna Hope aux éditions Gallimard

    Lilia Tak-Tak sur La salle de bal de Anna Hope

    « J’ai cassé une fenêtre. A la filature. Hier. Je suis désolée. Je rembourserai. Mais je ne suis pas folle. »
    Angleterre, hiver 1911, dans un sursaut d’humeur, Ella Fay, une jeune irlandaise, brise une vitre de la filature dans laquelle elle travaille depuis l’enfance. Un geste qui la conduit...
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    « J’ai cassé une fenêtre. A la filature. Hier. Je suis désolée. Je rembourserai. Mais je ne suis pas folle. »
    Angleterre, hiver 1911, dans un sursaut d’humeur, Ella Fay, une jeune irlandaise, brise une vitre de la filature dans laquelle elle travaille depuis l’enfance. Un geste qui la conduit tout droit à l’asile d’aliénés de Sharston dans le Yorkshire, une institution sordide où elle espère être rapidement libérée. Mais le temps passe et elle doit se frotter à cet univers qui sépare les hommes et les femmes, à la rudesse des infirmières, aux questions du Docteur Charles Fuller, aux autres pensionnaires dont Clem. Il y a tout de même les vendredis dans la salle de bal, une idée du Docteur Charles Fuller pour guérir les patients. Et surtout John Mulligan, un « irlandais mélancolique ».
    Au son du piano, Ella et John s’envolent dans une valse, puis deux, puis trois. Leur cœur s’emballe et les voilà loin de Sharston mais le Docteur Charles Fuller ne l’entend pas de cette manière.
    On se laisse enivré le temps d’une valse et l’on découvre avec plaisir une histoire d’amour dans un contexte d’études expérimentales sur les « faibles d’esprit ». Une valse à trois temps qui donne, tour à tour, la voix à Ella, John puis Charles.
    A travers ce récit romanesque plein de poésie, Anna Hope manie avec une grande dextérité toute une palette d’émotions. Elle nous invite également à réfléchir à la définition de la folie dans l’Angleterre des années 1900. Période de crise économique, durant laquelle, Winston Churchill, alors ministre de l’intérieur, s’intéressait fortement à l’eugénisme.
    Une écriture sublime. Un roman fort et intense. Un très bel hommage à l’arrière-arrière-grand-père d’Anna Hope qui a été interné en 1909 dans le Yorkshire. Je le recommande vivement !
    https://lamadeleinedelivres.blogspot.fr

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    Couverture du livre « La salle de bal » de Anna Hope aux éditions Gallimard

    Maju Twin Books sur La salle de bal de Anna Hope

    J’ai découvert avec plaisir cette autrice anglaise grâce au prix ELLE, elle a d’ailleurs reçu le Grand Prix des lectrices ELLE dans la catégorie ROMAN pour ce livre. Il s’agit de son deuxième roman paru chez Gallimard dans la collection Du Monde Entier. Son premier roman, Le chagrin des vivants,...
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    J’ai découvert avec plaisir cette autrice anglaise grâce au prix ELLE, elle a d’ailleurs reçu le Grand Prix des lectrices ELLE dans la catégorie ROMAN pour ce livre. Il s’agit de son deuxième roman paru chez Gallimard dans la collection Du Monde Entier. Son premier roman, Le chagrin des vivants, est déjà sur ma liste de livres à lire !
    Ce roman mêlant faits historiques et histoire d’amour est une très belle découverte ! Comme trame de fond, l’autrice a choisi la situation dans les asiles d’aliénés au début du siècle en Grande-Bretagne. Dans ces établissements, les patients étaient traités d’une manière inhumaine et j’ai découvert cette partie sombre de l’histoire britannique. On suit trois personnages, Ella, John et le Dr. Fuller. Ce dernier s’intéresse aux thèses eugénistes en vogue à l’époque et j’ai aimé la façon dont l’autrice a traité ce sujet. On y apprend l’implication de Churchill, alors ministre de l’Intérieur et c’est assez édifiant, je ne connaissais pas ces prises de position. L’Histoire ainsi présente en toile de fond dans le roman est une composante que j’aime beaucoup dans les romans, cela donne une autre dimension au récit et le rend plus réaliste. La salle de bal du titre est le lieu où se retrouvent Ella et John, chacune de ses scènes est très sobre et l’histoire d’amour entre eux n’est pas niaise et se construit petit à petit dans cet environnement sombre. J’ai aimé cette retenue et cette subtilité de la part de l’autrice.

    L’écriture est magnifique, recherchée et je veux souligner la qualité de la traduction d’Élodie Leplat. J’ai adoré le style et j’ai trouvé le roman très abouti. Je me suis laissé complètement emporter par l’histoire, les deux personnages Ella et John sont particulièrement attachants et j’ai aimé détester le médecin au fur et à mesure qu’il se laissait tenter par l’eugénisme. La fin est très réussie et je n’ai pas pu le lâcher jusqu’à l’épilogue. En bonus, on en apprend plus sur la réalité historique de ces asiles dans les notes de l’autrice à la fin du livre et c’était très appréciable.

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