Anna Hope

Anna Hope

Anna Hope est une actrice et écrivaine. Elle a fait ses études à la Royal Academy of Dramatic Art à Londres, au Wadham College de l'Université d'Oxford, et est titulaire d'un MA en écriture créative de Birkbeck College à Londres en 2001.

Son premier roman, Le chagrin de vivants, est publié chez ...

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Anna Hope est une actrice et écrivaine. Elle a fait ses études à la Royal Academy of Dramatic Art à Londres, au Wadham College de l'Université d'Oxford, et est titulaire d'un MA en écriture créative de Birkbeck College à Londres en 2001.

Son premier roman, Le chagrin de vivants, est publié chez Gallimard.  Suivi en 2017 de La salle de bal.

Articles (4)

Avis (52)

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    Couverture du livre « La salle de bal » de Anna Hope aux éditions Gallimard

    Fanfan La Tulipe sur La salle de bal de Anna Hope

    Un livre sublime! Une histoire d'amour dans un asile en Angleterre au début du siècle. C'est beau, c'est bien écrit, c'est vraisemblable. Un chef d'œuvre que je propulse illico dans mon top 10!

    Un livre sublime! Une histoire d'amour dans un asile en Angleterre au début du siècle. C'est beau, c'est bien écrit, c'est vraisemblable. Un chef d'œuvre que je propulse illico dans mon top 10!

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    Couverture du livre « La salle de bal » de Anna Hope aux éditions Gallimard

    Miss Marple sur La salle de bal de Anna Hope

    Que voilà un livre épatant, comme aurait dit Jean d'Ormesson, épatant à plus d'un titre :

    C'est une belle histoire d'amour et de haine qui s'étend sur vingt cinq ans dans une région déshéritée et rurale de l'Angleterre au début du XXeme siècle, le Yorkshire.
    Où nous découvrons l'...
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    Que voilà un livre épatant, comme aurait dit Jean d'Ormesson, épatant à plus d'un titre :

    C'est une belle histoire d'amour et de haine qui s'étend sur vingt cinq ans dans une région déshéritée et rurale de l'Angleterre au début du XXeme siècle, le Yorkshire.
    Où nous découvrons l' épouvantable réalité des asiles, rendus célèbres par Dickens ou encore Charlie Chaplin. Il nous introduit dans un monde douloureux où les gens «  bien » ont la haute main sur les «  pauvres, d'esprit ou de moyens » ;ainsi nous y apprenons ce qu'était l’eugénisme, qui avait débuté bien avant les expériences de Hitler et non pas en Allemagne mais en Angleterre,
    Mais surtout il nous enchante par les descriptions charmantes et pleines de détails oubliés de nous citadins, de la campagne environnante, tout en approfondissant la connaissance de l'âme humaine et de ses recoins sombres ou de ses zones claires et lumineuses.
    Une histoire d'amour dis-je, entre deux rejetés, deux naufragés de la vie, enfermés là, laissés au bon plaisir, au bon désir, des autorités, au milieu de dizaines, de centaines d'autres, soumis aux mêmes rigueurs pour des raisons tout aussi obscures.

    Trois personnages principaux dont les voix s'accordent ou se désaccordent sur un même événement, un chapitrage facile et clair, une histoire tortueuse pour chacun d'eux et une jalousie qui se transformera en haine de la part du «  puissant », dans les mains duquel un scalpel… révélera toute la frustration et la honte enfouie au fond de son âme.

    Tout ceci servi par une langue merveilleuse, excellemment traduite par Elodie Leplat qui a su mettre en français toute la poésie nécessaire pour rendre lisible et supportable l'horreur de cette vie .
    L'auteure nous explique que les recherches nécessaires à l'écriture de ce roman lui ont révélé ce qu'avait pu être le quotidien de son arrière arrière grand-père, enfermé dans un de ces asiles d'où il n'était pas ressorti vivant.
    De nombreuses citations médicales et politiques émaillent ce livre , nous lisons ainsi les signatures de Léonard Darwin, fils de, également celle de Winston Churchill alors ministre de l'intérieur et nous allons vérifier, enfin je suis allée vérifier ces dires car les termes choisis sont à peine croyables, penser stériliser hommes et femmes, pour une fois les hommes car c'est plus facile !! afin de résoudre le problème de la pauvreté.

    Bref.. une lecture enrichissante, passionnante jusqu'à la fin.

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    Couverture du livre « La salle de bal » de Anna Hope aux éditions Gallimard

    Sophie Wag sur La salle de bal de Anna Hope

    Un petit bijou! Ce livre basé sur des faits réels est un vrai plaisir de lecture. Les personnages sont très touchants et l'on s'attache à eux comme s'ils appartenaient à notre famille. les conditions de "détention" dans les asiles au début du siècle étaient épouvantables, il ne faisait pas bon...
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    Un petit bijou! Ce livre basé sur des faits réels est un vrai plaisir de lecture. Les personnages sont très touchants et l'on s'attache à eux comme s'ils appartenaient à notre famille. les conditions de "détention" dans les asiles au début du siècle étaient épouvantables, il ne faisait pas bon avoir été déclaré fou par un membre de son entourage.
    Je recommande chaudement ce livre que j'ai adoré!

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    Couverture du livre « La salle de bal » de Anna Hope aux éditions Gallimard

    Jean-Paul Degache sur La salle de bal de Anna Hope

    La salle de bal est un livre dans lequel j’ai plongé et que j’ai dévoré avec émotion, angoisse et souvent un sentiment de révolte tout en appréciant le talent d’Anna Hope pour me faire sentir quantité d’odeurs, odeurs humaines, bestiales, naturelles ou artificielles.

    Après un bref prologue se...
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    La salle de bal est un livre dans lequel j’ai plongé et que j’ai dévoré avec émotion, angoisse et souvent un sentiment de révolte tout en appréciant le talent d’Anna Hope pour me faire sentir quantité d’odeurs, odeurs humaines, bestiales, naturelles ou artificielles.

    Après un bref prologue se passant en Irlande, en 1934, prologue que j’ai oublié bien vite mais que Ghislaine m’a rappelé fort judicieusement quand j’ai refermé le livre, l’auteure revient en 1911, s’attachant aux pas d’Ella, jeune femme irlandaise encadrée par d’autres femmes en uniforme puis amenée dans une salle où elle découvre une centaine de lits occupés par des congénères qui hurlent, chantent ou crient… Le décor est planté. Ella vient d’être enfermée dans l’asile de Sharston alors qu’elle ne pouvait plus supporter son travail à la filature et qu’elle avait brisé une vitre pour avoir un peu d’air : « Elle n’avait personne pour prendre sa défense ici, nul être pour se faire son écho, rien pour expliquer qui elle était ou aurait pu être. »
    Second personnage qui va revenir régulièrement, le Docteur Charles Fuller, médecin-chef adjoint, apporte de bonnes idées comme la musique mais il est séduit par les thèses eugéniques qui fleurissent dès le début du XXe siècle et trouveront leur apogée avec le nazisme. C’est peu connu mais les thèses de pureté de la race étaient en vogue dans d’autres pays d’Europe dont l’Angleterre et les déclarations de Churchill, à l’époque, font froid dans le dos. Pour lui, la stérilisation des malades mentaux est nécessaire.
    Enfin, voici John Mulligan que nous suivons en alternance avec Ella et Charles. Avec son ami Dan, ils creusent des tombes pour caser six corps, ceux des malades qu’on laisse mourir à l’asile. Dan est une force de la nature et son aide est précieuse pour John.
    Ella, ouvrière bambrocheuse, celle qui remplace les bobines de fil terminées par de nouvelles, dès l’âge de 8 ans, n’a pas pu apprendre à lire. D’abord révoltée, elle comprend : « Être sage, c’était survivre. » Elle se lie à Clem, jeune femme dont l’internement pose aussi question mais qui se réfugie dans la lecture. Toutes les deux, elles effectuent un parcours terriblement humain et émouvant surtout lorsque Clem lui lit les lettres qu’elle reçoit d’un homme...
    Sans dévoiler la suite de l’histoire, il faut tout de même parler de cette fameuse salle de bal qui a bien existé. Pour y aller, il fallait être choisi par le personnel et c’est Charles qui mène le petit orchestre. C’est le seul endroit où femmes et hommes peuvent se rencontrer et danser, véritable bol d’air, seul petit plaisir hebdomadaire dans une vie de contraintes et de privations.

    Les saisons s’écoulent mais l’été caniculaire de cette année 1911 cause bien des bouleversements. La salle de bal est un roman formidable d’humanité, roman qu’Anna Hope a dédié à son arrière-arrière-grand-père interné dans cet asile qui lui a servi de modèle, le West Riding Mental Hospital, dans le Yorkshire, hôpital fermé en 2003.

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