Anna Hope

Anna Hope

Anna Hope est une actrice et écrivaine. Elle a fait ses études à la Royal Academy of Dramatic Art à Londres, au Wadham College de l'Université d'Oxford, et est titulaire d'un MA en écriture créative de Birkbeck College à Londres en 2001.

Son premier roman, Le chagrin de vivants, est publié chez ...

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Anna Hope est une actrice et écrivaine. Elle a fait ses études à la Royal Academy of Dramatic Art à Londres, au Wadham College de l'Université d'Oxford, et est titulaire d'un MA en écriture créative de Birkbeck College à Londres en 2001.

Son premier roman, Le chagrin de vivants, est publié chez Gallimard.  Suivi en 2017 de La salle de bal.

Articles (4)

Avis (53)

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    Couverture du livre « Le chagrin des vivants » de Anna Hope aux éditions Gallimard

    lise lise sur Le chagrin des vivants de Anna Hope

    Je vous conseille de vous précipiter vers ce livre qui raconte l'Aftermath, l'après-guerre britannique, et fait état, au travers du regard des femmes, des fiancées, des soeurs des soldats, du traumatisme de la Première Guerre Mondiale auprès de toute une génération d'anglais.
    Anna Hope n'est...
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    Je vous conseille de vous précipiter vers ce livre qui raconte l'Aftermath, l'après-guerre britannique, et fait état, au travers du regard des femmes, des fiancées, des soeurs des soldats, du traumatisme de la Première Guerre Mondiale auprès de toute une génération d'anglais.
    Anna Hope n'est pas Virginia Woolf, mais on ne peut s'empêcher de penser à cette auteure à la lecture du livre, tant les voix sont réalistes, vivantes. C'est un livre sur le deuil mais ce n'est pas un livre mortifère, c'est un livre qui raconte comment on peut survivre au pire. Très très beau roman!

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    Couverture du livre « Le chagrin des vivants » de Anna Hope aux éditions Gallimard

    CELINE HUET-AMCHIN sur Le chagrin des vivants de Anna Hope

    Hier paraissait en France aux éditions Gallimard le premier roman de Anna Hope : "Le chagrin des vivants" ("Wake" dans son pays d'origine qui est le Royaume Uni).

    A cette occasion, la prestigieuse maison littéraire organisait une rencontre avec l'écrivain en partenariat avec Babelio et...
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    Hier paraissait en France aux éditions Gallimard le premier roman de Anna Hope : "Le chagrin des vivants" ("Wake" dans son pays d'origine qui est le Royaume Uni).

    A cette occasion, la prestigieuse maison littéraire organisait une rencontre avec l'écrivain en partenariat avec Babelio et Lecteurs.com.

    J'ai eu la chance d'être sélectionnée et j'étais donc présente à cette fin de journée/début de soirée fort réussie et vraiment très intéressante ! O:-)

    Anna Hope s'est très sympathiquement prêtée aux jeux des questions/réponses et elle a su nous captiver, nous expliquer le pourquoi du comment.

    Ce livre nous propose de revenir sur un triste évènement, l'attente de la cérémonie du soldat inconnu qui marquait à sa manière la fin officielle de la Première Guerre Mondiale, à travers trois portraits de femmes.

    "Dehors, la pluie tombe sans bruit, les feuilles en décomposition amortissant sa chute. Ada, allongée, les yeux ouverts, pense à son fils. A l'endroit indéterminé où il gît en France et si là-bas il pleut."

    "Alors que le silence s'étire, quelque chose devient manifeste. Il n'est pas là. Son fils n'est pas à l'intérieur de cette boîte. Et pourtant elle n'est pas vide. Elle est pleine d'un chagrin retentissant : le chagrin des vivants. Mais son fils n'est pas là."

    Au-delà de l'écriture qui est remarquable (excellente traduction il faut le noter), les pages trouvent leur rythme dans la temporalité (l'histoire se situe du 7 au 11 novembre 1920) et dans les personnages (trois histoires se font écho).
    Si au départ j'avoue avoir eu un peu de mal à me plonger dedans, une fois ancrée je ne l'ai pas lâché !

    C'est en effet un premier roman dense, intense (elle a mis trois années à l'écrire), nécessaire par son sujet que nous offre Anna Hope.
    L'atmosphère de l'époque est parfaitement décrite, sans que l'on soit abreuvé de documentations historiques. We can smell it!

    Alors comment un auteur qui n'a pas vécu un tel drame peut-elle réussir cela ?

    C'est une des questions que nous lui avons posé hier : elle a baigné dedans indirectement grâce à son père, féru d'Histoire.
    Voilà donc d'où lui vient l'essence de cette magnifique résilience collective.

    Ce livre n'est pas triste. Il montre comment les femmes ont fait pour rester vivantes, pour essayer d'accepter, pour (ré)apprendre à vivre.

    Lors des échanges, Anna Hope a reconnu son intérêt particulier pour Virginia Woolf, Michael Cunningham ("The hours") que l'on peut déceler à la lecture.
    Au passage pour celles et ceux qui ne le savent pas, avant d'écrire elle jouait (série "Docteur Who" notamment). On ressent bien, dès le début et elle nous l'a confirmé, qu'elle avait imaginé les trois personnages comme on distribue des rôles.

    L'écrivain nous a confié que son second roman paraîtra en Angleterre dans trois semaines.
    Il se déroulera dans un asile où son arrière arrière grand-père est mort et et où se trouvait une salle de bal sublime...

    Encore un GRAND MERCI à Gallimard et à Lecteurs sans qui je serais sans doute passée à côté d'un beau et bluffant premier roman.

    Ma chronique sur http://www.arthemiss.com/le-chagrin-des-vivants-de-anna-hope/

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    Couverture du livre « Le chagrin des vivants » de Anna Hope aux éditions Gallimard

    Nicole Grundlinger sur Le chagrin des vivants de Anna Hope

    Cette époque de l'après Grande guerre semble être une importante source d'inspiration pour les romanciers britanniques de notre époque. On dirait bien que les cicatrices sont encore trop apparentes et les séquelles très présentes dans l'inconscient collectif. J'avais déjà beaucoup apprécié le...
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    Cette époque de l'après Grande guerre semble être une importante source d'inspiration pour les romanciers britanniques de notre époque. On dirait bien que les cicatrices sont encore trop apparentes et les séquelles très présentes dans l'inconscient collectif. J'avais déjà beaucoup apprécié le roman d'Elizabeth Speller, Le retour du capitaine Emmett, un polar qui prenait appui sur les secrets enfouis de cette terrible guerre et sur les traumatismes engendrés. Le chagrin des vivants s'inscrit dans cette veine et propose avec beaucoup de finesse, la photographie d'une époque, illustrée par trois magnifiques portraits de femmes.

    Nous sommes donc en 1920 et Londres s'apprête à accueillir la dépouille du soldat inconnu pour une grandiose cérémonie du souvenir, deux ans pile après l'armistice. Le Royaume Uni est encore sous le choc des ravages de cette guerre, des pertes humaines qui se comptent par dizaines de milliers, des drames personnels enfouis dans la nasse de l'Histoire et donc le plus souvent ignorés ou volontairement passés sous silence. Pas une famille qui n'ait été touchée de près ou de loin par la tourmente. Avec pour résultat des chagrins enfouis, des questions sans réponse qui vous grignotent de l'intérieur comme un cancer. Difficile d'afficher un drame individuel face à la douleur collective.

    Les trois femmes que l'auteure nous propose de suivre sont bien entendu dans la situation de l'ensemble de la population, touchées, meurtries, abîmées... mais toujours debout. En faisant des allers-retours entre leurs histoires et le parcours du convoi ramenant le soldat inconnu, Anna Hope tricote avec beaucoup de maestria une intrigue mêlant l'indispensable reconstruction collective d'une nation qui a besoin de se retrouver autour d'une même commémoration et les destins personnels d'êtres qui ne pourront continuer à vivre qu'en dépassant leur douleur. Elle parvient également à nous faire sentir la ferveur naissante autour de ce soldat qui représente pour chacune des personnes présentes au passage du cortège une opportunité d'identification et quelque part, le début du pardon.

    On suit avec un intérêt grandissant les cheminements des trois femmes au cours des cinq jours que choisit de raconter l'auteure. La douleur d'Ada dont le fils est mort en 1917 mais qui attend toujours une explication claire des circonstances de son décès ; une mère qui se sent coupable de n'avoir pas protégé son fils et se trouve incapable de faire son deuil. Le désarroi d'Hettie, jeune fille de dix-neuf ans qui voudrait bien se tourner vers l'avenir et rêve de la légèreté légitime à cet âge ; Hettie, sans cesse renvoyée à la guerre et à ses traumatismes, avec son propre frère, revenu mais incapable de reprendre une vie normale, avec les hommes qu'elle rencontre (elle est danseuse de compagnie au Palais de la danse), tous marqués physiquement ou moralement. Enfin Evelyn dont le fiancé est mort sur le front et qui ne s'autorise plus à vivre, devenant aigrie, amère au point de manquer d'apercevoir la petite flamme de l'espoir qui s'allume près d'elle.

    Cinq jours pour tourner la page, cinq jours pour tenter de pardonner aux autres autant qu'à soi-même. Faire jaillir la parole, briser les silences quitte à souffrir un bon coup. Le prix à payer pour recommencer à vivre. Pour avancer.

    C'est un premier roman et c'est une sacrée réussite dont on admire la conduite de l'intrigue autant que la délicatesse des personnages et la façon de rendre le climat de l'époque. Un bel hommage également à toutes ces femmes qui ont contribué à la renaissance d'un pays vidé de ses hommes. Des femmes pleines de doutes et pourtant suffisamment fortes pour rebondir.
    Une très belle lecture.

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    Couverture du livre « Le chagrin des vivants » de Anna Hope aux éditions Gallimard

    Francine POITEVIN sur Le chagrin des vivants de Anna Hope

    On peut se demander ce qui a conduit Anna Hope, jeune femme plus connue dans le cinéma qu’en littérature, à puiser dans cette période de fin de 1ere guerre mondiale, pour un premier roman. Mais c’est un bon choix pour nous lecteurs. La lecture de ce premier roman est un vrai moment de plaisir. «...
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    On peut se demander ce qui a conduit Anna Hope, jeune femme plus connue dans le cinéma qu’en littérature, à puiser dans cette période de fin de 1ere guerre mondiale, pour un premier roman. Mais c’est un bon choix pour nous lecteurs. La lecture de ce premier roman est un vrai moment de plaisir. « Le chagrin des vivants » est écrit avec une grande sensibilité, l’émotion est présente à chaque page. Dans la présentation des trois femmes, j’ai trouvé que le personnage d’ADA était un peu fade par rapport à ceux d’Evelyn et de Hettie. Un personnage sans surprise, celui d’une pauvre mère qui touche le fond après la disparition de son fils, comme des milliers d’autres mères. Mais ma vision de cette femme a évolué avec le roman et l’enrichissement de ces 3 personnages et de leurs environnements. Tous ces personnages ont des blessures profondes qui ne s’effaceront jamais, ce qui fait dire à l’un des protagonistes que la fin de la guerre c’est n’est pas une victoire d’un adversaire sur un autre, c’est la guerre qui gagne.
    La construction de l’histoire est parfaite, elle progresse page à page vers un point de convergence qui va nous éclairer sur le chagrin de chacun, suivant également le fil conducteur du « soldat inconnu ». Je me devais de lire ce livre rapidement, car il me fut aimablement procuré par Lecteur.com et promis à la dédicace de son auteur le 25 janvier. Cette lecture rapide n’a pas été une contrainte, car ce roman est de ceux qu’une fois ouverts, je n’arrive pas à lâcher avant la conclusion. Cette écriture sensible et terriblement efficace nous créé littéralement le film de cette histoire, de ces personnages blessés, et pour certains en soin, en retour vers la vie. Ce roman sur un drame de la guerre finit sur le thème de l’espoir, de la résurrection, et on remercie l’auteur de prendre soin de nous aussi !....

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