Anna Hope

Anna Hope

Anna Hope est une actrice et écrivaine. Elle a fait ses études à la Royal Academy of Dramatic Art à Londres, au Wadham College de l'Université d'Oxford, et est titulaire d'un MA en écriture créative de Birkbeck College à Londres en 2001.

Son premier roman, Le chagrin de vivants, est publié chez ...

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Anna Hope est une actrice et écrivaine. Elle a fait ses études à la Royal Academy of Dramatic Art à Londres, au Wadham College de l'Université d'Oxford, et est titulaire d'un MA en écriture créative de Birkbeck College à Londres en 2001.

Son premier roman, Le chagrin de vivants, est publié chez Gallimard.  Suivi en 2017 de La salle de bal.

Articles (4)

Avis (52)

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    Couverture du livre « Le chagrin des vivants » de Anna Hope aux éditions Gallimard

    Danièle Lecuppre sur Le chagrin des vivants de Anna Hope

    Nous sommes en 1920 l'histoire est concentrée sur 5 jours, pendant lesquels s'organise , venant des champs de batailles de France, le retour du soldat inconnu anglais . Le chagrin des vivants est contenu dans le cercueil ramené en grande pompe à l'abbaye de Westminster, les rues sont noires...
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    Nous sommes en 1920 l'histoire est concentrée sur 5 jours, pendant lesquels s'organise , venant des champs de batailles de France, le retour du soldat inconnu anglais . Le chagrin des vivants est contenu dans le cercueil ramené en grande pompe à l'abbaye de Westminster, les rues sont noires des familles en deuil. Père, fils, frère,mari ,amant, toutes les femmes présentes ont un homme à pleurer.
    Et parmi elles, Hettie , jeune danseuse de compagnie au célèbre dancing d'Hammersmith, Evelyn, dont le fiancé a été tué et qui se refuse à "revivre", Ada, qui aperçoit son fils à tous les coins de rue;
    Les personnages secondaires, si j'ose dire, sont tous ces hommes bléssés ,physiquement et atteints moralement aussi. Il est rare qu'une femme approche de si près les blessures laissées par la guerre, avec autant de détails historiques, et une telle justesse de portraits psychologiques.
    Cette année littéraire est riche de "premiers romans de grande valeur.

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    Couverture du livre « Le chagrin des vivants » de Anna Hope aux éditions Gallimard

    Soyer Patricia sur Le chagrin des vivants de Anna Hope

    Après avoir lu plusieurs critiques j'ai été très attirée par cet ouvrage je viens de finir la première partie et j'ai déjà envie de vous faire part de mon enthousiasme je repars vite rejoindre les trois héroines

    Après avoir lu plusieurs critiques j'ai été très attirée par cet ouvrage je viens de finir la première partie et j'ai déjà envie de vous faire part de mon enthousiasme je repars vite rejoindre les trois héroines

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    Couverture du livre « Le chagrin des vivants » de Anna Hope aux éditions Gallimard

    Christelle KORCHI sur Le chagrin des vivants de Anna Hope

    Chapeau pour un premier roman c'est très réussi ! une très belle histoire sur trois portraits de femmes en Angleterre en temps de guerre, c'est d'ailleurs une bonne idée car les femmes sont souvent les grandes oubliées des récits sur les guerres. Ada est mon personnage préféré, j'ai vraiment...
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    Chapeau pour un premier roman c'est très réussi ! une très belle histoire sur trois portraits de femmes en Angleterre en temps de guerre, c'est d'ailleurs une bonne idée car les femmes sont souvent les grandes oubliées des récits sur les guerres. Ada est mon personnage préféré, j'ai vraiment ressenti sa détresse, cela dit les autres personnages sont aussi très bien dépeints, les ambiances et les lieux très bien décrits, parfois même on s'y croirait. Une grande maîtrise dans l'écriture qui peut que porter le lecteur et l'entraîner dans cette fresque féminine de haut vol.

    On suit trois femmes touchées par la guerre , chacune de façon différente, on entre dans leur vie sur une durée de 5 jours et cela donne lieu à des confidences, des silences, des souffrances, des espoirs , des souvenirs. J'ai été assaillie par des sentiments mêlés, de la compassion pour toute la galerie des personnages, les amputés, les veuves, les mères, les soldats, les fous. L'auteur réussi à mettre du sentiment sans que cela ne tombe dans le pathos. Chaque personnage a ses chapitres propres ce qui permet de bien faire le tour de chacun d'entre eux, même si parfois les destins se croisent.

    L'auteur que j 'ai eu la joie de rencontrer s'est beaucoup documenté sur le sujet et a retranscris le fruit de ses découvertes avec intelligence et délicatesse. C'est un message universel qu'elle adresse à tous sur les dégâts causés par les guerres et les pertes irréversibles qu'elles soient physiques ou psychologiques. Je lirai volontiers le prochain livre d'Anna Hope.

    VERDICT

    Un livre que j'ai beaucoup apprécié sur les femmes en tant de guerre, sujet quasi jamais traité jusqu'ici. Un pur régal.

    https://revezlivres.wordpress.com/2016/02/19/le-chagrin-des-vivants-anna-hope/

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    Couverture du livre « Le chagrin des vivants » de Anna Hope aux éditions Gallimard

    Rahmatou SANGOTTE sur Le chagrin des vivants de Anna Hope

    A première vue, j’ai d’emblée été saisie par la douceur lumineuse émanant de la jaquette (détail d’une illustration de Malgorzata Maj photographiée par Arcangel Images).

    Le synopsis annonce la couleur : en novembre 1920, alors que l’Angleterre organise le rapatriement et prépare des...
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    A première vue, j’ai d’emblée été saisie par la douceur lumineuse émanant de la jaquette (détail d’une illustration de Malgorzata Maj photographiée par Arcangel Images).

    Le synopsis annonce la couleur : en novembre 1920, alors que l’Angleterre organise le rapatriement et prépare des funérailles nationales pour la dépouille du soldat inconnu, trois femmes ayant subi plus ou moins de pertes liées à la guerre, poursuivent leur quotidien…

    Dès le début du récit, le lecteur est immédiatement frappé par l’atmosphère : palpable à en devenir quasiment une entité propre. Il la vit, sent les odeurs, entend les voix et leurs inflexions, perçoit les changements climatiques : la pluie, le froid, la chaleur … Anna Hope a merveilleusement su restituer l’ambiance du Londres des années d’après-guerre et le lecteur s’y plonge avec délices.
    Malgré le thème, les différents tableaux sont présentés sans aucune pesanteur - jamais ternes ni désespérés. Seule une mélancolie douce et sereine s’invite parfois, permettant à l’auteure d’explorer le jeu des contrastes et n’en rendant, par conséquent, le récit que plus vivant.

    A travers ces histoires entremêlées, le lecteur découvre que, même dans la plus profonde détresse - émotionnelle, physiologique, sociale, les petits tracas et questionnements « futiles » (du quotidien ou non) ne quittent jamais réellement l’être humain et peuvent, au contraire, l’aider à « supporter la vie ». Est particulièrement touchante l’image d’Ada, dévastée par la disparition de son fils, tentant d’imaginer son visage dépourvu de rides et qui optera, finalement, pour le côté des vivants en retrouvant le chemin de son époux…

    Anna Hope capte l’essence même des relations humaines et la transcrit tout en sensibilité et retenue, au travers des actes et paroles des personnages, mais également de leurs regards et de leurs silences. L’on retrouve, dans ce roman, les caractéristiques universelles et intrinsèques de la nature humaine, les comportements que peuvent avoir les hommes entre eux, tant dans l’adversité que dans la solidarité.
    Chaque scène est pétrie d’émotions intenses et toutefois baignée de pudeur et de sobriété – notamment le passage dans lequel une mère annonce à son enfant, né après le départ de son défunt père, que ce dernier se trouve dans le convoi acheminant la dépouille du soldat inconnu…

    L’auteure a pris le parti de situer l’action dans l’Angleterre d’après-guerre, une fois le danger écarté. La liesse et le soulagement sont donc de rigueur. Les plus lourdes répercussions d’une guerre sont réunies dans cet ouvrage au travers des trois personnages principaux et leurs entourages, à savoir : la perte d’un être cher (fils, fiancé, …), la perte de revenus et ses incidences sur la vie de famille/de couple, l’infirmité, l’invalidité, l’incapacité physique ou mentale, et leurs conséquences. Cependant, le sujet est traité en finesse, sans jamais larmoyer...

    L’auteure dote son roman d’un final à l’image du restant du manuscrit : parfaitement crédible, finement nuancé, épuré, ciselé avec une précision de joailler. Sans trop en faire, elle suggère avec pudeur les voies se dessinant devant les trois femmes…
    Nimbé d’une espèce d’intemporalité, ce récit offre au lecteur une parenthèse ouatinée dans laquelle la dimension temps cesse d’opérer. Intense et puissante, l’écriture d’Anna Hope suspend littéralement le temps.
    Le titre original Wake, pouvant se traduire par « veillée mortuaire » (en ôtant toutefois la connotation lourde de sens qu’y ajoute, en français, l’adjectif « mortuaire ») est particulièrement bien trouvé. La traduction Le chagrin des vivants lui rend totalement justice, restituant fidèlement l’opposition, le tiraillement entre le bonheur d’être vivant, d’une part et la tristesse de la perte, le sentiment de culpabilité d’avoir « survécu », d’autre part…
    Un prodigieux premier roman servi par une écriture éblouissante…
    Je tiens à saluer la prouesse de la traductrice, Elodie Leplat, qui a su conserver intacts l’éclat et la vivacité de la prose d’Anna Hope, rendre les dialogues terriblement vivants et les personnages si charnels, si incarnés…


    Suite à cette lecture et grâce à Lecteurs.com, j’ai pu assister à une rencontre avec Anna Hope dans le magnifique salon rond des éditions Gallimard. Découvrant une auteure éminemment accessible et ouverte, j’ai pu lui poser quelques questions et beaucoup en apprendre sur son processus d’écriture.

    A la lecture, je me suis demandé, vu que le roman conte les histoires de plusieurs personnages en parallèle, indépendamment tout d’abord, puis en croisé et entremêlé, si l’auteure avait écrit l’histoire de chaque personnage d’un seul tenant puis découpé et intercalé les différentes scènes des trois différentes histoires pour tisser sa trame, ou bien défini dès le début le plan, la trame du roman.
    Anna Hope m’a gentiment expliqué qu’elle ne s’imposait qu’une règle : ne pas alourdir le récit, et qu’elle se fiait tout d’abord à son instinct pour sentir qu’une scène était close et qu’il fallait passer à la suivante, puis qu’elle s’en remettait à ses bêta-lecteurs.

    J’ai également souhaité comprendre comment l’auteure était parvenue à décrire de manière si sensitive des atmosphères qu’elle ne pouvait, pour des raisons évidentes de chronologie, avoir connues (telles quelles, du moins).
    Anna Hope m’a alors expliqué qu’elle s’intéressait énormément aux cinq sens, que les imaginer et les évoquer l’aidait à rester ancrée…

    Nous avons également pu apprendre les motivations ayant poussé l’auteure à situer son récit en 1920 et à le centrer sur ces trois femmes n’ayant pas participé directement à l’effort de guerre.
    Anna Hope a, en effet, expliqué à l’assistance que le sujet de la première guerre mondiale était si vaste qu’elle a ressenti le besoin de se donner un cadre pour le traiter et structurer son récit : ce furent les cinq jours nécessaires à l’exhumation de la dépouille du soldat inconnu, à la vérification de l’impossibilité d’identification, à son rapatriement en Angleterre et à la tenue des funérailles nationales.
    Anna Hope nous a également appris que, féministe, elle avait souhaité se pencher sur les femmes restées au pays, devant poursuivre leur existence et vivre « la myriade de moments minuscules desquels une vie peut dépendre »…

    Pour ces superbes découvertes – une pépite et son auteure, je tiens à remercier chaleureusement Lecteurs.com et les éditions Gallimard.

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