Angelique Villeneuve

Angelique Villeneuve

Angélique Villeneuve est née en 1965. Auteur de sept romans, elle a vécu en Suède et en Inde avant de s’installer tout près de Paris. Ses portraits de femmes meurtries sont ceux, toujours, de corps debout.

Son roman, Maria, est paru en février 2018 chez Grasset. Nuit de septembre, un récit de de...

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Angélique Villeneuve est née en 1965. Auteur de sept romans, elle a vécu en Suède et en Inde avant de s’installer tout près de Paris. Ses portraits de femmes meurtries sont ceux, toujours, de corps debout.

Son roman, Maria, est paru en février 2018 chez Grasset. Nuit de septembre, un récit de deuil lumineux, est publié deux ans plus tôt chez le même éditeur. Les fleurs d’hiver (en poche chez Libretto) est lauréat de quatre prix, dont Le Prix Millepages.

Elle écrit aussi pour la jeunesse des albums tendres et poétiques, peuplés de jardins, de forêts.

Crédit photo : JF Paga, Grasset

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Avis (34)

  • Couverture du livre « Maria » de Angelique Villeneuve aux éditions Grasset Et Fasquelle

    Sophie Gauthier sur Maria de Angelique Villeneuve

    Maria et Marcus. La grand-mère et son petit-fils de 3 ans. Ces deux-là se sont inventés une bulle d'amour et de complicité. Un lieu à eux seuls, qu'ils continuent d'inventer et d'enrichir à chaque retrouvaille en y conviant les oiseaux comme pour partager la grâce d'un envol. Ces deux-là...
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    Maria et Marcus. La grand-mère et son petit-fils de 3 ans. Ces deux-là se sont inventés une bulle d'amour et de complicité. Un lieu à eux seuls, qu'ils continuent d'inventer et d'enrichir à chaque retrouvaille en y conviant les oiseaux comme pour partager la grâce d'un envol. Ces deux-là s'aiment de gestes tendres et d'histoires chuchotées. S'aiment d'évidence. Et qu'importe à Marie que Marcus soit vêtu d'une robe, soit coiffé de tresses, navigue avec bonheur entre fille et garçon ? Qu'importe si elle ne comprend pas toujours les choix radicaux de sa fille et de son gendre, parents de Marcus ?

    Le deuxième enfant à naître, Marie l'attend avec ce même amour émerveillé prêt à offrir, prêt à s'offrir. Mais la décision impérieuse des parents de ne pas divulguer le sexe de cet enfant dresse un mur implacable auquel Marie se cogne désespérément. Brutalement empêchée d'amour.

    Avec ses mots de tendresse limpide, Angélique Villeneuve pose les êtres et les choses au creux et dans les creux du monde. Il ne s'agit pas là de statuer sur une quelconque théorie du genre. Parce que Maria est à l'opposé de toutes les théories. Ses attitudes, ses réactions, ses pensées sont d'abord irriguées par les mouvements du coeur. La réflexion est là mais comme subordonnée à sa faculté d'aimer.

    Un coeur pas si simple par lequel l'auteure nous amène à nous recentrer sur l'essentiel : fille ou garçon, fille et garçon, qu'importe ! C'est l'enfant, c'est la personne, c'est l'être qu'il faut aimer absolument, pleinement et profondément. Comme Maria nous apprend à le faire dans ce formidable roman.

  • Couverture du livre « Maria » de Angelique Villeneuve aux éditions Grasset Et Fasquelle

    yves MONTMARTIN sur Maria de Angelique Villeneuve

    Maria va être grand-mère pour la seconde fois. Avec Marcus, trois ans, son petit-fils ils s'installent sur le balcon pour examiner le ciel et guetter les oiseaux, plus tard Marcus saura voler, c'est un enfant du ciel. Marcus aime porter une robe et mettre de la couleur sur ses ongles ce qui...
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    Maria va être grand-mère pour la seconde fois. Avec Marcus, trois ans, son petit-fils ils s'installent sur le balcon pour examiner le ciel et guetter les oiseaux, plus tard Marcus saura voler, c'est un enfant du ciel. Marcus aime porter une robe et mettre de la couleur sur ses ongles ce qui énerve, William son grand-père.

    Quand Thomas le gendre téléphone pour annoncer la naissance, il dit c'est un bébé, ni le papa, ni la maman ne sont disposés à révéler le sexe de l'enfant, il s'agit d'un être humain qui un jour, le plus tard possible ou jamais, décidera du genre qu'il souhaite habiter. Comme on choisit d'habiter une maison, une région ou un pays. le bébé s'appelle Noun, un prénom universel, ni masculin, ni féminin. William ne supporte pas, c'est trop difficile, il claque la porte du domicile.

    Petit à petit, Maria va évoluer. Les petites filles ont droit aux petites voitures et aux pistolets et les garçons aux poupées et aux dinettes. Maria a la sensation d'avancer. Mais Maria a changé la couche du bébé, elle a trahi, elle est démasquée, c'est fini, tout se referme, on lui tourne le dos, dorénavant, elle ne fera plus qu'apercevoir les enfants au loin dans le square.

    Un sujet difficile à aborder, l'histoire de parents militants qui ne veulent pas cantonner leur enfant à n'être que celui ou celle que leur sexe leur impose depuis la nuit des temps, et une grand-mère désemparée, qui essaye de comprendre, mais qui n'a que ses bras à offrir que son coeur à donner, elle rêve de s'envoler avec ses petits-enfants. Une écriture poétique qui nous éblouit dès les premières pages. Un récit tout en finesse et en émotions porté par un personnage attachant qui ne peut que nous émouvoir.

  • Couverture du livre « Maria » de Angelique Villeneuve aux éditions Grasset Et Fasquelle

    Amandine Cirez sur Maria de Angelique Villeneuve

    Lien : http://www.livresselitteraire.com/2018/05/maria-de-angelique-villeneuve.html

    Tout en finesse, sans aucun jugement, Angélique Villeneuve soulève la question des choix de vie que l’on ne comprend pas toujours. La question du genre. Du sexe. De ce qui le compose, le définit au-delà de ce...
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    Lien : http://www.livresselitteraire.com/2018/05/maria-de-angelique-villeneuve.html

    Tout en finesse, sans aucun jugement, Angélique Villeneuve soulève la question des choix de vie que l’on ne comprend pas toujours. La question du genre. Du sexe. De ce qui le compose, le définit au-delà de ce que le corps humain laisse transparaître. Notre besoin de tout mettre dans des cases. De ce que la société impose ou ce que nous imposons à la société. Parce que c’est comme ça depuis la nuit des temps ou presque en Occident. Alors qui sont ces gens qui veulent tout changer, tout révolutionner ? Et pourquoi d’ailleurs ? Le sexe a-t-il une quelconque importance pour aimer ? Le libre arbitre selon Angélique Villeneuve donne à réfléchir sur tout cela et à ouvrir nos esprits.
    Mais c’est aussi le lien du sang qui prédomine dans ce roman. Maria, bourrée d’amour envers les siens, silencieuse, va tenter de les comprendre ces choix, de les appréhender. Même si cela signifie faire face à la cruauté et l’agressivité des autres. D’un revers de la main, elle balaye les idées préconçues pour sa famille, pour Céline, pour Marcus, pour Pomme, pour Noun. Pour elle. Elle se bat par amour. Et sa force est belle. Ne vous fiez pas à son silence, les combats sont parfois intérieurs. Et on s’attache à elle, comme on s’attache à l’importance des propos tenus par tous dans ce roman. Et on s’émeut pour Maria. Avec elle.
    J’avais envie, moi aussi, de regarder les oiseaux avec elle. J’avais envie, moi aussi, de poser ma main sur son visage. Le caresser. Oui, j’ai aimé cette femme silencieuse, parfois passive. Je l’ai aimé, probablement parce que dans beaucoup de ses traits, je la connais. Je la reconnais cette femme, cette jeune grand-mère.

    En refermant Maria, on se dit qu’il y a tant de chemin à parcourir pour faire bouger les lignes de nos sociétés conservatrices, de nos mentalités étriquées. Et si les choses sont loin d’être gagnées, le roman d’Angélique Villeneuve a au moins le mérite de s’y intéresser et peut-être, je l’espère, de donner matière à réfléchir et faire évoluer un peu les choses.

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