Angelique Villeneuve

Angelique Villeneuve

Angélique Villeneuve est née en 1965. Auteur de sept romans, elle a vécu en Suède et en Inde avant de s’installer tout près de Paris. Ses portraits de femmes meurtries sont ceux, toujours, de corps debout.

Son roman, Maria, est paru en février 2018 chez Grasset. Nuit de septembre, un récit de de...

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Angélique Villeneuve est née en 1965. Auteur de sept romans, elle a vécu en Suède et en Inde avant de s’installer tout près de Paris. Ses portraits de femmes meurtries sont ceux, toujours, de corps debout.

Son roman, Maria, est paru en février 2018 chez Grasset. Nuit de septembre, un récit de deuil lumineux, est publié deux ans plus tôt chez le même éditeur. Les fleurs d’hiver (en poche chez Libretto) est lauréat de quatre prix, dont Le Prix Millepages.

Elle écrit aussi pour la jeunesse des albums tendres et poétiques, peuplés de jardins, de forêts.

Crédit photo : JF Paga, Grasset

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Avis (32)

  • Couverture du livre « Maria » de Angelique Villeneuve aux éditions Grasset Et Fasquelle

    Amandine Cirez sur Maria de Angelique Villeneuve

    Lien : http://www.livresselitteraire.com/2018/05/maria-de-angelique-villeneuve.html

    Tout en finesse, sans aucun jugement, Angélique Villeneuve soulève la question des choix de vie que l’on ne comprend pas toujours. La question du genre. Du sexe. De ce qui le compose, le définit au-delà de ce...
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    Lien : http://www.livresselitteraire.com/2018/05/maria-de-angelique-villeneuve.html

    Tout en finesse, sans aucun jugement, Angélique Villeneuve soulève la question des choix de vie que l’on ne comprend pas toujours. La question du genre. Du sexe. De ce qui le compose, le définit au-delà de ce que le corps humain laisse transparaître. Notre besoin de tout mettre dans des cases. De ce que la société impose ou ce que nous imposons à la société. Parce que c’est comme ça depuis la nuit des temps ou presque en Occident. Alors qui sont ces gens qui veulent tout changer, tout révolutionner ? Et pourquoi d’ailleurs ? Le sexe a-t-il une quelconque importance pour aimer ? Le libre arbitre selon Angélique Villeneuve donne à réfléchir sur tout cela et à ouvrir nos esprits.
    Mais c’est aussi le lien du sang qui prédomine dans ce roman. Maria, bourrée d’amour envers les siens, silencieuse, va tenter de les comprendre ces choix, de les appréhender. Même si cela signifie faire face à la cruauté et l’agressivité des autres. D’un revers de la main, elle balaye les idées préconçues pour sa famille, pour Céline, pour Marcus, pour Pomme, pour Noun. Pour elle. Elle se bat par amour. Et sa force est belle. Ne vous fiez pas à son silence, les combats sont parfois intérieurs. Et on s’attache à elle, comme on s’attache à l’importance des propos tenus par tous dans ce roman. Et on s’émeut pour Maria. Avec elle.
    J’avais envie, moi aussi, de regarder les oiseaux avec elle. J’avais envie, moi aussi, de poser ma main sur son visage. Le caresser. Oui, j’ai aimé cette femme silencieuse, parfois passive. Je l’ai aimé, probablement parce que dans beaucoup de ses traits, je la connais. Je la reconnais cette femme, cette jeune grand-mère.

    En refermant Maria, on se dit qu’il y a tant de chemin à parcourir pour faire bouger les lignes de nos sociétés conservatrices, de nos mentalités étriquées. Et si les choses sont loin d’être gagnées, le roman d’Angélique Villeneuve a au moins le mérite de s’y intéresser et peut-être, je l’espère, de donner matière à réfléchir et faire évoluer un peu les choses.

  • Couverture du livre « Maria » de Angelique Villeneuve aux éditions Grasset Et Fasquelle

    Lilia Tak-Tak sur Maria de Angelique Villeneuve

    Maria est une jeune grand-mère de cinquante ans, sans histoire, guidée par l'amour des siens et plus particulièrement de son petit-fils de trois ans Marcus. Elle se métamorphose à son contact. Ainsi quand Marcus décide de s'appeler " Pomme " et de porter des robes et les cheveux longs avec...
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    Maria est une jeune grand-mère de cinquante ans, sans histoire, guidée par l'amour des siens et plus particulièrement de son petit-fils de trois ans Marcus. Elle se métamorphose à son contact. Ainsi quand Marcus décide de s'appeler " Pomme " et de porter des robes et les cheveux longs avec l'aval de ses parents, Maria décide de ne pas réagir et d'accepter cette décision. Elle veut rester ouverte. Toutefois, elle est mise à l'épreuve avec l'arrivée du nouveau bébé de sa fille unique Céline. Cette dernière décide avec son compagnon Thomas de ne pas donner de genre au nouveau-né ni d'influer sur une " éducation fille " ou " éducation garçon ". Il choisira quand il sera plus âgé, pour l'heure il s’appellera Noun. Et pour éviter toute interférence, Maria est écartée.
    Tout en délicatesse, Angélique Villeneuve nous invite dans la vie intérieure de Maria qui doit lutter entre les décisions de sa fille, l'abandon de son compagnon, dépassé par la situation, et ses propres interrogations. Elle ouvre la porte sur des questions d'actualité autour des choix d'identité et de liberté et nous invite à la réflexion. Des thèmes abordés avec beaucoup de légèreté sans en perdre pour autant leur caractère sombre.
    Un texte très beau qui ne manque pas de musicalité pour nous entraîner dans la danse tourbillonnante d'un personnage profond et émouvant.
    Un véritable coup de cœur que je recommande fortement.
    https://lamadeleinedelivres.blogspot.fr/

  • Couverture du livre « Un territoire » de Angelique Villeneuve aux éditions Phebus

    Clemady Rocy sur Un territoire de Angelique Villeneuve

    Elle, le Garçon, la Fille, La Soeur, la Mère...
    Angélique Villeneuve, je commence à la connaître, elle ne nomme pas ses personnages.
    Quand on commence un de ses romans, c'est comme si on surplombait la scène, avec un recul qui ne nous permet pas de donner une identité, un nom aux personnages,...
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    Elle, le Garçon, la Fille, La Soeur, la Mère...
    Angélique Villeneuve, je commence à la connaître, elle ne nomme pas ses personnages.
    Quand on commence un de ses romans, c'est comme si on surplombait la scène, avec un recul qui ne nous permet pas de donner une identité, un nom aux personnages, mais, par contre, nous positionne, sous un angle , qui nous fait vivre et ressentir la moindre vibration, d'un geste, d'un coeur, d'une émotion, d'un sentiment...
    Angélique Villeneuve fait bien plus qu'écrire... Elle brode ses récits, comme des pièces uniques.
    Avec toute sa délicatesse, sa finesse, son intimisme, son coeur, sa vie de femme et son savoir-faire, qui fait son style, son écriture.
    Des personnages à fleur de peau, fébriles, fragiles, aux fêlures viscéralement déchirantes, éprouvantes, mais qui se révèlent tellement si forts à la fois...
    Un territoire, c'est Elle, une femme, malentendante, insignifiante aux yeux de tous. Transparente.
    Elle entend mal, mais surtout, personne ne l'écoute, ne la considère, même juste un petit peu.
    Alors, elle s'est construit un monde, un territoire.
    Un monde riche de rêves, de créativité et de mille trésors.
    Un territoire, c'est une histoire de famille, de liens, de sang, d'indifférence, de souvenirs, de résilience, mais d'amour aussi.
    Un territoire a su me toucher, bien plus que je ne peux en dire...
    Merci Angélique, pour votre façon si particulière de mettre des mots sur des vies, des âmes, des gens comme vous et moi.

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