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Andrei Makine

Andrei Makine

Andreï Makine est un écrivain d'origine russe et de langue française.

En 2011, il révèle qu'il a publié des romans sous les noms de Gabriel Osmonde et Albert Lemonnier.

Dans les années 1980, il obtient un doctorat de l'Université d'État de Moscou après avoir déposé une thèse sur la littérature...

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Andreï Makine est un écrivain d'origine russe et de langue française.

En 2011, il révèle qu'il a publié des romans sous les noms de Gabriel Osmonde et Albert Lemonnier.

Dans les années 1980, il obtient un doctorat de l'Université d'État de Moscou après avoir déposé une thèse sur la littérature française contemporaine. Il collabore à la revue Littérature contemporaine à l'étranger (Cовременная художественная литература за рубежом), et enseigne la philologie à l'Université de Novgorod.

Au cours d'un voyage en France en 1987, il obtient l'asile politique, puis devient professeur de langue et de culture russes à Sciences Po et à l'École normale supérieure.

En 1990, il publie son premier roman, "La fille d'un héros de l'Union soviétique". Deux ans plus tard, il dépose une thèse de doctorat à la Sorbonne consacrée à l'œuvre de l'écrivain russe Ivan Bounine (1870-1953).

Il obtient la reconnaissance du public et de la critique avec son quatrième roman, "Le testament français", paru en 1995, pour lequel on lui décerne les prix Goncourt, Médicis, et Goncourt des lycéens. L’obtention du Goncourt lui vaut, entre autres, d'obtenir la nationalité française en 1996, ce qui lui avait été préalablement refusé.
Toute l'œuvre d'Andreï Makine est écrite en français, sa langue seconde. Ses romans sont traduits dans plus d'une trentaine de langues.

Le 3 mars 2016, il est élu membre de l'Académie française au premier tour, au fauteuil occupé précédemment par Assia Djebar.

Andreï Makine vit actuellement à Paris.

 

Nationalité : Russie
Né(e) à : Krasnoïarsk, Sibérie , le 10/09/1957

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    Littérature et musique furent longtemps étroitement liées. Pour preuve, dans la Grèce antique, un terme commun désignait la forme d’expression artistique qui les réunissait : mousikè. Depuis, chacune de ces deux disciplines a pris sont autonomie, mais pour mieux revenir vers l’autre. Ainsi la littérature se fait parfois la muse inspiratrice de la musique,  tandis qu’il arrive que dans certaines oeuvres littéraires la musique ait parfois le premier rôle. Sans oublier l’opéra, le théâtre lyrique et la comédie musicale qui marient art littéraire et musique dans une envolée lyrique puissante.

Avis sur cet auteur (55)

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    Couverture du livre « La femme qui attendait » de Andrei Makine aux éditions Points

    Mireille B sur La femme qui attendait de Andrei Makine

    S’éloignant du régime de l’union Soviétique des années 7O pour en écrire une satire, un journaliste qui se présente tel l’intellectuel est fasciné par une femme qui attend par tous les temps, froid, neige, brouillard. Nous sommes en Sibérie, au bord de la mer Blanche. Mirnoië, petit village...
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    S’éloignant du régime de l’union Soviétique des années 7O pour en écrire une satire, un journaliste qui se présente tel l’intellectuel est fasciné par une femme qui attend par tous les temps, froid, neige, brouillard. Nous sommes en Sibérie, au bord de la mer Blanche. Mirnoië, petit village peuplé de vieilles femmes seules, a conservé les stigmates de la seconde guerre mondiale. Parmi elle, Vera, l’institutrice attend toujours le retour de Koptev parti au front trente ans plus tôt.

    Qui est donc cette femme ? « Une femme dont on a fait un monument aux morts ambulant. Une fiancée immolée sur le bûcher de la fidélité. Une Andromaque paysanne… ». Le journaliste s’interroge avant de revêtir le costume du prédateur.

    Dans un contexte pesant, au sein de ces splendides paysages gelés parfois masqués par les brouillards se jouent les scènes d’une histoire ambigüe.

    D’une plume délicate mais néanmoins percutante, Andréï Makine scrute à la fois l’état d’une société fermée, isolée, ainsi que la profondeur des sentiments des personnages pour en révéler la complexité.
    Une très belle et tragique histoire d’amour, un très beau roman à lire absolument.

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    Couverture du livre « L'ami arménien » de Andrei Makine aux éditions Grasset Et Fasquelle

    voyages au fil des pages sur L'ami arménien de Andrei Makine

    Quelque part dans les années '70, au fond de la froide et désolée Sibérie soviétique, le narrateur, un orphelin de 13 ans, se lie d'amitié avec Vardan, un an plus âgé. D'origine arménienne, Vardan est arrivé avec sa famille dans ce bout du monde, à 5000km du Mont Ararat, pour suivre dans leur...
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    Quelque part dans les années '70, au fond de la froide et désolée Sibérie soviétique, le narrateur, un orphelin de 13 ans, se lie d'amitié avec Vardan, un an plus âgé. D'origine arménienne, Vardan est arrivé avec sa famille dans ce bout du monde, à 5000km du Mont Ararat, pour suivre dans leur exil les prisonniers arméniens, déportés de leur terre natale pour cause de nationalisme anti-soviétique. La petite communauté s'est installée au Bout du Diable, un quartier déshérité en bordure de la ville, à côté de la prison.
    Peut-être parce qu'il est orphelin et n'a jamais connu la chaleur d'un vrai foyer, le narrateur est fasciné par la solidarité qui règne entre les Arméniens, leur générosité malgré leur dénuement, leur force et leur noblesse de caractère, leurs traditions et l'histoire tragique de leur peuple, qu'il découvre au fil des récits de la mère de Vardan.
    Si cette histoire d'amitié adolescente, pourtant brève, a durablement marqué le narrateur, elle ne m'a pas touchée, moi. Je ne suis pas arrivée à y croire, je n'ai pas ressenti ce que le narrateur a ressenti, je n'ai pas vraiment compris pourquoi cette histoire a pris autant d'ampleur dans sa vie, j'ai eu l'impression qu'il magnifiait et adulait à l'excès tout ce que pouvaient dire ou faire Vardan et sa famille. Malgré que la vie les ait déjà durement malmenés malgré leur jeune âge, j'ai trouvé ces deux gamins trop précoces avec leurs échanges philosophiques de vieux sages.
    Avec une certaine poésie, le récit fait la part belle aux thèmes de la nostalgie et de la mémoire, dans un style formellement irréprochable, mais trop classique et trop lisse à mon goût. Je n'y ai pas trouvé le supplément d'âme qui m'aurait rendu cette histoire inoubliable.

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    Couverture du livre « L'ami arménien » de Andrei Makine aux éditions Grasset Et Fasquelle

    STOLL AUDEBEAU BENEDICTE sur L'ami arménien de Andrei Makine

    A travers l’histoire d’une amitié adolescente, Makine révèle dans ce véritable bijou de littérature classique un épisode inoubliable de sa jeunesse.
    Le narrateur, treize ans, vit dans un orphelinat de Sibérie à l’époque de l’empire soviétique finissant. Dans la cour de l’école, il prend la...
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    A travers l’histoire d’une amitié adolescente, Makine révèle dans ce véritable bijou de littérature classique un épisode inoubliable de sa jeunesse.
    Le narrateur, treize ans, vit dans un orphelinat de Sibérie à l’époque de l’empire soviétique finissant. Dans la cour de l’école, il prend la défense de Vardan, un adolescent que sa pureté, sa maturité et sa fragilité désignent aux brutes comme bouc-émissaire idéal. Il raccompagne chez lui son ami, dans le quartier dit du « Bout du diable » peuplé d’anciens prisonniers, d’aventuriers fourbus, de déracinés égarés «qui n’ont pour biographie que la géographie de leurs errances. »
    Il est accueilli là par une petite communauté de familles arméniennes venues soulager le sort de leurs proches transférés et emprisonnés en ce lieu, à 5 000 kilomètres de leur Caucase natal, en attente de jugement pour « subversion séparatiste et complot anti-soviétique » parce qu’ils avaient créé une organisation clandestine se battant pour l’indépendance de l’Arménie.
    De magnifiques figures se détachent de ce petit « royaume d’Arménie » miniature : la mère de Vardan, Chamiram ; la sœur de Vardan, Gulizar, belle comme une princesse du Caucase qui enflamme tous les cœurs mais ne vit que dans la dévotion à son mari emprisonné ; Sarven, le vieux sage de la communauté…
    Un adolescent ramassant sur une voie de chemin de fer une vieille prostituée avinée qu’il protège avec délicatesse, une brute déportée couvant au camp un oiseau blessé qui finira par s’envoler au-dessus des barbelés : autant d’hommages à ces « copeaux humains, vies sacrifiées sous la hache des faiseurs de l’Histoire. »
    Le narrateur, garde du corps de Vardan, devient le sentinelle de sa vie menacée, car l’adolescent souffre de la « maladie arménienne » qui menace de l’emporter, et voilà que de proche en proche, le narrateur se trouve à son tour menacé et incarcéré, quand le creusement d’un tunnel pour une chasse au trésor, qu’il prenait pour un jeu d’enfants, est soupçonné par le régime d’être une participation active à une tentative d’évasion…

    Ce magnifique roman convoque une double nostalgie : celle de cette petite communauté arménienne pour son pays natal, et celle de l’auteur pour son ami disparu lorsqu’il revient en épilogue du livre, des décennies plus tard, exhumer les vestiges du passé dans cette grande ville sibérienne aux quartiers miséreux qui abritaient, derrière leurs remparts, l’antichambre des camps.

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    Couverture du livre « L'ami arménien » de Andrei Makine aux éditions Grasset Et Fasquelle

    Fab. sur L'ami arménien de Andrei Makine

    L'ami arménien convoque une double nostalgie : celle de cette petite communauté arménienne pour son pays natal et celle de l’auteur pour son ami disparu qui souffrait de la « maladie arménienne ». Ce roman nous embarque en plein cœur d'une communauté exilée, certes pauvre, mais digne et ô...
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    L'ami arménien convoque une double nostalgie : celle de cette petite communauté arménienne pour son pays natal et celle de l’auteur pour son ami disparu qui souffrait de la « maladie arménienne ». Ce roman nous embarque en plein cœur d'une communauté exilée, certes pauvre, mais digne et ô combien riche de l'essentiel. Probablement parce qu'il est orphelin, le narrateur tel un papillon, est irrésistiblement attiré par la lumière et la chaleur qui émane de ce "royaume d'Arménie", de sa générosité et de son hospitalité. "Le bout du diable" est un lieu où l'histoire de l'Arménie ne meurt jamais, elle se transmet. À travers ce peuple déraciné et son ami, l’auteur va découvrir les horreurs que les arméniens ont subies. Il va découvrir aussi la solidarité, la fidélité avec Gulizar la sœur de Vardan, mais aussi la sagesse avec Sarven. Malgré l'oppression, le déracinement, leur misérable condition de vie, l'incertitude du lendemain, cette communauté offre une belle leçon d'humanité et d'espérance.

    Quant à Andréï Makine, avec sa plume poétique, il rend un bel hommage à son ami disparu et aux siens, ces « copeaux humains, vies sacrifiées sous la hache des faiseurs de l’Histoire. » Un seul bémol, à vouloir poser sur son récit un voile de pudeur, l'auteur tient un peu le lecteur à distance, sentiment accentué en raison de son style d'écriture. Malgré cela, L'ami arménien est à lire pour ne pas oublier et pour la plume de l'académicien, Andréï Makine.

    https://the-fab-blog.blogspot.com/2021/05/mon-avis-sur-lami-armenien-de-andrei.html