Andrea Camilleri

Andrea Camilleri
Italien d'origine sicilienne, né en 1925, Andrea Camilleri a mené une longue carrière dans le théâtre, la radio et la télévision, avant de se tourner vers la littérature. Avec succès, puisque les enquêtes de son célèbre commissaire Montalbano ont donné naissance à rien de moins que le « phénomène... Voir plus
Italien d'origine sicilienne, né en 1925, Andrea Camilleri a mené une longue carrière dans le théâtre, la radio et la télévision, avant de se tourner vers la littérature. Avec succès, puisque les enquêtes de son célèbre commissaire Montalbano ont donné naissance à rien de moins que le « phénomène » Camilleri.

Avis (50)

  • Couverture du livre « Une lame de lumière » de Andrea Camilleri aux éditions Fleuve Noir

    NADIA D'ANTONIO sur Une lame de lumière de Andrea Camilleri

    Cela faisait pas mal de temps que je n'avais pas lu du « Andrea Camilleri » et heureusement que j'ai bien commencé par «l'Avertissement du traducteur » (Serge Quadruppani) pour « Une lame de lumière » :
    « La difficulté principale se présente au niveau intermédiaire, celui de l'italien...
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    Cela faisait pas mal de temps que je n'avais pas lu du « Andrea Camilleri » et heureusement que j'ai bien commencé par «l'Avertissement du traducteur » (Serge Quadruppani) pour « Une lame de lumière » :
    « La difficulté principale se présente au niveau intermédiaire, celui de l'italien sicilianisé, qui est à la fois celui du narrateur et de bon nombre de personnages. Il est truffé de termes qui ne sont pas du pur dialecte, mais plutôt des régionalismes. » (p.7/8). « La traduction peut paraître peu fluide et s'éloigne délibérément de la correction grammaticale. » (p.9).
    Ceci étant bien expliqué, je me suis souvenue qu'en effet, les livres de cet auteur étaient un peu « spéciaux » du point de vue de l'écriture. Donc, de nouveau dans le bain, j'ai relu ce livre qui remonte à 2016 pour ma version.
    On comprend très bien ce que raconte l'auteur et on s'adapte aux mots tels « li tiliphone », « il arésussitait », « encagassé », « sans y pinser une seconde » et bien d'autres … tout le long de l'ouvrage et ce ne sont que que quelques petits exemples.
    On retrouve le commissaire Salvo Montalbano qui avait pris un jour de congé, mais, recevant un coup de « tiliphone » de Catarella, lui expliquant (sans bien se faire comprendre car ses phrases tournent autour du pot), qu'il faut se rendre dans la campagne Casuzza où on a trouvé un cercueil (« un tabutto ») dans un champ. Mais celui-ci est-il vide ou plein ? :
    « - Dottori, le susdit tabutto se trouvant avec le couvercle posé sur le dessus, en conséquence le contenu du même tabutto adevient invisible.
    - Donc, tu ne l'as pas soulevé . (…)
    - Mais c'est inutile.
    - Passque le tabutto n'est pas vide.
    - Comment tu le sais ?
    - Je le sais en tant que le plouc paysan qui serait le propriétaire du terrain où s'atrouve disposé le susdit tabutto et qui s'appelle Annibale Lecoco, né de feu Giuseppe, et qui est là à côté de moi, souleva le couvercle juste ce qu'il faut pour voir que le tabutto était occupé.
    - Occupé par qui ?
    - Par un cadavre de mort, dottori. » (p.15).
    Mais tout cela était un cauchemar (du moins pour l'instant car on peut se demander si Montalbano ne fait pas des rêves prémonitoires). J'arrête là cette retranscription car c'était pour donner le ton et la suite ne fera que le confirmer.
    De plus, ce livre ayant déjà été largement raconté et chroniqué, il ne me reste plus grand-chose à en dire, peut-être quelques autres indications et mon ressenti ?
    Une fois les expressions bien enregistrées (ce qui est facile), j'ai continué ma lecture et ça a marché.
    On voit qu'avec l'enquête « in personne pirsonnellement », Montalbano se retrouve confronté à plusieurs affaires : de coeur (avec sa fiancée de longue date Livia) et une nouvelle arrivée Marian (d'un charme envoûtant) – l'affaire de la belle Mme Loredano (qui avait raconté des calembredaines à son mari au sujet d'un soit-disant vol de 16.000 euros en pleine nuit ?!? Bizarre, vous avez dit bizarre) – une probable affaire de terroristes ou de contrebandiers (avec la découverte de ce qui pourrait être un bazooka ou un lance-missiles) – la découverte d'un « catafero » brûlé dans une voiture … le commissaire Montalbano va donc avoir à faire bien travailler sa « coucourde »…
    De nombreux personnages interviennent avec chacun leur particularité. Des pistes se recoupent mais elles finissent par former un vrai labyrinthe où, malgré tout, n'est pas Montalbano qui veut, on arrive enfin au dénouement. En cela il est aidé par des fidèles compagnons tels que : Catarella, Fazio, Mimi Augello…
    Il me reste à rajouter qu'il ne faut pas oublier non plus la gastronomie chère à notre commissaire et l'occasion lui est très souvent donnée de goûter aux bons petits plats d'Adelina.
    Ce fut donc une bonne lecture plaisante car on rit beaucoup avec l'humour bien présent et qui nous fait mieux passer l'inquiétude de la situation.
    Ainsi, une fois passé le cap de la traduction, un agréable moment sans trop se casser la tête mais qui risque de ne pas plaire à tout le monde, justement avec l'écriture.
    Chacun s'y fera son jugement et choisira d'être « Cammilleriste » ou pas.
    Comme bien souvent, j'ai relevé une petite critique, celle de « Geneviève Comby – le Matin Dimanche » : « Théâtral et facétieux, Camilleri entremêle avec maestria le pathétique et le comique dans une enquête qui va et vient au rythme du ressac et des horaires méridionaux. »

  • Couverture du livre « Une voix dans l'ombre » de Andrea Camilleri aux éditions Fleuve Noir

    Tom Ross sur Une voix dans l'ombre de Andrea Camilleri

    Un très bon Montalbano

    Un très bon Montalbano

  • Couverture du livre « Une voix dans l'ombre » de Andrea Camilleri aux éditions Fleuve Noir

    Dominique Sudre sur Une voix dans l'ombre de Andrea Camilleri

    Un cambriolage dans un supermarché qui étonne autant le directeur que les équipes de Montalbano, un jeune chauffard qui s’attaque au commissaire à coups de clé à molette, la découverte du sordide assassinat de sa jeune fiancée. Le décor est planté, Montalbano va avoir fort à faire avec ces...
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    Un cambriolage dans un supermarché qui étonne autant le directeur que les équipes de Montalbano, un jeune chauffard qui s’attaque au commissaire à coups de clé à molette, la découverte du sordide assassinat de sa jeune fiancée. Le décor est planté, Montalbano va avoir fort à faire avec ces différentes enquêtes qui se bousculent.
    Montalbano enquête, mais il comprend vite qu’il y a anguille sous roche… Dans cet univers à la San Antonio, je découvre le style et l’univers d’Andrea Camilleri, mafia, malversations, chantage, assassinats, tout est permis.
    Je découvre un style imagé, des situations comiques, un commissaire au caractère bien trempé à qui il ne faut pas en remontrer. Ce bon vivant est aussi amateur de cette bonne. S’il est souvent agacé par un de ses enquêteurs, il est surtout épaulé par une équipe aux personnalités bien campées, le tout dans un heureux mélange de niveaux de langages, en dialecte sicilien très particulier. Et cerise sur le gâteau, un traduction qui restitue particulièrement bien cette dimension au roman.

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