Andrea Camilleri

Andrea Camilleri
Italien d'origine sicilienne, né en 1925, Andrea Camilleri a mené une longue carrière dans le théâtre, la radio et la télévision, avant de se tourner vers la littérature. Avec succès, puisque les enquêtes de son célèbre commissaire Montalbano ont donné naissance à rien de moins que le « phénomène... Voir plus
Italien d'origine sicilienne, né en 1925, Andrea Camilleri a mené une longue carrière dans le théâtre, la radio et la télévision, avant de se tourner vers la littérature. Avec succès, puisque les enquêtes de son célèbre commissaire Montalbano ont donné naissance à rien de moins que le « phénomène » Camilleri.

Avis (51)

  • Couverture du livre « Une lame de lumière » de Andrea Camilleri aux éditions Fleuve Noir

    Sophie Gauthier sur Une lame de lumière de Andrea Camilleri

    Viol, vol, terrorisme, disputes avec Livia, promenades sur la digue, petits plats mitonnés, mélancolie de voir la jeunesse s'enfuir... la routine pour Salvo Montalbano, le commissaire de Vigata. Presque, la routine. Car, on le subodorait depuis quelques volumes, mais alors là voilà, ça y est,...
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    Viol, vol, terrorisme, disputes avec Livia, promenades sur la digue, petits plats mitonnés, mélancolie de voir la jeunesse s'enfuir... la routine pour Salvo Montalbano, le commissaire de Vigata. Presque, la routine. Car, on le subodorait depuis quelques volumes, mais alors là voilà, ça y est, c'est arrivé : Montalbano est amoureux ! Vraiment amoureux de Marian et il ne peut plus envisager la vie sans elle. Il va donc devoir rompre avec Livia, depuis longtemps sa fiancée et cela ne va pas sans remords et nostalgie du temps passé. Et, justement, bien avant qu'il ne lui en parle, Livia semble ressentir cet éloignement grandissant, cette rupture définitive. Le coeur déchiré, Salvo se prépare à dire adieu à une partie de sa vie et de sa jeunesse, mais l'enquête qu'il croyait avoir mené à son terme connaît un rebondissement tragique et le commissaire pénètre dans l'un de ses pires cauchemars.

    Toujours le même plaisir à découvrir un nouveau pan de la vie de Salvo Montalbano. Car, si les enquêtes qu'il conduit sont passionnantes et brassent des thèmes de la plus brûlante actualité, c'est le personnage lui-même, et surtout l'habileté avec laquelle Camilleri lui a donné vie, qui suscite le plus d'intérêt et les plus vives émotions. Le suivre ainsi de livre en livre, en voyant agir sur lui le passage du temps, les doutes et les meurtrissures de l'existence, revient à retrouver un vieil ami dont on prend des nouvelles. Il sert, en quelque sorte, de miroir à ce que nous vivons et ressentons nous-mêmes face à la fuite des années. Ce mélange de mélancolie et de comique, sublimé par la traduction magistrale de Serge Quadruppani, est la marque de cette série dont je ne me lasse pas. Et "Une lame de lumière" fait désormais partie de mes préférées parmi les aventures de Montalbano !

  • Couverture du livre « Une lame de lumière » de Andrea Camilleri aux éditions Fleuve Noir

    NADIA D'ANTONIO sur Une lame de lumière de Andrea Camilleri

    Cela faisait pas mal de temps que je n'avais pas lu du « Andrea Camilleri » et heureusement que j'ai bien commencé par «l'Avertissement du traducteur » (Serge Quadruppani) pour « Une lame de lumière » :
    « La difficulté principale se présente au niveau intermédiaire, celui de l'italien...
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    Cela faisait pas mal de temps que je n'avais pas lu du « Andrea Camilleri » et heureusement que j'ai bien commencé par «l'Avertissement du traducteur » (Serge Quadruppani) pour « Une lame de lumière » :
    « La difficulté principale se présente au niveau intermédiaire, celui de l'italien sicilianisé, qui est à la fois celui du narrateur et de bon nombre de personnages. Il est truffé de termes qui ne sont pas du pur dialecte, mais plutôt des régionalismes. » (p.7/8). « La traduction peut paraître peu fluide et s'éloigne délibérément de la correction grammaticale. » (p.9).
    Ceci étant bien expliqué, je me suis souvenue qu'en effet, les livres de cet auteur étaient un peu « spéciaux » du point de vue de l'écriture. Donc, de nouveau dans le bain, j'ai relu ce livre qui remonte à 2016 pour ma version.
    On comprend très bien ce que raconte l'auteur et on s'adapte aux mots tels « li tiliphone », « il arésussitait », « encagassé », « sans y pinser une seconde » et bien d'autres … tout le long de l'ouvrage et ce ne sont que que quelques petits exemples.
    On retrouve le commissaire Salvo Montalbano qui avait pris un jour de congé, mais, recevant un coup de « tiliphone » de Catarella, lui expliquant (sans bien se faire comprendre car ses phrases tournent autour du pot), qu'il faut se rendre dans la campagne Casuzza où on a trouvé un cercueil (« un tabutto ») dans un champ. Mais celui-ci est-il vide ou plein ? :
    « - Dottori, le susdit tabutto se trouvant avec le couvercle posé sur le dessus, en conséquence le contenu du même tabutto adevient invisible.
    - Donc, tu ne l'as pas soulevé . (…)
    - Mais c'est inutile.
    - Passque le tabutto n'est pas vide.
    - Comment tu le sais ?
    - Je le sais en tant que le plouc paysan qui serait le propriétaire du terrain où s'atrouve disposé le susdit tabutto et qui s'appelle Annibale Lecoco, né de feu Giuseppe, et qui est là à côté de moi, souleva le couvercle juste ce qu'il faut pour voir que le tabutto était occupé.
    - Occupé par qui ?
    - Par un cadavre de mort, dottori. » (p.15).
    Mais tout cela était un cauchemar (du moins pour l'instant car on peut se demander si Montalbano ne fait pas des rêves prémonitoires). J'arrête là cette retranscription car c'était pour donner le ton et la suite ne fera que le confirmer.
    De plus, ce livre ayant déjà été largement raconté et chroniqué, il ne me reste plus grand-chose à en dire, peut-être quelques autres indications et mon ressenti ?
    Une fois les expressions bien enregistrées (ce qui est facile), j'ai continué ma lecture et ça a marché.
    On voit qu'avec l'enquête « in personne pirsonnellement », Montalbano se retrouve confronté à plusieurs affaires : de coeur (avec sa fiancée de longue date Livia) et une nouvelle arrivée Marian (d'un charme envoûtant) – l'affaire de la belle Mme Loredano (qui avait raconté des calembredaines à son mari au sujet d'un soit-disant vol de 16.000 euros en pleine nuit ?!? Bizarre, vous avez dit bizarre) – une probable affaire de terroristes ou de contrebandiers (avec la découverte de ce qui pourrait être un bazooka ou un lance-missiles) – la découverte d'un « catafero » brûlé dans une voiture … le commissaire Montalbano va donc avoir à faire bien travailler sa « coucourde »…
    De nombreux personnages interviennent avec chacun leur particularité. Des pistes se recoupent mais elles finissent par former un vrai labyrinthe où, malgré tout, n'est pas Montalbano qui veut, on arrive enfin au dénouement. En cela il est aidé par des fidèles compagnons tels que : Catarella, Fazio, Mimi Augello…
    Il me reste à rajouter qu'il ne faut pas oublier non plus la gastronomie chère à notre commissaire et l'occasion lui est très souvent donnée de goûter aux bons petits plats d'Adelina.
    Ce fut donc une bonne lecture plaisante car on rit beaucoup avec l'humour bien présent et qui nous fait mieux passer l'inquiétude de la situation.
    Ainsi, une fois passé le cap de la traduction, un agréable moment sans trop se casser la tête mais qui risque de ne pas plaire à tout le monde, justement avec l'écriture.
    Chacun s'y fera son jugement et choisira d'être « Cammilleriste » ou pas.
    Comme bien souvent, j'ai relevé une petite critique, celle de « Geneviève Comby – le Matin Dimanche » : « Théâtral et facétieux, Camilleri entremêle avec maestria le pathétique et le comique dans une enquête qui va et vient au rythme du ressac et des horaires méridionaux. »

  • Couverture du livre « Une voix dans l'ombre » de Andrea Camilleri aux éditions Fleuve Noir

    Tom Ross sur Une voix dans l'ombre de Andrea Camilleri

    Un très bon Montalbano

    Un très bon Montalbano

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