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André Brugiroux

André Brugiroux

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Avis sur cet auteur (3)

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    Couverture du livre « Le monde est mon pays » de André Brugiroux aux éditions City

    Bernard Viallet sur Le monde est mon pays de André Brugiroux

    Perpétuel voyageur, André Brugiroux, surnommé le pape des stoppeurs ou des routards, a passé la totalité de son existence à voyager en auto, bateau ou avion-stop dans le monde entier. Il peut se targuer d’avoir visité l’ensemble des pays du monde et même des territoires aussi improbables que...
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    Perpétuel voyageur, André Brugiroux, surnommé le pape des stoppeurs ou des routards, a passé la totalité de son existence à voyager en auto, bateau ou avion-stop dans le monde entier. Il peut se targuer d’avoir visité l’ensemble des pays du monde et même des territoires aussi improbables que l’archipel des Chagos ou aussi impénétrables que l’Arabie Saoudite, le dernier trophée qu’il accrocha à son palmarès. Né en 1937, il démarra son périple en 1955 en refusant de payer pour quelque hébergement que ce soit et en se limitant à un budget d’un seul dollar par jour. Et il y parvint. Au terme de 18 années d’aventures autour de la planète, il cumula 400 000 km parcourus et pas moins de 135 pays traversés. Fort de ce premier exploit, il monta un film, donna de nombreuses conférences qui lui permirent de continuer sur sa lancée et, au fil des années, des opportunités, des hasards et des rencontres, d’ajouter de nouvelles destinations jusqu’à atteindre récemment son but ultime…
    « Le monde est mon pays » n’est pas à proprement parler un récit de voyage mais plutôt une réflexion sur un retour d’expérience. Brugiroux n’ayant pas tout raconté ni dans son premier opus « La terre n’est qu’un seul pays », ni dans son précédent « L’homme qui voulait voir tous les pays du monde », ajoute diverses anecdotes en les classant par thèmes : le rêve impossible, la peur de l’inconnu, les règles de l’art, le stop, la solitude, la Providence et bien sûr, la quête spirituelle. Brugiroux s’envisage avant tout comme un missionnaire, c’est-à-dire un homme chargé d’une mission, celle de propager les idées du baha'isme, religion qui prône la paix universelle par une sorte de syncrétisme général et grâce à un gouvernement mondial éclairé. Le livre est fort intéressant et très bien écrit (le globe-trotter a bénéficié de l’aide d’un journaliste, Jérôme Bourgine). Dommage qu’il y ait tant de redites. Un grand nombre d’histoires ont déjà été racontées dans les précédents ouvrages d’où une impression de radotage un peu lassante.

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    Couverture du livre « L'homme qui voulait voir tous les pays du monde » de André Brugiroux aux éditions City

    Bernard Viallet sur L'homme qui voulait voir tous les pays du monde de André Brugiroux

    S’il est un homme qui peut se targuer d’avoir réalisé, adulte, tous ses rêves d'enfant, c’est bien André Brugiroux. Surnommé « le pape des routards », il a d’abord bouclé en dix-huit ans d’auto-stop, bateau-stop et autres subterfuges peu onéreux, un incroyable tour du monde. Puis au fil des ans,...
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    S’il est un homme qui peut se targuer d’avoir réalisé, adulte, tous ses rêves d'enfant, c’est bien André Brugiroux. Surnommé « le pape des routards », il a d’abord bouclé en dix-huit ans d’auto-stop, bateau-stop et autres subterfuges peu onéreux, un incroyable tour du monde. Puis au fil des ans, des occasions et des conférences, il a réussi à poser son sac dans presque tous les pays du monde. Seule, l’Arabie Saoudite s’est longtemps refusée à lui, mais, il a réussi récemment, grâce à un concours de circonstances quasi miraculeux, à accrocher ce dernier trophée à son tableau de chasse de globe-trotteur ! Et tout ça, à raison d’un seul dollar par jour, sans jamais devoir payer pour coucher à l’hôtel (sauf quand c’était absolument obligatoire comme en URSS ou en Corée du Nord), sans se munir du moindre canif (en signe de non-violence assumée), ni d’une simple gourde même en plein désert (pour toujours devoir s’en remettre au bon vouloir de l’Autre).
    « L’homme qui voulait voir tous les pays du monde » est un témoignage passionnant et époustouflant de toute une vie passée sur les chemins dans une quête assez unique de cette totalité de voyages qui vise le Livre des Records et frise un tantinet la monomanie. En effet, il reste à Brugiroux un lieu non visité, les îles Chagos, base militaire US vidée de ses habitants. Lire ces aventures permet d’apprendre pas mal de choses sur la réalité de pays dont le lecteur n’a souvent qu’une idée faussée par la présentation tendancieuse qu’en font nos médias. Que de péripéties, que de dangers, que de rebondissements, que de souffrances pour arriver à pareil résultat. L’auteur en tire la leçon suivante : « La terre n’est qu’un seul pays et tous les hommes en sont les citoyens », précepte proclamé par Bahà'u'llàh, fondateur d’une religion universelle dérivée de l’Islam et prônant un idéal de paix par la gouvernance mondiale. Ouvrage que l’on conseillera aux amateurs d’aventures loin des sentiers battus touristiques, aux rêveurs de grands espaces, tout en se permettant deux petits reproches. Bien des lieux mériteraient de plus amples développements. L’auteur aurait pu en profiter pour réduire la durée de ses prêchi-prêcha baha'istes un brin lassants. L’enfer « mondialiste » est pavé de si bonnes intentions…

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    Couverture du livre « L'homme qui voulait voir tous les pays du monde » de André Brugiroux aux éditions City

    LALIE.01 sur L'homme qui voulait voir tous les pays du monde de André Brugiroux

    Pour cette chronique, je dois vous avouer que j’ai préféré attendre deux jours pour la rédiger. Non pas que le livre n’ait pas été intéressant mais, bien au contraire, il est incroyable.
    André Brugiroux qui avait « la bougeotte » depuis son plus jeune âge, économisait un peu d’argent afin de se...
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    Pour cette chronique, je dois vous avouer que j’ai préféré attendre deux jours pour la rédiger. Non pas que le livre n’ait pas été intéressant mais, bien au contraire, il est incroyable.
    André Brugiroux qui avait « la bougeotte » depuis son plus jeune âge, économisait un peu d’argent afin de se donner les moyens de voyager.
    Mais pas un simple voyage, non, il voulait aller partout sur notre planète et quand, enfin, il a réussi à le faire, il est devenu « L’homme qui voulait voir tous les pays du monde ».
    Il faut dire que tout jeune, il n’avait pas eu l’occasion de faire ne serait-ce que des petits voyages. Il écrit en page 20 : « Les souvenirs d’enfance sont comme un sac à dos intérieur qu’on ne quitte jamais. Le mien est celui d’un monde en conflit, où j’entends des mots qui effraient les adultes et que je ne comprends pas : « exode, Ausweiss, Papiere, schnell, ’raus’, Gestapo, Kommandantur… » Pas l’idéal.

    Il faut signaler aussi que son désir initial était de partir en Arabie saoudite, mais là gros problème car pour la visite de ce pays, il n'y a pas de visa touristique. Par chance, il lui arrive ceci, écrit dans son Avant-Propos :
    »Le coup de fil me cueille par surprise. Pourtant, cela fait 37 ans (oui, 37 ans!) que j’attends ce sésame, la précieuse invitation qui doit m’ouvrir les portes du dernier royaume interdit de notre planète : l’Arabie saoudite. L’Arabie est le seul pays du monde à ne pas délivrer de visa de tourisme. Pour le visiter, le voyageur n’a donc d’autres solutions que d’essayer de se procurer une invitation officielle de la part d’un « parrain » vivant dans le pays : Occidental travaillant sur place ou citoyen saoudien (…) En désespoir de cause, des années durant, j’ai traîné partout avec moi et exhibé bien en évidence dans les salons du livre ou à l’entrée des salles où je donnais mes conférences un panneau criant à l’aide : CHERCHE INVITATION POUR L’ARABIE SAOUDITE ! RIEN ! (…)
    Au bout du fil, une certaine Selma Matour, jeune étudiante marocaine de Reims que je ne connais ni d’Eve ni d’Adam et qui n’a jamais entendu parler de moi ni d’aucun de mes livres.
    - Oui, mademoiselle, c’est moi
    . Voilà des années que je cherche. Je suis désespéré.
    - Je peux vous en procurer une. ». (pages 3/4).

    Férue de voyages moi-même, je me suis donc lancée illico-presto dans cette aventure (en lisant) et si la critique est difficile c’est d’abord à cause des innombrables péripéties, la multitude de pays visités, les descriptions du manque de moyens financiers (il ne voulait pas dépenser plus d’un euro par jour, nuit comprise ?!?), des souffrances et maladies endurées, à tel point que parfois il doutait de ses capacités de pouvoir continuer… Mais il est toujours parvenu à relever la tête.
    Sa façon de voyager aussi est particulière : à pied, en auto-stop, en bateau-stop et même en avion-stop. C’est plus que de la débrouille cela.
    Ce qui est incroyable aussi c’est qu’il a presque toujours rencontré une âme charitable pour lui offrir le manger, le gîte et le boire (ah boire ! Comme il en a souffert au point d’être très souvent déshydraté et sauvé in extremis).
    Difficile également de parler de ce livre car j’avais mis des post-its presque à chaque page : un grand tri s’est donc imposé et c’est à regret que j’en ai supprimés (mais il me reste l’ouvrage).

    Dans ce récit aussi dense car tout, absolument tout est décrit, l’auteur a gardé son humour et a acquis une certaine philosophie de vie : puisqu’il veut visiter le monde sans rien débourser, il va lui falloir compter sur les autres. Il va également en profiter pour apprendre certaines langues étrangères pour se tirer d’affaire un minimum : anglais, allemand, espagnol, italien… ou quelques rudiments.
    Inutile d’indiquer les pays visités puisqu’il les a pour ainsi dire TOUS visités. C’est une grande leçon de courage qu’il nous donne car j’allais oublier de le signaler : il a aussi connu la prison – soit volontairement pour dormir dans une cellule libre – soit involontairement à cause de son apparence : cheveux longs pour l’époque, vêtements crasseux ; manque d’hygiène car pas de douche chaque jour ; on le prenait parfois pour un hippie et on le chassait. Mais d’autres logements providentiels se sont présentés à lui comme un coin dans un garage ou une étable, par exemple.
    Il faut lire comment il est passé d’un continent à un autre, d’une ville à une autre. C’est époustouflant. Et je n’en raconterai pas plus pour cause de manque de place mais aussi car le but n’est pas de raconter le livre. Et j’aimerais bien pouvoir le faire...

    « L’Homme aux semelles de vent » a donc réalisé son rêve, a parcouru au moins 400.000 kilomètres, un périple débuté en 1955 et qui a duré presque soixante ans.
    Qui peut mieux dire ou mieux faire ?

    Il est à remarquer que ce genre d’expéditions est un peu revenu à la mode, par exemple avec « Nus et culottés » ou « J’irai dormir chez vous ». Est-ce André Brugiroux qui en a donné l’idée ?

    Pour ma part, je continuerai mes voyages à ma façon, seule également, et en me débrouillant aussi mais rien a voir avec ce qu’a vécu l’auteur, loin de là et puis ça ne me tente pas. Tiens au fait, il serait grand temps que je pense à mon prochain voyage et j’hésite encore un peu car plusieurs pays se sont présentés à mon esprit, un choix s’impose.
    Mon admiration est grande pour le héros et je pense comme lui : à peine de retour je me demande où j’irai la prochaine fois.
    Et puis il y a un dicton : « Les voyages forment la jeunesse » (certes, mais certains plus que d'autres ! ).
    Ce livre est une belle leçon de vie et qui change grandement d’autres récits de voyages où le confort, les moyens financiers et la logistique sont présents.