Andre Blanc

Andre Blanc
André Blanc, né à Lyon, est professeur agrégé. Réalisant de fréquents séjours en Allemagne, c'est à Berlin qu'il réalise ses études. Docteur en chirurgie dentaire, il est passionné d'archéologie et de préhistoire. Il devient adjoint au maire de Lyon à la fin des années 80 avant de démissionner po... Voir plus
André Blanc, né à Lyon, est professeur agrégé. Réalisant de fréquents séjours en Allemagne, c'est à Berlin qu'il réalise ses études. Docteur en chirurgie dentaire, il est passionné d'archéologie et de préhistoire. Il devient adjoint au maire de Lyon à la fin des années 80 avant de démissionner pour inadéquation totale... Il aime la tragédie classique, Racine, Shakespeare, la poésie, Hugo, Musset, la littérature, Yourcenar, Dostoïevski, la caricature, Steinberg, le vin blanc de Condrieu et la pêche à la mouche... un alibi sans doute !

Avis (4)

  • Couverture du livre « Rue des fantasques » de Andre Blanc aux éditions Jigal

    Yves Mabon sur Rue des fantasques de Andre Blanc

    Revoilà le commandant Farel après ses aventures mouvementées de Farel et Violence d'état. Ceux qui ont eu la chance de lire ses précédentes enquêtes ne seront pas perdus et retrouveront avec plaisir la rigueur, le travail acharné, la pugnacité et l’opiniâtreté du commandant et de son équipe....
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    Revoilà le commandant Farel après ses aventures mouvementées de Farel et Violence d'état. Ceux qui ont eu la chance de lire ses précédentes enquêtes ne seront pas perdus et retrouveront avec plaisir la rigueur, le travail acharné, la pugnacité et l’opiniâtreté du commandant et de son équipe. Presque que des mecs : Lucchini, le Corse l'ami de Farel et son second ; Balme, Comont, Dumont, Havery et Jimmy Liergal un génie de l'informatique. Puis Maud, la compagne de Guillaume Farel, flic à Interpol qui se remet doucement des ses blessures et qui aidera l'équipe grâce à ses connaissances en informatique, ses intuitions et ses déductions toujours justes. Les lecteurs qui ne connaissent pas encore les héros d'André Blanc peuvent débuter par n'importe quel titre, ils ne seront pas perdus, l'auteur expliquant les liens de tous, faisant des allusions à ses titres précédents, certes, mais pas gênants pour comprendre ce livre-ci.

    Rien de fantasque dans ce roman -un peu facile, mais je n'ai pas pu résister-, sauf son titre : la rue des Fantasques existe réellement à Lyon, je me suis renseigné, elle est perpendiculaire au tunnel de la Croix Rousse. Rien de fantasque disais-je, André Blanc décrit une équipe de flics au boulot, qui se heurte à beaucoup de difficultés dès lors qu'elle s'intéresse à des personnages hauts placés, à des mafieux. Farel veut travailler vite et discrètement, mais il a affaire à des adversaires retors, vicieux. Comme à son habitude, il va s'appuyer sur son équipe au complet et sur la juge Fournier.

    André Blanc décrit une arnaque politico-financière mais a le bon sens de ne pas faire dans le "tous pourris". Il base son histoire sur une fraude à la taxe carbone qui a réellement existé (quelques informations ici et là) et à la lecture des deux articles en lien, ses escrocs sont influencés par la réalité. C'est sans doute pour cela que son histoire est très crédible, son roman policier tout à fait réaliste et minutieux, rigoureux. Il ne se lit pas vite au risque de rater une information importante, eh bien oui, tout caser en 260 pages, relève de l'exploit et donc nécessite de la part du lecteur quelques efforts qui d'ailleurs n'en paraîtront pas tant il est difficile de décrocher. Dans ce polar, c'est l'intrigue qui prime, la vie des héros est peu racontée, juste celle de Farel et de Maud et plus largement celles des escrocs. Ce n'est pas un problème, au contraire, les flics récurrents gardent un peu de leur mystère qui se révélera sans doute petit à petit dans la suite, car sûrement suite il y aura, même si ça ne paye pas comme l'écrit André Blanc "Mon dentiste qui écrit des polars, se plaint toujours que son éditeur lui verse des clopinettes." (p.166) ; est-il besoin de préciser qu'André Blanc est docteur en chirurgie dentaire ?

  • Couverture du livre « Histoire de la comédie française de molière à talma » de Andre Blanc aux éditions Perrin

    NADIA D'ANTONIO sur Histoire de la comédie française de molière à talma de Andre Blanc

    Dans ma collection de très beaux livres figurant dans ma bibliothèque réservée aux ouvrages acquis lors d’expéditions à Paris et des visites de lieux incontournables, je possède également L’Histoire de La Comédie Française.
    Après sa visite accompagnée – c’est mieux car on vous y raconte des...
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    Dans ma collection de très beaux livres figurant dans ma bibliothèque réservée aux ouvrages acquis lors d’expéditions à Paris et des visites de lieux incontournables, je possède également L’Histoire de La Comédie Française.
    Après sa visite accompagnée – c’est mieux car on vous y raconte des anecdotes ou on vous désigne des endroits que vous pourriez ne pas avoir remarqués - très intéressante par ailleurs, il faut s’arrêter dans la librairie où l’on peut acheter des souvenirs ou des ouvrages comme celui-ci sur ce lieu mythique, fondé en 1680 et qui figure parmi les institutions les plus anciennes de la France.
    L’auteur commence par nous expliquer comment est née l’idée de ce théâtre qui était une attraction très prisée par les Parisiens et l’occasion de s’y montrer.
    Je considère ce livre comme une véritable encyclopédie, qui fourmille de renseignements très recherchés et historiques.
    Il parle absolument de tout et l’auteur a pris des renseignements dans des registres tels que celui des Assemblées des Comédiens, ou celui des comptes d’auteurs, mais il a également recherché des repères bibliographiques et on ne peut pas tout noter. A la fin du livre figure un index des œuvres et des rôles-titres.
    La Comédie Française, nommée, juridiquement, une société, a été tout à la fois indépendante mais aussi soumise à l’autorité royale. Elle a de plus, connu de nombreuses réussites mais aussi des échecs et des acteurs ou actrices parmi les plus renommés pour faire revivre des chefs-d’œuvre anciens, allant de Racine à Corneille mais, surtout, de Molière.
    Autant dire combien ce livre est passionnant mais il faut le lire tranquillement, chapitre après chapitre chacun toujours édifiant.
    Il ne faut pas s’inquiéter, non plus, quand on le feuillette, de voir qu’il n’y a que six photos – au milieu du livre – et que le reste n’est que du texte.
    Celui qui le lit jusqu’au bout, n’est pas déçu par son acquisition.

    André Blanc espère, avec ce livre, que le lecteur le considère comme une biographie plutôt qu’une histoire.

    L’auteur, André Blanc, a d’ailleurs écrit d’autres ouvrages, nombreux, sur le théâtre parmi lesquels Dancourt et la comédie à l’heure du Soleil couchant et Racine, trois siècles de théâtre.

  • Couverture du livre « Violence d'Etat » de Andre Blanc aux éditions Jigal

    Yves Mabon sur Violence d'Etat de Andre Blanc

    J'ai déjà rencontré l'équipe du commandant Farel dans le roman précédent d'André Blanc, sobrement intitulé Farel. J'avais alors été surpris par le réalisme et la minutie des descriptions de l'auteur. C'est toujours le cas avec Violence d'état. L'intrigue est totalement crédible, elle serait...
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    J'ai déjà rencontré l'équipe du commandant Farel dans le roman précédent d'André Blanc, sobrement intitulé Farel. J'avais alors été surpris par le réalisme et la minutie des descriptions de l'auteur. C'est toujours le cas avec Violence d'état. L'intrigue est totalement crédible, elle serait l'une des nombreuses affaires politico-financières dont on a vent depuis une quarantaine d'années. Ce qui m'étonnera toujours, ce n'est pas qu'il y ait des gens de pouvoir tentés par des malversations de tout ordre, mais plutôt qu'ils osent franchir le pas, sachant qu'à un moment ou un autre, ils vont se faire gauler. Ils sont tellement nombreux nos politiques à avoir eu affaire à la justice -et de tous les partis, même ceux du FN qui prétendent être plus blancs que blancs- que le "tous pourris" -que je déteste car je reste persuadé que beaucoup sont honnêtes- devient un leitmotiv que je n'ose plus qu'à peine contredire.

    Mais bon, revenons à nos flics lyonnais qui enquêtent sur le trafic d'armes et de drogue. Il n'est pas toujours très simple de s'y retrouver, il faut s'accrocher un peu, parce que l'affaire est complexe, les meneurs sont roués et de peur de fouineurs ou de juges et de flics trop zélés, ils font des montages abscons. André Blanc nous donne des indices à petites doses, pas suffisamment pour que l'on puisse seul, comprendre la totalité de l'affaire. Mais patience, Farel et son équipe nous expliquerons tout à la fin. Belle équipe d'ailleurs que celle de Farel, soudée, une confiance absolue les uns dans les autres, de forts caractères, notamment ceux de Farel et de Lucchini son second, les plus présents dans le roman, avec Jimmy, le nouvel arrivant, as de l'informatique. Et puis, il y a Maud. Maud, c'est l'amie de Farel. Flic à Interpol, elle était déjà là sur le premier tome et se remet très douloureusement d'une agression.

    Pour revenir un instant à la construction du livre, j'ai eu la sensation étrange tout au long d'icelui de ne pas tout comprendre, de me dire qu'il valait mieux avoir lu Farel avant de lire Violence d'état, notamment pour les relations entre les personnages. Et puis finalement, non, pas du tout. C'est André Blanc qui construit un puzzle, nous donnant des pièces de temps en temps, mais évidemment jamais trop proches les unes des autres. Il nous oblige à réfléchir, à faire une partie du travail de regroupement nous-mêmes, c'est du grand art. Ce n'est qu'à la fin que tout s'emboîte parfaitement. Ça peut paraître assez classique ce que j'écris là, mais le classique lorsque c'est bien fait et maîtrisé, ça a du bon. La preuve !

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