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Anais Llobet

Anais Llobet

Anaïs LLobet est journaliste. En poste à Moscou pendant cinq ans, elle a suivi l'actualité russe et effectué plusieurs séjours en Tchétchénie, où elle a couvert notamment la persécution d'homosexuels par le pouvoir local. Elle est l'auteure d'un roman, Les Mains lâchées (2016). Son deuxième roman...

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Anaïs LLobet est journaliste. En poste à Moscou pendant cinq ans, elle a suivi l'actualité russe et effectué plusieurs séjours en Tchétchénie, où elle a couvert notamment la persécution d'homosexuels par le pouvoir local. Elle est l'auteure d'un roman, Les Mains lâchées (2016). Son deuxième roman "Des hommes couleur de ciel" (2019), qui raconte le destin d'un jeune homosexuel tchétchène, a reçu le prix Étonnants Voyageurs-Ouest France.

Articles en lien avec Anais Llobet (3)

Avis sur cet auteur (72)

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    Couverture du livre « Les mains lâchées » de Anais Llobet aux éditions Plon

    Joëlle Guinard sur Les mains lâchées de Anais Llobet

    Un typhon et son après vus par une journaliste

    Voici un roman inspirée d'une histoire vraie qui se lit d'une traite en apnée totale.

    Le 8 novembre 2013, un typhon est annoncé dans les Philippines. Yolanda est d'abord prévu d'une puissance de 3 puis de 4 pour finir par être qualifié de...
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    Un typhon et son après vus par une journaliste

    Voici un roman inspirée d'une histoire vraie qui se lit d'une traite en apnée totale.

    Le 8 novembre 2013, un typhon est annoncé dans les Philippines. Yolanda est d'abord prévu d'une puissance de 3 puis de 4 pour finir par être qualifié de "storm surge", mais personne ne sait ce que ça veut dire...
    Malheureusement Yolanda est extrêmement puissant et dévastateur, un véritable tsunami d'eau et de vent, le plus puissant de tous les temps. Il suffira d'une heure et de trois vagues pour complètement dévaster l'île de Tacloban et faire 7000 morts.

    Madel, présentatrice à la télévision locale, vit sur l'île avec Jan, chirurgien esthétique. Quand le typhon est annoncé, ils se réfugient dans leur maison qu'ils croient sûre, Jan confie à Madel le petit garçon de sa voisine, Rodjun âgé de 3 ans.

    Anaïs Llobet nous plonge dès les premières pages dans l'enfer du cyclone, une grande vague emporte tout, Jan et Rojun disparaissent. Madel ne se pardonnera jamais d'avoir lâché la main de l'enfant...

    Ce roman relate le jour du typhon et les jours qui suivent, Madel se retrouve à la fois survivante et journaliste, comme anesthésiée elle part à la recherche d'un médecin, marchant dans l'eau putride au milieu des cris, des hurlements de douleur, de la désolation la plus totale. Les maisons sont détruites, des corps flottent...

    Mais son rédacteur en chef à Manille veut des reportages en direct, conscient de l'aubaine d'avoir une journaliste sur place. Madel refuse d'abord puis prend conscience qu'accepter sera pour elle le moyen de ne pas rechercher Jan, elle craint trop de découvrir son corps...
    Il va être question de la recherche d'images choc "qui marchent" sur le public, de la difficulté de filmer l'insoutenable, de journalistes qui craquent, des masques qui se fissurent mais aussi de victimes philippines qui succombent au chagrin après le typhon, des victimes invisibles "emportées par les bourrasques du deuil".

    Dans ce récit Anaïs Llobet insère des témoignages très émouvants, celui d'un pompier qui ne sauve plus des vies mais récupère des morts, celui de la femme qui enregistre les décès à la mairie...
    Anaïs Llobet, présente aux Philippines lorsque le typhon Haiyan (appelé également Yolanda) a tout dévasté sur son passage, a donc vécu ce drame et nous livre un remarquable témoignage romancé, d'une écriture syncopée sans aucun pathos ou misérabilisme, toujours à la bonne distance, une écriture très visuelle . Il y a beaucoup de pudeur et de justesse dans ce texte original.

    Ce texte parle de culpabilité, de solidarité avec les volontaires qui affluent, du cynisme de certains journalistes, du voyeurisme des médias mais aussi du nécessaire traitement de l'information pour sensibiliser le monde.

    Bouleversant et révoltant quand on comprend comment le drame aurait pu être évité.

    Un premier roman très bien maîtrisé !

    http://leslivresdejoelle.blogspot.fr/2016/08/les-mains-lachees-danais-llobet-rentree.html

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    Couverture du livre « Les mains lâchées » de Anais Llobet aux éditions Plon

    eimelle lect sur Les mains lâchées de Anais Llobet

    un thème particulièrement tragique, je craignais au départ un trop plein d'émotions, mais non, tout est parfaitement bien dosé, très équilibré, pour décrire la tragédie au plus près sans tomber dans le pathos.
    Tout commence dans le décor enchanteur des îles des Philippines et sombre en...
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    un thème particulièrement tragique, je craignais au départ un trop plein d'émotions, mais non, tout est parfaitement bien dosé, très équilibré, pour décrire la tragédie au plus près sans tomber dans le pathos.
    Tout commence dans le décor enchanteur des îles des Philippines et sombre en quelques instants dans le cauchemar avec le passage du typhon Yolanda, ouragan et tsunami qui causera aux environs de 7000 morts et dévastera totalement la ville Tacloban où se situe l'intrigue.

    L'impuissance de l'homme face à la nature, les choix tragiques, les lâchetés... les mains lâchées... en quelques personnages clés , l'auteure nous plonge au cœur du drame.
    Une région coupée du monde, un bilan de la catastrophe d'abord minimisé, le rôle des médias... et ce terrible manquement au moment de l'alerte... des pages essentielles pour ne pas oublier ce drame.


    Au delà de ces faits, il y a la trajectoire de l'héroïne, ses doutes, ses actes, le rôle de la journaliste, le désarroi de la femme... comme pour les pompiers, les médecins, des survivants en première ligne, pour qui tout bascule, et qui doivent s'oublier pour faire front.

    En partie auto-biographique, ce premier roman est un témoignage marquant de ce drame, à la distanciation très juste.


    Un premier roman à découvrir !
    http://lecture-spectacle.blogspot.fr/2016/08/les-mains-lachees-anais-llobet.html

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    Couverture du livre « Les mains lâchées » de Anais Llobet aux éditions Plon

    Dominique Sudre sur Les mains lâchées de Anais Llobet

    Madel est journaliste à Manille, amoureuse de Jan, elle le suit dans sa ville des Philippines.. Un ouragan est annoncé, dans ces pays-là on a plutôt l’habitude et l'on connait un certain nombre de gestes à accomplir pour se protéger, protéger ses biens, se mettre à l’abri. Chacun s’exécute, et...
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    Madel est journaliste à Manille, amoureuse de Jan, elle le suit dans sa ville des Philippines.. Un ouragan est annoncé, dans ces pays-là on a plutôt l’habitude et l'on connait un certain nombre de gestes à accomplir pour se protéger, protéger ses biens, se mettre à l’abri. Chacun s’exécute, et attend que la tempête passe. Mais Haiyan / Yolanda n’est pas un ouragan comme les autres, c’est le typhon le plus terrible qu’aient connu les Philippines jusqu’à présent… 10 morts ? 100 morts ? 7000 morts au moins…impossible d’imaginer, de visualiser ce que représente un tel cataclysme. Les dégâts sont énormes, mais surtout, on trouvera des corps encore pendant des mois après le passage du typhon.
    Madel prend Yolanda, comme on l’appelle là-bas, de plein fouet, dans la belle et solide maison de Jan, qui ne résiste pas au tsunami qui suit le typhon. Jan, l'enfant qu'il lui avait confié, et tant d’autres, disparaissent. Madel doit continuer à vivre, à chercher les survivants, à aider les médecins dépassés par la catastrophe, et avant tout, à faire son métier de journaliste dans le feu de l‘action, devenant à la fois voyeur et acteur du drame.
    Le livre est construit en alternance de récits, celui de Madel, son expérience, ses doutes, ses atermoiements, ses questionnements.. et celui des Philippins dont elle recueille les témoignages, tous plus terribles les uns que les autres, sur cette fatalité devant un drame qui aurait pu être minimisé si les autorités avaient pris la juste mesure de ce qu’il se passait et protégé les populations dans les zones adaptées. Il se lit comme un récit journalistique, précis, concret sans être morbide, réaliste et parfois dur mais tellement juste, dans la description des sentiments aussi, de ceux qui ont subi et de ceux qui les assistent ensuite.. et comment ne pas craquer, ne pas lâcher, devenir fou, devant les morts qui s'amoncellent, les blessés, les ruines… Premier roman sur un sujet difficile, mais roman indispensable que je vous recommande vivement de lire !

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    Couverture du livre « Les mains lâchées » de Anais Llobet aux éditions Plon

    Virginie Vertigo sur Les mains lâchées de Anais Llobet

    http://www.leslecturesdumouton.com/archives/2016/08/09/34170579.html

    « Il faudrait des tribunaux internationaux pour juger ceux qui n’ont pas su nous protéger de ce raz-de-marée pourtant si prévisible. Je voudrais les mettre sur le banc des accusés, leur demander pourquoi ils n’ont pas su...
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    http://www.leslecturesdumouton.com/archives/2016/08/09/34170579.html

    « Il faudrait des tribunaux internationaux pour juger ceux qui n’ont pas su nous protéger de ce raz-de-marée pourtant si prévisible. Je voudrais les mettre sur le banc des accusés, leur demander pourquoi ils n’ont pas su traduire deux mots sui auraient pu sauver tant de vies. Leur crier que c’est leur faute si Jan a disparu, leur faute si Rodjun… et soudain je me souviens de cette petite main que j’ai lâchée. De ce cri d’enfant qui se fait avaler tout seul au milieu d’un immense marécage plein de serpents. Je me dis que je ne suis pas belle à voir, qu’il y a des choses que, à moi, aussi, on ne saurait pardonner si j’étais sur le banc des accusés.

    J’arrache un morceau d’écorce au ficus ; sa peau toute douce est encore gorgée de sève, pleine de vie. En contrebas de la colline, de lourdes vagues s’abattent dans un ruminement constant. Le silence des hommes me fait frissonner ; il n’y a que la mer qui parle encore à Tacloban.»

    Quand on découvre un premier roman – et j’en lis beaucoup – on ne sait jamais ce qui va nous tomber dessus : déception, surprise, émerveillement ?

    Avec Les mains lâchées, on touche le superbe. Et pourtant quel choc ! C’est le choc des éléments qui se déchaînent, le choc de la confrontation à la mort et à la destruction, le choc des émotions.

    8 novembre 2013, Madel, une journaliste française travaillant pour la télévision philippine se retrouve en plein milieu du typhon Haiyan/Yolanda à Tacloban sur l’île Leyte. La violence est telle que la ville est complètement rasée, engendrant des milliers de morts et la désolation la plus totale. Mabel, ayant perdu la trace de son compagnon Jan et de l’enfant qu’elle protégeait, doit faire face à cette catastrophe devenue humanitaire. Elle est ainsi confrontée aux dysfonctionnements de communication avec Manille, à des médias occidentaux qui minimisent les dégâts puis sont à la recherche du moindre témoignage sordide. Elle découvre la vulnérabilité mais aussi la force de ces habitants qui ont tout perdu.

    Anaïs Llobet, avec une écriture sublime, pudeur et force, nous livre un roman d’une incroyable beauté et profondeur. On suit avec intérêt et empathie l’héroïne qui combat à la fois ses propres sentiments, craintes et peurs mais les affronte, non sans difficultés parfois, pour aider la population et faire écho de la catastrophe à l’étranger.

    Les personnages secondaires sont tout aussi forts et bien brossés par l’auteure, que ce soit Liliana qui a perdu sa fille Shoshanna ou son frère pompier, le médecin David, l’enfant Jirug, Irene, Teresa… Le récit de Mabel s’interrompt à plusieurs reprises pour laisser un habitant raconter son ressenti de la catastrophe et on y trouve des passages poignants et sublimes.

    Bien évidemment, quand on apprend qu’Anaïs Llobet était présente aux Philippines pendant le typhon, on comprend comment tous ces personnages sont criants de vérité mais il fallait aussi du talent pour réussir à retranscrire les émotions, décrire avec minutie et sensibilité ce qui est inimaginable. Anaïs Llobet a ce talent et elle a su faire de ce drame un roman magnifique dont elle peut être fière.

    J’en profite pour signaler que la couverture faite par les éditions Plon est superbe et reflète tellement bien l’ambiance du livre.

    Ne passez pas à côté de ce roman !

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