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Amy Hassinger

Amy Hassinger
Auteure reconnue aux États-Unis, traduite dans de très nombreuses langues (espagnol, portugais, néerlandais, etc.), Amy?Hassinger collabore régulièrement avec le New York Times et le Los Angeles Review of Books .Elle enseigne le « creative writing » à l'université de l'Illinois et à l'universi... Voir plus
Auteure reconnue aux États-Unis, traduite dans de très nombreuses langues (espagnol, portugais, néerlandais, etc.), Amy?Hassinger collabore régulièrement avec le New York Times et le Los Angeles Review of Books .Elle enseigne le « creative writing » à l'université de l'Illinois et à l'université du Nebraska.

Avis sur cet auteur (4)

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    Couverture du livre « La crue » de Amy Hassinger aux éditions Rue De L'echiquier

    Cotentine sur La crue de Amy Hassinger

    Suite à l'appel téléphonique de son père, Rachel part au milieu de la nuit, rendre visite à sa grand-mère malade, accompagnée de son bébé, laissant son mari endormi...Sa vie lui semble monotone, elle ne se sent plus très proche de Michaël, ce n'est pas la vie qu'elle avait envisagé.. Elle désire...
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    Suite à l'appel téléphonique de son père, Rachel part au milieu de la nuit, rendre visite à sa grand-mère malade, accompagnée de son bébé, laissant son mari endormi...Sa vie lui semble monotone, elle ne se sent plus très proche de Michaël, ce n'est pas la vie qu'elle avait envisagé.. Elle désire présenter sa fille à la vieille dame et retrouver tous ses souvenirs de jeunesse...
    Madly voudrait léguer la ferme à Diane, son infirmière et maman de Joe, premier amour de Rachel, sa petite fille...
    Ce roman nous apprend sur la situation des indiens dépouillés de leur terre, sur les liens qui unissent certaines personnes à cette même terre...sur le barrage et l'écologie.
    J'ai aimé le style de l'auteur ,les réflexions des divers personnages, les sentiments qu'ils véhiculent..
    Très bon récit, je recommande..

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    Couverture du livre « La crue » de Amy Hassinger aux éditions Rue De L'echiquier

    Mumu Dans le Bocage sur La crue de Amy Hassinger

    Amy Hassinger nous propose de nous installer dans le Wisconsin, sur d'anciennes terres appartenant aux Ojibwés, terres qui furent vendues à des blancs ou ensevelies sous les eaux avec la construction d'un barrage et dans la propriété appartenant à la famille Clayborne, propriétaire de la Ferme...
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    Amy Hassinger nous propose de nous installer dans le Wisconsin, sur d'anciennes terres appartenant aux Ojibwés, terres qui furent vendues à des blancs ou ensevelies sous les eaux avec la construction d'un barrage et dans la propriété appartenant à la famille Clayborne, propriétaire de la Ferme et dont les ancêtres sont à l'origine de la retenue d'eau. 

    Rachel est la dernière descendante de la famille Clayborne et a un profond attachement non seulement à la Ferme mais également à Maddy, sa grand-mère, qui y vit ses derniers jours. Après la naissance de sa fille, Deirdre, Rachel éprouve le besoin de faire un break dans sa vie et de retourner auprès de sa grand-mère afin de tenter de se retrouver, de savoir quelle femme elle est devenue, quelle mère elle sera et de comprendre pourquoi les réminiscences du passé font ressurgir en elle un besoin viscéral de fouler la terre de ses ancêtres qui sont promises en héritage par Maddy à Diane, son infirmière, descendante des autochtones anciens possesseurs du territoire. Mais ne serait-ce pas l'envie de retrouver Joe Bishop, le fils de Diane, son amour de jeunesse qui la pousse finalement à la Ferme ?

    Amy Hassinger dresse avant tout trois très beaux portraits de femmes : Rachel en pleine dépression postnatale qui sent que son couple ne tient plus qu'à un fil, ayant le sentiment d'étouffer et de s'oublier auprès de Michaël auquel elle n'a pourtant rien à reprocher. Maddy qui, au soir de sa vie trouve en Diane, un soutien, une aide et dont elle veut faire l'héritière du domaine celui-ci ayant appartenu par le passé à sa famille, rendre en quelque sorte à César ce qui appartenait à César, mais cette volonté va engendrer chez Rachel un sentiment profond de perte de repères, ceux de son enfance et des moments heureux. Et puis Diane, dévouée et aimante accompagnatrice de Maddy, partagée entre l'amitié qui la lie à celle-ci mais également la crainte que le retour de Rachel et son rapprochement avec son fils Joe, ne complique la situation.

    Le roman est aussi l'occasion d'évoquer l'appartenance à une terre, celle des origines qu'elles soient à travers les tribus autochtones mais également familiales, la perte d'un environnement chargé en souvenirs, en traditions, dans une nature sauvage et indomptable, où demeurent enfouis, que ce soit dans les mémoires ou sous l'eau tout ce qui a construit des lignées familiales. Et quand on commence à évoquer le passé, qu'il soit lointain ou proche, des questions se posent sur le sens de la propriété que ce soit celle d'un endroit mais également des sentiments.

    A travers une narration où chacun refait le chemin de sa vie, de ses blessures et en particulier de celles de Joe qui est revenu en partie défiguré de son engagement dans la guerre en Irak mais également des celles, plus intimes, qui ne peuvent émerger que soumises à des chocs violents ou à la confrontation à soi-même, à ses propres désirs, l'auteure montre toute l'ambiguïté des choix de chacun, de ce qu'il croyait ses certitudes mais aussi croyait savoir de lui-même.

    J'ai apprécié la manière dont l'auteure contient son récit, dont elle le maîtrise à la manière d'une digue retenant les sentiments : tout est mesuré, l'évolution se fait graduellement, par petites touches, au fil du temps, sans violence, juste le temps nécessaire à chacun de ses personnages de reprendre possession d'eux-mêmes avant que la digue cède et fasse des ravages.

    Je me suis laissée guider par la plume de l'auteure, j'ai vécu au rythme des retrouvailles, des confrontations en laissant peu à peu se dessiner le parcours de chacun, à la manière d'un cours d'eau qui cherche son lit. J'ai arpenté les rives pour apercevoir les habitants des profondeurs revenir à leurs sources, tels les esturgeons ou saumons remontant le courant pour revenir sur les lieux de naissance, regardé le ciel et observé les aigles, écouté la pluie tomber et noyer les passions. J'ai dressé les portraits de trois femmes qui ne voudraient rien abîmer à leurs relations mais qui vont se confronter à un passé qu'elles pensaient apaisé. J'ai aimé qu'il n'y ait pas d'outrances  mais beaucoup d'amour car le fond du problème n'est pas la haine mais l'amour d'une terre.

    C'est lent, c'est doux, c'est beau, c'est un récit riche en symboles, en parallèles entre environnement et sentiments, qui évoque les questionnements féminins sur les choix, les doutes, la famille, la maternité mais également la transmission et l'héritage.

    J'ai beaucoup aimé.

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    Couverture du livre « La crue » de Amy Hassinger aux éditions Rue De L'echiquier

    Madame Tapioca sur La crue de Amy Hassinger

    Rivière et forêt,
    Esturgeons et aigles,
    Une ferme,
    Un barrage,
    Et au milieu une femme qui se demande si la vie qu’elle mène est vraiment la sienne.

    Au cœur de la nuit, Rachel Clayborne part avec son bébé sans rien dire à son mari. Elle part rejoindre la ferme familiale dans le Wisconsin,...
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    Rivière et forêt,
    Esturgeons et aigles,
    Une ferme,
    Un barrage,
    Et au milieu une femme qui se demande si la vie qu’elle mène est vraiment la sienne.

    Au cœur de la nuit, Rachel Clayborne part avec son bébé sans rien dire à son mari. Elle part rejoindre la ferme familiale dans le Wisconsin, elle part rejoindre sa grand-mère qui est en fin de vie, elle part pour s’extirper un peu de cette vie parfaite qui l’étouffe.

    Sur des terres au passé lourd et à l’avenir incertain, Amy Hassinger guide ses personnages le long d’un chemin complexe où les regrets personnels et le désir se confrontent, où le présent de chacun fait écho aux dilemmes moraux de l'histoire troublée des Etats-Unis.

    Abordant de nombreux thèmes comme la maternité, la fidélité conjugale, les liens familiaux, les droits des peuples autochtones, la nature et sa gestion par l’homme, « La crue » est un roman totalement addictif. Les presque 500 pages se dévorent. Le lecteur est porté par les souvenirs et les questionnements existentiels de chaque protaganiste à l’ombre d’un barrage qui menace de rappeler tout le monde à l’ordre.

    Traduit par Brice Matthieussent

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    Couverture du livre « La crue » de Amy Hassinger aux éditions Rue De L'echiquier

    Christlbouquine sur La crue de Amy Hassinger

    Ce livre m’a plu dès les premières pages et je n’ai plus eu envie de le lâcher. Ce récit magnifique pose de nombreuses questions sur l’héritage, la culpabilité, les relations familiales et amoureuses, la place de l’homme au cœur de la nature, la quête de soi et de sens.

    Rachel Clayborne,...
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    Ce livre m’a plu dès les premières pages et je n’ai plus eu envie de le lâcher. Ce récit magnifique pose de nombreuses questions sur l’héritage, la culpabilité, les relations familiales et amoureuses, la place de l’homme au cœur de la nature, la quête de soi et de sens.

    Rachel Clayborne, mariée et mère d’une petite fille, est alertée par son père sur le fait que sa grand-mère Maddy a décidé de léguer sa maison à son aide à domicile, Diane Bishop. Sur un coup de tête et lassée de sa vie de couple, Rachel saisit cette occasion pour partir, emmenant sa fille avec elle. Elle se rend à la Ferme, lieu d’heureux souvenirs d’enfance et de jeunesse mais où elle n’est pas revenue depuis huit ans. Elle y retrouve sa grand-mère qui perd peu à peu la tête, Joe son grand amour perdu et Diane, la mère de Joe.
    La Crue met en scène trois femmes fortes, Rachel, Maddy et Diane, liées par leur histoire personnelle mais aussi par la relation conflictuelle entre les amérindiens et les « blancs ». Car avant d’appartenir à la famille de Rachel, les Clayborne, ces terres appartenaient à la famille de Diane, de la tribu des Ojibwés.

    L’écriture est pleine de poésie, à l’image des paysages où se déroulent les événements.

    Au-delà de l’histoire familiale autour d’un héritage, c’est toute l’histoire de la colonisation par les blancs des territoires amérindiens qui est évoquée ainsi que les problématiques écologiques liées à l’expansion de l’activité humaine.

    Le récit se noue autour de la Ferme, mais aussi du barrage, voulu par l’arrière-grand-père de Rachel et qui a fait disparaître tout un village lors de sa construction. Il raconte l’histoire de femmes qui luttent pour leur liberté et ce combat fait écho à celui des autochtones qui continuent de vouloir préserver leurs terres ou de les récupérer. Ce livre raconte la difficile cohabitation entre l’homme et la nature, entre les êtres, entre les populations d’origine d’un pays et leurs colons.

    C’est un récit riche et puissant et trois magnifiques portraits de femmes attachantes.

    On ne prend jamais le parti de l’une ou l’autre, le point de vue des trois étant parfaitement compréhensible et c’est aussi la force d’Amy Hassinger de réussir à ne pas nous rendre l’une ou l’autre des héroïnes déplaisante ou de ne pas nous faire épouser l’une ou l’autre cause mais de savoir exprimer toute la complexité des relations et des choix à faire.

    Et je ne parle même pas de la maquette du livre qui, entre la sublime couverture et la mise en page intérieure, est d’une extrême qualité et fait de ce livre un objet qu’on a plaisir à mettre dans sa bibliothèque !

Bibliographie de Amy Hassinger (1)

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