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Amélie Nothomb

Amélie Nothomb
Issue d'une illustre famille bruxelloise, Amélie Nothomb est la fille d'un ambassadeur belge. Née au Japon, elle reste profondément marquée par la culture nippone. Mais les déplacements successifs de son père l'emmènent toute jeune en Chine, à New York, et en Asie du sud-est. De ces voyages, Amél... Voir plus
Issue d'une illustre famille bruxelloise, Amélie Nothomb est la fille d'un ambassadeur belge. Née au Japon, elle reste profondément marquée par la culture nippone. Mais les déplacements successifs de son père l'emmènent toute jeune en Chine, à New York, et en Asie du sud-est. De ces voyages, Amélie conserve un sentiment tenace de solitude, atténué par une forte complicité avec sa soeur. Elle retourne en Belgique à l'âge de dix-sept ans et suit des études gréco-latines. En 1992, son roman 'Hygiène de l'assassin' est accueilli avec un énorme succès. Frustrée de ne pas être restée au Japon, elle y retourne et retranscrit cette expérience plus que déroutante dans 'Stupeur et Tremblements', couronné Grand Prix de l'Académie française en 1999. Depuis, elle publie à peu près un roman par an, se définissant elle-même comme une 'graphomane malade de l'écriture'.

Articles en lien avec Amélie Nothomb (3)

Avis sur cet auteur (520)

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    Couverture du livre « Soif » de Amélie Nothomb aux éditions Albin Michel

    Thierry X sur Soif de Amélie Nothomb

    Dans ce nouveau roman, Amélie Nothomb nous parait moins excentrique qu’à son habitude. Se glissant dans la peau de Jésus, et prenant la parole pour lui, elle nous invite à suivre ses dernières heures jusqu’à la crucifixion. Dans la première moitié du récit, elle nous fait partager ses états...
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    Dans ce nouveau roman, Amélie Nothomb nous parait moins excentrique qu’à son habitude. Se glissant dans la peau de Jésus, et prenant la parole pour lui, elle nous invite à suivre ses dernières heures jusqu’à la crucifixion. Dans la première moitié du récit, elle nous fait partager ses états d’âmes successifs, reprenant pas à pas le célèbre chemin de croix. Elle sait à merveille présenter le côté humain de sa personnalité en lui faisant exprimer ses souffrances. Mais dans la deuxième partie, elle finit par le rendre banalement humain à force de vouloir le rendre conforme à la morale. Elle va même jusqu’à transformer les paroles des évangiles, faisant du Christ un humaniste avant l’heure.
    Le pari était osé, et le résultat moins iconoclaste qu’on aurait pu le craindre.

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    Couverture du livre « Soif » de Amélie Nothomb aux éditions Albin Michel

    Lisa_D sur Soif de Amélie Nothomb

    La passion selon Nothomb

    D’Amélie Nothomb, je n’ai lu que Le fait du prince et j’en garde un souvenir pétillant (il y était beaucoup question de champagne !). Je poursuis sur le même thème avec Soif, à quelques voix d’obtenir le prix Goncourt. Et aussi parce que tous les ans, tout le monde se...
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    La passion selon Nothomb

    D’Amélie Nothomb, je n’ai lu que Le fait du prince et j’en garde un souvenir pétillant (il y était beaucoup question de champagne !). Je poursuis sur le même thème avec Soif, à quelques voix d’obtenir le prix Goncourt. Et aussi parce que tous les ans, tout le monde se demande ce que l’auteure a bien pu nous sortir de son chapeau. Autant le dire tout de suite : pas le bouquin de l’année.

    L’idée est originale voire géniale, raconter l’épisode de la passion du Christ du point de vue de Jésus. Mais avec Soif, je suis restée sur ma faim. Le verbe reste simple et les réflexions trop superficielles. Il y a bien des éléments qui pourront encore choquer certains croyants : Jésus vivait dans le péché avec Marie-Madeleine !…Quoi les paroles d’évangile ne sont pas à prendre au pied de la lettre! Déjà entendu, lu ailleurs…

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    Couverture du livre « Soif » de Amélie Nothomb aux éditions Albin Michel

    Regine Zephirine sur Soif de Amélie Nothomb

    Chaque année, je me plonge dans le dernier roman d’Amélie Nothomb avec le secret espoir de retrouver le charme sarcastique de ses premiers romans, comme « Stupeurs et tremblements » ou encore « Ni d’Eve ni d’Adam » Hélas ! Je suis souvent déçue. Par bonheur, « Soif » se fait remarquer par...
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    Chaque année, je me plonge dans le dernier roman d’Amélie Nothomb avec le secret espoir de retrouver le charme sarcastique de ses premiers romans, comme « Stupeurs et tremblements » ou encore « Ni d’Eve ni d’Adam » Hélas ! Je suis souvent déçue. Par bonheur, « Soif » se fait remarquer par l’originalité du sujet : se mettre dans la peau de Jésus dans les dernières heures de sa Passion, il fallait oser.
    Bien sûr, l’histoire on la connait tous, il n’y a donc pas de suspense, le héros meurt à la fin. Mais ce qui a titillé ma curiosité, c’est la manière simple, directe d’aborder ce sujet aussi épineux que la couronne idoine. Le sujet est d’actualité avec sa réflexion sur l’utilité du don de soi.
    Amélie Nothomb a une énorme tendresse pour son Jésus, tellement humain, qu’il nous devient proche. Elle s’appuie sur les textes du Nouveau Testament pour raconter certains passages mais elle sait prendre aussi une grande liberté pour imaginer ce qu’ont pu être les pensées de Jésus juste avant sa mort. Pour cela, elle invente un temps plus long entre la sentence de mise à mort et la crucifixion, une nuit entière où le condamné va provoquer sa soif afin « que les autres souffrances s’amortissent » Etancher sa soif, c’est rencontrer Dieu à travers l’amour.
    « …après avoir durablement crevé de soif, ne buvez pas le gobelet d’eau d’un trait. Prenez une seule gorgée, gardez-la en bouche quelques secondes avant de l’avaler. Mesurez cet émerveillement. Cet éblouissement, c’est Dieu »
    Jésus quitte sa dimension divine pour n’être plus qu’un homme qui, à la veille de sa mort, revisite sa vie avec ses moments heureux, ses renoncements et ses regrets.
    L’auteure parle aussi avec simplicité de l’amour charnel qui lie Jésus et Marie-Madeleine et cela donne des pages très belles sur la découverte de cet amour.
    J’ai lu ce court roman (160 pages) d’une traite, tant je désirais étancher ma curiosité littéraire.

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    Couverture du livre « Soif » de Amélie Nothomb aux éditions Albin Michel

    nathalie vanhauwaert sur Soif de Amélie Nothomb

    Donner la parole à Jésus, c'est gonflé ! Amélie l'a fait

    Elle fait parler Jésus et nous fait imaginer les réflexions qu'il aurait pu avoir les dernières heures de sa vie. Fallait vraiment oser !

    On retrouve la plume inimitable d'Amélie mais ce récit, mi-roman, mi-essai est bien différent...
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    Donner la parole à Jésus, c'est gonflé ! Amélie l'a fait

    Elle fait parler Jésus et nous fait imaginer les réflexions qu'il aurait pu avoir les dernières heures de sa vie. Fallait vraiment oser !

    On retrouve la plume inimitable d'Amélie mais ce récit, mi-roman, mi-essai est bien différent des autres, c'est un récit mystique, philosophique qui demande réflexion et introspection.

    On retrouve son humour un peu "caustique" quand d'entrée de jeu, les 37 miraculés plaident coupable et condamne Jésus à la crucifixion. Humiliation suprême.

    Mais pourquoi Jésus a-t-il laissé faire cette fin atroce, pourquoi n'a -t-il rien fait ? C'est le point de départ de la réflexion d'Amélie qui avait ce livre en elle depuis tant d'années.

    On va "vivre" avec Jésus ses dernières heures , ses pensées, sa portée de croix, sa crucifixion et le sens donné à Jésus fils du Père venu sur terre pour sauver "nos péchés".

    Je suis d'éducation catholique et ce livre ne m'a en rien choqué. Il y a de la matière, certaines réflexions philosophiques qui auraient pu il est vrai être plus développées mais c'est peut-être là qu'Amélie veut en venir, à nous de réfléchir...

    Quelques exemples :

    Le premier miracle des noces de Cana est la découverte pour Jésus de son pouvoir. On n'attendait rien de lui , il en prend plaisir. Ensuite son pouvoir devient un devoir pour les autres ? Et pourquoi ne l'utilise-t-il pas pour lui ?

    Il nous parle de Judas, un problème permanent, de la nuance existant entre le mensonge et le secret.

    De corps et d'esprit. Amélie prend le postulat de Jésus l'humain, l'incarné qui aime la vie. Elle nous parle du mal qui trouve toujours son origine dans l'esprit, d'un homme qui a connu l'amour - celui de Marie-Madeleine - de la soif et de la mort.

    Soif : "Pour éprouver la soif il faut être vivant." Cette soif qui lorsqu'elle devient extrême pousse à la transe mystique. Pourquoi n'y a-t-il pas de mot lorsque l'on cesse d'avoir soif ? Pour la faim, on parle de satiété, pour la fatigue de repos, pour la souffrance, de réconfort mais rien pour la soif ?

    Pour Amélie, la gorgée d'eau devient un émerveillement, un éblouissement , c'est Dieu.

    Beaucoup de réflexions qu'on aimerait plus profondes, plus développées mais dans ce cas , ne serions-nous pas basculés du roman à l'essai ?

    Un récit qui nous parle de la cruauté de l'homme. Quel est ce besoin d'assister au malheur des autres ? S'aime-t-on vraiment ? alors que vaut "Aimer son prochain comme soi-même ?"

    Il est différent ce roman mais on retrouve un texte profond, puissant dans un style inimitable.

    A vous de vous faire votre idée, un seul moyen lisez-le , quoi qu'il en soit que vous aimiez ou non, il ne vous laissera pas indifférent.


    Il était tout de même finaliste pour le Goncourt.


    Ma note : 9/10

    Les jolies phrases

    Les humains se plaignent, à raison, des imperfections du corps. L'explication coule de source : que vaudrait la maison dessinée par un architecte sans domicile ?

    On est quelqu'un de meilleur quand on a eu du plaisir.

    Il n'y a pas d'art plus grand que celui de vivre.

    Le mal trouve toujours son origine dans l'esprit.

    Aucune jouissance n'approche celle que procure le gobelet d'eau quand on crève de soif.

    Quand on cesse d'avoir faim, cela s'appelle satiété. Quand on cesse d'être fatigué, cela s'appelle repos. Quand on cesse de souffrir, cela s'appelle réconfort. Cesser d'avoir soif ne s'appelle pas.

    Le sens de la vie, c'est de ne pas souffrir.

    L'amour de Dieu, c'est l'eau qui n'étanche jamais. Plus on boit, plus on a soif. Enfin une jouissance qui ne diminue pas le désir.

    Si vous voulez aimer comme au premier jour, c'est la présence qu'il faut cultiver.

    Ivre, je l'étais ce soir-là, et cette ivresse était sainte. Avant l'incarnation, je n'avais pas de poids. Le paradoxe, c'est qu'il faut peser pour connaître la légèreté. L'ébriété délivre de la pesanteur et donne l'impression que l'on va s'envoler. L'esprit ne vole pas, il se déplace sans obstacle, c'est très différent.

    Ne pas divulguer une information vraie, ce n'est pas mentir.

    Si on se rendait compte, on ne choisirait pas de vivre.

    La langue dans sa sagesse a compris qu'il ne fallait pas créer d'antonyme à la soif. On peut étancher la soif et pourtant le mot étanchement n'existe pas.

    Il y a des gens qui pensent ne pas être des mystiques. Ils se trompent. Il suffit d'avoir crevé de soif un moment pour accéder à ce statut. Et l'instant ineffable où l'assoiffé porte à ses lèvres un gobelet d'eau, c'est Dieu.

    Quand quelqu'un meurt, c'est fou ce qu'on pense à lui. Pour beaucoup de gens, c'est carrément le seul moment où l'on pense à eux.

    https://nathavh49.blogspot.com/2019/12/soif-amelie-nothomb.html