Passionné(e) de lecture ? Inscrivez-vous gratuitement pour rejoindre la communauté et bénéficier de toutes les fonctionnalités du site !  

Alphonse Daudet

Alphonse Daudet
Alphonse Daudet, né à Nîmes le 13 mai 1840 et mort à Paris le 16 décembre 1897, est un romancier et conteur français. Il est inhumé au Cimetière du Père Lachaise. Il effectue ses études secondaires à Lyon. À Paris, il occupait le poste de secrétaire auprès du duc de Morny, personnage influent du ... Voir plus
Alphonse Daudet, né à Nîmes le 13 mai 1840 et mort à Paris le 16 décembre 1897, est un romancier et conteur français. Il est inhumé au Cimetière du Père Lachaise. Il effectue ses études secondaires à Lyon. À Paris, il occupait le poste de secrétaire auprès du duc de Morny, personnage influent du Second Empire, quand celui-ci mourut subitement en 1865 : cet événement fut le tournant décisif de la carrière d'Alphonse. Après cet événement, Daudet ne se consacra plus qu'à l'écriture, non seulement comme chroniqueur au journal Le Figaro mais aussi comme romancier. Puis, après avoir fait un voyage en Provence, Alphonse commença à écrire les premiers textes qui feront partie des Lettres de mon Moulin.

Avis sur cet auteur (21)

  • add_box
    Couverture du livre « Tartarin de Tarascon » de Alphonse Daudet aux éditions Lgf

    Fantomas 57 sur Tartarin de Tarascon de Alphonse Daudet

    Tartarin emprunte sa faconde au baron de Münchhausen mais il y ajoute un parfum de méridionalité que ne renierait pas les personnages de Raimu. Un faux aventurier hâbleur, outrancier et enjôleur servi par le style de Daudet qui fait ici des merveilles.

    Tartarin emprunte sa faconde au baron de Münchhausen mais il y ajoute un parfum de méridionalité que ne renierait pas les personnages de Raimu. Un faux aventurier hâbleur, outrancier et enjôleur servi par le style de Daudet qui fait ici des merveilles.

  • add_box
    Couverture du livre « Les lettres de mon moulin » de Alphonse Daudet aux éditions Pocket

    Louis donne son avis sur Les lettres de mon moulin de Alphonse Daudet

    Les "Lettres de mon moulin" ont été publiés pour la première fois sous forme de recueil en 1869. Nées des voyages que l'auteur a effectués en Provence, en Corse ainsi qu'en Algérie, ces nouvelles sont parues au préalable sous forme de feuilletons dans le journal "L'événement" sous le titre de...
    Voir plus

    Les "Lettres de mon moulin" ont été publiés pour la première fois sous forme de recueil en 1869. Nées des voyages que l'auteur a effectués en Provence, en Corse ainsi qu'en Algérie, ces nouvelles sont parues au préalable sous forme de feuilletons dans le journal "L'événement" sous le titre de "Chroniques provençales". Si la pérennité de ces "Lettres de mon moulin" suscite depuis toujours un débat chez les spécialistes de l'auteur qui attribuent une partie du mérite à un certain Paul Arène, le recueil n'en demeure pas moins l'une des œuvres les plus célèbres d'Alphonse Daudet. Certaines de ces nouvelles – La chèvre de Monsieur Seguin pour ne citer qu'elle – font partie des récits les plus populaires de la Littérature française.

    De cette petite trentaine d'historiettes - dont la plupart se déroulent en Provence - se dégage un sentiment de nostalgie mêlé de mélancolie que distille un auteur dont le vague à l'âme semblait persistant à l'époque. Lorsque démarre ce recueil, le narrateur nous explique lors de son installation qu'il a élu domicile dans ce moulin pour s'éloigner de Paris, de son rythme effréné et de son agitation perpétuelle. En Provence, la vie avance plus lentement, le soleil tape fort, la nature est luxuriante et les occasions de faire une halte, de contempler le paysage, de s'interroger sur son existence sont légions. La Provence inspire, la Provence est pour l'auteur un lieu idéal, un décor naturel magnifique qui se nourrit de l'humain. Les journaux sont rares, les bonnes histoires circulent, les contes se transmettent de génération en génération et parviennent parfois jusqu'aux oreilles d'un Parisien échoué par hasard dans un moulin.

    Avec un sens du détail évocateur qui nous donne régulièrement l'impression d'être aux côtés du narrateur tant les descriptions visuelles et olfactives semblent à portée de sens, Alphonse Daudet nous raconte la Provence des abbés, la Provence des agriculteurs, la Provence des nantis et celles des petites gens avec parfois un humour un brin acide.

    À quelques exceptions près, ces nouvelles sont relativement brèves, ont très peu de liens entre elles si ce n'est le moulin qui apparaît en quelque sorte comme le fil d'Ariane du récit. Il est difficile de parler de chacune d'entre elles. L'exercice serait laborieux et inintéressant dans le sens où toutes ne se valent pas. Certaines de ces nouvelles, en effet, marquent l'imaginaire plus que les autres. Alphonse Daudet visite un grand nombre d'univers, bousculant avec aisance les genres, flirtant avec la satire, le conte, le fantastique, le merveilleux pour mieux révéler les Hommes dans ce qu'ils ont de plus humain, la jalousie, l'envie et bien entendu la gourmandise, péché capital dont un homme d'église fera d'ailleurs les frais dans la truculente nouvelle "Les trois messes basses". Dans cette mélasse humaine emplie de femmes cupides, d'arrivistes sans vertu, de moines vénaux naissent cependant de beaux sentiments telle que l'entraide dans "Le secret de Maître Cornille" ou l'abnégation d'un curé prêt à en découdre avec Saint-Pierre pour le bien de ses paroissiens.

    Si l'Homme occupe une place de choix dans ces nouvelles, la nature le domine toutefois d'une tête. Elle n'hésite pas à intervalles réguliers à rappeler à l'envahisseur bipède qu'elle reprend toujours ses droits, qu'elle est nécessaire à notre équilibre, qu'elle se fasse terre nourricière, ou terre vengeresse défendue par une armée de cigales. Cette nature, flore, mais aussi faune, car les animaux ne sont pas en reste dans les "Lettres de mon moulin" et n'hésitent pas à jouer du sabot à l'instar de la mule du Pape qui finit par obtenir sa vengeance.

    En marge de cet hommage à la Provence, de ses voyages qui nous emmènent en Algérie, en Corse, dans un phare ou dans la maison d'un poète se dessine au fil de la lecture une idée sous-jacente que l'on aurait tôt fait de mettre en parallèle avec la vie d'un écrivain visiblement perdu entre ses succès critiques récents et son projet artistique. Si la Provence est au cœur de chacune de ses nouvelles, la vision que Daudet nous en donne n'est finalement pas si idyllique qu'elle n'y paraît. La retraite souhaitée se heurte au fil des nouvelles à un mal du pays, à un manque de Paris. Comme tout quidam qui réalise son rêve de vivre sur une île, mais qui revient vidé de ses illusions dans son berceau natal quelque temps plus tard, Daudet donne l'impression qu'il idéalise cette Provence. Les chroniques ont beau se multiplier, le spleen inhérent à l'écrivain demeure et l'enchantement disparaît lentement, très lentement certes, mais sûrement. Un dernier soubresaut "En Camargue", une dernière fulgurance contemplative avant de céder pour de bon à l'appel de Paris comme l'illustre la dernière phrase de "Nostalgies de caserne" : "Ah ! Paris !:.. Paris !... Toujours Paris !

    Hommage à la Provence certes et accessoirement méditation sur les affres de la création, "Lettres de mon moulin" est une œuvre ô combien indispensable tant elle rend hommage à une Provence poétique, mythique qui continue de perdurer dans le cœur des locaux, dans l'inconscient collectif, une Provence à laquelle Marcel Pagnol rendra hommage de manière récurrente bien des années plus tard.

  • add_box
    Couverture du livre « Lettres de mon moulin » de Alphonse Daudet aux éditions Lgf

    Martine Rio sur Lettres de mon moulin de Alphonse Daudet

    Drôle - Léger et poétique - Pur plaisir

    Drôle - Léger et poétique - Pur plaisir

  • add_box
    Couverture du livre « Lettres de mon moulin » de Alphonse Daudet aux éditions Lgf

    Fanfan56 sur Lettres de mon moulin de Alphonse Daudet

    Que d'humour dans ces histoires passionnantes . Les mules du pape, les messes basses sans oublier Tartarin, voilà de quoi nous faire passer un bon moment. Quel que soit notre âge, ces lettres ne sont jamais démodées. A découvrir ou à relire pour notre plus grand plaisir, avec bien sûr, l'accent...
    Voir plus

    Que d'humour dans ces histoires passionnantes . Les mules du pape, les messes basses sans oublier Tartarin, voilà de quoi nous faire passer un bon moment. Quel que soit notre âge, ces lettres ne sont jamais démodées. A découvrir ou à relire pour notre plus grand plaisir, avec bien sûr, l'accent dans les oreilles.