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Allen S. Weiss

Allen S. Weiss
Allen S. Weiss, auteur du roman Le Livre bouffon (Seuil), a écrit et dirigé en anglais (américain) ou en français une quarantaine de livres et d'ouvrages collectifs, dont Poupées (Gallimard), Comment cuisiner un phénix et Autobiographie dans un chou farci (Mercure de France), Acte I. Pour un nouv... Voir plus
Allen S. Weiss, auteur du roman Le Livre bouffon (Seuil), a écrit et dirigé en anglais (américain) ou en français une quarantaine de livres et d'ouvrages collectifs, dont Poupées (Gallimard), Comment cuisiner un phénix et Autobiographie dans un chou farci (Mercure de France), Acte I. Pour un nouveau musée (La Martinière). Il a signé la mise en scène du Théâtre des oreilles de Valère Novarina, pour marionnette électronique et voix enregistrée, et d'une Danse macabre pour les poupées de Michel Nedjar. Il enseigne à la Tisch School of the Arts de New York University

Avis sur cet auteur (1)

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    Couverture du livre « Le livre bouffon ; Baudelaire à l'Académie » de Allen S. Weiss aux éditions Seuil

    (M.) Dominique Léger sur Le livre bouffon ; Baudelaire à l'Académie de Allen S. Weiss

    L’ignorance de la poésie est un remords qu’entretiennent des lectures périphériques. Baudelaire ! « Le charivari », le dandy, dernier romantique et primitif d'un art nouveau (comme le disait Cézanne de sa peinture). A son enterrement : « - Qui était ce jeune homme ? On dirait un poète. - Oui,...
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    L’ignorance de la poésie est un remords qu’entretiennent des lectures périphériques. Baudelaire ! « Le charivari », le dandy, dernier romantique et primitif d'un art nouveau (comme le disait Cézanne de sa peinture). A son enterrement : « - Qui était ce jeune homme ? On dirait un poète. - Oui, c’est un poète, un vrai parnassien, qui a récemment publié son premier livre, Poèmes saturniens. Il a bien choisi son dieu. Il s’appelle Verlaine. Paul Verlaine. On dit déjà que c’est lui qui fera de « baudelaire » un adjectif. »

    « Et sur la bière où gît mon rêve pourri
    Beugle un De Profundis sur l’air du Tradéri. »

    Mais revenons aux Immortels. Sur un conseil de Sainte-Beuve, Baudelaire se présente à l’Académie, au fauteuil de Scribe « le plus grand négrier de la littérature française » , non, à la réflexion à celui de Lacordaire « le prédicateur romantique ». Il faut rendre des visites protocolaires, Baudelaire dispose d’un cahier de cuir noir où figure le panégyrique des 40, complété d’un commentaire manuscrit : « Broglie, à éviter père et fils », « Guizot, à éviter comme la peste », « Hugo, impossible [en exil] », « Mérimée, une porte hermétique ». La visite au vieux Vigny est chaleureuse, Lamartine est plus distant. « Victor Cousin, horreur », « Villemain [secrétaire perpétuel], merde », etc. Il n’aura pas une seule voix mais aura pris des notes pour ne pas écrire « Le livre bouffon » ; 150 ans après Allen S. Weiss - essayiste franco-nippo-américain en fait son premier roman. C’est léger, instructif, parisien, brillant. Le prochain « Livre du bouffon » pourrait être celui du fraîchement élu François Weyergans mais aucun académicien n’a encore osé l’exercice de son vivant.