Aline Kiner

Aline Kiner

Aline Kiner, née en Moselle, vit aujourd'hui à Paris où elle est rédactrice en chef des hors-série du magazine Sciences et Avenir. Passionnée par l'histoire, elle a coordonné de nombreux dossiers consacrés au Moyen Âge, interrogé Georges Duby, Jacques Le Goff, ou encore Claude Gauvard. En 2004, e...

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Aline Kiner, née en Moselle, vit aujourd'hui à Paris où elle est rédactrice en chef des hors-série du magazine Sciences et Avenir. Passionnée par l'histoire, elle a coordonné de nombreux dossiers consacrés au Moyen Âge, interrogé Georges Duby, Jacques Le Goff, ou encore Claude Gauvard. En 2004, elle publie La Cathédrale, livre de pierre aux Presses de la Renaissance. Aux éditions Liana Levi ont paru Le Jeu du pendu (2011, et Piccolo n°86) et La Vie sur le fil (2014). Elle dépeint dans ce nouveau roman une liberté et une indépendance que les femmes ne connaîtront plus avant des siècles.

 

Crédit photo : Liana Levi.

Articles (1)

Avis (11)

  • Couverture du livre « La nuit des béguines » de Aline Kiner aux éditions Liana Levi

    Mumu Dans le Bocage sur La nuit des béguines de Aline Kiner

    Ce roman est avant tout une histoire de femmes, d’une congrégation qui a réellement existé mais qui a disparu petit à petit après le Concile de Vienne en 1311. Je mets le lien vers Wikipédia si vous souhaitez en découvrir un peu plus sur cette communauté.

    A travers Ysabel, Maheut, Ade et...
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    Ce roman est avant tout une histoire de femmes, d’une congrégation qui a réellement existé mais qui a disparu petit à petit après le Concile de Vienne en 1311. Je mets le lien vers Wikipédia si vous souhaitez en découvrir un peu plus sur cette communauté.

    A travers Ysabel, Maheut, Ade et Jeanne la Bricharde, nous plongeons dans le Paris du début du XIVème siècle, sous le règne de Philippe Le Bel, au sein du grand béguinage royal, créé par Louis IX (Saint Louis) qui accueille ces femmes bénéficiant d’un statut très protégé et privilégié. En effet, elles étaient veuves ou célibataires, entraient dans cette communauté religieuse laïque mais sans jamais prononcé de vœux perpétuels, souvent afin de se protéger ou afin d’éviter un mariage. Leurs vies ressemblaient fortement à une vie monastique mais sans engagement vis-à-vis de l’église, même si elles étaient dévouées à des règles d’aide, de charité, de soins et de prières.

    Je ne connaissais pas du tout cet ordre et grâce au roman d’Aline Kiner je me suis plongée dans cette période du Moyen-Age et j’ai retrouvé cette époque tourmentée, marquée par la rigueur du roi, Philippe Le Bel mais aussi la chasse aux Templiers par celui-ci (souvenez-vous dans les Rois Maudits de la malédiction proférée par Jacques de Molay sur le bûcher), l’inquisition, la torture et le bûcher destination finale de tout opposant(e).

    Etre femme sans entrave à cette époque, sans autorité d’un mari, d’un père, d’une famille, de la religion n’était pas finalement bien vu et certaines ont payé le prix fort de cette liberté. A travers les différentes figures, Alice Kiner se lance dans une intrigue qui mêle faits historiques et suspens, entraînant le lecteur au sein de cette communauté féminine, active, libre, souvent instruite dans beaucoup de domaines.

    Chaque femme est là pour une raison différente : mariage forcé, viol, deuil etc…. et trouve dans cette congrégation un épanouissement, une protection, un refuge mais aussi elle découvre une forme de liberté, n’ayant plus à subir l’autorité, n’ayant de compte à rendre à quiconque pas même à l’Eglise et on se doute que celle-ci cherchera d’une manière ou d’une autre à mettre fin à ce privilège.

    En introduisant Maheut la Rousse au sein du béguinage, celle dont la chevelure est symbole du diable, de sorcellerie (il n’en fallait pas beaucoup à cette époque pour se retrouver mise au ban de la société), l’auteure va semer le grain de sable qui va mettre en évidence la force et la faiblesse dans la vie bien réglée de ces femmes, installant une aventure qui permet de mettre en lumière des événements historiques et religieux.

    Aline Kiner allie histoire et intrigue très habilement dans un voyage dans le temps, où les sentiments humains sont présents malgré tout : amitié, rancune, pouvoir mais sans utiliser des ficelles trop stéréotypées. Elle restitue la vie du peuple de Paris, ses ruelles, ses échoppes, ses parfums, ses artisans mais aussi les intrigues et des luttes de pouvoir, d’influence avec une écriture riche, documentée mais restant fluide et légère.

    J’ai beaucoup aimé cette lecture, j’ai retrouvé avec plaisir cette période de l’histoire où religion et royauté s’affrontent, s’opposent, se jalousent et où ces béguines vivaient en femmes libres.

  • Couverture du livre « La nuit des béguines » de Aline Kiner aux éditions Liana Levi

    Caro Caro sur La nuit des béguines de Aline Kiner

    Paris, 14ème siècle. De nombreuses béguines vivent là, au grand béguinage royal, créé par Saint Louis, mais également en ville, dans des maisons particulières où elle exercent différents métiers, libres de leurs mouvements et de leurs biens, mais également libre des hommes.

    Mais cette...
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    Paris, 14ème siècle. De nombreuses béguines vivent là, au grand béguinage royal, créé par Saint Louis, mais également en ville, dans des maisons particulières où elle exercent différents métiers, libres de leurs mouvements et de leurs biens, mais également libre des hommes.

    Mais cette liberté, en dehors du mariage ou des établissements religieux, fait l’objet de nombreuses critiques. Qui sont ces femmes insoumises, trop libres, qui ne respectent pas les règles et le rôle de soumission que la société leur attribue le plus souvent ? De nombreux bruits courent, et l’Eglise menace de supprimer le statut de béguine.

    Au grand béguinage, Ysabel l’herboriste s’occupe des malades avec sagesse en compagnie de son assistante Agnès, davantage sous l’emprise de la religion. Tandis que Jeanne du Faut, béguine elle aussi mais vivant en ville, mène sa soierie d’une main de maître, employant de nombreuses femmes. Quand la jeune Maheut frappe à la porte du béguinage, elle y est recueillie, malgré la défiance que provoque sa chevelure rousse, signe du diable.

    Toutes sont des femmes éprouvées par la vie, veuves le plus souvent, laïques, ayant choisi cette organisation quasi monastique, contrôlée d’une certaine façon par les franciscains. Au béguinage, créé par Saint-Louis, les femmes jouissent d’une liberté d’action si ce n’est de pensée qui est loin de plaire. Tout cela est bien suspect et leur mode de vie est désormais menacé. L’une d’entre elles, Marguerite Porete, est condamnée au bûcher pour ses écrits mystiques. De la religion à l’hérésie il n’y a alors qu’un pas !

    J’ai apprécié ce récit dont les personnages sont bien travaillés, et la découverte de l’histoire des béguines. J’ai aimé le fond historique du roman qui reste très divertissant.

    Aline Kiner est née en Moselle et vit à Paris. Elle est rédactrice en chef et passionnée par l’histoire, et en particulier le Moyen Âge. Elle est l’auteur de plusieurs romans.

    https://mesmotsmeslivres.wordpress.com/2018/09/04/la-nuit-des-beguines-de-aline-kiner/

  • Couverture du livre « La nuit des béguines » de Aline Kiner aux éditions Liana Levi

    STOLL AUDEBEAU BENEDICTE sur La nuit des béguines de Aline Kiner

    Très beau livre qui dévoile la vie de ses femmes au statut bien particulier que sont les béguines au moyen âge. Ces femmes étaient des féministes avant l'heure.

    Très beau livre qui dévoile la vie de ses femmes au statut bien particulier que sont les béguines au moyen âge. Ces femmes étaient des féministes avant l'heure.

  • Couverture du livre « La nuit des béguines » de Aline Kiner aux éditions Liana Levi

    MICHEL Galane sur La nuit des béguines de Aline Kiner

    Lire ce livre c'est faire un énorme plongeon dans le Moyen-Age, avec sa dureté, sa brutalité, ses conditions de vie, la très grande place de la religion. C'est aussi découvrir la condition des femmes à cette époque, et pour moi, les biguines, ces femmes féministes que je ne connaissais pas....
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    Lire ce livre c'est faire un énorme plongeon dans le Moyen-Age, avec sa dureté, sa brutalité, ses conditions de vie, la très grande place de la religion. C'est aussi découvrir la condition des femmes à cette époque, et pour moi, les biguines, ces femmes féministes que je ne connaissais pas. Elles essayent d'être libre, sans contraintes, sans la soumission d'un mari, sans enfants........ Mais comment réussir à vivre ainsi en étant sans cesse surveillée, épiée par la religion, la politique donc par des hommes en général ? Là est toute la difficulté de leur combat. Ces femmes m'ont touchée, émue. Tout le long du livre j'ai combattu, vécu, pleuré et ri avec elles. Je me suis beaucoup attachée à ces femmes et j'ai été triste de les quitter quand j'ai fini et refermé le livre. Très Belle écriture d'Aline Kiner !!!!!!!

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