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Alexandre Postel

Alexandre Postel

Alexandre Postel est né en 1982. Il est l'auteur de deux romans parus aux Éditions Gallimard : Un homme effacé (Goncourt du premier roman 2013, prix Landerneau découvertes) et L'ascendant (Prix du deuxième roman 2016).

Photo Catherine Hélie © Éditions Gallimard

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Alexandre Postel est né en 1982. Il est l'auteur de deux romans parus aux Éditions Gallimard : Un homme effacé (Goncourt du premier roman 2013, prix Landerneau découvertes) et L'ascendant (Prix du deuxième roman 2016).

Photo Catherine Hélie © Éditions Gallimard

Articles en lien avec Alexandre Postel (1)

Avis sur cet auteur (30)

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    Couverture du livre « Un homme effacé » de Alexandre Postel aux éditions Folio

    Miss Wonder sur Un homme effacé de Alexandre Postel

    C'est l'histoire d'un homme prisonnier d'un cauchemar. Ce qui lui arrive ne peut être vrai, car il y a erreur... Et pourtant, c'est bien lui qu'on accuse de détention d'images illicites pédopornographiques.
    A travers ce récit, on suit la descente aux enfers d'un homme effacé, si discret qu'il...
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    C'est l'histoire d'un homme prisonnier d'un cauchemar. Ce qui lui arrive ne peut être vrai, car il y a erreur... Et pourtant, c'est bien lui qu'on accuse de détention d'images illicites pédopornographiques.
    A travers ce récit, on suit la descente aux enfers d'un homme effacé, si discret qu'il en perd son identité. Ce texte est prenant car ce personnage énerve. On a envie de se battre à sa place, mais nous ne sommes que des lecteurs impuissants.
    Ce livre aborde un sujet délicat traité d'un point de vue original par l'auteur. J'ai commencé cette lecture avec des a priori, mais je me suis retrouvée happée par ce drame.

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    Couverture du livre « Les deux pigeons » de Alexandre Postel aux éditions Gallimard

    Côme GREVY sur Les deux pigeons de Alexandre Postel

    Dorothée et Théodore forment un jeune couple sans histoires, tout ce qu’il y a de plus banal : elle est enseignante et écrit une thèse sur Guy Mollet, lui travaille dans l’informatique. Lorsqu’ils décident de s’installer ensemble à Paris, ils vont tout faire pour se rapprocher de l’image que la...
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    Dorothée et Théodore forment un jeune couple sans histoires, tout ce qu’il y a de plus banal : elle est enseignante et écrit une thèse sur Guy Mollet, lui travaille dans l’informatique. Lorsqu’ils décident de s’installer ensemble à Paris, ils vont tout faire pour se rapprocher de l’image que la société renvoie du couple idéal. Pour cela, il leur faut avoir un appartement confortable, bien manger, avoir une vie sexuelle épanouie, se plaire dans leur travail, etc.

    Pourtant, leur vie quotidienne, que le lecteur suit en détail pendant une décennie, ne va être faite que de petits renoncements, d’échecs et de déceptions. Pleins d’ambitions mais maladroits, ultraconnectés mais enfermés dans leur microcosme, Dorothée et Théodore cherchent le bonheur mais vont de frustration en frustration.

    A travers une observation clinique du quotidien de ce couple de jeunes trentenaires, loin des clichés de la passion amoureuse, l’auteur livre une chronique grinçante sur la société contemporaine, sur ses injonctions et ses promesses irréalistes. Comme l’était « Les choses » de Georges Perec, « Les deux pigeons » est avant tout une histoire d’amour, celle d’un jeune couple qui peine à trouver sa place dans la société, une histoire d’amour ordinaire, mais pas anodine.

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    Couverture du livre « L'ascendant » de Alexandre Postel aux éditions Folio

    Yannick Chassort sur L'ascendant de Alexandre Postel

    C’est une entrée plutôt remarquée qu’avait faite Alexandre Postel en 2013 avec son premier roman, intitulé Un homme effacé (paru aux éditions Gallimard et disponible en livre de poche dans la collection « Folio »). Lauréat du prix Landerneau et Prix Goncourt du premier roman, ce roman mettait en...
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    C’est une entrée plutôt remarquée qu’avait faite Alexandre Postel en 2013 avec son premier roman, intitulé Un homme effacé (paru aux éditions Gallimard et disponible en livre de poche dans la collection « Folio »). Lauréat du prix Landerneau et Prix Goncourt du premier roman, ce roman mettait en scène un professeur de philosophie, veuf et menant une vie monotone et isolée, qui se voyait accusé par la police après que des images à caractères pédophiles aient été retrouvées sur son ordinateur. Sur un fait divers d’actualité, Alexandre Postel, professeur de lettres en classe préparatoire à Paris, nous livrait un thriller servit par une plume impeccable. Le deuxième ouvrage est, dans une carrière, une véritable épreuve, qui déçoit souvent après un premier coup magistral. Ici, il n’en est rien et confirme le réel talent de son auteur.

    « Vous autres gens méthodiques, il vous faut toujours un début » [page 7]. C’est par ces mots que le narrateur, dont nous ne connaîtrons jamais le nom, débute son histoire, face à une psychiatre qui n’interviendra jamais dans le récit. Il entreprend de raconter ce qu’il s’est passé durant cinq jours, lors du week-end prolongé du 1er mai et qui modifiera en profondeur son existence. Cet incipit s’adresse directement au lecteur qui deviendra, dès lors, le réceptacle des confidences du narrateur et interprétera le rôle du psychiatre. Il y a une forme d’agressivité dans cette phrase et nous donne une première impression défavorable de l’individu. Cette impression n’aura de cesse de changer tout au long du roman.

    Tout comme Damien North, le personnage principal d’Un homme effacé, le narrateur de L’Ascendant se retrouve bloqué dans une routine et une vie familiale assez conflictuelle : employé dans un magasin de téléphonie, il parle de ses projets pour le week-end prolongé qui arrive avec son patron. « Télévision, bières, jeux vidéo et […] Marion » [page 8]. Rien d’extraordinaire. Un appel téléphonique va chambouler son planning en lui apprenant le décès de son père, avec qui les rapports étaient quasi inexistants. Il va profiter de ces quelques jours de repos pour se rendre dans la ville où vivait son père et découvrira, dans la cave de la maison paternelle, un terrible secret qui le fera s’interroger sur son parent.

    Il est difficile de parler de L’Ascendant sans révéler ce secret qui n’est pas dévoilé sur la quatrième de couverture et dans le résumé fourni par l’éditeur et que le narrateur découvre à la vingtième page. Des deux rebondissements que contient le roman, le premier n’est pas le plus important, c’est pourquoi j’inviterais le lecteur qui ne veut pas en savoir plus de ne pas continuer de lire mon compte-rendu et de se précipiter pour lire l’ouvrage.

    « J’ai aperçu un visage que la surprise, la peur avaient figé à ma vue » [page 19]. C’est une cage avec une femme à l’intérieur que découvre le narrateur. Cette découverte va plonger le jeune homme dans une série de réflexions concernant son père, la relation qu’il entretenait avec lui mais aussi ces zones d’ombres qui l’entouraient. À travers de nombreuses suppositions sur la présence de la captive qui ne tiennent pas debout, une réalité va s’imposer au narrateur face à « cet imposant fardeau » [page 62] : « je ressemblais tellement à mon père ! » [page 65]. Il retardera son appel à la police, tout en cherchant un moyen de se débarrasser de la jeune femme, tandis qu’il plongera dans une routine, faite de repas de céréales et d’antidouleurs : « J’ai pris deux comprimés. C’était devenu une habitude. » [page 69].

    Il y a, dans le personnage du narrateur, quelque chose de Meursault, ce narrateur de L’Etranger d’Albert Camus : les deux personnages sont en pleine perte de repères, paumés et dont les réactions et pensées sont finalement en décalage avec la réalité, le tout avec une écriture resserrée qui rappelle celle de Simenon et une plongée dans la psychologie d’un homme qui porte sur lui la culpabilité de son père, un héritage indésirable mais qu’il ne peut refuser. On pourrait souligner que le traitement de l’intrigue annexe concernant la petite-amie du narrateur semble être bâclée, mais celle-ci n’est qu’un prétexte pour permettre au monde extérieur de pénétrer dans cette maison et de découvrir l’horreur de la situation avec un second rebondissement qui donnera au titre du roman à la fois toute son ampleur et un nouveau niveau de lecture.

    En délimitant le cadre du roman à une seule intrigue et à ces cinq jours qui suivent la mort du père, Alexandre Postel frappe un grand coup et nous plonge, en même temps que le narrateur, dans une histoire absurde où l’immobilisme du personnage principal nous entraîne dans les méandres de ses pensées, dans lesquelles le bon sens n’existe pas. Alexandre Postel livre un court roman puissant, troublant, dérangeant.


    https://unepauselitteraire.com/2015/08/10/lascendant-dalexandre-postel/

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    Couverture du livre « L'ascendant » de Alexandre Postel aux éditions Folio

    Nadine Jolu sur L'ascendant de Alexandre Postel

    Dans ce roman, parfois glaçant, l'auteur nous raconte la vie d'un homme ordinaire, vendeur de téléphones mobiles, qui, à la mort de son père, se retrouve dans une situation incroyable, situation qui n'a vraiment rien d'ordinaire.
    Le lecteur croit lire un roman de plus sur la disparition d'un...
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    Dans ce roman, parfois glaçant, l'auteur nous raconte la vie d'un homme ordinaire, vendeur de téléphones mobiles, qui, à la mort de son père, se retrouve dans une situation incroyable, situation qui n'a vraiment rien d'ordinaire.
    Le lecteur croit lire un roman de plus sur la disparition d'un parent, sur le deuil, sur l'héritage peut-être. Mais, il est bien loin de la réalité.
    Il se retrouve plongé dans une affaire inextricable. Il aurait envie de secouer le narrateur, de l'obliger à prendre la situation en main, d'essayer de le sortir de la léthargie profonde, dans laquelle il se trouve englué, renforcée par l'abus d'alcool et d'anxiolytiques.
    Mais à la place du narrateur, qu'aurait-il vraiment fait?
    L'écriture de ce roman est fluide, agréable.
    De grands moments de suspense.
    Un deuxième roman à découvrir absolument.


    Extrait:
    « Chaque fois que je repense à la mort de mon père, la première image qui me vient à l'esprit, la plus nette, la plus intime, ce n'est pas le visage aperçu plus tard dans la chambre mortuaire, ce sont ces fleurs de marronnier, spongieuses, blanchâtres, défraîchies, aux étamines recourbées comme de longs cils de femme. Je ne sais pas combien de temps je suis resté sur le boulevard. J'ai fini par retourner vers la boutique: un livreur à motocyclette, qui roulait sur le trottoir, a dû klaxonner pour que je m'écarte de sa trajectoire.
    J'ai annoncé la nouvelle à Franck qui a posé la main sur mon épaule en murmurant qu'il ne savait pas quoi dire. Puis il m'a demandé si mon père était malade. J'ai répondu qu'à ma connaissance il était en bonne santé et Franck a eu l'air effondré. Comme je ne voulais pas qu'il se mette à pleurer j'ai abordé la question des jours de congé. Il m'a donné deux jours en plus du week-end, ce qui me laissait jusqu'au mercredi matin. »