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Alexandre Postel

Alexandre Postel

Alexandre Postel est né en 1982. Il est l'auteur de deux romans parus aux Éditions Gallimard : Un homme effacé (Goncourt du premier roman 2013, prix Landerneau découvertes) et L'ascendant (Prix du deuxième roman 2016).

Photo Catherine Hélie © Éditions Gallimard

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Alexandre Postel est né en 1982. Il est l'auteur de deux romans parus aux Éditions Gallimard : Un homme effacé (Goncourt du premier roman 2013, prix Landerneau découvertes) et L'ascendant (Prix du deuxième roman 2016).

Photo Catherine Hélie © Éditions Gallimard

Articles en lien avec Alexandre Postel (1)

Avis sur cet auteur (30)

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    Couverture du livre « Un automne de Flaubert » de Alexandre Postel aux éditions Gallimard

    Yaki sur Un automne de Flaubert de Alexandre Postel

    L’auteur, Alexandre Postel, nous raconte l’automne que Flaubert passe à Concarneau en 1875. Agé de 53 ans, Gustave Flaubert n’a plus goût à rien, ni à écrire, ni même à rencontrer ses amis. En outre, il est menacé de ruine. Flaubert passe donc deux mois chez un ami, le naturaliste Pouchet. Il...
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    L’auteur, Alexandre Postel, nous raconte l’automne que Flaubert passe à Concarneau en 1875. Agé de 53 ans, Gustave Flaubert n’a plus goût à rien, ni à écrire, ni même à rencontrer ses amis. En outre, il est menacé de ruine. Flaubert passe donc deux mois chez un ami, le naturaliste Pouchet. Il mange, dort, ne pense à rien et observe les travaux de son ami.

    Dans ce roman documenté Alexandre Postel s’est inspiré de faits réels. L’écriture est très agréable, fluide, avec de charmantes descriptions de Concarneau. L’auteur y aborde également le processus de création littéraire. Et pourtant j’ai eu du mal à m’attacher au récit que j’ai trouvé long, malgré ses seulement 133 pages, et au personnage de Flaubert. Peut-être n’était-ce tout simplement pas le bon moment pour le lire…

    Merci aux éditions Gallimard et à lecteurs.com pour cette découverte.

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    Couverture du livre « Un automne de Flaubert » de Alexandre Postel aux éditions Gallimard

    Marie Kacher sur Un automne de Flaubert de Alexandre Postel

    Je n’avais aucune attente particulière en débutant ce court roman, et j’en ressors avec une certitude : la littérature blanche n’est définitivement pas faite pour moi. Ni tout à fait une biographie, ni tout à fait une fiction, cet ouvrage écartelé entre deux genres n’a tout simplement pas réussi...
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    Je n’avais aucune attente particulière en débutant ce court roman, et j’en ressors avec une certitude : la littérature blanche n’est définitivement pas faite pour moi. Ni tout à fait une biographie, ni tout à fait une fiction, cet ouvrage écartelé entre deux genres n’a tout simplement pas réussi à me faire ressentir une émotion autre que l’indifférence la plus totale. Ce n’était ni bon, ni mauvais, juste quelconque : ni le style ni l’histoire ne m’ont réellement captivée, et c’est plus par habitude qu’autre chose que j’ai parcouru page après page le récit de l’escapade bretonne de Flaubert.

    On suit ce dernier dans ses longues complaintes d’hommes déprimé, menacé de ruine financière, incapable d’aligner plus de deux mots sur une feuille de papier. On le suit dans ses baignades en compagnie de deux amis, dans ses visites quotidiennes au vivier-laboratoire où son compagnon dissèque allégrement mollusques et poissons (des scènes atroces qui m’ont donné envie de pleurer), une « petite vie abrutissante » qui, inexplicablement, lui donna l’impulsion nécessaire pour reprendre l’écriture, et aboutit à la rédaction de La Légende de saint Julien l'Hospitalier.

    Ces quelques chapitres, durant lesquels nous pouvons voir Flaubert se débattre avec l’histoire, avec le ton, avec le rythme et les sonorités de chaque phrase, le voir hésiter entre deux mots pour trouver le plus juste, le plus percutant, le voir raturer, réécrire, griffonner à nouveau, jusqu’à être satisfait de son paragraphe, ont été les seuls à attirer mon attention. Il y a quelque chose de vraiment fascinant à découvrir le processus créatif de ce grand écrivain qui sort laborieusement de cette panne d’écriture. Quelques descriptions paysagères ont également su briser cette monotonie qui a failli me perdre.

    On sent qu’Alexandre Postel s’est longuement documenté pour nous offrir cette « tranche de vie » de Maitre Flaubert, et en cela, on ne peut que louer son travail. Mais pour le reste, je dois reconnaitre être restée totalement hermétique à ce roman bien trop éloigné de mes standards : le style se veut soigné mais n’en est que trop banal et académique, le récit est fort linéaire, parfois entrecoupé par quelques « intrusions » de l’auteur en lieu et place du narrateur. Ce fut intéressant d’en apprendre un peu plus sur ce grand nom de la littérature française, mais ça ne m’a clairement pas transcendée …

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    Couverture du livre « Un automne de Flaubert » de Alexandre Postel aux éditions Gallimard

    Henri-Charles Dahlem sur Un automne de Flaubert de Alexandre Postel

    En nous entrainant sur les pas de Flaubert durant un automne à Concarneau, Alexandre Postel fait bien mieux que lever le voile sur un épisode de la vie de l'écrivain. Il nous raconte comment s'écrit une œuvre. Et c'est fascinant!

    Flaubert ne va pas très bien. Il est acariâtre, atrabilaire,...
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    En nous entrainant sur les pas de Flaubert durant un automne à Concarneau, Alexandre Postel fait bien mieux que lever le voile sur un épisode de la vie de l'écrivain. Il nous raconte comment s'écrit une œuvre. Et c'est fascinant!

    Flaubert ne va pas très bien. Il est acariâtre, atrabilaire, démoralisé. Il voit ses proches mourir, membres de la famille et amis. À 53 ans, il a pourtant déjà écrit quelques ouvrages qui marqueront la littérature française, de Madame Bovary à Salambo en passant par L'éducation sentimentale. Mais c'est peut-être aussi là que réside son problème. Sa plume se doit d'être à la hauteur. Il ne peut se répéter. Il doit trouver un sujet, une histoire, une inspiration qui lui fait défaut. Il y a bien la rencontre et l'amitié de deux hommes à la fois très différents et ppurtant très proches. Mais le récit n'avance pas. Sans oublier les soucis financiers. Sa nièce, propriétairede la maison de Croisset où il vit depuis si longtemps, a dilapidé sa fortune et envisage de vendre la propriété.
    Alors, comme son moral est en berne, Gustave décide de partir en voyage. Il choisit d'aller rendre visite à Concarneau à ses amis Pouchet et Pennetier. Le premier, scientifique qui mène ses études dans un vivier-laboratoire, est apte à lui faire changer ses idées. Il lui explique ses recherches, essayer de faire naître la vie à partir d'espèces marines auxquelles il fait subir différents traitements. Des travaux qui sont bien loin des préoccupations de l'écrivain, mais qui vont l'intéresser.
    Et de fait, dans ce port breton qui vit au rythme des conserveries de sardines, l'air vivifiant, et davantage encore les deux Georges, vont chasser ses humeurs noires. Ce que ses précédentes visites auprès de ses pairs n'ont pas réussi à faire. Bien au contraire, il est revenu encore plus démoralisé de ses visites chez sa bonne amie George Sand à Nohant et chez le "Grand" Hugo à Paris. Dans sa chambre bien peu confortable, il retrouve même l'inspiration, se décide à imaginer le plan d'un nouveau livre, en aligne les premières phrases.
    Postel nous raconte comment est né "La Légende de saint Julien l'Hospitalier" , comment Flaubert travaille, combien il se bat pour trouver la phrase, le mot juste.
    Outre l'aspect documentaire sur cet épisode de la biographie du grand écrivain, c'est aussi cette exploration de la création littéraire qui donne à ce court roman tout son poids.
    https://urlz.fr/dwxF

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    Couverture du livre « Un automne de Flaubert » de Alexandre Postel aux éditions Gallimard

    Squirelito sur Un automne de Flaubert de Alexandre Postel

    « Il vainquit les Troglodytes et les Anthropophages. Il traversa des régions si torrides que sous l’ardeur du soleil les chevelures s’allumaient d’elles-mêmes, comme des flambeaux ; et d’autres qui étaient si glaciales que les bras, se détachant du corps, tombaient par terre ; et des pays où il...
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    « Il vainquit les Troglodytes et les Anthropophages. Il traversa des régions si torrides que sous l’ardeur du soleil les chevelures s’allumaient d’elles-mêmes, comme des flambeaux ; et d’autres qui étaient si glaciales que les bras, se détachant du corps, tombaient par terre ; et des pays où il y avait tant de brouillard que l’on marchait environné de fantômes ».
    La légende de Saint-Julien l’Hospitalier / Trois contes – Gustave Flaubert

    Publié en 1877, Gustave Flaubert en avait commencé l’écriture des années auparavant. Mais d’autres œuvres majeures seront achevées avant. En 1875, fatigué, épuisé physiquement et nerveusement, en difficulté financière et, lui aussi, environné des spectres du passé, décide de passer un séjour à Concarneau à l’automne de sa vie. De ces faits véridiques, Alexandre Postel en fait un roman où se mélangent effluves marins et humeurs nostalgiques.

    Flaubert déprime, il se sent inutile et ses relations avec sa nièce sont chaotiques. Dans un miroir, il a l’impression que sa vie va de Charybde en Scylla, que bientôt l’hiver de sa destinée tombera comme neige sur les cimes du désespoir. Tout l’ennuie, tout le lasse. Il croit apercevoir une lueur de renouveau lorsque son amie George Sand lui conseille d’aller rendre visite à Victor Hugo. Mais c’est le contraire qui se produit. Flaubert se sent comme le homard que croque le père des « Misérables », un roi qui ne s’amuse plus.
    Puis, il se souvient de la Bretagne, de Concarneau et soudain, il songe que là-bas un Phénix peut renaître de ses cendres en régénérant ses esprits non par le feu mais par la mer et l’arôme de ses richesses. Il y retrouve son ami Pouchet qui dissèque mollusques et poissons. Entre bains de mer et repas gastronomiques, il essaie de se replonger dans l’histoire médiévale de Saint-Julien.

    Une très belle évocation de la mélancolie d’un écrivain, de ce que peut ressentir chaque être vivant lorsqu’il se regarde dans un miroir avec les marques du temps et les regrets qui se réfléchissent au cœur de la psyché.
    L’autre intérêt est l’écriture d’Alexandre Postel qui a su magistralement se fondre dans l’ambiance du dix-neuvième siècle et particulièrement dans celle de Flaubert. Le « père » de Madame Bovary n’est en rien un de mes écrivains de prédilection et pourtant comme une envie de redécouvrir son œuvre parce qu’une fragrance particulière s’est portée sur mes yeux, par le mélange d’un temps passé et d’une histoire littéraire.

    Un roman comme un tableau où derrière chaque mot s’est dessiné non pas une plume mais un pinceau, un pinceau cherchant sur sa palette les couleurs d’une vie, d’un parcours, d’un paysage toutes les nuances pour produire un portrait aux variations énigmatiques de l’âme. Patrick Grainville dans « Falaise des fous » grave plusieurs fois sur ses pages « Parce que Monet peint », comme une envie de le paraphraser avec un « Parce que Flaubert a écrit ».

    blog => https://squirelito.blogspot.com/2020/05/une-noisette-un-livre-un-automne-de_27.html