Alexandre Civico

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Avis sur cet auteur (4)

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    Couverture du livre « Atmore, Alabama » de Alexandre Civico aux éditions Actes Sud

    L'atelier de Litote sur Atmore, Alabama de Alexandre Civico

    Le décor est planté, nous sommes dans un coin paumé an Alabama, Atmore qui n’a comme distinction que deux gros bâtiments, un pour le Casino tenu par les indiens Creeks et l’autre pour le pénitencier du comté, au couloir de la mort déjà bien rempli. C’est dans ce décor qu’arrive le narrateur, un...
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    Le décor est planté, nous sommes dans un coin paumé an Alabama, Atmore qui n’a comme distinction que deux gros bâtiments, un pour le Casino tenu par les indiens Creeks et l’autre pour le pénitencier du comté, au couloir de la mort déjà bien rempli. C’est dans ce décor qu’arrive le narrateur, un français trainant sa souffrance comme d’autres leurs valises. Il va loger chez l’habitant et pendant 33 jours va se rapprocher d’Eve, une jeune droguée mexicaine, complètement perdue qui oscille entre colère et désespérance. La construction de ce court roman, joue avec les jours qui défilent et le Williams Station Day qui lui est décortiqué quasiment heure par heure. C’est original et bien amené. Un roman noir qui nous montre une facette de l’Amérique peu reluisante. Celle des rednecks , de leur addiction aux drogues, alcools, jeux pour masquer un temps le mal-être, la misère et l’ennui. Une Amérique en pleine déliquescence où racisme et xénophobie vont de pair. Ici, règne la haine de l’étranger, la violence et la discrimination. Pourtant notre homme semble être attiré comme un papillon par la prison et nous lecteurs, restons dans l’attente de se qu’il va se passer. Quoi ? On ne le sait pas mais on le sent monter tout au long du récit. C’est là la force de l’auteur, savoir nous entraîner au côté d’une galerie de personnages féminins incroyablement touchants avec une plume acide et crue. On fait sans cesse le grand écart entre tendresse plus ou moins exprimée et noirceur de l’âme et du cœur. Il y a de nombreux flashbacks reconnaissables à l’écriture en italique et à la poésie qui en découle. Ces quelques lignes tout au plus nous donne une piste à suivre pour comprendre cet homme et pour toucher du doigt la profondeur de sa douleur. Une avancée à petits pas dans les profondeurs de son malheur pour une fin sans surprise comme une évidence, c’était là depuis le début et je ne l’avais pas vu. Bonne lecture.

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    Couverture du livre « Atmore, Alabama » de Alexandre Civico aux éditions Actes Sud

    NATHALIE BULLAT sur Atmore, Alabama de Alexandre Civico

    Chronique Nathalie Bullat 11/19
    Je remercie les Editions Actes Sud et le cercle livresque de la Fondation Orange pour cet envoi
    Une écriture dépouillée, des phrases courtes mêlent poésie et désespoir dans ce court roman noir. C'est beau malgré toute la tristesse indicible qui en émane. ...
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    Chronique Nathalie Bullat 11/19
    Je remercie les Editions Actes Sud et le cercle livresque de la Fondation Orange pour cet envoi
    Une écriture dépouillée, des phrases courtes mêlent poésie et désespoir dans ce court roman noir. C'est beau malgré toute la tristesse indicible qui en émane. Les mots de l'auteur sont " mille petites déchirures" comme la musique de Willy Deville que le narrateur aime tant ! Pour lui la boxe est une danse et les grands arbres ressemblent à des sculptures de Giacometti.
    Ce narrateur, un Français s'installe 33 jours dans une ville paumée d'Alabama, où la pauvreté, la passion des armes à feu et la bière sont le quotidien des " Red-Necks".
    Qu'est-il venu faire dans ce coin d'Amérique où tout n'est qu'ennuie ? Et pourquoi rôde -t-il toujours autour de la prison fédérale? La prison, le casino et la gare sont les bâtiments importants de la ville.
    il rencontre des personnes désabusées, semble s'attacher à elles : Eve, junkie prostituée, Mae dont le fils est en prison et la grosse Betty aimable et serviable qui est serveuse d'un Diner où ils se retrouvent régulièrement.

    Le récit est parsemé de pensées, de souvenirs du narrateur. Ainsi au fil des pages on comprend qu'un drame est arrivé dans sa vie, qu'il a tout perdu et surtout qu'il cherche quelqu'un, qu'il a un but précis, qu'il n'est pas là par hasard. Pourquoi, lui le prof paisible, cherche t-il à se procurer une arme ?
    je vous laisse découvrir ce très beau roman sombre, élégant, bouleversant qui égratigne pas mal l'image de la vie aux USA, loin des lumières New-yorkaises !

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    Couverture du livre « Atmore, Alabama » de Alexandre Civico aux éditions Actes Sud

    Gerry sur Atmore, Alabama de Alexandre Civico

    Livre à la construction intéressante (dualité de chapitres, l'un sur l'avant, l'autre sur la journée du drame).
    Héros principal intéressant, même si j'aurai aimé en savoir un peu plus sur lui et sur le fait pourquoi qu'il débarque dans cette petite ville américaine.
    Bon moment de lecture.

    Livre à la construction intéressante (dualité de chapitres, l'un sur l'avant, l'autre sur la journée du drame).
    Héros principal intéressant, même si j'aurai aimé en savoir un peu plus sur lui et sur le fait pourquoi qu'il débarque dans cette petite ville américaine.
    Bon moment de lecture.

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    Couverture du livre « La peau, l'écorce » de Alexandre Civico aux éditions Rivages

    Rémi Paolozzi sur La peau, l'écorce de Alexandre Civico

    Une ambiance de fin du monde avec deux histoires qui au final s'entremêlent: celle d'un soldat perdu dans le désert, prêt à l'assaut, et celle d'un père relié à sa fille par un cordon ombilical.
    C'est un court roman. Très court. C'est aussi un sombre roman. Très sombre. Alexandre Civico semble...
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    Une ambiance de fin du monde avec deux histoires qui au final s'entremêlent: celle d'un soldat perdu dans le désert, prêt à l'assaut, et celle d'un père relié à sa fille par un cordon ombilical.
    C'est un court roman. Très court. C'est aussi un sombre roman. Très sombre. Alexandre Civico semble avoir dressé un portrait de notre monde en anticipation. Un monde où les attentats sont devenus quotidiens, où les réfugiés ont commencé à l'envahir et où le chaos est devenu la règle. Un monde qui survit après avoir abusé de la terre. L'image d'un monde qui s'écroule.
    Ce côté noir est très bien décrit, ressenti, sans que cela soit dans l'excès. Cependant, cet aspect ultra pessimiste m'a fait prendre une certaine distance vis-à-vis du livre. Peut-être un excès d'optimiste de ma part fait que j'ai eu du mal à vraiment me sentir totalement concerné?

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