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Alexandra Matine

Alexandra Matine

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Avis sur cet auteur (15)

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    Couverture du livre « Les grandes occasions » de Alexandra Matine aux éditions Les Avrils

    Sophie Wag sur Les grandes occasions de Alexandra Matine

    Dans la chaleur d'un été caniculaire, Esther septuagénaire, se prépare à recevoir à déjeuner ses quatre enfants, deux filles et deux fils, ainsi que les enfants de ceux qui sont mariés . Elle n'y arrive pas souvent, seulement pour les grandes occasions, surtout depuis une dispute entre les deux...
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    Dans la chaleur d'un été caniculaire, Esther septuagénaire, se prépare à recevoir à déjeuner ses quatre enfants, deux filles et deux fils, ainsi que les enfants de ceux qui sont mariés . Elle n'y arrive pas souvent, seulement pour les grandes occasions, surtout depuis une dispute entre les deux frères. Elle se remémore des moments de l'enfance et de l'adolescence de chacun de ses enfants, de sa jeunesse aussi pendant que Réza son mari et le père de ses enfants peaufine avec lenteur et en râlant les derniers préparatifs.
    Un beau roman sur la famille évoqué du point de vue d'une mère possessive. Un bon moment de lecture.

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    Couverture du livre « Les grandes occasions » de Alexandra Matine aux éditions Les Avrils

    Dominique Sudre sur Les grandes occasions de Alexandra Matine

    Esther attend les enfants, les petits enfants pour un déjeuner de famille en ce samedi d'été. Car Vanessa la petite dernière, celle qui vit là-bas loin en Australie est de passage à Paris.
    Ce déjeuner, cette réunion de famille elle l'espère depuis si longtemps. Elle n'aime rien tant que de les...
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    Esther attend les enfants, les petits enfants pour un déjeuner de famille en ce samedi d'été. Car Vanessa la petite dernière, celle qui vit là-bas loin en Australie est de passage à Paris.
    Ce déjeuner, cette réunion de famille elle l'espère depuis si longtemps. Elle n'aime rien tant que de les voir tous, la fratrie, Reza son mari, et les petits enfants qui ont déjà bien grandi réunis pour les grandes occasions.
    Pourtant, depuis le mariage de Bruno, plus jamais elle n'a réussi à les rassembler.
    Elle tente depuis toujours de tisser le fil qui rapprochera les membres de sa famille, qui les fera s'apprécier, s'aimer. Sans y parvenir car jour après jours les fils se défont, les nœuds se cassent, les sentiments se délitent.
    Aujourd'hui elle a une douleur terrible à la tête, la chaleur étouffante sans doute. En finissant de poser les fleurs sur la table, d'organiser les chaises tout autour, elle se remémore sa vie.
    La jeune femme qu'elle était, légère, joyeuse et bondissante sur ses jolis souliers ; l'infirmière qui a rencontré Reza, le médecin iranien venu étudier puis soigner en France.

    Un premier roman étonnant, où les souvenirs s'égrènent, émouvants, désespérants, pour dire une vie vécue, des amours manqués, des silences qui emprisonnent les sentiments plus sûrement que des chaînes et des barreaux. Pour dire la famille désunie, les dissensions entre les enfants, que parfois rien ne peut réparer.

    lire la chronique complète sur le blog Domi C Lire https://domiclire.wordpress.com/2021/01/31/les-grandes-occasions-alexandra-matine/

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    Couverture du livre « Les grandes occasions » de Alexandra Matine aux éditions Les Avrils

    Calimero29 sur Les grandes occasions de Alexandra Matine

    Esther, 70 ans, organise un déjeuner, à Paris, en pleine canicule, pour réunir ses quatre enfants avec leur famille; cela n'était plus arrivé depuis fort longtemps. Esther voit ce déjeuner comme un moyen de retisser les liens fort distendus, voire brisés au sein de sa famille. Mais ses enfants...
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    Esther, 70 ans, organise un déjeuner, à Paris, en pleine canicule, pour réunir ses quatre enfants avec leur famille; cela n'était plus arrivé depuis fort longtemps. Esther voit ce déjeuner comme un moyen de retisser les liens fort distendus, voire brisés au sein de sa famille. Mais ses enfants se décommandent un après l'autre à part sa fille aînée qui la rejoint.
    La préparation du repas, l'attente sont l'occasion pour elle, de remonter les fil de sa vie de femme, de ses souvenirs afin d'essayer de comprendre pourquoi une telle incommunicabilité s'est installée entre eux.
    Elle s'est toujours battue pour bâtir une famille unie mais sans succès; son mari, Reza, profondément marqué par la misère en Iran et l'exil, ne comprend pas sa femme avec laquelle il échange peu, ne s'est occupé que de son premier fils, négligeant, voire rejetant ses autres enfants, Esther a dû se consacrer plus à son deuxième fils, chétif et elle a trop investi sa relation avec sa dernière fille, dont le départ à 18 ans, a été vécu comme un arrachement.
    J'ai retrouvé là, en autres, le thème de l'envol du dernier enfant que Philippe Besson a décrit avec tant d'émotion et de sensibilité dans son dernier opus "Le dernier enfant", lu peu de temps auparavant.
    Ce roman nous laisse voir toutes les fêlures de la cellule familiale qui s'agrandissent avec le temps, les non-dits enkystés qui étouffent , les gestes de tendresse qu'on n'ose pas faire de peur de se livrer, de montrer une faiblesse risquant d'être exploitée, les jalousies voire les haines. Il décrit aussi le rôle de la grand-mère dans les plus belles pages de ce roman, apportant douceur, tendresse.
    L'écriture est belle, poétique mais aussi violente. L'auteur file la métaphore des liens familiaux comme étant les différents points colorés d'un tissage où chaque point tire sa cohérence des autres avec lequel il est lié, dont l'harmonie résulte des points solidement tissés entre eux et qui peut être détruit par un point qui craque, qui se distend.
    Ce très beau premier roman émeut car de portée universelle, car il touche à la famille, cocon d'amour mais aussi lieu de profondes blessures qui ne guérissent jamais complètement même si le temps peut les lénifier.

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    Couverture du livre « Les grandes occasions » de Alexandra Matine aux éditions Les Avrils

    Joëlle Guinard sur Les grandes occasions de Alexandra Matine

    https://leslivresdejoelle.blogspot.com/2021/01/les-grandes-occasions-dalexandra-matine.html

    Sous la chaleur oppressante de juillet la table est dressée sur la terrasse. Esther attend ses quatre enfants pour le déjeuner. Recevoir tous ses enfants en même temps est pour Esther un événement...
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    https://leslivresdejoelle.blogspot.com/2021/01/les-grandes-occasions-dalexandra-matine.html

    Sous la chaleur oppressante de juillet la table est dressée sur la terrasse. Esther attend ses quatre enfants pour le déjeuner. Recevoir tous ses enfants en même temps est pour Esther un événement exceptionnel, une grande occasion. Toute sa vie, Esther s'est appliquée, patiemment, chaque jour, à "tisser sa famille" constituée de deux garçons et deux filles qu'elle a eus avec Reza, un iranien qui est venu s'installer en France pour fuir la misère.

    C'est d'abord Vanessa qui appelle sa mère pour lui dire qu'elle ne viendra pas. Vanessa est sa petite dernière qu'elle voyait comme sa dernière chance, Esther avait vécu son départ, le quatrième et dernier départ, comme un abandon. Même si elle avait alors compris que " le destin d'une mère, c'est de laisser partir ses enfants. De son ventre, de sa maison, de ses bras.... Mettre au monde ce n'est pas accoucher, c'est se laisser abandonner", Esther n'avait pas pu s'empêcher d'en vouloir à sa fille d'avoir une vie en dehors d'elle, qui plus est, de partir vivre sa vie en Australie.

    Puis c'est Alexandre qui appelle pour signifier son absence au repas familial. Alexandre est le fils aîné, le favori du père, celui que le père a choisi, celui qu'Esther a sacrifié le laissant entre les mains de son mari qui transformait cet enfant prodige en singe savant. Cette place d'Alexandre dans la famille est à l'origine de beaucoup de ressentiment envers lui, les autres enfants ont vécu dans l'ombre de cet aîné, le cadet Bruno a vainement multiplié des efforts désespérés pour capter l'attention de son père qui n'a pas su créer de lien avec ses autres enfants, une distance s'est installée entre les deux frères malgré les efforts d'Esther pour qu'ils se rapprochent.

    Ils n'ont pas été réunis tous ensemble depuis le mariage de Bruno qui a marqué la destruction de la famille mais Esther continue à espérer. Pour elle avoir ses enfants ensemble autour d'elle est une obsession, peu importe si on ne se parle pas, si on ne se comprend pas. L'illusion d'une famille soudée lui suffit.

    C'est un roman sur la difficulté pour une mère de voir partir ses enfants, sur les liens qui se distendent, sur l'éclatement d'une fratrie. La famille est joliment symbolisée par l'image de tapisserie tissée de fils de soie colorés par Esther, son œuvre inachevable. Esther s'est employée à tisser tous ensemble les petits nœuds qui resserrent la famille, ce tissage est l’œuvre de sa vie mais elle semble surtout vouloir nouer les uns aux autres pour qu'ils ne s'éloignent pas d'elle, "Les uns forcés contre les autres. Comprimés dans la cage", maintenir les liens coûte que coûte est son obsession.
    Au début du récit j'ai perçu Esther comme une mère exclusive, abusive en particulier vis à vis de sa plus jeune fille Vanessa, j'ai vu en elle une mère qui souffre d'avoir perdu le contrôle sur ses enfants et qui vit dans la solitude et l'attente. Mais au fur et à mesure qu'Esther égrène ses souvenirs, j'ai mieux compris leur histoire, la place de chacun dans la famille et dans la fratrie. Au fil du récit on comprend la construction et l'effondrement de cette famille qui a toujours vécu dans le silence, " On ne parle que de choses. On ne parle jamais de soi" sans aucune démonstration d'affection, une famille qui a toujours pratiqué l'évitement pour ne pas affronter les non-dits. La psychologie de chacun des membres de la famille est bien fouillée, leurs sentiments sont bien développés, en particulier le sentiment de jalousie. Ce roman nous fait nous interroger sur Qu'est-ce qu'être mère? Qu'est-ce qu'être une fratrie ? Qu’est-ce qu'être une famille ? Un premier roman réussi.

Bibliographie de Alexandra Matine (1)

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