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Alexandra Matine

Alexandra Matine

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Avis sur cet auteur (15)

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    Couverture du livre « Les grandes occasions » de Alexandra Matine aux éditions Les Avrils

    Chantal YVENOU sur Les grandes occasions de Alexandra Matine

    Dès les premières lignes, on sait quoi s’en tenir sur le futur proche d’Esther. Sa vie est suspendue à la décision de la famille, et surtout celle du père, censé avoir les compétences requises, en sa qualité de médecin.

    On apprend alors qui est Esther, cette femme qui souhaite que le repas...
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    Dès les premières lignes, on sait quoi s’en tenir sur le futur proche d’Esther. Sa vie est suspendue à la décision de la famille, et surtout celle du père, censé avoir les compétences requises, en sa qualité de médecin.

    On apprend alors qui est Esther, cette femme qui souhaite que le repas de midi se déroule dehors, à l’ombre d’un parasol, en compagnie de ses quatre enfants et de leurs familles. Il fait très chaud. Sa plus jeune fille et l’un de ses fils ont appelé pour décommander. Alors Esther se souvient, ressasse et raconte l’histoire de cette tribu dispersée et divisée. Sa vie d’épouse soumise, auprès d’un mari qui doit se rassurer en affirmant haut et fort qu’il est un bon médecin, et que ses patients ont de la chance. On comprend peu à peu les failles et les blessures qui ont fragilisé un édifice construit sur du sable.

    Le roman s’ouvre sur une évocation de l’incipit de l’Etranger. Et se poursuit sur un récit qui évoque le sublime roman de Virginia Woolf Ms Dalloway. Il y manque cependant la grâce, sous-tendue par la fragilité de l’écrivaine anglaise.

    On ressent à la lecture l’ennui de l’héroïne et le poids d’un quotidien subi. Le personnage du mari est très antipathique mais rien ne laisse entrevoir une issue favorable, même pas celle de réunir ses enfants pour un repas partagé. C’est sombre et assez désespéré. Un bilan d’échecs programmés.

    Même si cette histoire est hélas le reflet de bien des situations familiales où les non-dits se sont cristallisés en impasses affectives délétères, je n’ai éprouvé peu d’empathie pour ces personnages, voire de l’inimitié pour certains, et cela m’a laissée à distance du propos.

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    Couverture du livre « Les grandes occasions » de Alexandra Matine aux éditions Les Avrils

    Joëlle Buch sur Les grandes occasions de Alexandra Matine

    Un livre touchant sur la famille, riche en émotions, qui ne vous laissera pas indifférent. Les mots sonnent justes. Tout un chacun pourra y reconnaitre un membre de sa famille. Mais attention ce premier roman est terrible, si vous êtes plutôt dépressif en ce moment, vous n’y trouverez pas de...
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    Un livre touchant sur la famille, riche en émotions, qui ne vous laissera pas indifférent. Les mots sonnent justes. Tout un chacun pourra y reconnaitre un membre de sa famille. Mais attention ce premier roman est terrible, si vous êtes plutôt dépressif en ce moment, vous n’y trouverez pas de réconfort ou de luminosité.
    Je vous livre l’incipit pour vous donner le ton :
    « Aujourd’hui, Esther va mourir. Ou demain. Ou dans quelques jours. On ne sait pas. »
    Le roman s’ouvre sur une famille réunit autour d’un lit d’hôpital. C’est le moment de prendre une décision. Esther est dans un état de mort cérébrale. Elle est âgée. Ses quatre enfants versent des larmes.
    « Longtemps, Esther avait rêvé de revoir sa famille réunie. Devant elle, à présent sans qu’elle puisse le voir, prend forme le tableau rêvé ; la tapisserie secrète devant laquelle elle avait agenouillé sa vie, et dont, du matin au soir, année après année, elle avait tissé les fils de soie colorés. Sa famille était son œuvre inachevable. »
    Le motif de la tapisserie, des liens tissés, reviendra souvent dans le roman. Elle nous emmène alors dans son passé et égrène ses souvenirs. Elle nous parle de son mari Reza, d’origine iranienne. Il est venu faire ses études de médecine en France. Il a vécu une enfance difficile. Elle décrit ses enfants : Carole, Alexandre, Bruno et Vanessa. Mais surtout la dure réalité de se retrouver seule, une fois les enfants partis. Elle pensait pouvoir garder la petite dernière auprès d’elle, Vanessa.
    « Il lui avait fallu trois enfants, trois départs, et la menace d’un quatrième pour comprendre ce que c’était qu’être mère. Le destin d’une mère, c’est de laisser partir ses enfants. De son ventre, de sa maison, de ses bras. Les douleurs de l’enfantement ne sont rien comparées à la douleur éternelle de la séparation. Mettre au monde ce n’est pas accoucher, c’est se laisser abandonner. »
    Ce qui est intéressant dans ce roman, c’est qu’ensuite nous avons aussi le point de vue de chaque enfant sur son enfance, ses parents, les relations entre frères et sœurs. On ressent toute la pression et le poids de l’héritage familial. Je ne vous en dis pas plus pour vous laisser découvrir cette famille, ses secrets, ses fêlures. En tout cas, il ne restera plus que les grandes occasions à Esther pour essayer de réunir toute sa famille.
    La nouvelle maison d’édition Les Avrils commence fort. La rencontre #vleel d’hier soir, nous a montré l’enthousiasme de Sandrine Thévenet, Lola Nicolle et de toute l’équipe pour défendre leurs auteurs et leurs textes. Tous les romans et récits à paraître ont l’air bien tentant. J’aimerais beaucoup lire le deuxième roman de Martin Dumont, « Tant qu’il reste des îles ». Et la charte graphique, simple et colorée, donne effectivement envie de commencer une collection !
    Merci aux 68 premières fois pour cette lecture.

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    Couverture du livre « Les grandes occasions » de Alexandra Matine aux éditions Les Avrils

    Catherine Airaud sur Les grandes occasions de Alexandra Matine

    Lu dans le cadre de la sélection 2021 des 68premièresfois.
    Ce premier roman parle des liens familiaux, du point de vue de la mère, qui se retrouve à l'hôpital. L'auteure va alors nous raconter la vie d'Esther, de son époux, Reza et ses quatre enfants.
    Reza, le père, est venu faire des études...
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    Lu dans le cadre de la sélection 2021 des 68premièresfois.
    Ce premier roman parle des liens familiaux, du point de vue de la mère, qui se retrouve à l'hôpital. L'auteure va alors nous raconter la vie d'Esther, de son époux, Reza et ses quatre enfants.
    Reza, le père, est venu faire des études de médecine en France et qui a quitté l'Iran, et la misère qu'il subissait. Il a tourné la page face à ses origines et à réussi sa vie professionnelle, même s'il est devenu un "médecin des pauvres" . Il a donné à sa famille une vie aisée, confortable.
    L'un des principaux soucis de cette mère est de maintenir les liens entre les membres de la famille, des liens comme ceux des fils des tapis, tapis persans qui sont dans l'appartement familial, bien vide après le départ des enfants, qui vivent leur vie de famille plus loin.
    Avec une belle écriture, l'auteure fait un beau et terrible portrait de cette femme, qui se questionne sur son rôle d'épouse, de mère, de grand mère mais aussi de certains de ses enfants. Elle parle très bien des relations entre frères, soeurs, le rôle du père.
    Pourquoi ce titre, "les grandes occasions", car ce sont les seules occasions où justement Esther tente de réunir sa famille et que ceux ci arrivent à tisser des liens mais cela n'est pas facile. Ce texte parle très bien des rapports entre les membres de famille, des non dits, des silences, des préférences entre membres..
    Un premier roman qui est un beau portrait de femme, avec ces questionnements, ses désirs, ses regrets...

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    Couverture du livre « Les grandes occasions » de Alexandra Matine aux éditions Les Avrils

    Cécile sur Les grandes occasions de Alexandra Matine

    "Toutes les familles heureuses se ressemblent, mais chaque famille malheureuse l'est à sa façon."
    Léon Tolstoï

    Ce livre, c'est son aspect qui m'a attirée, sa sobriété, la charte graphique qui met le texte en avant.
    Je l'ai ouvert et là un éclat de couleur, le dessin d'un parasol, puis...
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    "Toutes les familles heureuses se ressemblent, mais chaque famille malheureuse l'est à sa façon."
    Léon Tolstoï

    Ce livre, c'est son aspect qui m'a attirée, sa sobriété, la charte graphique qui met le texte en avant.
    Je l'ai ouvert et là un éclat de couleur, le dessin d'un parasol, puis l'écriture d'Alexandra Matine qui me parle dès les premières lignes.

    Ce roman, c'est une voix, celle d'Esther.
    C'est cette photo de famille, prise au mariage d'un de ses quatre enfants, sur laquelle la famille est réunie, un instantané heureux, figé.
    C'est cette tapisserie tissée nœud après nœud par Esther, comme un lien entre elle et ses enfants, comme un moyen de garder sa famille unie.

    Alors qu'elle va mourir, Esther revoit sa vie de mère, de femme, revient sur sa relation avec chacun de ses enfants, éprouve des regrets, peu de remords.
    Peut-être aurait-elle du leur parler plus, prendre leur parti parfois, s'opposer à son mari, les élever autrement ? Une fois adultes, ils se sont éloignés d'elle, même si Esther aurait aimé garder indéfiniment sa "petite dernière".

    En décrivant cette famille qui ne se parle pas, qui ne sait pas "être ensemble", l'auteure exploite avec beaucoup de délicatesse et de justesse la complexité des rapports familiaux.
    Certaines scènes sont très dures tant la violence peut se nicher dans des phrases, dans des non-dits, d'autres sont familières.
    Le roman est poignant, fort de nostalgie et de la tristesse de ce qui ne sera pas. Une belle lecture toute en sensibilité.

Bibliographie de Alexandra Matine (1)

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