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Alberto Manguel

Alberto Manguel

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Avis sur cet auteur (3)

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    Couverture du livre « Je remballe ma bibliothèque ; une élégie et quelques digressions » de Alberto Manguel aux éditions Actes Sud

    Mumu Dans le Bocage sur Je remballe ma bibliothèque ; une élégie et quelques digressions de Alberto Manguel

    "D'après mon expérience, ce qui marche parfois (pas toujours), c'est l'exemple d'un lecteur passionné. Parfois l'expérience d'un ami, un parent, un professeur, un bibliothécaire manifestement émus par la lecture d'une certaine page peut inspirer, sinon l'imitation, du moins la curiosité. Et...
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    "D'après mon expérience, ce qui marche parfois (pas toujours), c'est l'exemple d'un lecteur passionné. Parfois l'expérience d'un ami, un parent, un professeur, un bibliothécaire manifestement émus par la lecture d'une certaine page peut inspirer, sinon l'imitation, du moins la curiosité. Et cela, je crois, c'est un bon début. La découverte de l'art de lire est intime, obscure, secrète, presque impossible à expliquer, proche de la naissance d'un élan amoureux, si vous me pardonnez cette expression sentimentale. On l'acquiert à soi seul, comme une sorte d'épiphanie, ou peut-être par contagion, par la confrontation avec d'autres lecteurs.(p145)"

    Pour tout(e) amoureu(se)x de lecture, ce livre est à la fois un concentré de ce que sont la littérature, les livres, la lecture, une bibliothèque mais aussi une connaissance immense, infinie de ce que recèlent les livres.

    L'auteur a dû, à plusieurs reprises emballer sa bibliothèque, au fil de ses déménagements de France, d'Argentine, du Québec et c'est l'occasion pour lui de revenir sur son bonheur de vivre entouré de ses livres, de la crainte, lors de la mise en cartons de ceux-ci, d'être en manque de leur présence, en se posant la question de leur devenir à chaque voyage mais pas seulement.

    Je dois avouer que je me suis sentie bien petite face à cet érudit littéraire par la connaissance qu'il possède dans ce domaine. Toute évocation d'un sujet est l'occasion de l'associer à un livre, un auteur. Cette élégie, comme il l'a nomme, est une déclaration d'amour, ni plus ni moins, à la littérature et donc à la lecture avec, entre chaque chapitre de celle-ci, une digression revenant sur le thème évoqué : rêve, religion, dictionnaire, histoire de l'Argentine etc.... pour en extraire tout ce qu'il évoque en lui au travers de la littérature.

    Quel lecteur, précis, studieux, jouissif ! Ce livre que j'avais eu envie de lire suite à un conseil de François Busnel pendant le confinement dans La petite librairie, est une ode également aux écrivains : Borges, dont il prit la succession à la tête de la Bibliothèque nationale d'Argentine, son mentor, Cervantès et bien d'autres (je ne peux pas tous les citer tellement la liste serait longue).

    Je me suis retrouvée dans bien des bonheurs décrits en tant que lectrice et amoureuse des livres, des bibliothèques, de me sentir chez moi entourée par ses fidèles compagnons mais je dois avouer que je me suis sentie bien humble face à son érudition, la relation qu'il fait entre les sujets et leurs évocations dans certains ouvrages, parfois très très anciens. Mais cela se lit avec bonheur car chaque page est une déclaration d'amour.

    En le refermant j'ai pensé : lis, encore, toujours et reviens le lire dans quelques années le relire, le savourer. Alberto Manguel a ses références littéraires, ses bases, ses socles et je peux comprendre qu'en les enfermant dans des cartons il se sente abandonner, que tout lecteur qui déménage déballe en priorité ses livres quitte à laisser en "chantier" le reste de son logement et la bibliothèque d'Alberto Manguel comporte 40 000 livres et donc trouver le lieu idéal est chose difficile.

    Pour être tout à fait franche, certaines évocations sont restées assez obscures pour moi, n'ayant pas toutes les connaissances pour les apprécier mais il démontre avec brio à quel point la littérature sert de support à ses pensées, à ses réflexions et finalement à sa vie.

    Coïncidence, il y a 2 ou 3 jours, j'entendais à la radio, qu'Alberto Manguel a trouvé un refuge à Lisbonne au Portugal dans un palais où il va pouvoir enfin libérer ses livres (vous trouverez ICI le lien vers l'article) car nous savons bien que des livres sont faits pour être lus, touchés, vus, sentis et qu'il sont une réserve de bonheur, de réponses et une source inépuisable de connaissances et de réflexion.

    "Les livres dans ma bibliothèque me promettaient le réconfort et aussi la possibilité de conversations éclairantes. Ils me faisaient don, chaque fois que j'en tenais un entre mes mains, du souvenir d'amitiés qui n'avaient nul besoin d'introductions, de politesses conventionnelles, de faux-semblants ou d'émotions dissimulées. Je savais que, dans cet espace familier entre les couvertures, je prendrais un soir un volume du Dr Johnson ou de Voltaire que je n'aurais encore jamais ouvert, et découvrirais une phrase qui m'attendait depuis des siècles.(p59-60)"

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    Couverture du livre « La bibliothèque, la nuit » de Alberto Manguel aux éditions Actes Sud

    Florel sur La bibliothèque, la nuit de Alberto Manguel

    "Mais pour les lecteurs de mon espèces, il n'y a pas de "derniers" achats de ce côté-ci du tombeau." p.78

    "Si un roman commence toujours pas une découverte, il doit toujours finir par une recherche" p.332
    Citation du livre "La fleur bleue" de P. Fitzgerald

    La Bibliothèque la nuit...
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    "Mais pour les lecteurs de mon espèces, il n'y a pas de "derniers" achats de ce côté-ci du tombeau." p.78

    "Si un roman commence toujours pas une découverte, il doit toujours finir par une recherche" p.332
    Citation du livre "La fleur bleue" de P. Fitzgerald

    La Bibliothèque la nuit d’Alberto Manguel est une invitation au pays des livres. Des lumineuses bibliothèques dans leur plus belle âge d’or ; Alexandrie, Pergame, aux bibliothèques plus modestes étudiantes ou de villes, en passant par les heures sombres qu’elles peuvent traverser quand elle rencontre un ennemi, ce livre nous raconte l’histoire de ces bibliothèques, de leur construction à leurs idéaux, tout en nous parlant à côté de cela des lecteurs qui hantent ces bâtiments. Mais plus qu’une présentation d’étagère, de bâtiment et de lecteur, ce livre est avant tout une interrogation, sur les lecteurs et les livres, les deux étant néanmoins toujours liés.
    Pour exemple, une bibliothèque décrit souvent la personnalité d’un lecteur ; à ses livres on voit la personnalité qu’il est, les idées qu’il défend, ses centres d’intérêt, ses goûts, mais l’auteur nous interroge aussi sur ses manques, vu qu’une bibliothèque c’est toujours des manques...
    Tous ces livres qui n’y sont pas pour diverses raisons, veut toujours exprimer une idée par son absence ; de l’inutilité qu’on peut y voir à leur dangerosité supposée, un manque est plus parlant qu’une présence. De là à dire que tous les livres sont utiles ce n'est pas un pas que je franchirai, et même Manguel je ne sais pas s'il le franchirait, car la petite phrase qu'il écrit sur "les best-sellers oubliés depuis longtemps" à un côté étrange et donne un côté regret à certaines lectures empressées. En tout cas pour moi. (Car actuellement je suis dans une phase de remise en question sur certaines de mes lectures. Pas que je ne les aime pas, mais je regrette un peu d'avoir perdu du temps à lire certains livres sans grand intérêt.)
    Sur les livres l’auteur est probablement plus prolixe. En écrivant le rejet dont ils sont victimes mais aussi l'amour incommensurable dont il peut être l'objet, l'auteur nous interroge sur leur rôle, leur trésor et les vocations qu’ils ouvrent, que ça soit de la recherche à leur création, en passant par les rangements, etc. on redécouvre ce que le livre a pu nous offrir et ce qu'il demande comme réflexion pour un meilleur rangement ou une meilleure approche.

    Bref ! Ce livre est un tour d’horizon, du lecteur, du savant, des étagères, d’histoire (bien que je pense qu’il faille mieux lire plusieurs livres sur ce domaine pour avoir de meilleures connaissances), et même si c’est long à lire – parce que parfois c’est long – ça reste cependant toujours intéressant à lire car on découvre et s’interroge sans cesse à chaque page. Donc, si le monde des livres vous intéresse, achetez ce petit pavé et lisez-le petit-à-petit et avec patience pour mieux vous questionner. Il y a que comme ça qu'il se déguste.

    Merci à Lecteurs.com et les éditions Actes Sud.

    http://voyagelivresque.canalblog.com/archives/2017/10/30/35819719.html

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    Couverture du livre « La bibliothèque, la nuit » de Alberto Manguel aux éditions Actes Sud

    Nath Bertrand sur La bibliothèque, la nuit de Alberto Manguel

    Un essai très bien documenté sur le monde des bibliothèques, et les bibliothèques dans le Monde.. Réelles ou rêvées, mythiques, comme celle d'Alexandrie, ou bel et bien réelles, l'auteur entraîne le lecteur dans un voyage à travers les temps, à travers les continents, agrémentant son récit de...
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    Un essai très bien documenté sur le monde des bibliothèques, et les bibliothèques dans le Monde.. Réelles ou rêvées, mythiques, comme celle d'Alexandrie, ou bel et bien réelles, l'auteur entraîne le lecteur dans un voyage à travers les temps, à travers les continents, agrémentant son récit de sublimes illustrations..
    Toutefois, le tout m'a semblé un peu dense...