Albert Cossery

Albert Cossery

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Avis (7)

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    Couverture du livre « Les couleurs de l'infamie » de Albert Cossery aux éditions Joelle Losfeld

    Nathalie Sibué sur Les couleurs de l'infamie de Albert Cossery

    " L' école ne m' a appris qu' à lire et à écrire. Cette mince instruction fut pour moi le chemin le plus sûr pour mourir de faim dans l' honnêteté et l' ignorance. C' est toi qui le premier m' as ouvert les yeux sur la pourriture universelle. Avoir compris que le seul moteur de l' humanité était...
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    " L' école ne m' a appris qu' à lire et à écrire. Cette mince instruction fut pour moi le chemin le plus sûr pour mourir de faim dans l' honnêteté et l' ignorance. C' est toi qui le premier m' as ouvert les yeux sur la pourriture universelle. Avoir compris que le seul moteur de l' humanité était le vol et l' escroquerie, c' est ça la vraie intelligence. Pourtant tu n' es pas allé à l' école. Depuis que je t' ai rencontré, je vole la conscience tranquille et le coeur réjoui. Je dirais même plus. J' ai le sentiment que par mon activité je contribue à la prospérité du pays, puisque je dépense l' argent subtilisé aux riches dans divers commerces qui sans moi et mes pareils iraient vers le déclin. "
    Albert Cossery

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    Couverture du livre « Les couleurs de l'infamie » de Albert Cossery aux éditions Joelle Losfeld

    Virginie Willemont sur Les couleurs de l'infamie de Albert Cossery

    Une langue superbe, un texte qui parle, des idées qui font réfléchir. A ne pas manquer.

    Une langue superbe, un texte qui parle, des idées qui font réfléchir. A ne pas manquer.

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    Couverture du livre « Les fainéants dans la vallée fertile » de Albert Cossery aux éditions Joelle Losfeld

    Nathalie cez sur Les fainéants dans la vallée fertile de Albert Cossery

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    Les fainéants dans la vallée fertile de Albert COSSERY

    Nous suivons dans ce livres, l’histoire d’une famille qui a fait de la paresse, son art de vivre.
    Le père ne sort plus de sa chambre depuis longtemps, et cherche à se marier malgré son grand âge. Il est dotée...
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    Les fainéants dans la vallée fertile de Albert COSSERY

    Nous suivons dans ce livres, l’histoire d’une famille qui a fait de la paresse, son art de vivre.
    Le père ne sort plus de sa chambre depuis longtemps, et cherche à se marier malgré son grand âge. Il est dotée d’une hernie énorme qui déforme la bas de son ventre.
    L’oncle fait trembler la maison par ses soupirs d’ennuis.
    Le neveu a trouvé refuge dans le sommeil. Afin de continuer à vivre sa vie de fainéant, il a refusé de se marier avec une jolie prostituée. son frère, lui, dort depuis 7 ans, et se se réveille que pour manger.
    Le cadet de la famille cherche à s’en sortir. il va chaque jour sur le chantier d’une usine dans l’espoir de trouver un jour du travail et de changer de vie.

    C’est un humour féroce que nous livre l’auteur dans cet éloge à la paresse. Certains passages sont excellents et j’ai beaucoup ri.
    Ce livre ne vous endort pas, il est écrit avec une plume alerte qui vous tient éveillé jusqu’à la dernière page.

    Un bon roman drôle et original.

    Extraits :

    Serag avait entendu dire que les hommes travaillaient, mais c’est seulement des histoires qu’on racontait. Il n’arrivait pas à y croire complètement. Lui - même n’avait jamais vu un homme travailler en dehors de ces métiers futiles et dérisoires qui n’avaient dans son esprit aucun attrait valable.

    C’était l’heure sacrée de la sieste ; la maison était silencieuse, comme enfouie au fond même du silence. Parfois, un bruit de vaisselle, imperceptible, étouffé, s’inscrustait dans l’atmosphère immobile, semblait un cri perdu à travers l’épaisseur du sommeil.

    Oui, dit Rafik. Quand j'étudiais pour être ingénieur, on nous a fait visiter des usines. C’était de grands bâtiments insalubres et tristes. J’y ai passé les moments les plus pénibles de ma vie. J’ai vu les hommes qui travaillaient dans ces usines ; ce n’étaient déjà plus des hommes. Ils portaient tous le malheur inscrit sur leur visage; si j’ai abandonné ces études, c’est uniquement pour ne pas être le chef de cette horde d’agonisants.

    Rafik était couché sur le lit, il réfléchissait à la gravité de la situation. Il appréhendait pour son frère les pires malheurs. Cette idée d’aller en ville pour chercher du travail était un Piège du démon. Elle portait en elle le germe de complications étant dues qui détruiraient leur repos dans ses moindres recoins. On n’allait plus finir avec les veillées et les attentes. Maintenant que la menace du mariage de son père semblait à peine conjurée par l’apparition de la hernie, Rafik se désolait de cette nouvelle tentative de corrompre leur sommeil. C’était un cercle infernal ; ils ne s’en sortiraient jamais.

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    Couverture du livre « Mendiants et orgueilleux » de Albert Cossery aux éditions Joelle Losfeld

    Véronique MEYER sur Mendiants et orgueilleux de Albert Cossery

    Dans les rue du Caire, Gohan, ancien professeur de philosophie a choisi de vivre en mendiant, sa seule préoccupation étant de satisfaire son besoin quotidien de drogue que ne manque pas de lui fournir son ami Yeghen, lui-même quelque peu désoeuvré. El Kordi quant à lui, vivote de son poste au...
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    Dans les rue du Caire, Gohan, ancien professeur de philosophie a choisi de vivre en mendiant, sa seule préoccupation étant de satisfaire son besoin quotidien de drogue que ne manque pas de lui fournir son ami Yeghen, lui-même quelque peu désoeuvré. El Kordi quant à lui, vivote de son poste au Ministère mais rêve d'un soulèvement du peuple égyptien et est amoureux d'une prostituée. La vie suit ainsi son cours jusqu'à ce qu'Arnaba, prostituée exerçant dans la maison close que ces trois hommes fréquentent se fasse assassiner. Le commissaire Nour el Dine va entrer en scène, et l'enquête va un peu chambouler tout ce petit monde, mais la chute est loin d'être celle à laquelle on s'attend !


    Ce très beau roman d'Albert Cossery nous plonge dans la vie de personnages hauts en couleur, une sorte de cour des miracles aux personnalités étonnantes et attachantes, mais sous le vernis d'une histoire somme toute assez simple, se cache une véritable question philosophique, celle de l'importance de la possession . Est-on plus heureux avec des biens ? Sous couvert de cette histoire, Albert Cossery nous livre cette conclusion : ne rien posséder ouvre les portes de la liberté, le dénuement offre la sagesse et vivre dans le dénuement n'entache en rien la dignité... Au point de devenir mendiant, par choix !

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