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Alain Berenboom

Alain Berenboom
Alain Berenboom est né en 1947 à Bruxelles d'un père, pharmacien, venu de Pologne et d'une mère originaire de Vilno. Ce Bruxellois "pure souche" est réputé à la fois comme écrivain belge et comme une autorité internationale en matière de droit d'auteur. Cinéphile impénitent autant que lecteur pas... Voir plus
Alain Berenboom est né en 1947 à Bruxelles d'un père, pharmacien, venu de Pologne et d'une mère originaire de Vilno. Ce Bruxellois "pure souche" est réputé à la fois comme écrivain belge et comme une autorité internationale en matière de droit d'auteur. Cinéphile impénitent autant que lecteur passionné et éclectique, Alain Berenboom doit sans doute à "Laurel et Hardy" son sens aigu du burlesque, à Tintin une curiosité précoce pour le monde, et à Raymond Chandler la capacité de s'indigner avec ironie et une apparente légèreté. “Berenboom règle ses comptes à l'humanité. C'est un tir nourri comme à la foire, (il) casse la baraque. C'est Tom Sharpe en visite chez les humanistes. On en sort plié en deux et vaguement inquiet sur la nature humaine”, a écrit D. de Saint-Vincent dans Le Quotidien de Paris.

Avis sur cet auteur (6)

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    Couverture du livre « Hong Kong blues » de Alain Berenboom aux éditions Genese

    Nathalie Vanhauwaert sur Hong Kong blues de Alain Berenboom

    Marcus Dechanel est un journaliste du Nord de la France mais aussi un écrivain, auteur d'un premier livre à succès.

    Plus rien ne va plus dans sa vie depuis quelques temps. La parution de "L'hirondelle ne fait pas le printemps" est un flop. Il peine à s'en détacher et à retrouver...
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    Marcus Dechanel est un journaliste du Nord de la France mais aussi un écrivain, auteur d'un premier livre à succès.

    Plus rien ne va plus dans sa vie depuis quelques temps. La parution de "L'hirondelle ne fait pas le printemps" est un flop. Il peine à s'en détacher et à retrouver l'inspiration. Pour couronner le tout, sa femme l'a quitté. C'était difficile pour lui de devenir père et trouver ses marques avec sa fille Gabrielle.

    Il a tout laissé tomber pour faire un livre reportage sur l'Asie, histoire de se remettre en selle et trouver de l'inspiration.

    Rien ne va plus, voici qu'il est bloqué à Hong Kong suite au vol de ses papiers. Il est là, sans argent dans cette ville fascinante, et comble de tout, on vient de retrouver son passeport dans le sac d'une femme retrouvée assassinée dans une discothèque du quartier de Kow Loon.

    Comble de tout cela, voilà qu'il est le suspect n° 1. Il appelle son éditeur pour lui demander une autre avance sur son carnet de voyage mais manque de chance, sa maison d'éditions change de mains et on lui demande d'écrire autre chose, pourquoi pas un polar ?

    Celui-ci a une construction intéressante. Petit à petit on va comprendre les ambiguïtés de notre protagoniste, les tromperies, les duperies qui ressemblent tant à Marcus.

    Hong Kong est un personnage à part entière du roman. Il est fascinant, ses tours de verre et d'acier concentrées les unes contre les autres. La modernité côtoyant les traditions anciennes, marché et petites échoppes au pied des tours immenses.

    Cette île, ce tout petit bout de terre concédé à la Chine par les Britanniques, tellement en marge du reste du continent? Un régime spécial qui ne durera pas, qui s'étiole faisant face au géant du communisme. La révolution des parapluies menée par les étudiants en quête de démocratie.

    C'est aussi la quête de l'écriture, de l'inspiration, de la création, la panne, les demandes des éditeurs...On y aborde aussi la duperie, le plagiat.

    Alain Berenboom avec finesse nous mène en bateau. La vérité n'est pas toujours là où l'on pense.

    Les personnages sont ambigus comme la situation sur place. Marcus serait-il victime d'un complot? Lui l'écrivain et le journaliste qui joue avec les mots et invente souvent ...

    J'ai passé un excellent moment en découvrant les différentes facettes de la ville de Hong Kong, ses enjeux économiques et politiques, le choc des cultures. Une chouette intrigue où les dialogues ont une place importante. Un suspense maîtrisé, l'auteur nous baladant d'une piste à l'autre montrant un Marcus prisonnier de cette île mais aussi prisonnier de son succès.

    Je remercie particulièrement les éditions Genèse pour cet envoi.

    Ma note : 9/10

    Les jolies phrases

    En Chine, personne ne regarde par-dessus son épaule. Nous vivons dans le présent, car le passé n'est qu'un cortège de souffrances et de désastres et le futur terriblement incertain.

    Bref, ce qui m'arrive, ne me demande pas de te l'expliquer. Moi-même, je n'y comprends rien. C'est du chinois, crois-moi !

    Le plus menteur de tous, c'est moi. Je ne m'en cache pas. J'en suis même fier. Parce que je suis un écrivain. Mentir, Mademoiselle, c'est le b.a.-ba de notre métier, la ficelle de notre gagne-pain.

    C'est vrai, l'école dégoûte des bouquins. Et en même temps, elle les fait aimer.

    Le mensonge est le seul moyen que nous avons trouvé pour éviter que notre société ne s'effondre trop vite.

    Que sait-on de ceux qui nous entourent ? La personnalité des êtres humains est si complexe. Ils présentent souvent plusieurs visages et en dissimulent d'autres.

    https://nathavh49.blogspot.be/2017/04/hong-kong-blues-alain-berenboom.html

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    Couverture du livre « La fortune Gutmeyer » de Alain Berenboom aux éditions Genese

    Nathalie Vanhauwaert sur La fortune Gutmeyer de Alain Berenboom

    Nous sommes en 1953 à Bruxelles. Michel Van Loo, détective se lance sur les traces du Docteur Gutmeyer. Sa fille Irène de Terrenoir, née Gutmeyer l'engage pour retrouver la fortune de son père. La famille Gutmeyer, juive d'origine a tout perdu lors de la guerre, tout sauf un compte en...
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    Nous sommes en 1953 à Bruxelles. Michel Van Loo, détective se lance sur les traces du Docteur Gutmeyer. Sa fille Irène de Terrenoir, née Gutmeyer l'engage pour retrouver la fortune de son père. La famille Gutmeyer, juive d'origine a tout perdu lors de la guerre, tout sauf un compte en Suisse.

    Mais voilà, ce compte a été vidé et Irène entend bien récupérer son dû. Mais qui a vidé ce compte ? Le docteur Gutmeyer ? N'a-t-il pas péri dans les camps de Terrezin ? Quelqu'un a usurpé sa signature pour vider le compte et a communiqué une adresse en Belgique. Il se fait que c'est celle d'Hubert le pharmacien. Étrange non ?


    Michel Van Loo est un détective un peu spécial. Il a en réalité bien peu de flair et de raisonnement. Il est maladroit, pas très courageux et naïf. Un air ahuri pour corser le tout et une addiction à la gueuze grenadine ! Heureusement il peut compter sur l'aide de son ami Hubert le pharmacien (tiens tiens comme le papa de l'auteur !) et de sa fiancée Anne la coiffeuse.


    Nous voici dans un excellent polar qui va nous permettre de retracer l'Histoire et des sujets graves comme la déportation, le sionisme et la naissance de l'état d'Israël, qui n'a plus rien à voir avec celui d'aujourd'hui. On y décrit l'idéal socialiste créé par un peuple de rescapés des camps créant des kibboutz et voulant y vivre dans le partage.


    On parlera également de la spoliation des biens juifs, mais aussi et surtout on se posera les questions de l'identité juive.


    Un voyage au départ de Bruxelles vers Bâle en passant par Tel Aviv et Israël.


    Un roman surprenant contenant tous les ingrédients du polar, un bon suspens, une enquête pleine de rebondissements. Une écriture en finesse remplie d'humour, parsemée par-ci par-là de délicieuses expressions de Belgique. Un livre passionnant et distrayant.

    Ma note : 9/10


    Les jolies phrases

    Dans les contes de fées, lorsque l'héroïne a trouvé son prince charmant, l'histoire s'arrête. Pourquoi faire appel au plus talentueux détective du royaume après le happy end ? Te connaissant, tu vas gâter ta fête et transformer le conte pour enfants en cauchemar.

    On nous a raconté que tous les Belges mangent du poulet-compote le dimanche, même les végétariens. Hubert croit qu'en respectant leurs traditions, des racines vont lui pousser dans l'estomac qui le transformeront en un vrai Belge de souche !

    Le syndrome de l'échec. On résiste rarement à la tentation de vouloir à tout prix s'illustrer là ou inconsciemment on sent qu'on est le plus mauvais. L'attirance du vide, en quelque sorte.


    Tu n'es pas tombé très loin, Michel. Je lui retrace les principales étapes de la création de l'Etat d'Israël. Sa naissance ressemble à celle de la créature du docteur Frankenstein, et la violence que suscite son indépendance chez ses voisins rappelle la rage meurtrière d'Edmond Dantès.

    Les mauvais sont partis en fumée en même temps que les bons. Sans que personne ne soit capable de distinguer les uns des autres. Mon père, le meilleur homme de la terre ait porté (que Dieu ait son âme !) comme celui de votre cliente. Les cendres d'un sage mêlées pour l'éternité à celles d'un assassin.

    La différence entre toi et moi, me dit-il, est dans le culte de la mémoire. Un catholique qui a abandonné sa foi n'attache plus aucune importance à son histoire, à la religion de ses ancêtres, à sa signification. Alors qu'un Juif, aussi athée soit-il, garde vivante toute l'histoire de son peuple et de ses persécutions.

    Qui peut prétendre que Bruxelles n'est pas baignée par la Méditerranée ? Elle est cosmopolite, poussiéreuse, incompréhensible, et ses habitants raffolent des contes à dormir debout.

    http://nathavh49.blogspot.be/2016/04/la-fortune-gutmeyer-alain-berenboom.html

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    Couverture du livre « Monsieur optimiste » de Alain Berenboom aux éditions Genese

    Nathalie Vanhauwaert sur Monsieur optimiste de Alain Berenboom

    C’est un récit atypique et non un roman. Alain Berenboom nous conte ici l’histoire de ses parents sous forme de chroniques, comme un greffier.

    Lui, le parfait petit belge que ses parents souhaitaient parlant français et néerlandais, ne comprenant pas le yiddish, ni le polonais, va dix ans...
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    C’est un récit atypique et non un roman. Alain Berenboom nous conte ici l’histoire de ses parents sous forme de chroniques, comme un greffier.

    Lui, le parfait petit belge que ses parents souhaitaient parlant français et néerlandais, ne comprenant pas le yiddish, ni le polonais, va dix ans après la mort de ses parents par le biais d’une boîte d’archives reconstituer petit à petit son histoire, sa famille, son identité.

    A l’aide de photos, de courriers traduits patiemment, il va retracer ses origines, ses ancêtres, les douleurs et déchirements, la personnalité de son père et nous faire par la même occasion revivre en filigrane un morceau de l’Histoire. C’est un magnifique hommage à son père.

    Chaïm Berenbaum est né dans un shetl près de Varsovie en 1907. Il arrive en Belgique en 1928 pour y effectuer ses études de pharmacie. Il rencontrera Rebecca dans son officine. Ils se marieront au début de la guerre. Ils s’installeront à Bruxelles, ouvriront une pharmacie et élèveront leur fils Alain comme un vrai belge.

    Malgré les épreuves de la vie, Chaïm a toujours fait preuve d’optimisme d’où son surnom.

    On parcourt son arrivée en Belgique, ses études à Liège, son parcours d’assistant magicien, sa sœur Esther, sa rencontre avec Rebecca, son mariage au tout début de la guerre, leur voyage de noces mais aussi le registre des juifs en 1940, la mention de juif sur la carte d’identité, l’étoile jaune, la privation de travail, la caserne Dossin à Malines, antichambre des camps d’Auschwitz et Birkenau , son changement d’identité : Janssens (ses liens avec Tintin), son parcours dans la résistance, son intégration et la volonté de devenir belge à tout prix , la dualité d’Hubert reniant sa religion et sa langue pour devenir belge mais aussi sa demande d’immigration en Israël, son admiration pour les Kibboutz , la lecture de la bible, la naissance d’Alain, la pharmacie ....

    L’histoire est passionnante. Alain Berenboom nous la livre comme un greffier enregistrant chaque élément glané pour reconstituer le puzzle de l’histoire familiale. C'est avec beaucoup d'humour, profond et léger à la fois qu'Alain Berenboom retrace cette quête d'identité .


    Un récit que j'ai vraiment apprécié, très agréable lecture.

    Ma note : 9/10


    Les jolies phrases

    La politique, ce n'est pas une bonne affaire pour les Juifs ! C'est un très mauvais investissement qui ne rapporte que des misères ! Regarde ce qui est arrivé à ceux qui s'y sont frotter en Russie.

    On croit fuir le diable et l'on se jette dans ses bras, parce qu'il est déguisé en mouton.

    Le voyage de noces eut lieu quelques semaines après le mariage. Un voyage un peu improvisé. Avec les allemands en guise d'accompagnateurs, qui n'avaient pas encore acquis les bonnes manières de Neckermann.

    Il n'y a que sur la chair à canon que la mention de la race n'est pas inscrite.

    Dans un roman policier, il suffit à l’auteur de donner un coup de pouce à l’histoire, de nourrir ses personnages pour justifier le dénouement qui les attend et qui a déjà fabriqué dans sa tête. Rien de pareil pour l'enquêteur scrupuleux. Pour mettre au jour la vérité, j'ai décidé de m'en tenir aux rares faits que j'ai pu glaner. Rien qu'aux faits. Et tant pis s'ils sont ténus et parfois incroyables. De temps en temps, j'ai l'impression que mon récit est dans une impasse : les témoins sont tous morts aujourd'hui, mes parents ne m'ont guère parlé de leur vie, leurs amis refusaient d'évoquer le temps de la guerre. Quand je suis sur le point de renoncer, en me maudissant d'avoir tant attendu, je me rassure en pensant que les anthropologues parviennent à raconter par le menu l'histoire des premiers hommes (et des premières femmes) rien qu'en examinant un os de leur mâchoire. En saurait-on plus sur Lucy que sur monsieur et madame Berenbaum ? Allons ! Alors je me remets au travail. Ne suis-je pas le fils de monsieur Optimiste ?

    L'absence peut être plus terrible que la vue d'un cadavre. Parce qu'elle réveille des peurs ancestrales irrationnelles, l'intervention de forces maléfiques qui n'ont plus rien d'humain. Là où quelques jours auparavant habitait un Lévy ou un Goldstein, un autre nom était inscrit sur la sonnette comme sur l'enseigne de leur magasin. Oui, il y avait bien eu un Lévy ou un Goldstein, même si le voisinage en niait l'existence.

    Si la mort existait, qui pourrait encore croire en Dieu ? Honorer un Dieu qui aurait assassiné des milliards de créatures juste parce qu'Adam et Eve ont boulotté quelques fruits de son jardin ?

    A propos d'ancêtres, je me demandais également si, au temps des cavernes, il existait déjà une différence entre les Juifs et les autres. Sacrée interrogation à laquelle Paris Match ne donnait pas de réponses : comment distinguer par exemple un néandertalien israélite de son cousin goy ? Pour l'Homo Erectus, en revanche, je commençais à avoir quelques idées sur la question.

    Chaque détail forme une pièce de paysage qu'elle trace de son plus beau pinceau de lettre pour qu'il ne s'efface pas de leurs mémoires.

    Alain devait devenir un vrai petit Belge, le magnifique rejeton de leur parfaite intégration. Il fallait effacer le monte d'avant, repartit d'une page blanche!

    Mourir pour mourir, il préférait choisir son destin.

    Il n'y avait pas que des Juifs à Makow. Le shtetl était aussi envahi par les poux et les puces. On ne s'en plaignait pas, si cela éloignait les Polonais ! Les poux et le puces sont autrement plus tolérants que les antisémites puisqu'ils ne font aucune distinction entre les hommes et les animaux!

    La vie d'une jeune et belle femme dans un petit bourg polonais au début du XX e siècle ne devait pas être plus sexy que celle d'une jeune et belle femme dans un petit bourg iranien ou pakistanais un siècle plus tard - ou dans les quartiers orthodoxes de Jérusalem de nos jours.

    Un monde inconnu émerge. Tels ces bougres recouverts par les eaux d'un barrage, qui réapparaissent à l'occasion de travaux d'entretien quand se vide le lac de retenue.

    On a beau tenter d'enfermer l'Histoire dans une casserole hermétiquement close, lorsqu'elle mijote sur le feu, le couvercle finit par sauter.

    A ceux qui souffrent de vertige, la faculté déconseille formellement l'alpinisme. C'est mon cas. Dès que je me suis lancé dans l'exploration de la face cachée de mon père, j'ai découvert le glacier de ses relations avec sa soeur Esther. Alors, accrochez-vous, au risque de glisser.

    La Belgique, c’est son Amérique à lui, un pays cosmopolite où les juifs sont toujours à l’abri, une oasis sur la carte de l’Europe. Mais une fourmi ne rêve-t-elle pas de temps en temps de se transformer en cigale ?

    Maurice, ami de son père. On leur apprenait le français et le néerlandais, mais surtout pas les langues qui avaient mené à l’Holocauste, le yiddish ou le polonais, symboles d’un passé gommé.

    http://nathavh49.blogspot.be/2016/03/monsieur-optimiste-alain-berenboom.html

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    Couverture du livre « Périls en ce royaume ; Michel Van Loo détective » de Alain Berenboom aux éditions Bernard Pascuito

    micheline duvivier sur Périls en ce royaume ; Michel Van Loo détective de Alain Berenboom

    Facile à lire est très sympathique,on se retrouve dans le Bruxelles des année 1947.

    Facile à lire est très sympathique,on se retrouve dans le Bruxelles des année 1947.