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Aevar Orn Josepsson

Aevar Orn Josepsson

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    Couverture du livre « Les anges noirs » de Aevar Orn Josepsson aux éditions Gallimard

    CATHIE LOUVET sur Les anges noirs de Aevar Orn Josepsson

    2003. Tout commence par une voiture vandalisée, un énorme 4x4 noir, celle du PDG en vue Steinar Isfeld Arnarsson. Puis par la disparition d'une femme, dans la nuit de samedi à dimanche. La même nuit. La disparue avait travaillé pour Steinar. Hasard ou fil ténu reliant les deux affaires?
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    2003. Tout commence par une voiture vandalisée, un énorme 4x4 noir, celle du PDG en vue Steinar Isfeld Arnarsson. Puis par la disparition d'une femme, dans la nuit de samedi à dimanche. La même nuit. La disparue avait travaillé pour Steinar. Hasard ou fil ténu reliant les deux affaires?
    Comment se fait-il que le dossier, présentant un exposé très complet de la situation, soit transmis par le brigadier en chef seulement deux heures après que l'ex-mari ait signalé la disparition de Birgitta? Pourquoi le dossier est-il confié à la PJ dès le premier jour de la disparition alors que, pour l'instant, aucun indice ne laisse supposer une histoire de meurtre? Qui est la personne qui semble s'y intéresser de très près, au point d'avoir interrogé les proches de la disparue, tôt le matin même. Il semblerait qu'elle veuille la retrouver avant la police. Mais pourquoi? Pour la protéger?
    Malgré des recherches menées très sérieusement, la police ne trouve sur sa route qu'une accumulation de questions sans réponses: qui conduisait le véhicule de Birgitta le soir de sa disparition? Pourquoi est-elle allée chez Steinar cette nuit-là? Pourquoi a-t-on retrouvé son 4x4 sur le parking de la boîte de nuit? Depuis quand y est-il stationné? Pourquoi les enquêteurs retrouvent-ils de la suie à l'intérieur? Sa disparition a-t-elle un rapport avec sa situation familiale? Son activité professionnelle? Le commissaire Arni et son équipe nagent en plein brouillard...

    Les Anges Noirs, Svartir englar dans la version originale parue en 2003, a été publié en 2012 par les éditions Gallimard, dans la collection Série Noire. Il est le seul titre des spet composant la série consacrée aux enquêtes du commissaire Arni à avoir été traduit en français. Le style est abrupt, journalistique, alignant juste les mots nécessaires:" Rien ne bougea et Birgitta put pénétrer à nouveau dans la pièce. La lumière de l'entrée faisait apparaître un bureau et un ordinateur. Elle scruta les murs, partout, sans y trouver d'interrupteur. Elle ressortit, observa le mur mais ne vit rien non plus. Étrange. Pourtant, c'était ainsi. Birgitta s'approcha du bureau, s'assit et chercha en vain une lampe avant d'allumer l'ordinateur." (Page 8).
    Construction: le prologue, particulièrement déconcertant, suscite l'envie d'en savoir plus...Et nous voilà pris dans les mailles du filet de Josepsson...Très peu de passages descriptifs et narratifs mais de très nombreux dialogues, propres à faire progresser l'enquête de manière significative, rendent le récit particulièrement vivants.
    Thème sous-jacent: misogynie dans la police illustrée par la nomination, très mal perçue par certains, de Katrin, psychologue criminelle seulement âgée de 35 ans, au poste de chef de brigade remplaçante, pour satisfaire à la politique de quota des femmes dans la police islandaise: "Les rires s'estompaient bizarrement quand elle pénétrait dans la cafétéria, pour laisser place à des gloussements. Elle était l'objet de regards en coin, de messes basses qui la poursuivaient d'un bout à l'autre des couloirs. Il lui fallait affronter les sourires arrogants des hommes quand ils jugeaient qu'une femme ne devait ni ne pouvait se prononcer sur un sujet donné. Et faire face à une kyrielle de commentaires prétendument drôles, mais plutôt très péjoratifs." (Page 26).
    Fil rouge: fantasmagories et états d'âme d'Arni quand il interroge des femmes, agrémentées de petits pointes de dérision envers lui-même qui font sourire le lecteur, par ailleurs entraîné dans cette sombre histoire de meurtre: "Peu importe, elle restait quand même ultra-baisable, pensa-t-il. La culpabilité l'étreignit. Il s'étouffa presque avec sa propre salive. Allons! Tous les hommes s'expriment ainsi! Même à jeun! La plupart en tout cas, sauf quelques marginaux insignifiants qui se permettent de tout dénigrer! Quand même, ce n'était pas une excuse." (Page 161).

    Le +: la vraisemblance des étapes de l'enquête criminelle: reconstitution des derniers faits et gestes de Birgitta avant sa disparition à partir des témoignages de ses proches permet à Stefan et son équipe d'établir différents scenarii possibles et des hypothèses quant aux motifs de la disparition.
    Un excellent polar nordique à l'intrigue bien ficelée et suffisamment élaborée pour susciter la curiosité puis un vif intérêt de la part du lecteur qui ne tardera pas à mettre le doigt dans l'engrenage, jusqu'à la ligne finale. Et quand il aura refermé le livre, il se dira en soupirant: "Dommage que les cinq autres titres de la série n'aient pas été traduits en français!!!"

Bibliographie de Aevar Orn Josepsson (1)

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