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Adeline Fleury

Adeline Fleury
Adeline Fleury a été journaliste pendant quinze ans au Journal du dimanche. Aujourd'hui romancière et essayiste, auteur d'un essai remarqué sur le désir, Petit éloge de la jouissance féminine (François Bourin), elle se fait reporter de l'intime pour explorer la féminité.

Articles en lien avec Adeline Fleury (1)

Avis sur cet auteur (20)

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    Couverture du livre « Rien que des mots » de Adeline Fleury aux éditions Francois Bourin

    Violaine belouard sur Rien que des mots de Adeline Fleury

    J'avais hâte de découvrir ce livre car le résumé m'intriguait. Comment pouvait-on détester à ce point les livres et quelle histoire de famille se cachait derrière ?

    J'ai commencé ma lecture de manière enthousiaste, j'ai aimé le début et puis je comprenais petit à petit ce qui se passait dans...
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    J'avais hâte de découvrir ce livre car le résumé m'intriguait. Comment pouvait-on détester à ce point les livres et quelle histoire de famille se cachait derrière ?

    J'ai commencé ma lecture de manière enthousiaste, j'ai aimé le début et puis je comprenais petit à petit ce qui se passait dans cette famille. Mais (et je ne sais toujours pas me l'expliquer) j'ai décroché...et là j'ai eu du mal, mais vraiment beaucoup de mal à continuer. Je l'ai fais car j'ai du mal avec l'inachevé et je me disais que peut-être la flamme se rallumerait mais non...alors j'ai fini rapidement pour pouvoir passer à autre chose. C'est dommage, surement car au-delà de l'histoire l'écriture est pas mal du tout !

    Je ne prends pas cette lecture comme un échec par contre, car je me suis de nouveau rendue compte par ce livre que grâce aux 68 premières fois, je vais sur des terrains inconnus, parfois glissants et que ça me permet aussi de changer de mes habitudes. C'est le point positif que j'en ressors. Et peut-être qu'il faudrait que je le relise dans quelques temps pour avoir une autre approche...

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    Couverture du livre « Rien que des mots » de Adeline Fleury aux éditions Francois Bourin

    Marie HECKMANN sur Rien que des mots de Adeline Fleury

    Désolée lais je n'ai absolument pas adhéré à ce livre... je l'ai abandonné à la moitié, n'arrivant pas à entrer dans ce monde où l’héroïne bannit tout livre, toute civilisation moderne à son fils de 5 ans.......

    Désolée lais je n'ai absolument pas adhéré à ce livre... je l'ai abandonné à la moitié, n'arrivant pas à entrer dans ce monde où l’héroïne bannit tout livre, toute civilisation moderne à son fils de 5 ans.......

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    Couverture du livre « Rien que des mots » de Adeline Fleury aux éditions Francois Bourin

    Henri-Charles Dahlem sur Rien que des mots de Adeline Fleury

    Rendre hommage à la littérature en écrivant un roman qui met en scène une jeune femme qui ne supporte plus les livres, l’écriture et les écrivains, voilà un joli défi relevé avec brio par Adeline Fleury.
    Voici donc Adèle, fille d’un écrivain autodidacte, qui consacre toute son énergie à sa...
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    Rendre hommage à la littérature en écrivant un roman qui met en scène une jeune femme qui ne supporte plus les livres, l’écriture et les écrivains, voilà un joli défi relevé avec brio par Adeline Fleury.
    Voici donc Adèle, fille d’un écrivain autodidacte, qui consacre toute son énergie à sa passion : « Il voyait peu le jour, et c'est une tornade de nerfs qui remontait pour partager le dîner familial. Peu de mots échangés, normal, toute la journée les mots l'avaient vidé. » Au lieu de profiter des siens, il veut écrire un maximum de livres. Une première expérience traumatisante qui ne va toutefois pas l’empêcher de s’engager dans une carrière de journaliste. Et constater combien ce métier, notamment au sein de la rédaction qui l’emploie, ne correspond pas à l’image qu’elle s’en faisait. « Toute une carrière basée sur le nombrilisme au lieu de l’altruisme. Qui a dit que le journalisme était ouvert aux autres ? Foutaise ! Le journaliste ne se soucie guère que de lui-même. Le journaliste veut briller, épater, que l’on parle de lui, rien que de lui, de ses infos. Rien que de ses mots. » Seconde expérience traumatisante.
    Puis vient l’heure du mariage, celle de fonder une famille. L’heure aussi des remises en question, d’affronter le père «qui lui a injecté le venin des mots dans les veines» et qui ne comprend pas son aversion soudaine pour la chose écrite : « Ah puis merde, elle va être mère et rentrer dans le rang. Comment ai-je pu engendrer une petite-bourgeoise pareille : trente ans, boulot stable, congés payés, mariage bien comme il faut, bébé bien comme il faut, balades canards au square tous les dimanches bien peinards…» Troisième expérience traumatisante.
    L’heure de se pencher sur le berceau de Nino, l’enfant qu’Adèle entend préserver de cet univers anxiogène en l’éloignant le plus possible des livres. Une tâche qui va être facilitée par l’évolution de la société qui aime bien bruler (au sens propre) ce qu’elle a adoré et s’imagine un avenir radieux grâce à des petits bijoux technologiques.
    Mais bon sang ne saurait mentir et voilà le garçon attiré par l’interdit autant que par l’histoire familiale. L’excitation de découvrir ce qu’on veut lui cache, l’exploration de ces curieux objets imprimés vont vite tourner à l’obsession. Nino devient collectionneur puis sauveur de livres. « Il sait maintenant qu'il est le fruit de l'amour fusionnel de deux êtres passionnés de littérature et qu'il a bien failli naître sur un parterre de livres déchiquetés. Tout ça c'est son histoire, tout ça l'a poussé vers une humanité marginale. Plus que l'amour, il a les mots en héritage. Il n'écrit pas, il restaure le passé. »
    Quant aux amoureux des livres que nous sommes, nous remercions Adeline Fleury pour cette déclaration d’amour et cette mise en garde. Rien que des mots… essentiels.
    http://urlz.fr/49mh

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    Couverture du livre « Rien que des mots » de Adeline Fleury aux éditions Francois Bourin

    Martine Galati sur Rien que des mots de Adeline Fleury

    Rien que des mots, ces mots écrits, ce sont ceux dont Adèle, jeune journaliste, choisit de priver son fils, Nino, pour le protéger d'une hérédité qu'elle ne souhaite pas lui voir endosser. Nous sommes dans un futur projeté à quelques 15 ans de notre Histoire. Adèle est la fille d'un écrivain qui...
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    Rien que des mots, ces mots écrits, ce sont ceux dont Adèle, jeune journaliste, choisit de priver son fils, Nino, pour le protéger d'une hérédité qu'elle ne souhaite pas lui voir endosser. Nous sommes dans un futur projeté à quelques 15 ans de notre Histoire. Adèle est la fille d'un écrivain qui a toujours priorisé les mots et la chose écrite, le livre, et l'épouse d'Hugo à qui elle reproche plus ou moins clairement de ne pas l'avoir suffisamment soutenue, de ne pas avoir été assez présent lorsque son unique livre, un recueil de poésie dans lequel elle avait mis beaucoup d'elle-même, a été vilainement plagié. Deux situations dont elle a beaucoup souffert et qui l'amènent à cette extrémité : priver son fils de tout contact avec l'objet livre. Mais même si cette histoire se déroule dans 15 ou 20 ans, peut-on vraiment l'imaginer réelle? Cet héritage, cet état de fait a-t-il la possibilité de se concrétiser? Et peut-on vraiment vivre sans livres autour de soi? sans aucun contact avec l'objet "livre"?

    C'est à toutes ces questions qu'Adèle va se trouver confrontée et va devoir répondre. Et, par la même occasion, ce sont toutes ces interrogations qu'Adeline Fleury nous pose à nous lecteurs. Tout au moins c'est ce ce qui ressort essentiellement de ma lecture de ce premier roman.

    Comme toute première réaction: la surprise, même si la quatrième de couv' m'a avertie. Puis un malaise, et une hésitation, est-ce que je le lis ... ou pas? Heureusement ma curiosité a été la plus forte (bien encouragée également par la taille de ce roman, 177 pages vite lues). Et si je ne regrette pas d'être allée au bout de cette lecture, j'éprouve cependant un sentiment partagé.

    D'une part parce que cela m'a fait toucher du doigt une attitude que j'ai de plus en plus vis à vis des livres : le fait que je lise de plus en plus sur ma liseuse alors que j'aime par-dessus tout les livres, les vrais, ceux qui ont un poids, une forme, une couleur, une image, une odeur. Et que, du coup, je me surprends à faire abstraction de cette "personnalité" attribuée aux livres pour ne plus favoriser que le texte, les mots et donc "rien que les mots".

    Et d'autre part parce qu'il m'est vraiment impossible de concevoir un monde sans livres, une maison, une habitation où il n'y aurait aucun livre. Je ne peux pas et même je ne veux pas l'imaginer.

    Une lecture qui donc m'a dérangée, m'a interpellée, m'a posée question. Et tout ceci renforcé par la qualité d'écriture d'Adeline Fleury, claire, nette et concise et laissant cependant la place nécessaire aux émotions.