"Rédac'short" : Timothée de Fombelle vous lance un défi d'écriture !

mercredi 17 juin 2015

"Rédac'short" : Timothée de Fombelle vous lance un défi d'écriture !

Orange et lecteurs.com, partenaires de "Lire en short", vous lancent un défi d'écriture inédit : "Rédac’short" !

A l'occasion du lancement de "Lire en short", la grande fête du livre pour la jeunesse, laissez libre cours à vos qualités d’écriture.

Vous avez entre 13 et 18 ans ? Vous avez de l’imagination ?

Vous aimez écrire ? Vous aimez les défis ?

Voici une formidable opportunité de concourir tout en vous amusant !


 

"Rédac'short", qu'est-ce que c'est ?

"Rédac'short" est un concours d'écriture réservé aux 13-18 ans. L'auteur Timothée de Fombelle vous propose un paragraphe inédit, une page volée de son roman Vango, et vous invite à en écrire la suite. Que vous connaissiez ou non Vango, sachez juste qu’il s’agit d’un jeune homme de 19 ans qui vit d'incroyables aventures dans les années 1930 !

 

Découvrez le texte inédit de Vango :

En équilibre sur la gouttière, Vango regardait devant lui les toits de la ville à l’infini, ce haut plateau de zinc et de cheminées, comme une mer sous le ciel en flammes.

Il retrouvait sous ses pieds l’étendue grise qui avait été son royaume.

Mais il y avait maintenant, cachés sur les toits de Paris, en ces temps obscurs, tout un peuple d’enfants perdus, de fugitifs, de vagabonds. Et, derrière eux, les rôdeurs qui les traquaient : voyous, milices et chasseurs de primes.

Vango était sur ses gardes. Il savait que les toits des villes racontent toujours les tragédies qui se jouent plus bas, dans les maisons et dans les rues. Ils en sont un reflet plus intense et mille fois plus dangereux.

Quand il posa la main sur la brique tiède d’une cheminée, Vango sentit une pression derrière sa tête, comme une arme appuyée contre sa nuque. (…)

© Timothée de Fombelle

 

Le reste... à vous de l’inventer ! Vous avez carte blanche !

 

Comment participer ?

Inscrivez-vous sur le site en indiquant soigneusement votre date de naissance et vos coordonnées : cela nous permettra de contacter les gagnants.

Imaginez votre texte, rédigez-le et postez-le ci-dessous ! Vous avez jusqu’au mercredi 8 juillet à 10h pour envoyer votre texte.

Les conditions pour participer : avoir entre 13 et 18 ans et publier un texte qui mesure entre 1500 et 3500 signes.

Règlement du concours "Rédac'short"

Les étapes du concours

Le vendredi 17 juillet, un jury présidé par Timothée de Fombelle retiendra les 10 textes les plus inventifs, les plus drôles, les mieux rédigés.

Les 10 jeunes auteurs des textes choisis par le jury seront récompensés et recevront chacun un lot comprenant : un exemplaire dédicacé d’un ouvrage de Timothée de Fombelle, et un lot de goodies Orange comprenant : un sac de plage, un drap de plage, une casquette, un frisbee, une enceinte nomade !

Puis, du 17 au 30 juillet, ces dix textes seront soumis aux votes des internautes. Les trois qui auront recueilli le plus grand nombre de "likes" recevront, en plus des cadeaux déjà indiqués, une affiche "Lire en short" dédicacée par Olivier Tallec et des Chèques-lire© pour une valeur allant de 120 € à 300 € !

 

Le concours est à présent terminé ! Découvrez les 10 finalistes sélectionnés par le jury et les 3 lauréats ayant remporté le plus de votes ! #Rédac'Short

 

Conditions générales de participation au concours

« Rédac short’ !»

Les présentes conditions générales de participation définissent les conditions dans lesquelles les internautes inscrits sur le site internet lecteurs.com peuvent participer au concours « Rédac’short» (ci-après le « Concours ») organisé par la société ORANGE SA au capital de 10 595 541 532 Euros, immatriculée au RCS de Paris sous le numéro 380 129 866, dont le siège social est, 78, rue Olivier de Serres, 75015 Paris et le Centre National du Livre , établissement public du Ministère de la Culture et de la Communication, dont le siège est situé 53 rue de Verneuil 75007 Paris (ci-après désignée les « Organisateurs »),

La participation au Concours est soumise aux présentes conditions générales de participation au Concours (ci-après les « Conditions Générales de Participation ») que les participants acceptent expressément lors de leur inscription.

Les Conditions Générales de Participation constituent ainsi un contrat entre les participants et les Organisateurs.

ARTICLE 1. OBJET

Les présentes conditions générales de participation ont pour objet de définir les conditions de participation au Concours « Rédac’short» ainsi que les critères d’appréciation des contributions éligibles au Concours.

 

ARTICLE 2. CONCOURS

Le Concours a pour but de solliciter l’imagination et l’inventivité des participants pour la création/rédaction d’une petite histoire prolongeant le texte « la page arrachée de Vango » de Timothée de Fombelle qui sera publié sur le site internet lecteurs.com dans le cadre du Concours.

 

ARTICLE 3. DURÉE – ACCESSIBILITÉ

Le Concours « Rédac’short» est ouvert à la participation du lundi 17 juin 2015 à 10 heures au jeudi 30 juillet 2015 à 10 heures, (date et heure de connexion de France métropolitaine faisant foi) et plus précisément se déroule selon le planning précisé ci-dessous :

Lundi 17 juin à 10 heures : démarrage du concours et dépôt des Contributions

Mercredi 8 juillet 10 heures : arrêt de réception des Contributions

Vendredi 17 juillet : publication des noms des 10 finalistes sélectionnés par le Jury et démarrage du vote des Lecteurs

Jeudi 30 juillet 10 heures : arrêt des votes des Lecteurs

Vendredi 31 juillet : annonce des noms des trois gagnants du Prix du concours « Redac’short »

Le concours est accessible sur le site internet Lecteurs.com (ci-après le « Site ») à partir de l’adresse URL suivante : http://www.lecteurs.com/concours/redacshort-timothee-de-fombelle-vous-lance-un-defi-decriture/2442234 (ci-après désignée la « Page du Concours » ).

Les Organisateurs se réservent le droit de reporter, de modifier, d'annuler ou de renouveler le Concours si les circonstances l'exigent. En tout état de cause, leur responsabilité ne saurait être engagée à ce titre.

 

ARTICLE 4. CONDITION DE PARTICIPATION

Le Concours est ouvert à toute personne physique âgée de plus de 13 ans et moins de 18 ans (à la date du 31 juillet 2015), résidant en France, disposant, à la date de début du Concours ainsi que pendant toute sa durée, d’un compte sur le site internet lecteurs.com, d’un accès à Internet, d’une adresse électronique personnelle (email) à laquelle elle pourra, le cas échéant, être contactée pour les besoins de la gestion du Concours (ci-après désignée le « Participant »).

Sont exclues du Concours les personnes ayant directement ou indirectement participé à l'élaboration du Concours ainsi que les membres du Jury et, pour chacune des catégories visées, leur famille (même nom, même adresse postale).

Les Organisateurs se réservent par conséquent le droit de procéder à toutes vérifications qu’elle jugera utiles en ce qui concerne l’identité, l’âge et l’adresse de chaque Participant. Toute indication apportée par un Participant dans le cadre de sa participation au Concours qui serait incomplète, erronée, falsifiée ou ne permettrait pas d’identifier ou de localiser ce Participant, entraînera l’annulation de sa participation au Jeu.

Toute fraude, ou tentative de fraude, manifestée par un commencement d’exécution et commise en vue de percevoir indûment un des lots prévus dans le présent concours, le non-respect des Conditions Générales de Participation, ou toute intention malveillante de perturber le déroulement du Concours, pourra donner lieu à l’éviction de son auteur, les Organisateurs se réservant le droit d’engager à son encontre des poursuites judiciaires.. De même, s’il est avéré que le déroulement du Concours est perturbé par des tiers, mais qu’un Participant est complice de ces agissements, sa participation sera également considérée comme nulle et des poursuites pourront être engagées par les Organisateurs à son encontre.

Une seule participation par personne et par foyer sera acceptée pendant toute la durée du Concours (même prénom nom, même adresse mail) étant précisé qu’un seul lot par Participant pourra être attribuée pendant toute la durée du Concours.

Le non-respect des Conditions Générales de Participation entraînera la nullité de la participation. Ainsi, seules seront retenues les participations conformes à l’ensemble des stipulations des Conditions Générales de Participation.

 

ARTICLE 5. MODALITÉS DE PARTICIPATION AU CONCOURS

5.1. La participation au Concours se fait exclusivement par internet selon les modalités décrites ci-après, à l'exclusion de tout autre moyen, notamment par voie postale. Le Concours est ainsi accessible à partir de la Page du Concours.

5.2. Les modalités de participation au Concours sont les suivantes :

- Etape 1 : Se connecter à son compte lecteurs.com, via l’URL www.lecteurs.com/connexion puis se rendre sur la Page du Concours : http://www.lecteurs.com/concours/redacshort-timothee-de-fombelle-vous-lance-un-defi-decriture/2442234 sur laquelle les Participants pourront prendre connaissance notamment des informations suivantes :

§ le nom du Concours ;

§ les dates de début et de fin du Concours ;

§ les lots à gagner à l’occasion du Concours ;

§ les Conditions Générales de Participation du Concours ;

 

- Etape 2 : Se rendre sur la Page du Concours « Rédac’short» et imaginer, inventer et rédiger une courte histoire prolongeant « la page arrachée de Vango » de Timothée de Fombelle proposée dans le cadre du Concours, en langue française et dans la limite de 3500 caractères (ci-après la « Contribution »), dans le champ « Votre contribution ». La Contribution devra être réalisée avant le mercredi 8 juillet 10 heures, date de l’arrêt de réception des Contributions dans le cadre du Concours.

Toute Contribution/participation, réalisée après cette date ne sera pas prise en compte dans le cadre du Concours.

- Etape 3 : Cocher, avant de valider la publication et l’envoi de la Contribution, la case suivante : « j’ai lu et j’accepte les Conditions Générales de Participation du Concours. Je certifie sur l’honneur être l’auteur du texte et être âgé de plus de 13 ans et moins de 18 ans à la date du 31 juillet 2015 ». Cliquer sur le bouton « valider » figurant à la fin de la zone de rédaction de la Contribution pour que la participation soit définitivement validée et acceptée par les Organisateurs : le Participant obtiendra alors confirmation que son inscription a bien été enregistrée en voyant s’afficher le message suivant : « Votre Contribution a bien été prise en compte ! ».

 

5.3. Règles applicables aux Contributions objet du Concours

5.3.1. Chaque Participant est seul responsable de la Contribution qu’il réalise et publie au titre de sa participation au Concours.

Les Organisateurs ne sauraient être tenues pour responsable du non-respect par les Participants des règles édictées par les présentes conditions générales de participation Néanmoins les Organisateurs se réservent expressément le droit de refuser la participation de toute personne dont la Contribution contreviendrait à ces exigences et aux règles édictées par les présentes.

5.3.2. En participant au Concours, le Participant garantit que la Contribution soumise par ses soins n’est pas contraire aux dispositions légales et/ou réglementaires en vigueur, ainsi qu’aux stipulations des présentes conditions générales de participations et respecte notamment les conditions énoncées ci-dessous :

- la Contribution n’est pas contraire aux bonnes moeurs, à l’ordre public et/ou aux droits d’autrui ;

- la Contribution ne porte pas atteinte au droit à la vie privée et au respect de la dignité des personnes ;

- la Contribution ne présente pas notamment, un caractère violent ou incitant à la violence et /ou à la haine, diffamatoire, préjudiciable, injurieux, obscène, offensant, discriminatoire, raciste ou xénophobe, pornographique, révisionniste ou négationniste ;

- la Contribution ne contient pas de message politique et ne doit pas avoir pour objet de faire de la propagande ou du prosélytisme.

 

5.3.3. Dans le cadre du Concours, chaque Participant :

- déclare être l’auteur de la Contribution postée dans le cadre du Concours ;

- s’engage à ce que sa Contribution ne contienne aucun élément portant atteinte à des droits de tiers, notamment en matière de propriété intellectuelle ou de droits de la personnalité.

Au regard de ce qui précède, chaque Participant garantit les Organisateurs contre tout recours, action ou revendication quelconque relative à sa Contribution.

 

ARTICLE 6. SÉLECTION DES GAGNANTS

A l’issue du Concours, des lots seront décernés :

- aux 10 meilleures contributions finalistes sélectionnées par un jury ;

- aux 3 meilleures contributions choisies par vote par les internautes du site lecteurs.com parmi les 10 contributions finalistes.

 

6.1. Les sélections des finalistes par le Jury

6.1.1. Les membres du Jury seront choisis par les Organisateurs. Le Jury sera composé de :

- deux professionnels du monde de de la librairie spécialisée en jeunesse ;

- un collaborateur de l’Organisateur « société Orange »;

- un collaborateur de l’Organisateur « Centre National du Livre (CNL) » ;

- deux blogueurs ou bloggeuses spécialisés dans le livre jeunesse ;

- Timothée de Fombelle, auteur du texte proposé aux Participants, Président du Jury.

6.1.2. Le Jury se réunira les 7 (sept) jours suivant la fin du Concours et choisira les 10 meilleures Contributions (ci-après les « Finalistes ») proposées pendant la durée du Concours en se basant sur la créativité et l’inventivité des Participants.

 

6.2. Le Prix « Rédac’short »

Les (3) trois gagnants du Prix « Rédac’short » seront désignés par le vote des internautes du site internet lecteurs.com qui les éliront parmi les 10 Finalistes en choisissant les (3) trois Contributions qu’ils jugent les plus belles, les plus originales et inventives.

6.2.1 Accès au vote

Le vote n’est accessible qu’aux internautes disposant d’un compte sur le site internet lecteurs.com (ci-après les « Internautes »).

Les Internautes, pour avoir accès au vote, devront être connectés à leur compte lecteurs.com.

Les Internautes auront jusqu’au jeudi 30 juillet 10 heures, date d’arrêt des votes, pour voter. Tout vote réalisé après cette date ne sera pas pris en compte dans le cadre du Concours.

6.2.2 Système de vote

Les Internautes pourront voter pour leur Contribution préférée en cliquant sur le bouton « Je vote ». Les internautes pourront voter pour plusieurs Contributions différentes, étant précisé qu’un seul vote par Contribution et par Internaute sera accepté.

Si un Internaute souhaite changer son vote pour une Contribution, il aura la possibilité de cliquer une seconde fois sur le bouton « Je vote » ce qui aura pour effet de supprimer son vote initial.

A l’issue du Concours, seront désignés gagnants du Prix « Rédac’short » les 3 (trois) Participants ayant récolté le plus de votes pour leur Contribution.

Dans le cas ou deux ou plusieurs Participants Finalistes auraient récoltés, pour leur Contribution, le même nombre de vote, ils seront classé ex-aequo. Dans le cas où le nombre de Participants Finalistes classés ex-aequo ne permettrait pas de désigner tous les gagnants du Prix « Rédac’short », les Organisateurs procéderont à un tirage au sort parmi les Participants Finalistes éligibles, du fait du nombre de vote récoltés, à la désignation de gagnant du Prix « Rédac’short ».

 

ARTICLE 7. MODALITÉ D’INFORMATION DES GAGNANTS

7.1. A l’issue du Concours, les Organisateurs publieront sur la Page du Concours le nom des trois gagnants du Prix du concours « Rédac’short » (ci-après les « Gagnants »).

7.2. En outre, les Organisateurs informeront les Finalistes et les Gagnants, dans un délai maximum de quinze (15) jours ouvrés suivant la date de fin du Concours, par email à l’adresse électronique renseignée sur leur compte lors de l’inscription au site internet Lecteurs.com. Les Finalistes et Gagnants ainsi contactés devront alors dans un délai quinze (15) jours ouvrés, par retour d’email à l’adresse électronique précisée par les Organisateurs, confirmer qu’ils acceptent leur lot, communiquer un justificatif d’âge et communiquer leurs coordonnées postales auxquelles les Organisateurs pourront leur expédier ledit lot dans les conditions visées à l’article 8.2 ci-dessous.

Le défaut de réponse d’un Finaliste et/ou d’un Gagnant dans les conditions et le délai susvisés vaudra renonciation pure et simple à son lot, lequel ne pourra en aucun cas être réclamé ultérieurement. Le lot sera alors attribué à un autre Participant qui aura été sélectionné à titre supplétif et qui en sera informé dans les mêmes conditions que celles visées ci-dessus, le premier jour ouvré au plus tard suivant l’expiration du délai de réponse octroyé au Gagnant suppléé. Les Organisateurs procéderont de même si l’adresse électronique à laquelle elle contactera un Gagnant s’avère erronée.

A toutes fins, il est précisé que les Participants non désignés gagnants n’en seront pas informés par email.

 

ARTICLE 8. DESCRIPTIF DES LOTS

8.1 Lots

Chacun des 10 (dix) Finalistes se verra remettre les lots suivants :

- 1 exemplaire dédicacé du "Le Livre de Perle" de Timothée de Fombelle (Editions Gallimard) ;

- 1 lot de goodies estampillés Orange et comportant notamment : un sac de plage, un drap de plage, un frisbee, une enceinte nomade, une casquette, un assortiment de bonbons ;

- 1 affiche de Lire en short 2015.

Les 3 lauréats du concours gagneront :

1er prix :

- 300 euros en Chèque Lire® / Lire en short

- 1 exemplaire dédicacé du "Le Livre de Perle" de Timothée de Fombelle (Editions Gallimard) ;

- 1 exemplaire dédicacé de "Vango" (édition intégrale, Gallimard) ;

- 1 exemplaire de Tobie Lolness (édition intégrale, Gallimard) ;

- 1 affiche Lire en short dédicacée par l'illustrateur Olivier Tallec, créateur du visuel Lire en short 2015.

2e prix :

- 180 euros en Chèque Lire® / Lire en short.

- 1 exemplaire du "Le Livre de Perle" de Timothée de Fombelle (Editions Gallimard) ;

- 1 exemplaire dédicacé de "Vango" (édition intégrale, Gallimard) ;

- 1 exemplaire de Tobie Lolness (édition intégrale, Gallimard) ;

3e prix :

- 120 euros en Chèque Lire® / Lire en short.

- 1 exemplaire du "Le Livre de Perle" de Timothée de Fombelle (Editions Gallimard) ;

- 1 exemplaire dédicacé de "Vango" (édition intégrale, Gallimard) ;

- 1 exemplaire de Tobie Lolness (édition intégrale, Gallimard) ;

La valeur totale de l’ensemble des lots mis en jeu dans le cadre du présent Concours s’élevant à 2115,30 € T.T.C.

La valeur unitaire indiquée pour des lots ci-dessus correspond, selon la nature du lot, au prix de vente au public toutes taxes comprises fixé par l’éditeur ou au prix public toutes taxes comprises couramment pratiqué ou estimé à la date de rédaction des Conditions Générales de Participation. Elle n’est donnée qu’à titre indicatif et est susceptible de variation.

Les lots mis en jeu ne comprennent que ce qui est indiqué ci-dessus, à l’exclusion de toute autre chose. A toutes fins, il est ainsi précisé que les dépenses personnelles et/ou autres frais éventuels exposés par un Gagnant à l’occasion de la jouissance de son lot et qui ne sont pas expressément compris dans le descriptif dudit lot ci-dessus, demeurent à la charge exclusive du Gagnant et ne pourront faire l’objet d’aucun remboursement sous quelque forme que ce soit par les Organisateurs.

Le lot attribué ne pourra faire l’objet d’une contestation de quelque sorte que ce soit de la part du Gagnant. Le lot attribué ne pourra faire l'objet d’aucun remboursement en espèces ni d’aucun échange ni d’aucune remise de sa contre-valeur totale ou partielle, en nature ou en numéraire, de la part des Organisateurs. Toutefois, en cas de force majeure telle que définie par la loi et la jurisprudence ou si les circonstances l’exigent, les Organisateurs se réservent le droit de remplacer le lot annoncé par un lot de valeur équivalente et/ou de caractéristiques proches.

Un seul lot sera attribué par foyer (même nom, même adresse postale).

 

8.2 Remise des lots

Les Finalistes et Gagnants font élection de domicile à l’adresse indiquée aux Organisateurs lors du mail d’acceptation du lot. Les Finalistes et Gagnants autorisent toutes vérifications concernant leur identité et leur domicile (adresse postale et/ou Internet). Les Participants déclarent sur l'honneur l'exactitude des informations apportées. Les Organisateurs se réservent le droit de faire des vérifications concernant leur identité, leur âge, leurs coordonnées postales.

Toute fausse déclaration, d’identité, d’adresse, entraînera l’élimination immédiate du Finaliste ou du Gagnant.

Les Finalistes et les Gagnants recevront, dans un délai de deux (2) mois après la date de clôture du Concours, leur lot à l’adresse postale communiquée par leurs soins aux Organisateurs lors du mail d’acceptation de leur lot.

Les lots non délivrés et retournés en cas d’adresse incomplète ou inexacte, seront perdus pour les Finalistes et pour les Gagnants et seront conservés par les Organisateurs, sans que la responsabilité de celle-ci ne puisse être recherchée.

En cas de renonciation expresse d'un Finaliste ou d’un Gagnant à bénéficier de son lot, celui-ci sera conservé par les Organisateurs et pourra être utilisé dans le cadre d'une opération ultérieure, si la nature du lot le permet et sans que la responsabilité des Organisateurs ne puisse être engagée.

Les Organisateurs ne sauraient être tenue pour responsable des retards, pertes, avaries, manque de lisibilité des cachets du fait des services postaux, intervenus lors de la livraison.

Les Organisateurs ne peuvent être tenus pour responsables de tout incident/accident pouvant subvenir lors de l’utilisation des lots.

Toutes les marques ou noms de produits cités sont des marques déposées de leurs propriétaires respectifs.

 

ARTICLE 9. COMMUNICATION, PRESSE, DIFFUSION DE L’INFORMATION

Les Participants autorisent les Organisateurs à médiatiser le Concours ainsi que ses résultats sans contrepartie d’aucune sorte et à cet égard :

- à citer leurs noms, prénoms ;

- à reproduire leurs images.

Ainsi, chaque Participant autorise les Organisateurs à reproduire ou faire reproduire et à communiquer ou faire communiquer au public son nom et son image, communiquées lors de son inscription au Site, ensemble ou séparément par quelque moyen ou procédé que ce soit, sur tout support quel qu’il soit notamment électronique, numérique et/ou audiovisuel, dans le monde entier et pour une durée de un (1) an à compter de la publication sur le Site de sa Contribution, à des fins de promotion du Concours et du Site dans le cadre de communication interne et/ou externe, sur les réseaux online et, de manière générale, sur tout autre support de communication sur lequel le Concours et ses résultats seraient relayés.

Au regard de ce qui précède, chaque Participant garantit Orange contre tout recours et/ou action que pourrait former toute personne physique ou morale qui estimerait avoir des droits quelconques à faire valoir sur l’utilisation de son image et/ou de son nom ou tout autre élément le (la) concernant et qui serait susceptible de s’opposer à leur diffusion ;

 

ARTICLE 10. DROIT D’UTILISATION DES CONTRIBUTIONS

10.1 Les Contributions des Participants sont protégées par des droits de propriété intellectuelle. Ainsi, les Participants sont et restent propriétaire des droits de propriété intellectuelle relatifs à leur Contribution.

Chaque Participant reconnait que la participation à ce Concours implique que sa Contribution puisse être exploitée et faire l'objet de communications dans le cadre du Concours.

Par conséquent, en participant au Concours, chaque Participant autorise les Organisateurs à utiliser sa Contribution, à titre gratuit et non exclusif, pour le monde entier, pendant toute la durée légale de protection des droits d’auteur à compter de la publication de la Contribution sur le Site, dans le cadre du Concours et aux fins de mise en avant du Concours et du Site dans le cadre de toute communication institutionnelle interne et/ou externe, publicitaire, commerciale par tous procédés et/ou par tous moyens techniques que ce soit, sur tous supports quel qu’ils soient.

Le droit d'usage susvisé inclut :

- le droit de reproduire ou de faire reproduire tout ou partie des Contributions, en nombre d’exemplaires illimités, en tous formats, par quelque moyen ou procédé que ce soit, sur tous support quel qu’il soit, dans le cadre du Concours et aux fins de sa promotion et de celle du Site et de relations publiques ;

- le droit de représenter au public ou faire représenter au public tout ou partie des Contributions, par quelque moyen ou procédé que ce soit, sur tous support quel qu’il soit, dans le cadre du Concours et aux fins de sa promotion et de celle du Site et de relations publiques et de communication interne/externe et institutionnelle ;

- le droit d’adapter ou de faire adapter tout ou partie des Contributions par quelque moyen ou procédé que ce soit et notamment :

• de modifier ou faire modifier les Contributions par tout tiers de son choix ;

• de traduire ou faire traduire les Contributions en d’autres langues, signes et alphabets,

• d’intégrer et/ou associer tout ou partie des Contributions à d’autres contenus,

• d’exploiter les Contributions sous forme vocale, en toute langue,

- le droit de numériser, moduler, compresser et décompresser, digitaliser ou reproduire les Contributions par quelque moyen ou procédé que ce soit, pour les besoin de son stockage, de son transfert et/ou de son exploitation sur le réseau Internet ;

Les Organisateurs pourront céder tout ou partie des droits visés au présent article à toute personne de leur choix.

 

10.2. Par ailleurs, en considération des usages majoritairement de communication prévus, chaque Participant s’engage à autoriser les Organisateurs à exploiter, dans les conditions prévues aux Conditions Générales de Participations, sa Contribution sans voir son nom associé à la paternité de sa Contribution sur les supports qui ne le permettent pas.

Les Organisateurs s’interdisent expressément de procéder à une exploitation des Contributions susceptible de porter atteinte à la vie privée ou à la réputation du Participant, et d’utiliser les Contributions dans tout support à caractère pornographique, raciste, ou toute autre exploitation préjudiciable.

 

ARTICLE 11. CONSULTATION DES CONDITIONS GENERALES DE PARTICIPATION

Les Conditions Générales de Participation peuvent être consultées sur le Site pendant toute la durée du Concours, directement accessible à l’adresse URL suivante : http://www.lecteurs.com/concours/redacshort-timothee-de-fombelle-vous-lance-un-defi-decriture/2442234..

Une copie des Conditions Générales de Participation sera également adressée gratuitement par courrier postal à toute personne en faisant la demande écrite sur papier libre comportant, indiquées de manière lisible, ses coordonnées complètes (nom, prénom, adresse postale), avant l’expiration d’un délai de dix (10) jours ouvrés à compter de la date de fin du Concours (cachet de la Poste faisant foi) à l’adresse suivante (ci-après l’« Adresse du Concours ») :

Orange

Direction des Partenariats Culturels et Institutionnels

Concours Orange « Rédac’short»

78 rue Olivier de Serres

75505 Paris cedex 15

Les Organisateurs s’engagent à rembourser, sur simple demande écrite à cet effet accompagnant la demande des Conditions Générales de Participation, les frais d’affranchissement liés à cette demande, sur la base du tarif lent en vigueur (base : 20 g). Une seule demande de copie des Conditions Générales de Participation sera remboursée par foyer (même nom, même adresse postale).

Le remboursement sera effectué par timbre-poste dans un délai indicatif de quatre-vingt-dix (90) jours calendaires à compter de la réception de la demande.

Dans tous les cas, toute demande incomplète, illisible, envoyée à une autre adresse que celle visée ci-dessus ou envoyée après l’expiration du délai susvisé (cachet de la Poste faisant foi) sera considérée comme nulle.

En cas de prolongation ou de report éventuel(le) du Concours, la date limite d’envoi des demandes d’obtention des Conditions Générales de Participation et de remboursement des frais d’affranchissement y afférents sera reportée d’autant.

 

ARTICLE 12. MODIFICATION DES CONDITIONS GENERALES DE PARTICIPATION

Les Organisateurs se réservent le droit, à tout moment et sans préavis ni obligation de justifier sa décision, d’écourter, de prolonger, de reporter ou d’annuler le Concours ainsi que de modifier tout ou partie des Conditions Générales de Participation sans que sa responsabilité puisse être engagée ni aucune indemnité ne puisse leur être réclamée de ce fait. En cas de modification, les Organisateurs feront leurs meilleurs efforts pour en informer les Participants dans les meilleurs délais par sa mise en avant sur la page d’accueil du Site (hors l’hypothèse d’annulation du Concours), étant entendu que les nouvelles Conditions Générales de Participation entreront en vigueur dès leur mise en ligne sur la Page du Concours (date et heure de France métropolitaine faisant foi).

Tout Participant sera alors réputé avoir accepté cette modification du simple fait de sa participation au Concours à compter de la date d'entrée en vigueur de ladite modification (date et heure de connexion de France métropolitaine faisant foi). Tout Participant refusant la ou les modifications intervenue(s) devra cesser de participer au Concours en supprimant sa Contribution et ce, avant la date de fin du Jeu.

Les Organisateurs recommandent donc aux Participants de consulter régulièrement les Conditions Générales de Participation mises en ligne sur la Page du Concours pour être informés d’éventuelles modifications effectuées.

 

ARTICLE 13. REMBOURSEMENT DES FRAIS

13.1 Conditions afférentes à la demande de remboursement

Tout Participant au Concours ayant respecté les conditions d’accès et de participation au Concours telles que visées aux présentes pourra obtenir le remboursement des frais engagés pour se connecter à la Page du Concours à partir d’un accès internet fixe et pour participer au Concours, sur simple demande écrite à l’Adresse du Concours avant l’expiration d’un délai de dix (10) jours ouvrés à compter de la date de fin du Concours (cachet de la Poste faisant foi) ou au plus tard dans les dix (10) jours calendaires suivant la date portée sur la facture concernée du fournisseur d’accès internet si le Participant la recevait après l’expiration du délai précité, en indiquant sur papier libre de manière lisible ses nom, prénom, adresse postale complète, date(s) et heures de connexions sur la Page du Concours pour y participer, et en y joignant une copie de la facture détaillée du fournisseur d'accès auquel le Participant est abonné, faisant apparaître les date(s) et horaires de connexion clairement soulignés.

Le nom du Participant demandant le remboursement doit être le même que celui mentionné sur la facture de l’opérateur téléphonique.

Toute demande incomplète, illisible, et/ou envoyée à une autre adresse que l’Adresse du Concours ou après l’expiration du délai susvisé (cachet de la Poste faisant foi) sera considérée comme nulle.

Une seule demande de remboursement par foyer (même nom, même adresse postale) sera acceptée.

 

13.2 Modalités de remboursement des frais de connexion à Internet

Les frais de connexion pour participer au Concours seront remboursés à tout Participant en faisant la demande écrite selon les modalités définies à l’article 13.1 ci-dessus.

Il est entendu à cet égard que les Organisateurs ne s’engagent à rembourser que les Participants ayant accédé à la Page du Concours à partir d’une connexion internet fixe et respecté les conditions d’accès et de participation au Concours telles que visées aux présentes conditions générales de participation..

Si le Participant accède au Concours à partir d’un modem et au moyen d’une ligne téléphonique facturée au prorata du temps de communication ou à l’appel, et uniquement dans ce cas, il pourra obtenir le remboursement de ses communications dans les conditions susvisées à l’article 13.1, à savoir sur simple demande écrite à l’Adresse du Jeu et sur la base des documents attestant de son temps de connexion pour accéder au Concours et du tarif pratiqué par son fournisseur d’accès internet. Les frais de photocopies des justificatifs qui doivent être joints à la demande de remboursement seront remboursés sur la base de dix centimes d’euro (0,10 €) par feuille. Les frais d’affranchissement pour la demande de remboursement seront également remboursés, sur simple demande écrite à cet effet accompagnant la demande de remboursement des frais de connexion, au tarif lent en vigueur (base : 20g). Le remboursement sera effectué par timbre(s) poste(s) pour une valeur équivalente ou immédiatement supérieure à la somme à rembourser dans un délai indicatif de quatre-vingt-dix (90) jours calendaires à compter de la réception de la demande de remboursement, après vérification de son bienfondé. A cet égard, les Organisateurs ne seront tenus à aucun remboursement si la participation à l’origine de la demande de remboursement n’est pas conforme aux présentes conditions générales de participation ou si la demande de remboursement n’a pas été faite dans les formes et les délais indiqués à l’article 13.1 ci-dessus.

Dans la mesure où pour certaines offres de services, certains fournisseurs d'accès à internet offrent une connexion forfaitaire aux Participants, il est expressément convenu que tout accès à la Page du Concours s'effectuant sur une base forfaitaire (tel que notamment connexion par câble, ADSL ou liaison spécialisée) ne pourra donner lieu à aucun remboursement. Dans ce cas en effet, l'abonnement aux services du fournisseur d'accès est contracté par le Participant pour son usage de l'internet en général et le fait pour le Participant de se connecter à la Page du Concours et de participer au Concours ne lui occasionne aucun frais supplémentaire. De même, le matériel informatique ou électronique utilisé pour participer au Concours ne sont pas remboursés, les Participants reconnaissant et déclarant à cet égard en avoir la disposition pour leur usage personnel.

 

ARTICLE 14. LIMITATION DE LA RESPONSABILITÉ DES ORGANISATEURS

La responsabilité des Organisateurs est strictement limitée à la délivrance des lots effectivement et valablement gagnés.

14.1 Si une ou plusieurs stipulation(s) des Conditions Générales de Participation étaient déclarées nulle(s) et/ou non applicable(s), les autres clauses garderaient toute leur force et leur portée.

14.2 Il est expressément rappelé que l’internet n’est pas un réseau sécurisé. A cet égard, la participation au Concours implique la connaissance et l’acceptation, par tout Participant, des caractéristiques et des limites de l’internet, notamment en ce qui concerne les performances techniques, les temps de réponse pour consulter, interroger ou transférer des informations, les risques d’interruption, et plus généralement, les risques inhérents à toute connexion et transmission sur internet, l’absence de protection de certaines données contre des détournements éventuels et les risques de contamination par des éventuels virus sur le réseau internet.

En conséquence, les Organisateurs ne sauraient être tenus pour responsable notamment de la contamination par d’éventuels virus ou de l’intrusion d’un tiers dans le système du terminal des Participants au Concours et décline toute responsabilité quant aux conséquences de la connexion des Participants au réseau via la Page du Concours.

En particulier, les Organisateurs ne sauraient être tenus pour responsables d’un quelconque dommage causé aux Participants, à leurs équipements informatiques et aux données qui y sont stockées, ainsi que des conséquences pouvant en découler sur leur activité personnelle ou professionnelle. Il appartient à tout Participant de prendre toutes les mesures appropriées de façon à protéger ses propres données et/ou logiciels stockés sur son équipement informatique contre toute atteinte. La connexion de toute personne à la Page du Concours et sa participation au Concours se fait sous son entière responsabilité.

14.3 Les Organisateurs dégagent également toute responsabilité en cas de dysfonctionnement du réseau internet, des lignes téléphoniques, du matériel de réception empêchant le bon déroulement du Concours.

Les Organisateurs ne sauraient davantage être tenus pour responsables au cas où un ou plusieurs Participants ne pourrai(en)t parvenir à se connecter à la Page du Concours ou à participer du fait de tout problème ou défaut technique lié notamment à l'encombrement du réseau.

Les Organisateurs pourront annuler tout ou partie du Concours s’il apparaît que des fraudes sont intervenues sous quelque forme que ce soit, notamment de manière informatique dans le cadre de la participation au Concours ou de la détermination des Gagnants. Elle se réserve, dans cette hypothèse, le droit de ne pas attribuer le (les) lot(s) à un (aux) fraudeur(s) et/ou de poursuivre devant les juridictions compétentes les auteurs de ces fraudes. Elle ne saurait toutefois encourir aucune responsabilité d’aucune sorte vis-à-vis des Participants du fait de fraudes éventuellement commises.

14.4 Les Organisateurs feront leurs meilleurs efforts pour permettre à tout moment un accès au Concours sur la Page du Concours, sans pour autant être tenue à aucune obligation d’y parvenir. Les Organisateurs pourront, à tout moment, notamment pour des raisons techniques ou des raisons de mise à jour ou de maintenance, interrompre l’accès à la Page du Concours et/ou au Concours qu’elle contient. Les Organisateurs ne seront en aucun cas responsables de ces interruptions et de leurs conséquences.

14.5 En outre, la responsabilité des Organisateurs ne pourra en aucun cas être retenue en cas de mauvais fonctionnement du réseau internet, de problèmes d’acheminement ou de perte de courrier postal ou électronique ainsi que de toutes avaries résultant des services postaux.

 

ARTICLE 15. CONVENTION DE PREUVE

L’Organisateur « société Orange » a mis en place les moyens techniques nécessaires pouvant démontrer la participation ou la non-participation d’un Participant. Il est donc convenu que, sauf erreur manifeste, les données contenues dans les systèmes d’information de l’Organisateur « société Orange » ont force probante quant aux éléments de connexion et aux informations d’un traitement informatique relatif au Concours.

Ainsi, sauf en cas d’erreur manifeste, les Organisateurs pourront se prévaloir, notamment aux fins de preuve de tout acte, fait ou omission, des programmes, données, fichiers, enregistrements, opérations et autres éléments (tels que des rapports de suivi ou autres états) de nature ou sous format ou support informatique ou électronique, établis, reçus ou conservés directement ou indirectement par l’Organisateur « société Orange », notamment dans ses systèmes d’information.

Les Participants s'engagent à ne pas contester la recevabilité, la validité ou la force probante des éléments de nature ou sous format ou support informatique ou électronique précités, sur le fondement de quelque disposition légale que ce soit et qui spécifierait que certains documents doivent être écrits ou signés par les parties pour constituer une preuve. Ainsi les éléments considérés constituent des preuves et, s’ils sont produits comme moyens de preuve par les Organisateurs dans toute procédure contentieuse ou autre, ils seront recevables, valables et opposables entre les parties de la même manière, dans les mêmes conditions et avec la même force probante que tout document qui serait établi, reçu ou conservé par écrit.

 

ARTICLE 16. INFORMATIQUES ET LIBERTÉS – DONNÉES PERSONNELLES

Aux seules fins de la gestion du Concours par les Organisateurs, les données à caractère personnel recueillies sur chaque Participant tant lors de la participation au Concours que, le cas échéant, en vue de permettre la remise du ou (des) (s), sont collectées et traitées conformément aux dispositions de la loi n° 78-17 modifiée du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés (dite « Loi Informatique et Libertés »).

Sauf stipulation expresse dans les présentes conditions générales de participation, les données collectées sont exclusivement destinées aux Organisateurs. Elles pourront être communiquées aux prestataires de service et aux sous-traitants auxquels les Organisateurs ferait éventuellement appel pour les besoins de l’organisation et/ou de la gestion du Concours.

En application de la Loi Informatique et Libertés, chaque Participant au Concours dispose d'un droit d'accès, de rectification, de modification, de suppression et d’opposition portant sur les données personnelles le concernant. Tout Participant peut exercer ce droit sur simple demande écrite envoyée à l’adresse mail serviceclient@lecteurs.com, en précisant ses nom, prénom, adresse postale et en joignant copie d’un justificatif d’identité.

Dans la mesure où les données collectées sur chaque Participant dans le cadre du Concours sont indispensables pour la prise en compte de sa participation et la remise du lot qu’il aurait éventuellement gagné, l’exercice par un Participant de son droit de retrait avant la fin du Concours entraînera l’annulation automatique de sa participation au Concours.

Chaque Participant au Concours reconnaît avoir pris connaissance de l’intégralité des stipulations des Conditions Générales de Participation et l’avoir par conséquent accepté en toute connaissance de cause. Du seul fait de sa participation au Concours, le Gagnant autorise, à titre gracieux, les Organisateurs à utiliser ses nom(s), prénom(s) ainsi que, le cas échéant, l’indication de sa ville et de son département de résidence sur la Page du Concours et sur le Site.

 

ARTICLE 17. LITIGES – LOI APPLICABLE ET ATTRIBUTION DE JURIDICTION

Si une ou plusieurs stipulations des présentes conditions générales de participation étaient déclarées nulles et/ou non applicables et/ou non écrites et/ou non valides, les autres clauses garderaient toute leur force et leur portée. Les stipulations déclarées nulles et/ou non applicables et/ou non écrites et/ou non valides seront alors remplacées par des stipulations qui se rapprocheront le plus quant à leur contenu des stipulations initiales.

Les Participants admettent sans réserve que le simple fait de participer au Concours les soumet obligatoirement aux lois françaises, notamment pour tout litige qui viendrait à naître du fait du Concours ou qui serait directement ou indirectement lié à celui-ci ce, sans préjudice des éventuelles règles de conflits de lois pouvant exister. Tout différend né à l’occasion du Concours fera l’objet d’une tentative de règlement à l’amiable entre les Organisateurs et le Participant. A cet égard, tout Participant pourra soumettre aux Organisateurs son éventuelle contestation à l’adresse mail suivante : serviceclient@lecteurs.com. A défaut d’accord, le litige sera soumis aux juridictions compétentes conformément aux dispositions du Code de Procédure Civile.

Il ne sera répondu à aucune demande téléphonique ou écrite concernant l'interprétation ou l'application des présentes conditions générales de participation, les mécanismes ou les modalités du Concours ainsi que la désignation du ou des Gagnant(s).

 

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Publications

  • Azimuth F. le 08/07/2015 à 09h55

    Il se retourna brusquement. Il eut juste le temps d’apercevoir une dernière fois le ciel de lave en fusion avant de perdre conscience, comme si la nuit était tombée trop tôt. Lorsqu’il se réveilla, il fut d’abord ébahi par l’odeur. Lui qui vivait dans la misère, toujours vêtu de vêtements élimés, jamais il n’avait rien senti de tel. Il huma profondément ce parfum, qui semblait extrait de mille et une roses dont on aurait concentré les effluves. Il gardait les yeux clos. C’est alors qu’il se rendit compte à quel point son crâne le faisait souffrir. Il se sentait pourtant incroyablement bien. Il aurait tout donné pour rester à jamais sur ce matelas, dans cette position, envoûté par ce parfum. Mais quand il entendit de lointains échos de voix, il se décida à ouvrir un œil. Le luxe qu’il découvrit le laissa bouche-bée. Il se trouvait dans une pièce immense qui semblait appartenir à un palais divin, trop spacieux pour les humains. Les murs étaient tendus de tapisseries d’un autre âge et le sol était recouvert de tapis brodés de fils d’or et de soie. Lorsqu’il tourna la tête, il aperçut d’autres jeunes gens encore endormis ou, comme lui, ébahis par la richesse du lieu. Chacun était isolé dans un lit aussi luxueux que le sien. Vango n’osait pas bouger. Lorsque tous furent éveillés, un garde ouvrit la porte, et fit entrer un homme à l’allure imposante, qui était richement vêtu : « Sa Majesté l’Empereur ! ».

    Le souverain prit place sur son trône : « Bienvenue à tous. Vous devez être surpris de vous trouver ici, mais je n’avais pas le choix. Je vais être bref et concis. Ma fille, la douce Carlita, a été enlevée par un chasseur de primes commandité par le tyran d’un royaume ennemi. Alors je vous ai fait amener ici, car vous avez été repérés comme les dix personnes aux dons intellectuels et aux capacités physiques les plus développées de l’empire. Le premier d’entre vous qui ramènera ma fille obtiendra sa main et vivra dans le luxe de ce palais jusqu’à la fin de ses jours. Les neuf autres … seront exécutés ! Ne tentez pas de fuir, je vous retrouverai toujours. En route !»

    Vango se redressa avec effort. Il sortit doucement de son lit. Il était flatté et surpris d’avoir été choisi car il n’avait jamais eu conscience de posséder de telles capacités. Les gardes se dépêchèrent de faire sortir les candidats. Puis les grandes portes se refermèrent avec un bruit métallique. Vango se sentait perdu, persuadé de n’avoir aucune chance. Il ignorait tout du tyran, de la disparition de la princesse et de l’endroit où elle pouvait se trouver. Il décida donc de s’adonner à son occupation favorite : trouver l’inspiration en prenant l’air sur les toits. Il voyait comme d’habitude le peuple errer dans les rues. C’est alors qu’il entendit un cri venant de l’autre versant du toit. Il s’avança sur la pente de zinc et se pencha doucement. Une jeune fille d’une grande beauté, mais aux luxueux vêtements déchirés, hurlait. Dès le premier coup d’œil, Vango sut que c’était la princesse. Il en tomba instantanément amoureux. Il s’accrocha à la gouttière et se laissa glisser sur une terrasse en contrebas. Un colosse lui fit soudain face et s’adressa à Vango en grognant dans un langage incompréhensible mais plein d’agressivité. Puis l’homme serra les poings et tenta de porter un coup à Vango, qui esquiva en bondissant agilement. Déséquilibré, son agresseur s’écroula sur les pavés plus bas. Vango serra la main de la princesse et ils s’enfuirent en silence …

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  • Ludovic Udressy le 08/07/2015 à 09h27

    Vango se retourna et vit un homme cagoulé. Cet homme était armé d'une brique. Vango essaya de prendre une brique et l'homme, le fit rouler sur le toit. Il put heureusement s'accrocher à une cheminée. L'homme sortit alors un pistolet de sa poche.

    Il le pointa sur Vango et dit :

    '' C'est ta dernière heure ! ''

    Vango eut le temps de prendre une brique et de la lançait. L'homme la reçut en pleine tête et s'évanouit suite au choc. Vango s'avança près de lui et enleva la cagoule. C'était un voyou que Vango avait déjà croisé récemment. Il décida d’abandonner ce voyou et d'aller informer la gendarmerie qu'un homme était blessé sur un toit.

    Le gendarme l’interrogea pour savoir plus de choses à propos de la victime.

    Vango lui inventait ces réponses pour ne pas se faire mettre en prison pour trafic de fugitifs.

    - Que faisiez-vous sur un toit en pleine journée ?
    - Je n'étais pas sur le toit mais je l'ai vu de loin et voilà pourquoi je suis venu vous voir le plus rapidement possible. Je ne sais donc pas si il est mort ou vivant.
    - Pourquoi n'avez-vous pas pensé à alerter l’hôpital ?
    - J'ai surtout pensé à vous informer qu'il y a une personne sur un toit.
    - Merci pour ces informations en espérant qu'il ne soit pas mort.
    - Tenait moi au courant quand vous aurez des nouvelles de l'état de santé de la victime.

    Vango repartit chez lui pour s'occuper de ses deux fugitifs. Car en effet, il s'occupe de deux petits enfants qui ont été obligés de fuir la guerre.

    Une semaine plus tard, la gendarmerie appela Vango pour lui annonçait que la victime n'est pas morte et le félicitait car ce voyou était recherché depuis plusieurs mois.

    Depuis ce jour, Vango aida la gendarmerie à chercher les voyous et garda ses deux petits fugitifs.

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  • Nathan Blanc le 08/07/2015 à 08h47

    Le temps se couvrit brusquement d’un voile gelé. “Me voilà fait !” songea-t-il avec agacement. On lui réserverait une poignée de mètres carrés dans les centres de détention parisiens, on le laverait de ses crimes en usant de multiples mauvais traitements, et il ne serait plus que l'une de ces âmes condamnées pour avoir avoir chéri la liberté.
    Une vague de révolte monta en lui, ravageant tout désir de reddition, buttant inlassablement contre les parois de sa raison. Les rues l’avaient modelé, façonné, transcendé. Il s’était déclaré en leur sein, voleur s’infiltrant entre les nappes de fumée, gardien rayonnant parmi les ombres aux multiples frondes. Mourir en aveugle, transpercé par l’éclat d’une balle jaillissant des ténèbres, est digne des lâches et des pleutres ; un homme, jeune et vigoureux de surcroît, se doit de combattre jusqu’au bout.
    Le soleil couchant acheva de liquéfier la barrière de glace qui endiguait l’écoulement du flot des événements. Vango déplaça imperceptiblement sa main le long de la cheminée, espérant vainement déceler la subtile hésitation d’une brique mal logée.
    Il ne sentit qu'un petit cercle d’acier s’imprimer durement dans sa nuque.
    “Reste tranquille !” gronda une impétueuse voix dans son dos. L’injonction se réverbéra sur les tuiles, résonna à travers les nuages. Les griffes de la peur le lacérèrent si violemment qu’elles faillirent rompre son équilibre précaire ; son esprit fut la proie de tournoyantes représentations de corps ensanglantés, démembrés, tandis que la mince gouttière qui le soutenait tremblait faiblement.
    Un cliquetis déchira l’air. La splendeur d’un crépuscule, l’aura d’un lieu qui jadis avait abrité le bonheur, l’harmonie même de la vie se brisèrent dans le sillage de ce léger balbutiement sonore.
    Vango se pétrifia dans l’attente du grincement dévastateur de la détente. La beauté du monde choisit cet instant si singulier pour se déclarer à ses yeux ; les crasseuses fenêtres des bâtiments qu’il surplombait se muèrent en une nuée de portails nouveaux s'ouvrant vers autant de sublimes univers. Chacune de ces portes grandioses supplantait les autres par la grâce, l'originalité qui lui était propre, et ce fut comme un flot d'or qu'il recevait tendrement à l'aube de sa mort.
    “Écarte les bras et retourne-toi. Pas de geste brusque, je ne voudrais pas qu'il t'arrive malheur...”
    Évidemment, comme tout héros qui se déclare, il se retourna vivement. L'audace lui fit dégainer une dague émoussée de son veston, sur laquelle il empala en un geste son prétentieux agresseur. La surprise fut salvatrice : la lame pénétra avidement la chair avant que l'homme ne put réagir ; il tomba lourdement avec son arme sur le toit pavé de tuiles mordorées. Vango se rua sur lui, précipitant son fusil dans le vide pour mieux saisir son adversaire dans une funeste étreinte. Il frappa au hasard, se recouvrant peu à peu de coupables éclaboussures écarlates. L'inconnu encaissa quelques coups du glaive improvisé et se redressa d'un bond, repoussant Vango d'un poing rageur. Étourdi par la brutalité du choc, ce dernier chancela vers le bord de la plate-forme. Il posa un pied sur la gouttière, dérapa, se reprit ; le mince cylindre métallique céda sous son poids.

    L'on raconte que le cri qu'il poussa alors tenait autant de la fureur que du désespoir, et qu'il ne dut son salut qu'à la main couverte de sang qui retint son corps happé par le vide.

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  • Marie LE SAUX le 08/07/2015 à 08h25

    Surpris de n’avoir entendu personne pénétrer dans son domaine, il se retourna pour faire face à la menace. Reconnaissant Maximilien à qui il devait une somme d’argent conséquente après une soirée poker désastreuse, il fut pris de panique. Il ne possédait ni argent ni bien pour s’acquitter de sa dette et ne voyait pas d’issue lui permettant de s’échapper du toit. Il ne pouvait compter que sur son bagout pour espérer sortir de ce mauvais pas. Prenant son courage à deux mains il lança, d’un ton aussi désinvolte que possible :
    -  Max, comment vas-tu ? Ça fait longtemps. Qu’est ce que tu fais sur ce toit ?
    - Je te cherchais Vango et on m’a dit que tu traînais souvent ici. Tu me dois un sacré paquet de fric !
    - Ce serait plus simple de discuter si tu baissais ton arme, non ?
    - Je te connais trop bien Vango. Si je te laisse la moindre ouverture tu vas me filer entre les doigts et je n’ai pas envie de crapahuter sur les toits. Ce n’est plus vraiment de mon âge tu sais.
    - Bon c’est toi qui vois.
    - Et si on revenait à nos petites affaires ?
    - Ah. Oui. En parlant de ça, je ne peux pas te régler.
    - J’espère pour toi que tu plaisantes.
    - J’aurais aimé mais ne t’énerve pas, j’ai peut-être le moyen de te payer. Je sais que tu es friand d’histoires en tous genres.
    - Il est vrai que je ne refuse jamais une bonne histoire.
    - Hé bien moi je peux te raconter l’histoire la plus extraordinaire que tu ais jamais entendu.
    - Vraiment ? J’ai des doutes mais voila ce qu’on peut faire. Tu me racontes ton histoire. Si elle me satisfait, j’annule ta dette mais sinon…
    - Ça me va.
    Vango commença ainsi mon récit. Quelques mois plus tôt, en allant se promener dans un parc il était tombé sur une jeune fille en pleurs cherchant son médaillon. Une fois celui-ci retrouvé il tenta de discuter avec elle mais, très perturbée, elle ne se souvenait que de son prénom. La voyant paniquer de plus en plus, il décida de l’emmener boire un chocolat puis d’aller se balader dans le quartier pour tenter de faire remonter les souvenirs. Petit à petit, elle commença à recouvrer la mémoire et finalement elle se souvint qu’elle habitait à quelques stations de métro. Il la raccompagna quant à quelques rues de son immeuble elle eut une sorte de crise. Elle se tenait la tête et les larmes aux yeux murmura « Merci ». L’instant d’après elle avait disparu en laissant derrière elle son médaillon. Surpris, il décida de se rendre à l’adresse qu’elle lui avait donné pour restituer le bijou. Arrivé à l’appartement, une femme lui ouvrit. Il lui dit qu’il rapportait le médaillon de sa fille. Elle l’observa avant de fondre en larmes. Elle lui expliqua que sa fille y tenait beaucoup mais qu’elle l’avait égaré la veille au parc. Elle s’était précipité pour le chercher mais avait été renversée à quelques rues de là et se trouvait dans le coma à l'hôpital St Vincent.Vango prit rapidement congé pour éviter toute question gênante et rentra chez lui en repensant à cette étrange rencontre.
    Son récit terminé, Vango attendit le verdict final, avec anxiété, quand Maximilien déclara :
    - Ton histoire est effectivement surprenante et, bien que je doute de sa véracité, elle m’a plu alors je te laisse partir pour cette fois mais que tu ne remettes plus les pieds chez moi.
    Il éclata de rire et rajouta :
    - Si tu revois cette jeune fille, remercie la de t'avoir sauvé la vie.
    Trop content de s’en être tiré si bon compte cette fois, Vango lui promit de se tenir à l'écart des ennuis. Enfin pour le moment…

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  • Maelan TIGER le 08/07/2015 à 08h12

    « Alors comme ça on fait une petite ballade ? » fit la voix derrière lui. Vango se retourna lentement et découvrit un six coup, sans aucun doute chargé. Il était tenu par un homme plutôt petit et chauve. Il portait des lunettes d’aviateurs trop petites pour lui, une chemise déchirée par endroit ainsi qu’un jean taillé en short. L’homme sentait la crasse et le mauvais cigare qu’il avait à la bouche et il était accompagné de deux hommes.
    « Alors, cette ballade ? » demanda l’homme « Elle est comment ? ». Vango répondit « Plutôt calme jusqu’à votre arrivée ». « Héhéhé, il est drôle ce petit » dit l’un d’eux, un noir de 2 mètres. « Mais j’y pense » s’exclama l’homme au cigare : « T’as pas dit ton nom l’ami ! ». Vango répondit : « Vous n’avez pas à le savoir ». « Doucement petit » fit l’homme au cigare « Moi c’est Joe, le grand là, c’est Bigby et l’autre c’est Edison. Maintenant qu’on s’est présentés, tu veux bien nous dire ton nom ? » Vango hésita, puis fit non la tête. « Très bien » ricana Joe. Avec son pistolet il remonta la manche de Vango, révélant un tatouage d’aigle noir.
    Ses yeux s’illuminèrent, « Ho ho ! Un roi des toits ! » s’écria-t-il. Il fit quelques pas de danse, puis reprenant son sérieux, dit : « On a essayé d’être sympa mais là, je vais être cash. Je travaille pour quelqu’un, ce quelqu’un, tu vas le voir. Soit tu deviens mon coursier, soit tu refuses et je te plombe pour toucher ma prime. Donc, quelle est ta réponse ? » Vango se leva lentement, reculant vers le bord du toit et dit : « Je travaille en solo », puis il se jeta dans le vide.
    La rue se rapprochait rapidement, très rapidement. Vango se prépara à la réception, contractant tous ses muscles. Le container, rempli à ras-bord de sacs plastiques et de déchets, plia sous le choc, déversant des ordures aux alentours. Vango se releva rapidement et commença à courir sous les balles de Joe. Vango connaissait par cœur le chemin jusqu’à la planque. L’itinéraire depuis les toits était simple, celui des rues un peu moins. Durant le trajet, Vango repensa aux dernières semaines, aux choses qu’il avait laissées derrière lui. Avant la guerre, Vango était un ado comme les autres, insouciant comme la plupart de ses amis. Puis, les médiats ont parlé de tensions entre des pays. Et la guerre a commencé.
    Au début, seuls des soldats s'affrontaient dans des endroits isolés, mais les gouvernements ont commencé à bombarder les civils. Tout est vraiment parti en vrille et là, Vango découvrit l'horreur de la guerre. Un jour, des bombardiers passèrent au-dessus de Paris. En quelques jours tout le monde quitta la ville et Paris devint une ville fantôme, sous les explosions et les incendies. Peu de gens restèrent, des tribus se formèrent :
    -Les tigres occupaient les rues.
    -Les serpents s’étaient emparés des égouts.
    -Et les aigles avaient trouvé refuge sur les toits de Paris, loin des massacres.
    Vango faisait partie de ceux-là. Formé par Kal, un adolescent orphelin, il avait appris à se servir d'une arme et l’art du déplacement sur les toits. "Le meilleur moyen de surmonter sa peur, c'est de l'ignorer" disait-il souvent. Vango avait grandi, trop vite, propulsé dans ce grand bain de sang qu'est la guerre.

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  • Juliette EDOH le 08/07/2015 à 08h03

    L’homme le fit reculer. Vango venait ainsi de faire connaissance avec deux des visages du métal. Le visage tout ridé, usé et façonné par le vent, la pluie, la sale poussière des villes, de la gouttière, qui au-dessus du vide l’attachait à la vie ; ainsi que le visage froid, terne, obscur de l’arme qui ne cherchait qu’à la lui ôter. Si la gouttière ne parvenait pas à le rassurer en lui renvoyant son vague reflet, en revanche le revolver faisait frémir tout son corps. Une arme à feu, c’était bien plus parlant qu’un vieux conduit!

    « Bouge ! » ordonna la voix. Et comment ? Avec le vide d’un côté et le néant d’une arme de l’autre ? « Pivote » intima de nouveau celle-ci. Jamais pivot ne fut mieux exécuté. Même un gymnaste n’aurait pas fait mieux. Si le toucher de l’arme sur sa nuque lui avait paru bien sinistre dans un premier temps, alors, la vue de l’homme l’incommoda encore plus. Il avait espéré un instant n’avoir affaire qu’à un chasseur de prime à la recherche de quelques vagabonds. Mais il y avait là bien autre chose. Ces hommes traquaient pour de l’argent. L’être qu’il avait en face de lui possédait d’autres motifs. Non pas que Vango présumait que l’argent n’entrait pas en compte grâce aux détails des vêtements, non, non. Et pourtant, les yeux de l’homme exprimaient une telle avidité. Un certain plaisir aussi. Et du vice, du vice. Jamais silence ne fut plus parlant. Vango comprit de suite l’urgence de la situation. Les chasseurs de prime filaient les voyous, les enfants abandonnés, cet homme-là traquait bien plus. Il poursuivait un prince sans royaume : Vango.

    « Et vous là-haut ! » La voix de l’homme d’église tira l’individu de sa savoureuse contemplation. Une seconde, ou une fraction de seconde peut-être. Peu importe. Cela fut suffisant à Vango pour le précipiter dans le vide. L’urgence et l’instinct de survie font naître chez l’humain des forces insoupçonnables.

    Le prêtre fixa le cadavre (du moins, ce qu’il en restait) puis posa son regard sur Vango. Il hocha la tête. « Allez viens, descends va. L’église est un lieu saint. Ces gens-là ne sont pas assez fous pour aller t’y faire du mal. Ils voudraient tout d’même pas provoquer la colère divine, non !? » Ces gens-là, mais qui étaient-ils ? Qui ? Vango était un prince sans royaume mais en tout bon prince il avait des ennemis. Un prince sans royaume, ces mots résonnaient en lui. Où avait-il entendu cette expression déjà ?

    Il venait d’être immobilisé mais son souffle était si court, sa respiration si saccadée. Il entreprit de bouger. Il décida de suivre le curé qui, tout en souriant, s’impatientait. Ces messieurs n’avaient sans doute pas une mission sacrée pour rien, ils savaient démêler le vrai du faux, reconnaître le bien…

    Vango fit un pas en avant sur la gouttière. L’arme avait beau être plus expressive que celle-ci, c’était bien elle qui avait gagné.

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  • Pauline C le 08/07/2015 à 00h27

    Il laissa sa main vagabonder sur les pierres tout en réfléchissant à toute allure. Il n'avait pas été suivi, il en était certain. Et seule une personne peu raisonnable pouvait se balader ainsi sur les toits de Paris. Il aurait pu éventuellement essayer un repli à l'aide d'une pirouette mais il n'arrivait pas à déterminer à qui il avait à faire et cela le perturbait grandement. Une question restait tout de même en suspend : pourquoi le menacer avec une arme sans lui tirer dessus ou même se manifester ? Cela était vraiment étrange. Et il avait beau se concentrer il ne sentait que le métal froid de l'arme pointer sur sa nuque et une odeur indescriptible.
    Malgré l'immobilité totale de Vango son agresseur ne semblait pas prêt à donner signe de vie. Au bout de quelques minutes le jeune garçon commençait à avoir des crampes aux mollets et à s'impatienter. Pour qui se prenait-il ? Si cela se trouvait il n'y avait rien ou le détenteur de l'arme était entrain de se faire cuire un œuf... Qu'importe Vango n'allait pas rester là à poireauter juste pour le bon vouloir d'un promeneur légèrement dérangé !
    Il se mit donc à bouger petit à petit, millimètre par millimètre. Après tout on ne savait pas qui se tenait derrière lui et cela aurait pu être un dangereux criminel voir même un tueur en série qui affaiblissait ses victimes par immobilité. Cela était peut-être peu probable mais pas impossible et il préférait garder cette possibilité dans un coin de sa tête au cas où.
    Puis il y eut un coup de feu et de grand cri rauque ne ressemblant à rien qu'il connaissait, ce qui glaça le sang de Vango sur place. L'espace de quelques secondes il se crut mort mais sa respiration était bien réelle et il semblait pour le moins entier. Alors il décida de se retourner pour de bon et se retrouva nez à nez avec un macaque qui brandissait un pistolet en plastique et était visiblement devenu fou. Il balançait ses membres de tout côté et lâchait de temps à autre des cris désespérés.
    Une fois remit de cette étrange vision, l'adolescent se mit à rire, de ces rires incontrôlables souvent hystériques qui vous donnaient mal aux joues. Lui qui se vantait de toujours garder les yeux ouverts venait de se faire avoir par un pauvre singe munit d'un jouet en plastique. Étrangement tout se bruit rassura le primate qui sauta sur les épaules de Vango et se mit à fouiller frénétiquement dans son épaisse chevelure brune. Le jeune garçon eut un mouvement de recul étonné avant de tenter vainement de le faire descendre de ses épaules. Il essaya d’attraper le primate mais celui-ci semblait trouver ses cheveux bien plus intéressant. Il farfouillait dans ses boucles brunes à la recherche dont on ne savait quoi. Le jeune garçon ne pouvait tout de même pas s'avouer vaincu face à un singe ! Fatigué par cette lutte, il s'assît avec le petit être accroché à son coup pour réfléchir. Ce petit farceur devait appartenir au cirque dont tout le monde parlait en ville.
    Il finit par le décrocher et le plaça face à lui, il voyait une lueur de malice et d'intelligence qui trainait au fond de ses yeux ternes et malgré son évidente apparence de macaque.Vango l'aimait bien, malgré tout il ne pouvait pas s'encombrer d'un singe, alors il le déposa sur les tuiles et lui fit signe de partir. Le primate sembla comprendre et s'éloigna de sa démarche vacillante et lorsqu'il fut à bonne distance se retourna vers le garçon pour lui faire un signe d'adieu.

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  • Alexandra Dabzac le 08/07/2015 à 00h14

    A ce moment-là, il se retourna lentement, muet et découvrit un visage masqué.
    « Ne t'inquiète pas je ne te veux pas de mal, au contraire, alors n'aie pas peur ! le rassura la voix féminine.
    -Mais qui es-tu ?» l'interrogea Vango surprit.
    Il sembla reconnaître ce visage lorsqu'elle enleva sa cagoule.
    « Je suis une émigrée d'Italie et je suis arrivée en France en même temps que toi, nous étions côte à côte sans que tu ne le saches le temps du voyage», déclara la jeune femme.
    A ces mots, Vango se rappela de cette misérable fille pleurant lorsqu'elle avait quitté son pays natal pour un meilleur avenir auquel elle ne croyait pas. Il sentait de la compassion à son égard, il hésita, à cet instant, à faire connaissance avec elle mais, finalement, renonça.
    « Je t'ai suivi depuis que nous sommes arrivées ici avec ma famille car nous n'avons jamais trouvé de travail et d'habitat. Alors mes parents ont décidé de repartir dans notre pays où nous avions nos repères car nous n'étions pas plus heureux ici que chez nous», expliqua-t-elle avec malheur.
    En effet, ils n'avaient pas un sou de plus qu'avant pour manger et vivaient dans la misère, à l'abri dans une grange, cachés, pour que personne ne les surprenne.
    « Bien que nous étions malheureux, je ne voulus pas partir. A quoi bon retourner dans un pays où rien n'allait changer alors que je m'étais habituée à celui-là après tant de mal. Je décidai alors de m'enfuir et de me joindre à un groupe de délinquants qui volaient de la nourriture où ils en repéraient et qui trouvaient toujours un endroit pour dormir. Je ne voulais pas être de ceux-là mais je n'avais pas le choix pour survivre. Je t'ai regardé et contemplé longuement pendant ce temps en m'apercevant que tu n'étais pas misérable, qu'au contraire la vie te souriait à toi ainsi qu'à ta mère car vous aviez réussi à trouver tous les deux du travail. Mais ce que tu ne sais pas c'est que hier soir, les garçons du groupe des délinquants ont abusé de moi et quelqu'un m'a sauvée en m'aidant à m'échapper avant qu'il ne soit trop tard », révéla la jeune femme.
    En effet, une personne l'avait bien sauvée mais il s'agissait de Vango à sa grande surprise qui ne l'avait pas identifiée. En y repensant, il reconnut son visage et ses yeux qui le fixaient.
    « Enfin, lorsque j'ai vu que c'était toi, hier soir, je me suis décidée à venir te voir pour te demander de l'aide et te remercier de ton geste si généreux », fit remarquer la voix féminine en le coupant dans ses pensées.
    A ces mots, Vango abasourdi et touché par la demande que la jeune adulte venait de lui faire, pensa un moment. Il ne voyait plus que des gens à éviter autour de lui et ne voulait pas que cette fille, qui venait de l'émouvoir, continue à faire partie de ces personnes parce qu'elle y serait contrainte afin de survivre alors qu'ils lui ont fait du mal et parce qu'il ne la voyait pas comme cela, elle ne ressemblait pas à quelqu'un de traître. Alors il décida de l'aider et de l'emmener avec lui partout où il irait.
    Mais, au fil des jours, des sentiments s'installèrent entre les deux jeunes adultes. Alors, ils vécurent une belle histoire d'amour et restèrent toujours ensemble face aux épreuves difficiles et pénibles qui pouvaient surgir dans leur vie tourmentée. Ainsi, ils s'éternisèrent sur les toits et sur les gouttières des maisons de la ville afin de pouvoir continuer à rêver et à lire sur les visages des fugitifs, des enfants perdus et des vagabonds le récit de la vie misérable.

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  • Kevin Delacroix le 08/07/2015 à 00h00

    …Vango ne put s’empêcher de sourire en sentant cette pression. Les derniers bourgeois qu'il avait volé n'étaient pas aussi agiles ni aussi déterminés pour retrouver leurs biens. Mais celui-là était différent. C'était d'une voix calme et posée que Vango parla à son agresseur :
    -Tu peux appuyer sur la gâchette. Sans percuteur, tu ne pourras pas tirer.
    Il entendit un simple clic et non une détonation . Vango se retourna pour voir la mine ébahie de son agresseur. Mais il ne vit qu'un large poing heurter violemment sa tête. Tout s'assombrit. Il était trop étourdit pour se défendre, ses pieds se dérobèrent. Il tombait, sans rien pouvoir faire. Sa chute ne dura que quelque secondes mais elle lui sembla sans fin ...Une surface dure heurta son dos, lui coupa la respiration et le fit sombrer dans les abîmes de l'inconscience.
    Quand il se réveilla, il était empêtré dans un tas de poutres et de gravats . Il ne pouvait pas bouger. Des bruits de pas résonnèrent non loin de lui. Vango se retourna péniblement pour apercevoir trois personnes qui s'approchaient lentement.
    Une voie féminine se distingua dans l'obscurité :
    -Toi, tu devrais être mort , t'es un malin? Tu en as volé combien ?
    Cette voix le fit frémir, elle était autant cruelle et sadique que douce et attirante. Qui était ces gens ?
    Probablement des personnes qu'il avait détroussé .
    En effet, depuis le début de la crise économique, il n'eut d'autres choix que de voler pour manger. Il le faisait avec grand talent et sans violence . Il abhorrait les armes à feu , et rendait malicieusement inoffensive toutes celles qui croisaient son chemin.
    Maintenant il distinguait parfaitement les trois visages. Il y avait deux hommes et une femme. L'un des hommes était l'une de ses victimes, il lui avait non seulement subtilisé sa bourse mais également le percuteur de son arme.
    -...Une cinquantaine, répondit Vango d'une voix souffrante.
    -Plus précisément, demanda l'un des hommes avec un fort accent russe.
    -Cinquante-sept.
    -Pas mal,voudrais-tu voler pour nous ? Demanda l'homme que Vango avait dépouillé..
    Dans la confusion la plus complète le voleur était sans voix ...
    -Tu seras bien évidemment payé,argumenta la femme.
    -Qui dois-je voler ?
    - Le secrétaire particulier de notre cher président Paul Doumer !, dit l'homme avec dégoûts.
    -Pourquoi ?
    -Il nous faut l'emploi du temps précis du Président dit vaguement la femme.
    -Pour que je le tue, dit le russe !
    -Quoi ? Qui ?
    -Celui qui vous sert de Président...
    Il y eut un silence, Vango le regarda :
    -Quel est votre nom ?
    -Paul Gorguloff.
    L'homme qui voulait assassiner le président portait le même prénom que sa victime. Quelle ironie.
    -Ai-je vraiment le choix ? demanda Vango.
    -Tu es en mauvaise posture pour négocier, remarqua la femme.
    Jusqu'à maintenant Vango avait volé pour survivre, maintenant il allait voler pour qu'un autre tue... Il sera donc complice d'assassinat. Même si ces personnages le répugnaient, il allait accepter. De toutes façons il voulait vivre encore. Il les aiderait puis il improviserait, comme il l'a toujours fait :
    -J'accepte.

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  • Clara Bachmeyer le 07/07/2015 à 22h00

    La froideur métallique ne laissait aucun doute quant à l’arme, c’était un couteau. Que lui voulait-on encore ? Il savait que les toits parisiens étaient dangereux, mais il n’avait jamais imaginé se faire attaquer aussi rapidement dans un lieu qu’il connaissait si bien.
    « Que faites-vous à côté de notre cheminée ?»
    Après avoir dit cela son assaillant recula et Vango pu se retourner. Ainsi, il vit son agresseur qui s’avéra être une fillette d’une dizaine d’années. Dernière elle, il aperçut une bande d’enfants plus jeunes encore et accoutrés de vêtements usés jusqu’à la corde. Des enfants perdus. Oui, il connaissait leur existence mais n’en avait jamais rencontré lors de ses excursions dans les cieux de béton et d’ardoises surplombant Paris. Malgré leur apparence frêle, ses enfants paraissaient agressifs. Ce n’étaient pas de gentils bambins aux joues bien rondes... Abandonnés, livrés à eux-mêmes, ils avaient appris à survivre. Ils savaient que la vie n’est pas clémente et que le plus fort gagne toujours. Ainsi, ils se méfiaient de tout, la Terre entière était un ennemi potentiel. D’une certaine manière, ils n’avaient pas tort : l’Homme s’évertuait depuis quelques années à prouver qu’il était capable du pire.
    Tous armés de pierres, de couteaux ou encore de morceaux de bois, ils le fixaient d’un air menaçant. D’instinct Vango su qu’il valait mieux ne pas bouger. Il ne voulait pas se battre contre des enfants. Ainsi il dit d’une voix qui se voulait douce :
    « Excusez-moi, j’ignorais que cette cheminée était à vous. Je ne m’en approcherai plus...
    Elle lui répondit :
    -Je vois. Ils ont finalement changé de méthode. L’ancienne fonctionnait plus avec nous. Faut dire qu’on sait se battre ! Faut croire qu’ils sont pas si bêtes. Mais on va pas se faire avoir ! T’as qu’à leur dire. Va-t’en maintenant, ça sert à rien de rester, on nous achète pas en étant gentil !
    -Je crois qu’il y a une méprise... Je ne comprends rien de ce que vous dites. De qui parlez-vous ? Quelqu’un vous veut du mal ?
    Les enfants étaient sur le point de l’attaquer. Elle lui lança un regard assassin avant de répondre avec colère :
    -Ne te moque pas de nous. Arrête ce jeu !
    -Je vous assure que je ne suis pas venu me battre. J’ai moi aussi appris à me méfier des autres. C’est un bon moyen pour se protéger. On ne peut avoir confiance qu’en soi-même... Je m’en vais, puisque que c’est ce que vous voulez.
    Il observa les enfants, qui demeuraient immobiles malgré ses propos. Finalement, il sortit de dessous son blouson de cuir un gros morceau de pain. Il devait faire tous ses repas dans les jours à venir. Mais il le tendit à la fillette :
    -Tiens, c’est tout ce que j’ai. Partagez-le. Sur ce, je m’en vais. »
    Il se dirigea vers l’immeuble voisin de la démarche de ceux qui connaissent bien les toits.
    « Attend !
    Il se retourna, les enfants l’appelaient. Ils avaient posé leurs armes. L’ainée reprit la parole :
    -Excuse-nous. On t’a jugé trop vite. Mais souvent des adultes comme toi viennent et il y a des petits qui disparaissent.
    -Pardon ?
    -On ne les revoit jamais. Mais toi, tu as l’air de quelqu’un de bien, tu nous as donné du pain. Alors, si un jour t’as besoin de nous, crie depuis les toits. On viendra sûrement. Je ne le promets pas, on ne donne jamais notre parole. Mais en tout cas, tant que tu nous attaques pas, aucun d’entre nous ne te fera de mal. »
    Vango sourit, sauta sur le toit voisin et disparu dans la nuit. Il s’était fait, pour une bouchée de pain, des alliés précieux.

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  • Alexandre MEYER le 07/07/2015 à 21h55

    Quand il posa la main sur la brique tiède d'une cheminée, Vango sentit une pression derrière sa tête, comme une arme appuyée contre sa nuque. Il se surprit à se maudire, regrettant de ne pas s’être retourné plus tôt. Depuis quelques instants, il se sentait observé mais il n’avait entendu personne s’approcher. Comment avait-on trompé sa vigilance ?

    En équilibre sur une autre gouttière, le Chasseur avait lui aussi regardé devant lui l’océan de zinc. Il avait détaillé la houle des versants, les vagues ascendantes et descendantes de toits, s’attardant sur l’ondulation des tuiles à l’infini et sur les falaises des façades. Les faîtages dessinaient des crêtes écumeuses à perte de vue, et des lucarnes affleuraient la surface comme des récifs. Par endroits, des bâtiments plus grands que les autres émergeaient de cette mer : tels des phares, ils donnaient l’échelle, rendant sensible cette horizon vertigineux auquel toute perspective semblait manquer. Le Chasseur n’était pas de ceux qui se pressent : il savait déjà sa proie prise au piège.

    Vango lui tournait le dos, les pieds ballants dans le vide, le buste un peu en arrière, seule preuve d’une peur qu’il semblait ne pas vouloir s’avouer. Quiconque l’aurait ainsi rencontré n’aurait vu en lui qu’un rêveur romantique en quête d’une solitude vespérale. Mais le Chasseur ne s’y trompait pas. Il avait deviné la peur du fugitif dans ce corps maigre, accroché à son promontoire, à un moment d’inattention du vide, à un chancellement de la mort. Cette peur, le Chasseur l’avait reconnue d’instinct: elle était le fruit quotidien de ses traques. C’était d’abord une odeur, senteur familière aux prédateurs où se mêle la sueur de la proie et le goût du sang. C’était ensuite la mélopée moribonde des halètements, les battements essoufflés d’un cœur emballé, ce murmure qui ne chante qu’aux oreilles des loups. C’était enfin cette raideur dans les mouvements : la proie est sur ses gardes, tous les sens aux …

    *

    L’homme interrompt sa phrase. Relit la proposition précédente. Soupire. Plus il écrit, plus il est déçu par le début de son histoire. Depuis qu’il s’est décidé à écrire ce roman, il a longuement réfléchi à la manière avec laquelle il entend débuter son récit. Au premier abord, il lui a paru nécessaire d’intriguer le lecteur, aiguiser sa curiosité, multiplier les horizons, suggérer sans nommer, créer l’attente par l’inconnu ou l’anonyme. Mais ne devrait-il pas plutôt retarder l’irruption de ce mystère ? Et ce retour en arrière, cette analepse, au moment où le lecteur croit découvrir la suite des évènements, est-il vraiment indispensable à l'intensité dramatique qu’il ambitionne, ou n’est-ce qu’un exercice de style ? Décidément, les mots qu’il a tracés quelques instants plus tôt, le sourire aux lèvres, ne le satisfont plus. Tant pis, ces paragraphes resteront comme la page arrachée de Vango, se dit-il, un peu déçu, comme il s’empare d’une nouvelle feuille blanche. Après un instant, l’homme recommence à écrire, espérant que ce début sera le bon…

    Quarante hommes en blanc étaient couchés sur le pavé. On croyait voir un champ de neige. Les hirondelles frôlaient les corps en sifflant…

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  • Romane LD le 07/07/2015 à 21h40

    Il se figea, osant à peine décaler ses appuis pour soustraire définitivement son corps au vide qui s'ouvrait sous lui. Il aurait pourtant pu s'enfuir : ce fief entre ciel et terre, ce domaine d'ardoises et de zinc dont il n'était plus l'unique Prince, Vango le connaissait dans ses moindres détails.
    Il n'aurait eu qu'à se retourner, s'écarter de la ligne de tir avec cette agilité si surprenante qui le caractérisait, effectuer une roulade jusqu'au faîte du toit, puis se laisser glisser le long de l'immeuble en effleurant à peine les aspérités qui s'y logeait. Ombre parmi les ombres, il se serait fondu dans la foule dense des artères parisiennes.
    Il n'en fit rien. Il avait senti, bien avant de la voir, bien avant d'entendre le gémissement ténu qui sortait de ses lèvres, le parfum d'Ethel.
    Que faisait-elle à Paris? Lui avait-on fait du mal ? Peu importait. Ethel était là, sur ce toit, juste derrière l'attaquant.
    Alors qu'il s'apprêtait à bondir pour l'arracher aux griffes de l'assaillant, la voix glacée de de-dernier l'arrêta net :
    – Ne bouge pas. Un homme armé est dissimulé à quelques mètres. Tente de fuir, et il l'abattra sans le moindre état d'âme.
    Il obtempéra, se contraignant à une parfaite immobilité. Dans son dos, celui qui le tenait en joue jubilait.
    – Voilà longtemps que je te cherche, Vango Romano. Tu m'as souvent filé entre les doigts…
    De sa main libre, l'homme saisit le poignet du garçon. La pression de l'arme contre sa nuque diminua imperceptiblement.
    Vango remercia en silence l'île où il avait passé son enfance et ses falaises escarpées. Puis, d'une torsion il se libéra de l'emprise de son agresseur, et plongea vers la jeune fille. Ils roulèrent sur le toit et basculèrent dans le vide. Au dernier moment,Ethel serrée contre lui, il referma ses doigts sur le garde-corps du balcon du cinquième étage qui caractérise les immeubles haussmanniens.
    L'étrange dérèglement entre son poids et sa force fit ensuite le reste, et ils se retrouvèrent plaqués contre la façade.
    Lorsque les premiers coups de feu retentirent, ils étaient déjà trop loin.

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  • léna rodrigues le 07/07/2015 à 18h47

    Il arrivait en effet à ressentir la matière de l’objet (surement du métal ), sa forme cylindrique mais sans savoir si c’était un pistolet ou autre chose… Il fit volte-face et se retrouva nez à nez avec un personnage assez particulier : il était petit, ait une barbe blanche grossièrement taillée mais avait dans ses mains un instrument qui attira vivement la curiosité de Vango . Le vieil homme se présenta en un historien au service du roi de la province. Ovang, car tel était son nom , lui demanda s’il voulait se joindre à ses recherches car il observait Vango depuis un certain temps et avait remarqué chez lui son intérêt pout « l’ancienne ville » qui se résumait au quartier qu’ils surplombaient . Vango s’empressa d’accepter sans savoir les modalités de son engagement. Quand ils eurent fait plus ample connaissance, le jeune homme voulu demander ce qu’il y avait dans le mystérieux tube métallique mais son nouveau maître mit un doigt sur ses lèvres et l’invita à le suivre. Après avoir parcouru un labyrinthe de ruelles, l’historien lui ouvrit la porte de son atelier et ils s’installèrent autour d’une grande table.
    Ovang, sous l’œil attentionné de Vango, sorti de son instrument un plan détaillé du quartier. L’apprenti, fut émerveillé par la finesse du trait et l’amour porté à ce travail. Cependant, en haut à gauche du dessin, il y avait une sorte de vide, un trou blanc sur la page attira son attention. Le vieil homme, surpris le regard de son hôte, et lui expliqua que cette partie de la ville lui était inconnu. En revanche, Vango , lui la connaissait car il s’y était promené quelques jours auparavant. Comme le dessin, passait tout d’abord par une observation méticuleuse du terrain, le jeune homme passait le plus clair de son temps perché sur un toit à relever les moindres détails de cet ensemble de rues, ruelles et boulevard pour que sur le papier ce paysage redevienne vivant. Une nuit, alors que tout dormait, Vango se glissa hors de son lit et s’attela au famux dessin. Il Il continua jusqu’à l’aube où il put découvrir son chef d’œuvre. Ovang, se leva et tout d’abord ne vis rien, puis, en plissant les yeux vers l’emplacement du l’ancien trou, vit avec surprise qu’il avait disparu… Le maître regarda son apprenti et souri, il avait réussi à finir son travail ! Ovang, fou de joie alla porter son plan au roi avec Vango. Le roi, les couvrit d’honneur et les invita à la fête prévue le soir même. Le souverain fit de Vango maître architecte de son royaume. Ce dernier, quitta donc sa vie miséreuse pour vivre dans le luxe. Comme quoi, tout peut arriver !

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  • Mathilde Bégué le 07/07/2015 à 17h55

    Il retint son souffle. Le métal froid contre sa nuque lui donnait des frissons. Pourtant, il sentait l’arme trembler comme si l’assassin avait peur. Il ne bougea pas, attendant le coup mortel que lui porterait la balle. Mais il ne vint pas. Vango et son assaillant restèrent dans cette position pour le moins inconfortable durant une quinzaine de minutes et dans un silence pesant. On n’entendait que la respiration haletante de l’agresseur. Vango, pour sa part, se grattait les ongles en sifflotant, ce qui dans sa situation, montrait une certaine désinvolture quelque peu malvenue. Mais il savait qu’il ne recevrait pas la balle meurtrière ; un véritable assassin n’aurait pas hésité une seconde. Il commençait presque à s’impatienter, quand tout à coup, l’agresseur parla. Cependant, il y avait quelque chose d’étrange dans cette voix. Vango ne tarda pas à deviner qu’il s’agissait d’une femme. Alors, il se retourna brusquement, ce qui la prit de court et fit tomber l’arme ; Vango saisit cette opportunité pour neutraliser son assaillante aux deux poignets.
    Il contempla avec admiration sa prisonnière ; c’était une jeune fille qui devait avoir seize ans tout au plus. Ses yeux vert luisant contrastaient parfaitement avec sa peau pâle. Ses cheveux corbeau retombaient jusqu’au creux de ses reins dans une cascade de lourdes boucles luisant à la lueur de la lune. Ses lèvres étaient rouges et pleines. Il oublia presque pendant quelques instants qu’elle était la personne qui avait essayé de le tuer. Et quand enfin il retrouva ses esprits, il lui demanda d’une voix qu’il aurait voulue plus coléreuse :
    « - Qui es-tu et que me veux-tu ?
    - Je m’appelle Jeanne, répondit-elle d’une voix tremblante.
    - Enchanté Jeanne, je m’appelle Vango, lui dit-il d’un ton rassurant.
    - Je sais », chuchota-t-elle, probablement morte de peur.
    Vango, décontenancé, ne sut comment poursuivre :
    « - Mais pourquoi… ?
    - Je…je…j’étais censée vous livrer aux forces de police, balbutia-t-elle tant bien que mal.
    - Menteuse », lui chuchota-t-il à l’oreille d’une voix suave.

    La jeune fille blêmit et il savoura ce bref instant de supériorité. Néanmoins, il sentait qu’elle essayait de s’échapper avec une force surprenante. Alors il resserra son emprise. Elle plongea son regard dans le sien. Ses yeux verts s’emplirent de larmes. Vango, décidé à lui faire avouer la véritable raison de cet attentat, essaya de ne pas se laisser attendrir par la belle créature. Peine perdue ! Il ne put maintenir son étreinte. Etonnamment, elle ne fuit point ; elle demeura bouche bée, à l’observer, comme s’ils faisaient connaissance. Elle semblait, elle aussi, subjuguée.
    Soudain, la jeune fille profita d’un instant de flottement pour s’enfuir. Furieux de sa méprise, Vango se lança à sa poursuite…

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  • Justine Huret le 07/07/2015 à 17h52

    Il déglutit au contact du métal froid contre sa peau, sentant son cœur s'accélérer dans sa cage thoracique. Voilà qu'ils étaient de retour ! Il avait réussi à fuir la police depuis plusieurs jours, mais il avait manifestement été retrouvé. Oh, comme il regrettait désormais de s'être offert cette brève escale au bord du toit !

    Malheureusement pour lui, ses pieds qui pendaient dans le vide le plaçaient en position de faiblesse : il ne pouvait pas faire volte-face pour se défendre sans risquer de glisser de la gouttière. Et une chute de plusieurs dizaines de mètres était loin de l'enchanter. Puisqu'il ne pouvait rien faire d'autre, il tourna lentement la tête vers celui qui le menaçait, sur ses gardes... pour finalement constater avec soulagement que son agresseur n'était autre qu'un pauvre ivrogne, et que ce qu'il avait prit pour le canon d'une arme n'était en fait que le goulot d'une flasque. Il ferma les yeux un instant, sentant la peur le quitter. Il était en sécurité, pour l'instant du moins, et avait encore des moments de liberté devant lui. Il avait encore une chance inespérée de s'en sortir.

    D'un coup de rein il se remit sur ses pieds, prenant appui sur la cheminée à ses côtés. Une fois debout, il fit face à l'ivrogne, qui le regardait d'un œil morne. Il ne vivait pas dans le luxe, c'était indéniable – si c'était le cas, que viendrait-il donc faire sur les toits de Paris, de toute manière ? Il était vêtu de loques crasseuses, sa seule richesse était un chapeau melon défoncé qui trônait sur des mèches de cheveux gras. Il empestait l'alcool à plein nez, à tel point que l'odeur de la saleté se faisait oublier. Il était la représentation vivante de la misère.

    Vango lui prit le bras en essayant de masquer son dégoût. Le pauvre homme titubait à chacun de ses pas, et c'était un miracle qu'il ne soit pas déjà tombé dans le vide, en équilibre sur l'arrête du toit. Il le guida du mieux qu'il put vers un endroit plane, plus sécurisé. L'ivrogne ne protesta pas, trop imbibé pour se rendre compte de ce qui se passait autour de lui.
    Vango lui dit alors les seuls mots qu'il échangerait jamais avec lui :

    - Fais attention à toi, mon vieux.

    Il se détourna ensuite, survolant du regard l'étendue de toits avant de reprendre sa course folle.

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  • Solène Tuban le 07/07/2015 à 17h08

    - Enfin... J'attendais ce moment depuis si longtemps, fit une voix féminine derrière son dos.

    Instinctivement, il leva les mains en l'air et se retourna avant de tomber nez à nez avec la jeune femme qui braquait un revolver en sa direction. Après avoir fait le tour des options qui s'offraient à lui - la lutte ou la fuite - il déduisit que l'opposition s'avérait risquée face à un adversaire armé. En l'occurrence, une magnifique adversaire à la chevelure flamboyante et aux grands yeux verts. Elle le toisa d'un regard profondément déterminé avant de lui lancer :

    - C'est donc toi qui as tué mon père... Maintenant, tu vas lui rendre ce qui lui appartient. Donne-moi le flacon.

    Vango se sentait perdu face à de ces accusations. Soudain, des bruits de pas et un prénom lancé dans l'obscurité : "Éva". La jeune femme, réalisant qu'elle avait fait erreur, ordonna à Vango de se cacher. Il se plaqua derrière l'imposante cheminée tandis qu'elle s'approchait du mystérieux visiteur. Il parvint à distinguer une voix grave :

    - Tu es très ponctuelle, dis-moi. Il me semble que c'est ça que tu cherches, ma jolie ?

    Sa curiosité prit le dessus et Vango jeta brièvement un coup d'oeil vers la scène qui se déroulait à quelques mètres de là. L'homme agitait triomphalement un petit flacon de verre contenant un liquide écarlate. Son interlocutrice s'exclama :

    - De toute façon, il ne te servira à rien sans la formule... que je détiens, au passage.

    L'homme s'empara du pistolet sous son manteau. Cependant, elle fut plus rapide que lui et dégaina son révolver, l'éraflant d'une balle. C'est alors que Vango surgit de sa cachette et se jeta sur l'homme, esquivant de peu un tir. Il lui saisit son arme et la laissa tomber en contrebas, tous deux se faisant face au bord du vide. C'est à ce moment-là qu'Éva s'élança et poussa violemment le malfaiteur qui trébucha et disparut dans la Seine coulant au pied de l'immeuble.
    Vango, interloqué, se tourna vers celle qui, après l'avoir menacé, venait de lui sauver la vie. Elle lui expliqua qu'elle n'avait aucun remord : cet homme, qui lui avait donné rendez-vous sur les toits pour obtenir la fameuse formule, elle ne l'avait jamais vu mais savait qu'il s'agissait de l'assassin de son père, célèbre chimiste qui avait mis au point l'élixir de jouvence. Elle ramassa le précieux flacon, miraculeusement intact dans la gouttière. Vango déclara :

    - Votre père est mort, et il en mourra beaucoup d'autres pour détenir ce graal. Le garder, c'est non seulement vous mettre en danger, c'est aussi menacer l'humanité. Soyez raisonnable : détruisez le.

    Convaincue, elle ouvrit la fiole et vida son contenu dans la Seine, évitant ainsi que ce nectar devînt un poison. Puis elle embrassa le jeune homme sur la joue et s'en alla telle qu'elle était venue, une hirondelle, un instant furtif, une vision fugitive dans cette nuit d'été.

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  • Clervie Quelven le 07/07/2015 à 15h25

    Il leva lentement les mains à la hauteur du visage. Nul bruit n’existait plus pour lui, hormis sa respiration saccadée. Les bruits des klaxons et des passants se fondaient dans le lointain, comme la note d’un piano s’estompe lentement. La pression du métal froid se fit plus forte sur son cou. Allait-il mourir ? Les secondes se dilataient à l’infini.
    Il se savait recherché, mais il ignorait le motif de cette poursuite. Depuis quatre jours, il échappait aux policiers, caché dans les toits de Paris, caché dans l’ombre et la crasse, caché dans ce qui était autrefois un rêve de petit garçon.
    Peu à peu, Vango se calme. Il n’a pas peur. Il n’a plus peur. La traque s’achève, la mise à mort approche. Il se retourne très lentement. L’homme qui lui fait face est banal. Taille moyenne, yeux marron clairs, moustache, vêtements sombres… C’est un visage que l’on ne retient pas. Et pourtant, Vango le reconnait. C’est lui, ce commissaire, qui l’avait poursuivi quatre jours auparavant. Dans sa main luit un petit pistolet argenté.
    Vango va mourir, il ne sait pas pourquoi. Tout se déroule au ralenti. Le doigt de commissaire se rapproche lentement de la gâchette, sans qu’aucune parole n’ait été prononcée. Vango ferme les yeux.
    L’homme tire.
    La détonation claque comme un coup de fouet. Elle emplit l’air, rebondit sur les toits et les cheminées, se propage au dessus de la Ville. Vango ouvre les yeux, étonné. Il n’a rien. Le commissaire a visiblement glissé sur une flaque d’eau et son tir a dévié. Ses deux mains sont crispées sur le bord du toit, derniers liens le retenant à la vie, car s’il tombe, tous les deux le savent, c’est la mort assurée.
    Vango se rapproche du bord. Celui qui voulait le tuer est là, totalement dépendent de son bon vouloir. Il n’aurait qu’un geste à faire pour se venger de celui qui a brisé sa vie, l’a changé en fugitif. Mais il n’aurait qu’un geste à faire pour le sauver, pour ne pas devenir un assassin à son tour. Le combat qui se déroule dans l’âme du garçon est terrible.
    Le policier ne dit rien, n’implore pas la pitié de celui qu’il aurait du tuer. Il lit dans les yeux de Vango la bataille qui le déchire. Ses mains glissent. Dans quelques secondes, il le sent, il va lâcher et s’écraser sur le sol. Soudain, il sent deux mains moites attraper les siennes et le tirer vers l’avant.
    Allongé sur le ventre, il ne dit rien, savourant chaque goulée d’air et le bonheur d’être en vie. Enfin, il ouvre les yeux. Il est seul. Vango est parti. Il distingue, près d’une cheminée de briques, sa petite silhouette noire, dansant sur l’horizon.
    Oiseau qui prend son envol…

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  • Théo Manea le 07/07/2015 à 14h11

    Vango essaya de se retourner mais son agresseur lui tordit le poignet, lui attacha les deux mains à un poteau, puis l’homme mystérieux reprit sa traque dans la nuit de Paris. Un peu plus tard les traqueurs revinrent avec d’autres vagabonds comme lui, il fut détaché et jeté dans un fourgon crasseux avec les autres fuyards. Dans sa fuite Vango s’était cogné contre un réverbère, il saignait du nez et avait très mal à la tête. Il put remarquer que les autres avaient hérité un peu du même sort : certains s’étaient coupé dans du barbelé et d’autres avaient des ecchymoses partout. Le fourgon avait pris une route de campagne. Brusquement le fourgon s’arrêta. Les portes s’ouvrirent, une vingtaine de policiers corrompus et autres ripoux de Paris avaient des bâtons à la main. Vango ne put dire un mot, un homme lui administra un fantastique coup sur la tête, puis l’endormit avec un chiffon imbibé de chloroforme. Il se réveilla quelques heures plus tard avec d’autres détenus dans une cave insalubre, menotté, puis il entendit comme des voix de l’autre côté du mur. Il put entendre des nombres et des annonces de prix et une personne qui frappa une table avec un marteau. Vango comprit de suite qu’il s’agissait d’une vente d’esclaves. Vango fit courir la nouvelle dans toute la cellule, tout le monde était révolté et la plupart se disaient prêts à tout pour sortir d’ici. Un des plus vieux détenus remarqua que le ciment autour d’une bouche étroite n’était pas de très bonne qualité et tombait facilement en morceaux. A un moment donné, un homme avec un léger embonpoint entra avec une énorme casserole et des assiettes, tout le monde fut servi d’une soupe soit disant à la tomate mais ça ressemblait plutôt à de l’huile. L’homme annonça qu’il reviendrait dans une heure pour reprendre les couverts. Vango proposa à tout le monde de gratter le ciment autour de la bouche d’aération .En une demi-heure la bouche d’aération fut enlevée. Tout le monde se hissa hors de la cellule pour sortir définitivement de ce calvaire. Ils devaient encore contourner la vigilance des deux gardiens. Mais une seule possibilité s’offrait à eux : les assommer. Vango voulait à tout prix sortir de se trou à rat. Il prit une planche de bois puis en administra deux coups aux gardiens qui eurent à peine le temps de se débattre.

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  • Juliette Adam le 07/07/2015 à 10h57

    Vango ne bougea pas. Il n’osait pas regarder. Il éprouvait une sensation étrange. Une sensation qui ne lui était pas familière. Ce n’était pas de la peur, non. Quelque chose de plus particulier. Il se sentait en sécurité. Ce qui était absurde bien sûr. Mais, sans savoir l’expliquer, il se sentait bien. Ils restèrent ainsi longtemps. Sans parler. Sans bouger. Pendant des secondes. Des minutes. Des heures peut-être. Peu importe. Vango était détendu. Et il sentait que ce n’était pas le cas de tout le monde. Même ce corbeau sur le balcon juste en bas semblait mal à l’aise. Une voix féminine rompit le silence :
    « Milligan, tu l’as tuée ! Tu ne lui as laissé aucune chance. Tu la détestais autant que ça ? Au point de la poignarder et de la jeter du haut d’un immeuble pour que l’on pense qu’elle s’est suicidée ! Mais moi, je la connais trop. Jamais elle n’abandonnerait pour si peu. Tu… » Elle s’arrêta. Elle pleurait. Il le savait. Il ne la voyait pas mais il pouvait sentir sa douleur. Vango la regarda enfin. Il pleurait. Malgré ses larmes qui s’accumulaient sur ses yeux il pouvait la voir. Elle avait la peau blanche. De grands yeux bruns en amande. Des taches de rousseur qui faisaient l’effet d’étoile dans la voie lactée. Ses longs cheveux blonds volaient au vent. Elle devait avoir dans les dix-neuf ans. Vango la trouvait magnifique. Elle ne pleurait plus.
    « Vango, Vango Romano ? » fit elle en battant des cils six fois. Elle baissa son revolver et le rangea. On entendait des hirondelles chanter. Elle lui parla. Elle lui raconta Colombe qui brûlait d’amour pour son cousin Milligan. Elle lui raconta la tristesse de son amie lorsque Milligan avait annoncé ses fiançailles avec une certaine Ysée. Elle lui raconta son corps ensanglanté qui gisait dans une rue pas loin de Notre-Dame. Elle lui raconta comment elle avait vu Milligan précipiter Colombe dans le vide. Elle lui raconta sa colère et son incompréhension. Elle lui raconta aussi comment elle l’avait aperçu et pris pour Milligan. Ses paroles s'échappaient de sa bouche comme une trombe d’eau. Le soleil se levait et la vie commençait doucement à reprendre. Tout à coup, elle s’en alla en courant sur les toits comme Vango le faisait si souvent. Un ruban était tombé dans sa course. Celui qu’elle portait dans les cheveux. Sans le regarder, il le ramassa et le serra contre son cœur. Il ne voulait pas la quitter des yeux un seul instant. Il se mit à courir sur les toits de Paris. Il voulait suivre cette fille. Pas par amour, non. Son cœur appartenait à Ethel. Mais parce qu’il l’avait vu s’arrêter de pleurer en le reconnaissant. Vango, lui, pleurait encore. Elle le connaissait. Il voulait en savoir plus. Il voulait l’aider à retrouver ce Milligan. Il n’avait toujours pas regardé le ruban. Ce ruban violet sur lequel était écrit en lettres d’or Solange Romano née en 1915 .

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  • Pauline Latanska le 07/07/2015 à 10h35

    Il se retourna vivement et tenta de faire tomber son assaillant... Qui n'était autre qu'une vieille échelle en bois!
    L'objet venait d'être appuyé de manière hasardeuse d'un balcon jusqu'au toit et une petite tête bouclée apparut bientôt à son sommet.
    - Eh! Souffla l'enfant, tandis qu'un nuage sortait de sa bouche. Reviens ici, tu sais bien qu'il fait trop froid pour les promenades nocturnes!
    Un moment Vango crut que la petite s'adressait à lui, puis il sentit une infime boule de poils frôler ses jambes. Le port altier, tel une duchesse longuement attendue, le chat arriva vers l'enfant et, oubliant sa noble condition, vint se blottir dans ses bras.
    Vango s'apprêtait à repartir, un étrange sentiment creusant sa poitrine. Durant un instant il aurait aimé être lui même appelé dans la nuit. Ne plus être un courant d'air, passant près des autres sans jamais s'arrêter.
    Mais alors, il entendit un feulement suivi d'un fracas épouvantable. A cause du givre l'échelle avait glissé et l'enfant se trouvait désormais suspendue au dessus du vide. Sans attendre, Vango l'attrapa de justesse et descendit avec agilité jusqu'au balcon. Furibond, le chat tentait de reprendre contenance en léchant ses poils ébouriffés. La petite tremblait encore lorsque Vango attira les couvertures du lit sur elle. Au moment de repartir, elle le retint par la manche et parvint à articuler:
    - Tu..tu reviendras n'est-ce pas?

    Et la nuit suivant Vango était de retour. La chambre d'enfant s'était transformée en petit palais des glaces car les fenêtres, grandes ouvertes, laissaient s'engouffrer des tourbillons de flocons. Et la petite fille dansait au milieu dans sa grande robe de chambre. Derrière elle, les rideaux claquaient en rythme.
    Plus tard, ils lurent quelques livres d'aventures dans une tente improvisée avec les draps en flanelle. Soudain, une bourrasque d'air glacé traversa la chambre et fit tourner toutes les pages d'un même mouvement.
    - Regarde! Le vent aussi veut lire! Murmura l'enfant.
    Un instant déconcerté, Vango se prit à sourire. Oui, définitivement il aimait l'idée que le souffle de la nuit fantasme sur quelques mousquetaires des temps oubliés ou une indienne prisonnière d'un vaisseau pirate.

    Le soir suivant il était de nouveau là. Cette fois ci, les volets étaient fermés et Vango sentit ses épaules s'affaisser. Puis il sourit à la vision d'un petit message coincé sous une pierre. Il s'empara du morceau de papier et le lut: "Je suis tombée malade et maman ne veut pas que j'ouvre les fenêtres. Je t'ai laissé du gâteau derrière l'arrosoir... J'espère que le chat ne l'a pas mangé! ".
    Ce n'était pas le cas et Vango goûta avec bonheur la petite douceur aux noix. Mais son plus grand plaisir fut lorsqu'il relut la dernière phrase car, avant d'être barrée et corrigée, elle exprimait un tout autre souhait."J'espère que tu reviendras".

    Ainsi la dernière nuit, Vango revint. Les volets étaient ouverts et, alors qu'il tentait d'apercevoir la silhouette de sa jeune amie, Il vit une ombre dans le reflet.
    Ils l'avaient retrouvé.
    Ils étaient là.
    Alors Vango ne s'arrêta pas et s'enfuit le plus loin possible de la chambre d'enfant. Et il savait qu'il ne reverrait jamais la fillette.
    Ce qu'il ne savait pas en revanche, c'est que l'enfant resta dehors toute la nuit à l'attendre. Et que, lorsqu'il fut l'heure de rentrer, la petite fille pleura. Car Vango avait traversé sa vie d'enfant comme une tempête et réchauffé son coeur d'un souffle brûlant.

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  • Joseph GROSJEAN le 06/07/2015 à 22h15

    Son agresseur lui ordonna d’avancer sans se retourner.

    Vango ne semblait pas avoir peur, il réfléchissait déjà à la manière dont il allait s’en sortir.

    Il était prêt à bondir du toit quand l’homme lui demanda une seconde fois d’avancer, avec une voix encore plus insistante et en appuyant de plus en plus fort contre sa nuque. Tellement fort qu’il trébucha en avant et s’écroula à plat ventre sur le zinc. Vango glissa vers le sol. Il réussit cependant à s’agripper, son agresseur le saisit en l’obligeant à se relever et à avancer. Sous la menace de l’arme, Vango n’eut d’autre choix que de suivre ces ordres.

    Après quelques minutes de marche, Vango aperçut un endroit qu’il connaissait bien et où il pourrait certainement semer son assaillant. Mais rien ne se passa comme prévu : en tentant de fuir il fut rattrapé par son agresseur qui commença à le frapper. Vango se débattit tant bien que mal. Toute cette agitation attira les passants et la police.

    Dans un mouvement de défense, Vango réussit à attraper le révolver mais il manqua de perdre l’équilibre. Involontairement le coup partit en direction de l’homme qui tomba du toit sous le regard d’une dizaine de policiers. Des cris remontèrent à la surface s’élevant vers le ciel. Puis, plus rien, le silence total.

    Que c’était-il passé et combien de temps cela avait-il duré ?
    Comment remettre tout cela en ordre et l’expliquer ?

    Las de se poser maintes questions, Vango prit ses jambes à son cou en étant à mille lieues d’imaginer ce que cet individu lui voulait…

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  • Addis Halgand le 06/07/2015 à 21h44

    1938
    -"Je te cherchais." Vango se figea, ses muscles se tendirent, et il sauta. Mais ce fut un chat brun qui atterrit sur le toit d'en face. La queue battante, il se retourna et vit derrière lui une jeune fille. Ses cheveux roux flottaient autour d'elle et elle souriait, montrant des dents étincelantes mais pointues.
    -"Enfin je te trouve, Anoth." Un instant plus tard, une chatte rousse aux yeux verts émeraudes atterrit près de lui. Il recula d'un pas en montrant des dents.
    -"Que me veux tu?"
    -" Juste te voir, Anoth."
    -"Je ne veux plus te voir, Akitten. Et puis arrête de m'appeler Anoth. Je m'appelle Vango maintenant." Akitten s'approcha de Vango, qui recula vivement.
    -"Mais pour moi tu t'appelles et tu t'appelleras toujours Anoth, mon cœur."
    -"Non!" Vango courut jusqu'au bord du toit et sauta, tournant le dos à Akitten. Cette dernière poussa un dernier cri:
    -"Je te retrouverai, Anoth! Ou que tu ailles, je te retrouverais!" Vango ne se retourna pas et continua à sauter de toit en toit, jusqu'à disparaître de la vue d'Akitten. Elle poussa un soupir puis se retourna et disparut à son tour.

    Vango sauta dans la rue, se dirigea vers le fond d'une ruelle sombre. Ses muscles se tendirent, il poussa un petit cri de douleur et puis le garçon au boucles réapparut. Il se blottit entre deux cartons sales, les genoux contre la poitrine. Akitten. Pourquoi est-elle revenue? Pourquoi maintenant? Qu'est-ce qu'elle lui voulait? Malgré lui, son passé le submergea. Il céda et se laissa emporter par ses souvenirs.

    1919
    -"C'est un garçon!" Louise soupira de bonheur. Elle prit son garçon dans ses bras. Il la regarda avec des grand yeux bruns écarquillés. Elle lui sourit. Son mari, Emile, regarda le bébé à son tour.
    -"Comment-va-t-on l'appeler?"
    -"Vango?"
    -"C'est un peu original, mais bon..." Louise tendit Vango à Emile, quand une ombre sauta d'un coin et attrapa le bébé. Louise poussa un cri. L'ombre disparu par la fenêtre. Emile avait juste eu le temps de voir un grand chapeau et des bottes. Il avait aussi cru apercevoir une queue...

    1931
    Anoth sorti de sa classe.
    -"Tous à l'entraînement! Allez!" postillonna leur professeur. Lui et ses 9 compagnons coururent jusqu'à la grande salle de gym, où les attendait leur entraineur.
    -"Tous en ligne!" Ses bottes claquèrent sur le sol lissé et il battit de la queue impatiemment. Les élèves le firent sans plus attendre.
    -"Vous devriez être capable de vous transformer à volonté dès la fin de cette année. Vous devez vous entrainer tous les jours." Anoth hocha la tête, imité par les autres adolescents. Akitten lui fit un clin d'œil.
    -"3,2,1... Transformation!" Un instant plus tard, une jolie chatte rousse le regardait. Il était lui-même devenu un chat brun.
    -"Sheibah, qu'est-ce-que c'est que ça?!" hurla le Chat Botté vers une jeune fille avec des oreilles et une queue de chat.
    -"Désolée, monsieur..." gémit-elle. Anoth sourit, sans se douter que sa vie avec les Jaguarians allait basculer dans quelques semaines.

    1938
    Vango ouvrit un œil. Quelqu'un venait. Il bondit sur les cartons et sauta jusqu'au toit, sa queue foutant l'air de Paris.

    Akitten se faufila entre le deux portes à peines entrouvertes. Elle arriva dans une grande salle tapissée de blanc. Là, ses 8 compagnons l'attendaient, mis en cercle autour d'une table.
    -"Mes amis, je l'ai retrouvé! J'ai retrouvé Anoth!"

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  • Fanny Montpeyroux le 06/07/2015 à 19h31

    Il souffla doucement. Il était las de fuir sans cesse, las de cette violence qu'il sentait autour de lui et lui collait à la peau.

    Il ne reconnaissait plus le monde qu'il avait trouvé en quittant Mademoiselle et ses îles. Au dessus de lui, même le ciel semblait enragé.

    Il redressa doucement la tête et senti le métal froid contre sa peau. Une voix graveleuse lui ordonna dans un mauvais français :
    « Tu pas bouger ou je tirer ! »

    Vango se mit aussitôt à parler allemand, soulagé que l'arme pointée sur sa nuque n'appartienne pas à la milice.
    « Je ne vous veux aucun mal, et pour le prouver il leva les main de chaque côté de sa tête, je vous le jure.»

    Il n'entendit rien pendant plusieurs secondes. Il comptait sur la surprise de l'homme d'entendre parler dans sa langue maternelle pour l'inciter à le laisser partir sain et sauf. La voix fini par retentir de nouveau, l'homme tenant fermement son pistolet entre ses deux poings serrés.
    « Êtes vous allemand ? »

    L'homme devait le soupçonner d'être de la milice, ce qui ne présageait rien de bon. Vango jugea qu'un mensonge valait mieux que de la violence. Il répondit donc calmement, avec l'assurance tranquille de ceux qui n'ont rien à se reprocher :
    « Oui, ma mère est allemande et j'ai passé la moitié de ma vie à côté du lac Constance à regarder arriver et repartir le zeppelin. »

    Alors une main attrapa son épaule, et il se tourna vers son agresseur, qui, les yeux brillants de larmes, lui tomba dans les bras et le serra avec vigueur.

    Lorsque l'homme le lâcha enfin, Vango pu voir ses cheveux hirsutes, sa barbe trop longue, ses habits sales. Il se demanda jusqu'où le monde pourrait encore s'enfoncer dans l'horreur.

    L'homme lui tenait l'épaule comme un vieil ami, l'appelait « mon frère » et l'invita à partager son repas avec des sanglots dans la voix. Il lui expliqua ensuite comment il avait du fuir sa région natale pour avoir commit le seul crime d'être juif.

    Vango, qui avait appris l'allemand lors de son année à bord du zeppelin, comprit tout de la détresse de l'homme et, en dépit de sa méfiance, il accepta de rester le soir manger avec lui. Ce dernier s'appelait Simon.

    Il s'avéra que d'autres gens partageaient le repas de Simon. Sa femme, ses enfants, des voisins qui avaient fuit avec eux... Autant de vies détruites en un instant par la bêtise d'un seul homme...

    Ils racontèrent à Vango comment ils avaient traversé l'Allemagne puis la France, partant du lac de Constance (et c'est pour ça que l'homme avait été si ému, de retrouver une trace en Vango de sa région perdue) jusqu'à Paris, où ils pensaient trouver refuge. Ils lui dirent leur errance sans fin et puis maintenant leur peur d'être trouvés par la milice et leur urgence de passer en zone libre.

    Malgré tout cela, le dîner fut agréable. Simon et les autres n'avaient pas grand chose à partager mais le partageaient de bon cœur, et ils se surprirent même à rire en évoquant des souvenirs du lac et du zeppelin, et de son capitaine, bourru mais attachant.

    Lorsque, après le repas, Simon lui proposa de venir dormir avec eux, Vango refusa, et les remerciant, il partit de son côté.

    Il s'allongea sur un toit de zinc encore rayonnant de la chaleur du jour et observa le ciel. En remarquant qu'il avait repris une couleur bleu nuit, la même couleur qu'il pouvait voir depuis son île lorsque, petit, il s'endormait sur les falaises, Vango se dit que tout n'était pas perdu, et qu'il y avait peut être encore un espoir pour les hommes...

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  • Salomé Sebbah le 06/07/2015 à 18h10

    Il resta un moment immobile, puis le vent amena à ses narines l'odeur d'asphodèle et de violette qu'il connaissait si bien, alors un sourire se dessina sur ses lèvres et il ferma les yeux. La ville qui avait autrefois été sienne avait changé lorsqu'il était parti, une crise s'abattant sur ses passants remplaçant leurs regards joyeux par des pupilles mornes et éteintes, laissant la ville lumineuse qu'il avait jusqu'alors connu pour autre chose. Mais le soir, lorsque la nuit étendait ses longs voiles sur la ville devenue silencieuse, on pouvait entendre des profondeurs d'un bar, s'élever la douce rengaine d'un air de jazz, vestige d'une époque perdue mais chère pour Vango qui était alors le Roi de Paris. Il n'y avait pas eu une ruelle ou un toit qu'il ne connaissait pas, il avait connu chaque bar et chaque maison de Montmartre et Montparnasse et c'est parce qu'il avait été le Souverain de cette ville qu'il savait exactement qui se tenait derrière lui. Jamais au long de son voyage cette odeur n'avait cessé de se rappeler à lui, titillant ses narines pour qu'il n'oublie pas la promesse de cette nuit d'été. Il revoyait à présent ses yeux anthracite, image même de la ville qu’il avait eu en sa possession, cette mer de zinc sauvage qui brillait d’une lueur joyeuse sous la lumière tamisé de la Closerie des Lilas, son rire cristallin au dessus de La Rotonde. Il murmura alors un mot, celui qui résumait tout, qui s'accrochait à chacun de ses souvenirs de Paris
    - Joan. La pression sur sa nuque faiblit et Vango se retourna pour faire face à celle qui lui avait appris à aimer quand ses parents lui ordonnaient de mépriser. Il retrouva son visage fin, ses courtes boucles platine reflétant d’une couleur d’ambre le soleil qui déclinait à l’horizon. Ses mains frêles et tremblantes qu’il avait connu fortes dans les siennes
    - Vango. Ce n'était qu'un souffle mais il senti aussitôt quelque chose s'allumer en lui, trouvant enfin la dernière pièce manquante du puzzle, le faisant enfin se sentir entier.
    - Je sais tout, de lourdes larmes coulaient, traçant de doux sillons sur ses joues, je sais qui tu es. Vango s'avança, faisant fit de l'arme de métal qui s'enfonça dans sa chair
    - Alors vas-y, venge les. Il plongea son regard dans celui cendré de la jeune fille et ses lèvres attrapèrent dans un ultime baiser, celles humides et salées de Joan. Le coup retenti. Bref. Arrachant la vie de celui qui avait appris à l'aimer. Vango marqua pour toujours la couleur ardoise derrière ses paupières et tomba, une rose rouge s'étendant sous lui. L'ombre sorti alors de sa cachette et murmura à la fille dont les genoux trempaient à présent dans le liquide écarlate
    - C’est bien Joan. Il ne se serait pas laissé faire si ça n’avait pas été pour toi. Son père l’avait pourtant mis en garde, ne jamais tomber amoureux. L’homme ricana, C’est son père et non lui qui avait orchestré l’assassinat de tes parents. La jeune fille fut secouée d’un soubresaut, grâce à toi, continua-t-il, je vais enfin pouvoir mettre la main sur leurs biens, merci. La blonde frissonna de dégoût et un désespoir sans nom s'empara d'elle. Elle leva des yeux suppliant vers l'homme qui sourit. La détonation emplit le toit en même temps que Paris s'endormit. La jeune fille attrapa la main de celui qu'elle aimait.
    -Jusqu'au bout, murmura-t-elle en souvenir d'une promesse faite sur ce même toit. Leurs sangs se mêlèrent scellant le pacte et la nuit emporta avec elle le royaume qu'ils avaient construit ensemble.

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  • Alice Diaz le 06/07/2015 à 18h07

    - On ne bouge plus !

    Malgré tout, Vango se retourna avec prudence, pour ne pas tomber de la gouttière. Il s’agissait d’une jeune fille à peine plus âgée que lui qui brandissait un petit pistolet blanc à la crosse de nacre. Elle même possédait une beauté toute nacrée : teint diaphane et dents étincelantes, cheveux lumineux et regard clair. Une dizaine d’hommes se tenaient derrière elle. Le chef était bien bâti et possédait une belle moustache blonde : c’était le commissaire Brugoulot que Vango connaissait bien pour massacrer et piller les pauvres gens, arrêter les innocents en se remplissant les poches et profiter d’une vie insolente par sa luxure. Ils se haïssaient mutuellement.

    - Vango ! Comme on se retrouve. Je te présente ma fille, Alcina.

    Vango regarda la jeune fille, l’air moqueur.

    - Salut jolie poupée.
    - Papa !, cria t-elle en rougissant.

    Alcina pointa l’arme sur lui. Vango n'avait pas peur de cette petite comédie; en revanche, il commençait à s’impatienter. Il sortit de sa besace abimée une petite outre en cuir qu’il ouvrit.

    - On en bouge plus vagabond ! Je suis armée !, hurla la jeune fille, hystérique.
    - Tu parles. C’est un jouet que tu tiens dans les mains. Ton père à mit quoi dedans ? Des sucreries ?, railla t-il.

    Les autres policiers brandirent leurs armes sur le jeune homme. Vango perdit patience et lâcha le contenu de son outre au sol. Un petit carnet, une bille bleue, un mouchoir troué et des miettes de biscuits au pavot. Vango eu l’air décontenancé. Les policiers éclatèrent de rire et Brugoulot rétorqua :

    - Tu croyais faire diversion peut être ?

    Il prit le carnet et le feuilleta.

    - Hé ! Écoutez ça vous autre « Manteau de la nuit piqué d’étoiles, c’est durant cet instant éphémère que je me sens le plus vivant. Vent glacé s’engouffre dans mes narines, les chats miaulent une symphonie au rythme de la ville qui s’endort. Je n’ai qu’à tendre la main pour me sentir maitre et protecteur de Paris. Paris tout petit, Paris tout gris, Paris qui, la nuit, devient mon ami. » Ridicule !

    Il se mit à rire. Les agents imitèrent alors leur maitre, imaginant qu’il y avait là quelque chose de drôle ou d’absurde. Le commissaire cessa brusquement de rire et enleva le cran de sécurité de son arme, qu'il pointa sur Vango.

    - Une dernière volonté môssieur Vango ?

    Vango fronça les sourcils puis fit le geste de compter sur ses doigts. Il eu un sourire en demi-lune, moqueur et enfantin.

    - C’est un alexandrin !

    Profitant des quelques secondes de confusion qu’il venait d’obtenir, Vango sauta du toit pour rejoindre celui qui était en contrebas. Plus petit, ce dernier était aussi en pente ; le jeune homme se mit à glisser tout du long avant de faire une chute de huit mètres et quarante-deux centimètres. Il venait de tomber dans un amoncellement de sacs à poubelles et d’ordures. Ses membres étaient douloureux et son bras formait un angle étrange par rapport au reste de son corps. De plus, une odeur douteuse s’imprégnait déjà en lui. Il entendait les coups de feux inutiles au dessus de sa tête -le petit toit en pente le protégeait des impacts- et il se mit à rire. Vango tentait de se relever; il n’avait que quelques minutes pour s’enfuir dans le dédale parisien. Mais c’est là qu’il s’aperçut qu’une douzaine de paires d’yeux sombres le fixaient avec insistance. Vango riait nerveusement.

    - Dites moi que je rêve...

    Il savait que ses ennuis n’étaient pas terminés mais venaient simplement de prendre une nouvelle direction.

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  • antonio naber le 06/07/2015 à 17h47

    Naber Antonio Rédac'short 06/07/2015


    Auteur :  Timothée de Fombelle 
    Personnage : Vango 19 ans
    Lieu : Paris en 1930


    Quand il posa la main sur la brique tiède d’une cheminée, Vango sentit une pression derrière sa tête, comme une arme appuyée contre sa nuque. (…)



    Vango était en train de paniquer, il ne voulait pas mourir maintenant alors qu'il n'avait que dix neuf ans et encore toute sa vie devant lui. Ce que Vango ne savait pas c'est que tout cela n'était qu'un rêve. Pendant ce temps Vango ne savait pas qui était derièrre lui ni pourquoi.

    C'était un homme d'environ vingt deux ans et qui ne s'aimait pas tel qu'il était. Cela faisait maintenant plusieurs mois qu'il surveillait Vango. Il était jaloux de lui et lui en voulait parce qu'il était parfait à ses yeux.


    Vango se retourna et découvrit qui le menaçait avec une arme. Il lui demanda «Pour quelle raison fais tu cela ? ». Il lui répondit : « Tu as tout ce que je n'ai pas !! La beauté et la gentillesse. Pourquoi as tu autant de charisme? Pourquoi pas moi ?! Je suis jaloux de toi, moi aussi je mérite tout ça ! Je te déteste ! Tu m'as tout volé ! Personne n'ai mieux que moi ! »

    Vango transpirait , transpirait et transpirait ... sous la chaleur de cette pièce, il avait peur. Vango ferma les yeux et pria pour que ce ne soit qu'un rêve. Il esperait qu'en se réveillant tout ceci n'aura jamais eu lieu. Il ouvrit ses yeux et se rendit compte que rien de tout cela n'était réel. Il se frotta le front avec sa main, qui était en sueur, et se réjouissit.Il était réveillé, il avait simplement fait un mauvais rêve ou une vilaine hallucination. Il se rendit alors compte qu'il était en effet trop gentil et trop parfait. Il prit conscience qu'il devait faire plus attention à ce qu'il faisait et à l'image qu'il donnait afin que les autres ne soient pas envieux de lui et qu'il n'attise pas leur jalousie.

    Par la suite Vango partit se balader dans les rues de Paris pour observer le comportement des parisiens et se mettre à agir comme eux. Il était persuadé que c'était le seul moyen pour lui de ne jamais rendre jaloux un autre homme comme dans ce « rêve ». Le seul problème c'est qu'il tomba sur des jeunes qui ne se comportaient pas comme les autres. Ces jeunes étaient insolents et très dangereux. Ils importunaient les passants qui sortaient des boutiques, ils volaient des pommes au maraîcher et certains volaient même les bourses des dames âgées. Vango ne souhaitait pas ressembler à ces jeunes gens !
    Vango se demanda si c'était utile de se comporter comme eux. Il décida de rester comme il était et réalisa qu'il saurait se défendre tout seul si un jour quelqu'un lui voulait du mal à cause de sa perfection. Il rentra chez lui et oublia cette journée cauchemardesque qui lui était arrivée au cours de la journée et sous une cruelle chaleur.

    Il s'installa au fond de son fauteuil et prit un roman. A l'instant même où il commençait à lire , il sentit une pression derrière sa tête, comme dans son rêve. Ce n'était pas un rêve... C'était une réalité...

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  • Nicolas Cosso le 06/07/2015 à 13h38

    Le froid métallique qu'il ressentait sur sa nuque se répandit dans tout son corps. Il se retourna pour faire face au canon du pistolet . Il écarquilla les yeux et souffla de soulagement en voyant Martial.
    - Que fais -tu Martial? On avait rdv alors que fais-tu?
    Martial, 18ans, baissa son arme et rigola à gorge déployée en se mettant face au soleil couchant qui embrasait l'horizon.
    - Je t'ai vu depuis là-bas, tu n'es pas trop discret depuis ce toit même si c'est ton préféré!
    - Arrêtes Martial de jouer avec cette arme! Rappelles toi que nous luttons pour la paix!
    - Je ne peux pas m'en empêcher Vango. A 8 ans je suis devenu un rat de cette ville comme ces enfants le sont aujourd'hui et cette arme qui est le seul souvenir de mon père me rassure. Je n'ai plus de balles, alors sois rassuré mais ça marche elle fait peur! Ha hahaaa.
    Les deux amis s'assirent sur la gouttière au dessus de cette ville d'où s'élevaient des pleurs et des cris d'enfants chassés par ces malfrats. Toutes les nuits la petite ville hurlait ses souffrances dans les voix des enfants.
    - Vango j'ai déjà dix personnes, pour se joindre à nous. Ils sont ok pour monter cette police protectrice. On va pouvoir chasser ces voyous!
    - Moi, dis Vango, Georgette et Michèle veulent accueillir les enfants : tout est prêt à leur ferme. Ils iront à l'école et elles s'occuperont de tout le reste. Amènes tes gars et prenons les enfants qui sont déjà là, en dessous au grenier. Allons-y.
    Ils conduisirent en silence les enfants à la ferme. Les soeurs les installèrent , sous le toit, dans un dortoir propre, aménagé de petits lits en bois aux matelas de foin enveloppés de tissu. Ils allèrent chercher les dix futurs policiers âgés de 19 à 40 ans qui voulaient retrouver la paix dans leur ville. Georgette et Michèle avaient préparé une soupe à l'oignon avec du pain frais . Après avoir dîné chaud, les enfants s'étaient endormis, rassurés. En bas au coin du feu, Vango , Martial et leurs hommes tinrent une réunion. Ils sauveraient leur ville et attraperaient enfin les voyous . Toutes les semaines ils les mèneraient à la grande ville pour être jugés, sauf ceux qui voudraient arrêter et avoir un nouveau départ.
    Six mois plus tard la ville changeaient déjà. Des hommes, anciens voyous, étaient aux récoltes des champs. La ville revivait peu à peu, elle avait été nettoyée. L'école accueillait un nouvel instituteur, les enfants avaient des projets pour leur avenir, on avait plus peur, même la nuit on pouvait se promener dans les rue en paix. Vango était devenu le Maire, et Martial avait rangé son arme dans une malle enfouie, oubliée dans son grenier. Peu à peu la ville était redevenue joyeuse et de confiance. Le nombre d'enfants malheureux diminuaient, mais Georgette et Michèle étaient toujours là pour en accueillir d'autres si besoin. Les voyous étaient allés voir ailleurs. Tous ensemble ils avaient réussi à redonner une sérénité à leur ville avec des citoyens unis pour leur ville. La police veillait encore, mais elle aidait les gens avec des conseils.
    Vango et Martial, qui aimaient toujours monter sur "leur" toit pour y voir le coucher de soleil à l'horizon, étaient heureux :
    -Martial veux-tu me remplacer pour être Maire?
    -Oui. Tu repars déjà ailleurs pour de nouvelles aventures?
    -Oui tu me connais, mais je reviendrai très souvent car ici c'est chez moi et cela le restera toujours. Cette ville c'est la lumière de ma vie.

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  • -Fan- B. le 06/07/2015 à 12h59

    Il se retourna lentement, leva les yeux sur son homme et manqua de s’étrangler.
    - Padre ? dit-il.
    L’homme avait des cheveux hirsutes, une barbe de plusieurs jours, des petits yeux tristes. Il n’avait rien de Zefiro. Vango ravala sa douleur, sa culpabilité, sa haine. Il avait pris pour Zefiro le premier inconnu. Il pria pour que le Padre lui pardonne, tout en replongeant son regard dans la ville.

    - Que me voulez-vous ? demanda-t-il au bout d’un moment.

    L’homme s’adressa à lui en italien, d’une voix douce qui contrastait avec sa forte carrure, et le fusil braqué sur la nuque de Vango.

    - Je comprends ta souffrance, dit-il. Zefiro te manque. Mais c’est la guerre, et il était vieux. Il serait mort un jour ou l’autre, si l’incendie ne l’avait pas tué.

    Les paroles firent à Vango l’effet d’un coup de poing. Au fond de lui, Vango voulait pleurer. Il ne pleurait plus depuis longtemps, même si parfois il l’avait fortement souhaité. Mais il restait sur ses gardes, car au fond, il n’avait pas tué Cafarello. La voiture avait explosé, oui, mais rien ne disait que Cafarello était mort, et même dans ce cas Vango n’était pas en sécurité. Les hommes de Voloï, ou les SS le recherchaient peut-être encore.

    C’est la guerre, avait dit l’homme, comme si ça expliquait tout. Au contraire. Ce n’était pas la guerre qui était responsable de la mort des hommes ; mais les hommes qui avaient créé cette guerre. Mais la guerre intensifiait la douleur, la peur, la culpabilité ; et les hommes étaient prêts à tout pour ne pas se sentir responsables.

    Pas Vango. Il savait que Zefiro l’avait protégé toute sa vie, et prendre sur lui la mort du vieux moine était sa manière de le remercier. C’était également pour ça que Vango était entré dans la Résistance, parce qu’au fond, il s’était battu toute sa vie, et il avait fait trop de dégâts. Aujourd’hui, il voulait se battre pour autre chose, être utile au monde, enfin.

    - Qui êtes-vous ? demanda Vango.

    - Quelqu’un qui te veut du bien, dit l’homme, qui sembla remarquer seulement à cet instant qu’il avait son arme sur la nuque de Vango. Il y a des choses que tu ne sais pas.


    Oh, ça, oui, il y en avait, des choses. Il avait compris que son père était le tsar de Russie, sa mère sa sirène qui l’avait guéri. Nell, l’étoile. Mais comment s’étaient-ils aimés ? Quelle avait été leur vie, avant cet accident dans le bateau avec les pirates ? Avaient-ils vécu assez longtemps pour le connaître ? L’avaient-ils aimé, lui ?

    Mais peu importait. Vango avait décidé d’oublier son passé, de tout recommencer. La rage commença à monter en lui. Qui était cet homme ? Que savait-il de Zefiro ? Que voulait-il lui dire, enfin ?

    - Pourquoi avez-vous pointé votre arme sur moi ? demanda Vango.

    - Parce que je suis comme toi. Constamment sur mes gardes. Tu aurais pu me prendre pour un assassin, et tenter de me tuer.

    - Sauf que je ne suis pas armé, dit Vango.

    - Ce n’est pas pareil. Tu sais te battre.

    C’était vrai. Si cet homme l’attaquait, Vango savait comment s’en tirer. En même temps, l’homme avouait qu’il ne savait pas se battre. En dépit de sa forte ossature, Vango comprit qu’il disait vrai. Il se détendit.

    - Alors ? demanda Vango.

    Pour toute réponse, l’homme traça un signe dans la poussière du toit. Une étoile unique.

    Alors Vango comprit.

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  • Aglae Ducourtieux Mouriaux le 05/07/2015 à 20h51

    Les sens en alerte, Vango se figea, retenant son souffle.
    En un éclair, mille pensées, mille suppositions lui traversèrent l'esprit. Il se croyait pourtant en relative sécurité! Persuadé d'être seul, il avait relâché sa vigilance, et maintenant, il était trop tard pour fuir...
    "Erreur de débutant", songea-t-il, amer.
    Une voix d'homme, légèrement rauque, lui chuchota, au creux de l'oreille :
    "Vous allez descendre dans la rue, la traverser. Là, vous entrerez dans le bistrot en face de vous, mes amis vous prendront en charge. Compris?"
    Vango réflechissait à toute vitesse, fébrile.
    Il avait un canif dans sa botte droite... S'il arrivait à le sortir discrètement...
    La gifle magistrale lui fit voir trente-six chandelles, et sa tête heurta violemment la cheminée. Il retint un gémissement de douleur. Un filet de sang chaud lui coula sur la joue.
    "Vite !", ordonna l'homme, menaçant.
    Vango sentit la pression de l'arme sur sa tempe se faire plus forte, et il répondit, d'une voix cassée par ces long mois de silence:
    "D'accord.
    -Je vous tiens en joue", le prévint son agresseur.
    Vango sentit qu'on éloignait le revolver, et le noeud qui s'était formé dans sa poitrine se desserra légèrement.
    Il s'agrippa à la gouttière, et commença sa lente descente.
    Du coin de l'oeil, il aperçut celui qui le traquait.
    Une barbe de deux jours lui mangeait les joues. Il portait un pull-over noir à col roulé. De là où il était, Vango devinait à peine son visage dans la nuit tombante. En revanche, le canon brillant du pistolet braqué sur lui était parfaitement visible.
    Vango tressaillit et accéléra son allure.
    Comment se sortir de cette situation désespérée ? Il avait beau se creuser la tête, il ne trouvait pas...
    Bien sûr, il aurait pu essayer de pénétrer dans l'immeuble par une fenêtre, mais les derniers feux du crépuscule, qui embrasaient encore le ciel, faisaient de lui une proie facile, exposé entre ciel et terre.
    Soudain, alors que Vango n'était plus qu'à un mètre de la chaussée pavée, un autobus pénétra dans la ruelle déserte.
    Vango s'immobilisa. Un idée venait de germer dans son esprit. Une idée folle, certe, mais depuis quelque temps, tout, dans sa vie, était devenu fou.
    D'un bond, il atteignit le sol.
    L'autobus s'arrêta devant la borne. Une dame en descendit et s'éloigna d'un pas pressé. Doucement, l'autobus redémarra. Au moment où il passa devant Vango, dissimulé dans l'ombre, ce dernier sauta sur la plate-forme arrière, et se glissa dans l'habitacle.
    Le contrôleur lui jeta un regard surpris. Les vagabonds étaient courant, mais celui-ci avait une lueur particulière dans l'oeil, comme une étincelle de défi... Il haussa les épaules. La vie était pleine de mystères!
    Au moment ou l'imposant véhicule tourna à l'angle de la rue, un long hurlement de rage retentit.
    Vango frémit, et la fraîcheur de cette nuit d'automne n'y était pour rien...
    Il leur avait encore échappé.
    Mais pour combien de temps?

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  • Carole Maure le 05/07/2015 à 18h10

    Vango savait à qui il avait affaire. Il ne se ferait pas prendre, car bien trop futé pour la police, il leur filerait entre les doigts comme à chaque fois. Ce dernier leur avait déjà échappé, il pouvait leur échappé une énième fois.
    Le jeune garçon se retourna à une vitesse fulgurante. Les policiers n’eurent pas le temps de comprendre ce qui leurs arrivait. Vango les désarma, faisant tomber toutes les munitions de leurs pistolets par terre.
    Le garçon tira sur la manche droite et la manche gauche des policiers et fit un nœud avec. Les deux hommes pris par surprise, n’eurent pas le temps de riposter alors que Vango s’enfuyait déjà. Le garçon prit la fuite les mains dans les poches, comme à chaque fois que les forces de l’ordre lui tombaient dessus.
    Son sac sur son dos, Vango passa de toit en toit puis s’arrêta devant une gouttière et décida de descendre par là. Il avait encore du temps devant lui avant que d’autres hommes ne soient à ses trousses.
    Une fois en bas, il fit attention que personne ne le remarquât. Vango mit son chapeau de paille et poussa ses cheveux brins bouclés en dessous, prit ses lunettes de soleil et les mit sur son nez. Il espérait que personne ne le reconnût car tout le monde s’avait à quoi ressemblait Vango, le garçon de dix-neuf ans qui avait mis le feu aux archives de la ville. Passer inaperçu était pour lui une priorité.
    Vango avait un plan. Fuir la France et aller dans le sud de l’Espagne où sa sœur l’attendait. Le jeune homme avait un but mais ne savait pas comment arriver à ce but. Il ne planifiait rien au delà de deux jours car il appréciait chaque jour qu’il était encore en vie.
    Il devait trouver un moyen d’aller en Espagne sans se faire arrêter mais avant tout, il devait trouver quelque chose à se mettre sous la dent car, n’ayant pas mangé depuis deux jours, la faim le tenaillait.
    Vango alla dans une rue sombre et fouilla les poubelles d’un restaurant. Il y trouva du pain. Même rassis, il en mangea la moitié et garda le reste pour un autre moment. Maintenant qu’il avait quelque chose dans le ventre, il devait trouver un fermier qui irait dans le sud et qui accepterait de l’amener avec lui. C’était une chose simple pour lui, qui savait convaincre les gens.
    La petite ruelle fut calme pour un court instant. Vango ne savait pas encore combien de temps il lui restait avant que les policiers ne se remettent à sa recherche. Il devait faire vite. C’est alors qu’un paysan, assis sur sa charrette, tiré par un cheval de trait, arrivait à sa droite. Cela était sa seule chance et il le savait. Le garçon demanda au vieux monsieur, comme à son habitude, avec délicatesse et gentillesse. Par chance, le vieillard se rendait dans le sud ouest de la France. Comme ce dernier ne put résister au charme du jeune homme, il lui fit signe de monter à l’arrière de la charrette.
    Vango ne se laissa pas le dire deux fois et monta à l’arrière. Une fois assis entre le foin et les fleurs, la charrette se mit en route. Il posa sa tête sur une botte de foin, prit une brindille entre ses lèvres et regarda le ciel et les nuages qui défilaient.
    Vango savait que le vieillard ne lui poserait pas de questions qui pourraient le compromettre. Il se sentait déjà en sécurité, loin de tous les méfaits qu’il avait commisdans la capitale. Le garçon laissait son passé derrière lui.
    Le vieillard tapota sur l’épaule du jeune et lui demanda comment il s’appelait. Vango répondit alors :
    - Appelez-moi Ganov !

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  • Leïla Sanchiz--Duramay le 05/07/2015 à 14h33

    Vango étudia encore un instant la forêt de toits qui s’étendait face à lui, une forêt aux racines de tuiles, aux troncs de cheminées et au feuillage de fumée qui s’échappait des foyers. Il inscrivit ce paysage dans sa tête afin de faire face à ce qui se jouait juste derrière.
    Puis, il ferma les yeux.
    Il demeura immobile. Le métal froid du revolver contre sa peau lui rappelait la mort qui était si proche. Pourtant, il n’avait pas peur.
    Il sentait le souffle aigre de son agresseur dans son cou. Vango connaissait cette haleine putride qui le poursuivait depuis des jours.
    Il dit en Allemand :
    - Je sais que c’est toi Frank.
    La main qui tenait le pistolet frémit. Vango avait découvert l’Allemand il y avait six nuits de cela. L’espion s’était tenu sous un porche et fut dénoncé à Vango par la lumière traîtresse d’un réverbère qui était parcouru de frissons d’obscurité. Vango avait alors décidé de ne pas réagir, l’Allemand finirait bien par se présenter de lui-même.
    Et désormais, il était là.
    - Je sais aussi ce que vous a demandé de faire Viktor.
    - Non. Tu n’en a pas la moindre idée.
    - Vous ne pouvez pas me tuer.
    Frank écarquilla les yeux. Vango, lui, était serein, en proférant cette phrase, il avait espéré de toutes ses forces qu’elle fut vraie.
    - Vous ne pouvez pas me tuer maintenant parce que vous souhaitez que je parle. Mais je ne dirai rien.
    - Tu ne comprends pas !
    Vango se tourna vers l’Allemand, en levant les mains en l’air – tel un funambule sur la gouttière - pour bien lui montrer qu’il ne désirait que dialoguer. Face à lui, le visage de Frank était jeune, bien plus que celui qu’il avait aperçu sous le lampadaire, la colère devait avoir fait vieillir ses traits. Ce personnage n’avait que quelques printemps de plus que Vango.
    - C’est toi qui ne comprends pas, Frank. Que me veut Viktor ?
    - Ce n’est pas toi qu’il veut, pas avant que tu aies parlé, cracha l’Allemand, une lueur de haine illuminant ses yeux.
    Des flocons de neige tourbillonnaient dans l’air glacé.
    - Où est Zefiro ?
    Seul le chant d’un oiseau répondit.
    - Où est Zefiro ? Répéta Frank.
    - Je ne le dirai pas.
    Frank agrippa son arme et envoya plusieurs rafales de plomb vers un immeuble, faisant taire définitivement le volatile.
    Vango se mordit les lèvres en voyant l’animal chuter, son sang glissant dans l’air, comme une larme écarlate sur la joue du ciel.
    Le jeune homme sut à cet instant qu’il était resté ici trop longtemps et qu’il fallait fuir. Il siffla. Frank déplaça son arme et l’appuya avec force à l’emplacement du cœur de Vango.
    - Parle ! Hurla-t-il.
    Il voulut ajouter quelque chose, mais n’en eût pas le temps. Une nuée d’hirondelles venait de s’interposer entre eux, obscurcissant sa vision. Les oiseaux tombèrent sur lui comme les flocons : se précipitant pour l’anéantir.
    D’un mouvement agile Vango entoura la gouttière de ses mains et se laissa lentement glisser au sol.
    Lorsque Frank reprit ses esprits, il était seul sur le toit. Seul avec sa haine. Il cria longtemps, jusqu’à ce que le vent refusât de propager sa colère.
    Le ciel, en souvenir de cet oiseau qui avait chuté, était drapé de sang. Il laissait le soleil moribond se noyer dans les flots qu’étaient les immeubles, ne pouvant supporter la vue de ce petit corps, sans vie, dans la ruelle.
    Vango, lui, courrait dans une artère de Paris. Les chats se retournaient à son passage et les hirondelles, là-haut, comme un bouclier vivant, traçaient le sillon de son ardente aventure.

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  • Melody le 05/07/2015 à 09h31

    C'était bien une arme, soutenue par une main blanche, ridée mais qui ne tremblait pas. Vango n'avait pas prit la peine de lever la tête, il l'avait déjà reconnu : José.
    Ainsi Vango continuait de regarder l'infini des toits. Puis décida de lui faire face.
    - Alors les affaires ?
    Un sourire malicieux s'était posé sur ses lèvres, tandis que José était resté de marbre.
    - Je me fais vieux à présent, et moi qui avait cru que tu me remplacerais. Tu n'as sûrement pas vu la faveur que je te faisais à cette époque.
    José le regardait, les mots deviennent presque inutiles lorsque l'on connaît une personne depuis plus de onze ans.
    - Je n'ai pas Le Livre!
    Le visage neutre, relativement calme de José s’alluma d'une fureur. Il posa alors son arme entre les deux yeux de Vango.
    - Certes mais tu sais où il se trouve, n'est ce pas!
    Plus la colère de José doublait plus le sourire narquois de Vango s'affichait.
    D'un geste intrépide, Vango lui mit un coup de poing et prit l'arme.
    José, âgé, et désarmé n'avait plus le pouvoir. Pourtant il fût un temps où son emprise sur Paris était telle qu'il échappa au bataillon 14-18 et à la prison. Voilà ce qu'il était, un riche propriétaire qui louait à des gens des rues: Enfants, fugitifs et même des vagabonds, contre des services qui fait scandales.
    Vango était l'un de ces gosses des rues, abandonné par sa mère après la mort de son père à la guerre. Il fût prit sous l’aile de José, ainsi les locataires sont devenues sa famille .Il entra alors dans une communauté où terreur et secrets régnaient.
    Chaque nuit, des morts, des disparitions, des cris. Seul Vango pensait que José avait avoir avec cela. Jeune et déjà culotté, il suivit José et vu que derrière ce visage mystérieux offrant toit et dîner, c' était un malfaiteur. Un proxénète, prostituant de force ses locataires pris sous son aile. D'autant plus, il vendait aussi aux plus offrants les fugitifs et les vagabonds qu'il cachait. Mais il y avait dans cette communauté quelque chose de sain et sublime qui empêchait de sombrer dans le désespoir.
    Cette chose tournait dans la communauté, tout le monde l'avait prit et l'avait lu. C'était Le Livre, aussi rare se faisait il, ils l'avaient déjà tous lu.
    Une légende raconte, il y a vingt ans de là, avant que la guerre commence, ceci. Un vieux monsieur courbé aux cheveux blancs demanda à un garçon jetant un livre dans une flaque “ N'aimes tu pas lire? ” . Celui-ci répondît fâché “ Oh que non, cela ne plaît pas ”. Le vieux monsieur prit ton doux et lui dit “ Tu n'as pas lu le bon livre ”. Il cassa alors sa canne et récupéra une de ses mèche de cheveux. Il les fusionna ensemble ce qui émettait une lumière aveuglante mais d'une beauté incroyable. Laissant place à Le Livre. Sans titre, ni auteur avec quelques centaines de pages vierges.
    C'est ébahi que l'enfant reçu Le Livre, d'autant plus déconcerté qu'il aperçu une autre lumière, celle-ci dorée, inscrivait un titre en lettres d'or. Par curiosité, il ouvrit le livre et constata que les pages vierges étaient inscrites de lettres formant des phrases puis une histoire. Le garçon débordant de questions tourna la tête vers le vieux monsieur qui avait disparût. Par curiosité ou par preuve qu'il n'avait pas rêvé, il ouvrit le livre et lu. On dit que le vieux monsieur n'était pas très loin et le regardait le lire et le relire. On raconte que dès Le Livre changea de propriétaire l'histoire aussi.
    C'est ce qui poussa José à l'avoir, quoi qu'il en coûte. A suivre.

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  • Axane Sand le 05/07/2015 à 08h11

    Vango devina que c'était un revolver qui était placé sur son cou. Il leva les mains en signe de soumission.
    - Ne te retourne pas. Tu veux savoir ce qu'il y a derrière cet immeuble ? demanda la voix qui se tenait derrière lui.
    Vango ne répondit pas.
    - Si tu veux le savoir, reprit la voix, avance.
    - Si j'avance, je tombe, fit remarquer Vango.
    - Si tu me fais confiance, tu ne tomberas pas. Avance.
    Vango avança. Petit pas, petit pas. Il avait les jambes et les mains qui tremblaient. Puis il arriva sur le bord du toit. Pourquoi faisait-il confiance à une personne qui pointait un revolver sur lui et qui lui disait de sauter dans le vide ? C'était absurde ! Puis il sentit le sol se dérober sous ses pieds. Il eut l'impression de tomber. Soudain, il entendit un battement d'ailes. Il vit une aile blanche. Comme celle des anges. Il vola au dessus de l'immeuble. Il ne l'avait jamais franchi. Il quittait ce côté de la ville où il avait grandi.
    Il faisait sombre. Il eut du mal à distinguer ce qui se trouvait derrière cet immeuble qui délimitait les deux parties de la ville. Il perdit de l'altitude et ses pieds finirent par toucher le sol. Sur le trottoir, des mendiants. Leurs vêtements étaient déchirés et sales. A mieux y regarder, il distingua des hommes, des femmes et des enfants.
    DING DONG. La cloche sonna. Elle sonna ainsi dix fois. Quand elle eut fini de sonner, tous les mendiants se réunirent pour partager ce qu'ils avaient récolté pendant la journée.
    -C'est ici que j'ai grandi, déclara la voix.
    Vango se retourna et crut voir un garçon. Mais la voix de cette personne était trop douce. Il fut surpris de constater qu'en fait cet individu était une jeune fille d'à peu près quinze ans. Elle avait donc deux ans en moins que lui. Elle était brune. De taille normale. Elle portait des habits d'hommes et une casquette dans laquelle étaient rentrés ses cheveux. C'était pour cela que Vango l'avait prise pour un homme.
    -De ton côté, je trouve que tout le monde se fait la guerre, ils essaient d'être les plus fort en épatant toujours leurs voisins. Je trouve qu'ils ne sont pas vraiment heureux.
    On entendit des éclats de rire. La fille sourit. Vango vit des étincelles de joie dans ses yeux
    -Ici nous nous entraidons et nous partageons tout ce que nous avons. Même si nous sommes pauvres, nous sommes très heureux. Moi je trouve que c'est ça la vraie richesse
    -En fin de compte, je préfèrerais être pauvre. Car les choses les plus simples, comme manger et boire, deviendraient une source de bonheur immense, pensa Vango.

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  • Déborah Monadé le 03/07/2015 à 21h40

    Vango se figea. Étrangement, aucune angoisse ne semblait poindre, aucun frisson d'effroi ne le parcourait. Certes ce n'était pas la première fois qu'il se trouvait dans ce genre de situations, terrifiantes mas si excitantes, il était né pour elles.
    Néanmoins, il y avait autre chose. Un signe du destin, son sixième sens ou peut-être juste un indice, qui lui faisait pressentir la vulnérabilité de l’agresseur et sa relative passivité. Tout était dans sa respiration : de longues expirations, soupirs plaintifs, succédaient à de courtes pauses éloquentes.
    Vango, alors, lentement se retourna, appliquant sur son visage, l’expression de la plus complète innocence mêlée à une profonde placidité. Au bout de l’arme se tenait un vieillard chancelant. Sa peau partait en une multitude de lambeaux et son regard était empli d’une crainte qui aurait repoussé le plus hardi. Au moment même où Vango entrouvrit les lèvres, l’autre, paniqué, pressa la détente puis s’écroula, sur une petite pile de tuiles bleues mordorées.
    La balle s’était logée dans l’épaule droite du jeune homme, qui, après avoir contemplé sa blessure sans un mot, s’agenouilla près du lépreux et le fit boire. Un moment passa avant que ce dernier ne se réveillât, perdu, fiévreux, et seul. Il n’y avait plu aucune trace du passage de Vango sur les toits de Paris. Lentement, l’infirme se leva et reprit sa douloureuse errance, sans un regard en arrière, sans aucune pensée pour l’homme qui lui avait pourtant sauvé la vie. Mais peut-être était-ce mieux ainsi.

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  • Erimède- Read le 03/07/2015 à 18h12

    Il se crispa. Cela serait-il possible qu’il l’est retrouvé ? Non, ce chasseur de prime aurait tiré, cet inconnu attendait, attendait patiemment une chose. Les muscles tendus Vango jeta un regard discret derrière lui avant de lancer :
    -Qui est- vous ?
    -Votre sauveur, répondit une voix grave qui semblait sortir de partout et de nulle part, elle enveloppait tout tel la brume sur Paris, les matins froids d’hiver.
    - Pourquoi cette arme, demande le jeune homme sceptiquement ?
    L’inconnu attendait, il attendait cette chose. De la gare, partit un train funèbre, un train noir, comme tous les autres et pourtant c’est comme si une fleur de désespoir émanait de lui, une tristesse, une nostalgie.
    Sur les toits de Paris Vango sentit une larme, elle coulait sur le canon de l’arme et finissait dans son cou.
    - Le seule échappatoire, dit l’inconnu, c’est la mort.
    Vango profita de ce moment pour se lever brusquement et s’enfuir sur les toits, il entendit des coups de feu, un, trois, dix, les balles le frôlaient de plus en plus près.
    Cet homme est fou.
    Il slalomait entres les cheminées mais cela ne pouvait durer éternellement. Un balle siffla et se logea dans le ventre de Vango. Ce dernier vit l’immense tour de fer tourné avec lui, les fumées des usines, les toits. Tout devient alors noir. Comme ce train.
    Vango ouvrit les yeux, une terrible douleur lui tenaillait le ventre, un homme est assis avec lui, toujours sur le toit.
    -Tout est à cause de toi, dit subitement l’homme, tu as le mauvais œil.
    -Vous… erreur…, lâcha péniblement Vango, je ne vois pas de quoi vous parler.
    -Oh que si mon bonhomme, à cause de toi elle est partie, à cause de toi elle est morte, à cause de toi ma fille a souffert ! Je suis ton sauveur, je te délivre de ton fardeau de honte qui pèse sur tes épaule.
    Vango ne disait rien, il repensait à cette jeune fille et ces boucles rousses. Elle lui souriait le jour et la nuit venait le voir sur les toits où ils contemplaient cette belle ville. Les lumières sortaient de la masse sombre telle des étoiles et les trains qui partaient étaient des comètes qui s’envolaient vers l’horizon. C’était de l’infini qu’il faisait connaissance avec cette fille, chaque nuit. Un jour la elle n’est plus venue, il avait attendu longtemps et les années étaient passée mais l’amie ne revenait pas, il finit donc par changer de quartier pour oublier et contempler de nouvelles étoiles.
    Vango regarda l’homme, ce père déchu.
    Pardon.

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  • chloé aleu le 02/07/2015 à 12h57

    Il se retourna vivement et arracha d’un coup sec le pistolet pointé sur sa tête. Mais, à son immense surprise, il n’y avait pas âme qui vive. Intrigué, Vango examina le revolver qu’il tenait entre ses mains sous toutes les coutures. A première vue, rien d’anormal. Mais comment l’arme avait-elle pu se retrouver derrière le crâne du jeune homme si personne ne la pointait ? C’était à n’y rien comprendre. Soudain, il sentit qu’on lui fauchait le pistolet et, désorienté, il balaya des yeux le paysage qui s’étendait sous ses yeux éberlués : la maison dans laquelle était enterrée sa famille décédée : son père à la guerre, sa mère de la famine et sa sœur d’une balle perdue. Vrillé au sien, le regard chaleureux d’un inconnu, lui disait vaguement quelque chose. Ces cheveux bruns coupés court, ces yeux d’un vert troublant, cette carrure d’athlète, et puis ces taches de rousseur ! Vango se creusait la tête pour se souvenir de l’identité de ce beau garçon au visage marqué tout de même de nombreuses cicatrices.
    « Vango ? Tu te rappelles de moi ? Tu sais, l’ami qui te taquinait à propos de ta phobie du pistolet, celui qui t’a toujours soutenu ! Quand la guerre faisait rage… précisa le garçon, du même âge que lui. Son regard émeraude était, selon la mémoire de Vango, habituellement rieur, mais cette fois-ci, il paraissait grave.
    - Euh… Auguste ? tenta Vango. Comment suis-je arrivé là ?s’enquit-il ensuite. Mis en confiance par son ami d’antan, il avait perdu son perpétuel air farouche de bête traquée.
    - Eh bien, tu as perdu connaissance, tout d’un coup, sur le toit, et je t’ai amené ici, pour t’aider à comprendre… Comprendre que nous sommes enfin réunis, Vango ! Je t’ai retrouvé ! » s’exclama le dénommé Auguste.
    Souriant, laissant de côté toute sa méfiance, Vango serra son acolyte dans ses bras. Puis, sans une parole de plus, ils partirent de ce sinistre endroit, bras dessus bras dessous, se racontant leur vie après leur séparation lors de la guerre, quand ils avaient dû fuir séparément leur ville natale.

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  • Lucie Dejean le 01/07/2015 à 19h22

    Il voulu tourner la tête, savoir qui se tenait dans son dos le menaçant ainsi. La pression s’accentua :
    -Si tu bouges, boum ! tu tombes.
    Un à un, ses muscles se tendirent. Il inspira lentement, doucement, réprimant cette envie de courir, de fuir à travers la forêt de cheminées surplombant la ville, de se réfugier sur le toit de Notre-Dame où il se savait protégé par les gargouilles d’un autre temps.
    Expire. Pas de cachettes proches. Ce ne serait pas facile de lui fausser compagnie pour l’instant.
    -C’est toi Viktor ? demanda-t-il, je ne t’attendais pas si tôt.
    Malgré son air détaché, on sentait la tension dans sa voix. Il fallait gagner du temps.
    Une, deux minutes sans réponse. Rien qu’un silence pesant, tendu, lui rapportant l’écho de leurs deux respirations.
    Un rire vint soudain stopper l’attente de Vango. Pas ce rire gras, bruyant auquel il s’attendait. C’était une dégringolade de notes, un carillon enfantin : La Taupe.
    Les doigts de la jeune fille, index et majeur joints, quittèrent sa nuque.
    -Tu as eu peur n’est-ce pas ?
    Il répondit d’une ébauche de sourire, partagé entre l’amusement de voir son amie si fière d’elle, et l’angoisse qui s’était agrippée à sa poitrine, lui coupant presque le souffle.
    Il s’était laissé aller ce soir. Trop occupé à mettre un pied devant l’autre sans trébucher sur les toits de la ville pour prêter attentions aux bruits. Lui, dont l’oreille était toujours aux aguets, avait relâché sa vigilance. Certes, La Taupe était agile et silencieuse entre les gouttières et les cheminées, sur son domaine, mais il devait se ressaisir. La prochaine fois, cet instant d’inattention pourrait lui coûter la liberté, ou pire, la vie.
    Son regard embrassa les toits de la capitale. Loin devant lui, il pouvait apercevoir l’ombre de la cathédrale, encadrée par les eaux sombres de la Seine. La vue de la ville endormie finit de calmer les battements de son cœur.
    Alors il s’élança, et bondit sur le toit le plus proche, puis rétablit son équilibre. La Taupe le suivit et lui tendit la main. Il la prit. Leurs deux silhouettes se détachaient dans la nuit tombante. Ce soir, Vango ferait une trêve avec ses peurs, ils iraient saluer Notre-Dame, la Tour Eiffel, le Panthéon et même l’Opéra.
    Ils avaient rendez-vous avec Paris.

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  • Sarah Kieffer le 01/07/2015 à 16h07

    Il se retourna vivement, prêt à se battre, et tomba sur le visage hilare de son ami Etan. Vango réprima un soupir.

    A quinze ans, son ami possédait déjà une réputation d'incorrigible voleur en même temps qu'il possédait une impressionnante collection d'armes à feu. Armes à feu qu'il "réquisitionnait" dans les plus malfamées des boutiques, quand ce n'était pas sur des passants fortunés ou - pire encore - dans les plus chers magasins de la ville.
    Etan avait notamment de très vieux mousquets d'avant-guerre, des fusils tout droit sortis du Texas, des grenades plus ou moins désamorcées et même une pièce d'artillerie dont il était très fier ; il gardait précieusement toute cette ferraille dans un vieux grenier que si le propriétaire avait osé y jeter un œil, il en aurait fait une syncope. Un vrai passionné.

    Le jeune homme se pencha sur Vango, l’œil pétillant, en faisant tournoyer son colt maintes et maintes fois nettoyé : "J'ai fait la trouvaille de notre existence !", s'écria-t-il avec un sourire d'enfant émerveillé.
    Vango eut un sourire blasé. Parce qu'il connaissait bien la ville, il avait souvent aidé Etan dans ses razzias nocturnes, et était habitué à ce genre de phrases. Quand son ami était comme ça, cela promettait des péripéties potentiellement dangereuses.

    Etan lui conta alors qu'en passant près des usines abandonnées - l'armistice avait fait des siennes -, il était tombé sur un convoi transportant des armes qui lui étaient totalement inconnues. S'il n'avait pas pu en prendre, c'était à cause des gardes postés près des caisses, "et ils n'avaient pas l'air de plaisanter", précisa le garçon. Mais il comptait sur son ami pour remédier à cet inconvénient. Dès ce soir, s'il vous plaît.

    Vango craignit le pire. Il était encore loin de la réalité.

    (à suivre ...)

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  • Oriane ANDRE le 01/07/2015 à 09h59

    « FILE MOI TON FRIC ! » hurla l'agresseur. Des sueurs froides coulaient le long de son dos, Vango s'était souvent fait agresser mais jamais avec un pistolet... « FILE TON FRIC !! » répéta l'homme agacé. Vango mit sa main dans sa poche mais au lieu d'en sortir de l'argent, il en ressortit un couteau. Ce n'était peut-être pas aussi efficace qu'un neuf millimètres mais c'était mieux que de se faire dépouiller. Car il en avait besoin de ces billets : sa mére était mourante et c'était le seul moyen de la soulager. L'agresseur, surpris par cette attaque, appuya sur la gâchette et le coup partit. Du sang dégoulina la long de la gouttière, Vango... Vango avait du sang de la tête aux pieds... Mais ce n'était pas son sang, c'était celui du brigand. La balle était partie sur une fenêtre, les bouts de verres sur le trottoir le prouvaient. Ce fut à ce moment-là que Vango avait sauté sur son adversaire et l'avait poignardé de toutes ses forces. Ce n'était pas la première fois qu'il tuait quelqu'un mais ça lui faisait toujours cet effet-là, des larmes coulaient, elles coulaient le long de ses joues roses jusqu'à son torse. Et à chaque fois qu'il pleurait... Il revoyait son père frapper sa mère, et se revoyait le pousser par la fenêtre et tomber du quatrième étage. Tout cela le faisait pleurer, le monde, la vie, la mort... Quand il rentra chez lui avec les médicaments, il vit que la serrure de sa porte avait été forcée, il entra prudemment. Soudain, il entendit un coup de fusil... Il se précipita en direction du coup de feu, il remarqua tout de suite sur le parquet en chêne clair du sang, puis une main, puis le corps d'une femme... « Ma... Man.. » bégaya Vango hors d'haleine. Il regarda à droite puis à gauche : personne, le meurtrier s'était enfui par la fenêtre. Et, pendant la nuit, un cri de rage et de tristesse apparut soudainement. Le lendemain, Vango fit son baluchon, il regarda une dernière fois sa mère et remarqua qu'elle n'avait plus son alliance en or. Le criminel l'avait sûrement volée... « Je... Je te vengerai maman... » dit-il entre deux sanglots. Et il partit rempli de haine et de tristesse. FIN

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  • Sarah Moudir le 29/06/2015 à 14h21

    -Pas un bruit, pas un geste, chuchota le détenteur de l’arme.
    -J’en attendais tellement plus de toi tu sais, soupira Vango. La pression s’accentua et une plume effleura son oreille.
    -Tu ne sais pas qui je suis ni ce que je veux, reprit doucement la voix à son oreille.
    Ce n’était pas une voix d’assassin et encore moins une voix appartenant à un déséquilibré quelconque… Non cette voix, il la connaissait et il n’avait plus peur. Sans crainte et avec rapidité il lui saisit le poignet, d’un coup de pied faucha les jambes de son agresseur qu’il retint au dernier instant par le col de sa chemise lui évitant une mort certaine. L’action n’avait durée qu’une poignée de secondes et s’était déroulée dans un silence le plus total. A présent il n’entendait plus que le bruit d’une respiration effrayée. Alors, doucement il lui murmura à l’oreille une chose dont seuls le vent qui passait sur ce toit et les nuages qui dansaient dans la nuit entendirent. Le nez de Vango frôla le velours de sa joue et comme une goutte de rosée qui se dépose sur les pétales d’une fleur le matin venu, l’embrassa.
    -Tu m’as manquée, dit simplement le jeune homme en se redressant.
    -Je vois ça… ironisa-t-elle en sortant de l’ombre.
    Elle n’avait en aucun point changée. Ses courtes mèches corbeaux étaient toujours aussi savamment ébouriffées de façon à dissimuler deux grands yeux ardoise pétillants de malice qui ressortaient incroyablement sur la peau de craie de cette jeune femme. Alors que Vango la dévorait des yeux, son regard s’arrêta sur le pistolet qu’elle avait à la main et ses yeux posèrent la question muette qu’il n’osait prononcer de peur d’en connaître la réponse. Pourquoi ?
    - Suis-moi Vango. Elle resserra ses doigts tels de longues pattes d’araignées sur l’arme.
    -Où ? La question était légitime, cependant elle ne sembla pas au gout de la jeune femme dont les traits se durcirent.
    -Loin, avec moi.
    -Tu as des ennuis ? La question, une fois de plus fit mouche.
    -Vango… commenca-t-elle, tu …
    -Pourquoi un pistolet ?
    -Pour te forcer à écouter les réponses ! s’énerva-t-elle.
    -Qui ?
    -Comment ?
    -Ne fais pas innocente mon amie, je te le demande et je veux la vérité qui t’as payée pour me tuer ? demanda-t-il en lui saisissant la main dont il put sentir la moiteur. C’est d’ailleurs la voix pleine d’inquiétude qu’elle avoua :
    -Paul ton frère. Qui d’autre ?
    Cela ne choqua nullement Vango. Il savait que son frère était prêt à tout pour récupérer l’argent dont il soupçonnait (plus qu’un soupçon c’était une véritable lubie) Vango de lui avoir dérobé.
    -Pourquoi ne suis-je point mort dans ce cas mon amie ? argua le jeune homme.
    -Des questions et encore des questions Vango… Tu ne cesseras donc jamais ?
    Elle n’eut pour réponse qu’un lourd silence.
    -Vango, continua-t-elle, si tu n'as pas encore reçus une balle dans la tête c'est parce qu'avant ta mort dont je me soucis comme d'une guigne, je voulais te faire ... Une annonce.
    -Une ... annonce ? reprit-il.
    -Te souviens-tu du commencement de notre histoire ? Torride et passionnelle... nous nous retrouvions quand bon nous semblait sans crainte de personne, ni des lendemains. Notre amour était simple, notre coeur était pur nous étions heureux puis...
    -Tu as disparue. Pour la première fois de ce dialogue il laissa son cœur parler, ses larmes couler.
    -A présent je reviens te voir parce que j'ai besoin de l'argent de ton frère mais aussi parce que je dois te le dire Vango. J'ai une fille, la mienne, la tienne.

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  • Lucille Prost le 28/06/2015 à 16h19

    « On t'a eu ! »
    Les deux petits doigts froids se retirèrent de son cou. Vango se retourna, s'éloignant du vide. Derrière lui, agrippées aux tuiles, deux petites filles rirent aux éclats. Elles s'étaient prises d'affection pour ce jeune homme silencieux, perdu au milieu des toits. Leur grand jeu était de le surprendre à tout moment, le faisant émerger le temps d'une respiration de ses pensées.
    Vango leur sourit. Les deux petites rirent de plus belle en s'écriant :
    « Et on t'aura encore demain, tu verras ! »
    Elles déguerpirent en se laissant glisser jusqu'à la gouttière, puis en agrippant avec agilité les pierres apparentes du bâtiments. On aurait dit deux petits lézards pressés. Vango les suivit des yeux un moment avant de se replonger dans la contemplation des toits gris de la ville.
    Pendant la Paix, il avait été un maître ici-bas. Malgré sa jeunesse, tout le monde le connaissait et l'admirait. Les marchands le courtisaient comme une jeune fille à marier, lui offrant leurs meilleurs produits, œufs frais, chocolat aux amendes ou guimauves enveloppées dans du papier de soie. Tout était permis pour bien se faire voir de lui. Vango profitait avec mesure de toutes ces attentions et dispensait ses mots au gré des rues.
    Car c'était pour ce pouvoir qu'il était tant admiré : Vango était sans conteste le meilleur conteur d'histoires de toute la ville. Il parlait peu, mais dès qu'il ouvrait la bouche, on était transporté dans un autre monde. Avec quelques phrases, il faisait naître des créatures fabuleuses, des épopées héroïques, des histoires d'amour à n'en plus finir ou des récits d'aventures invraisemblables. Lorsqu'il commençait une histoire, posté au milieu des pavés, tous s'arrêtaient de travailler pour venir l'écouter. Ces moments étaient magiques, chéris de tous, jusqu'à ce que la Guerre arrive.
    Au fil des jours, les rues se sont tues. Les magasins ont fermé un à un, leurs devantures barrées par d'étranges inscriptions, qui dénotaient avec la joie qui régnait seulement quelques mois auparavant. Les gens sont devenus de plus en plus sombres, se jetant des regards suspicieux quand ils se croisaient. Les rires, la camaraderie, la vie, tout cela était oublié.
    Vango pensait que la Guerre était comme un énorme chien qui gronde. On l'entendait au loin, immobile et babine retroussées ; on pensait qu'on aurait le temps de fuir le monstre, mais on n'avait à peine de temps de détaler qu'on sentait déjà ses crocs dans sa chair. La Guerre avait planté profondément sa rage dans la ville. Au lieu de se résigner et d'abandonner sa vie, Vango s'était élevé au-dessus de la bête pour mieux la considérer. C'est ainsi que les toits étaient devenus à la fois son refuge et son poste d'observation.
    En temps de Guerre, on n'avait plus le temps d'écouter les histoires. Mais les mots de Vango avaient besoin de trouver une oreille prête à recevoir de la poésie, de la douceur, de l'espoir dans toute cette noirceur.
    Sa quête ne faisait que commencer.

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  • Elora Cneude le 28/06/2015 à 10h26

    Le temps s'arrêta net, comme si le contact du canon de l'arme contre sa nuque avait appuyé sur un interrupteur, comme si le monde n'avait tourné que pour ce moment. Le Grand final. La confrontation entre le gentil et le méchant.
    Vango se redressa légèrement, ce qui eu pour effet d'appuyer d'avantage l'arme contre sa peau. Un léger tremblement se fit ressentir par le biais du pistolet, et Vango laissa échapper un petit rire.
    -Tu ris de la mort gamin ? demanda son interlocuteur. A ta place, je commencerais déjà à réfléchir à mes dernières paroles. Ton heure a sifflé.
    A ses mots, l'inconnu agit.
    -PAAAN ! mima-t-il en décollant son arme de Vango et en reculant. Oh Mon Dieu, le vaillant Héros au Pot a gagné contre tous, et il a sauvé la ville entière de ses malfaiteurs ! HAHAHAHAHA ! hurla-t-il en prenant une pose chevaleresque plutôt ridicule.
    Vango se retourne et observe le petit garçon jouer sa comédie dans son rôle de grand justicier, un pistolet à la main et un vieux pot, a priori ramassé sur le bord de la route, à moitié enfoncé sur sa tignasse rousse, lui servant de casque. Le petit s'approche alors du bord du toit, et remercie son publique invisible en saluant la ville entière, devenue son théâtre, n'ayant que pour limite l'atrocité de la réalité qui menace petit à petit de le dévorer. L'imagination et l'espoir ne sont plus que leurs dernières armes, clés de leurs minces chances de réussites dans ce combat. Vango s'approche et se poste à côté du petit.
    -Tu progresses le mioche, et ta mesquinerie ne cesse de croître. Infliger à tes adversaires une formulation si abominable en guise de dernières paroles entendues, c'est du pur génie, dit-il en riant.
    -Comment ça « abominable » ? J'ai eu l'air d'un homme, d'un grand justicier qui ne craint rien ! s'exclama-t-il en bombant le torse.
    -On dit ton heure à sonné triple andouille, pas sifflé.
    Le rouge se diffusa à toute vitesse sur le visage du petit, qui prit la mouche suite à cette remarque, et plongea son regard l'air de rien dans celui de la ville illuminée, pressé de repartir dans son aventure. Vango l'imita alors, humant l'air frais de la nuit, profitant du calme avant l'arrivée de la tempête.
    Une nouvelle pièce s'ouvrait à eux, et tous les habitants de cette ville y étaient acteurs. Tous n'appartenait pas à un camps précis, car il n'était plus question de Bien et de Mal. L'imagination faisait naître de grandes épopées où le Bien triomphait et cultivait l'espoir dans le cœur des gens. Mais cette pièce là n'avait plus rien d'humain ; le plus grand drame qu'ils auront à connaître allait se jouer sous leurs yeux.

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  • Johanny Tessier le 26/06/2015 à 15h09

    Son souffle se coupa. Il ne se retourna pas. D'une sérénité anxieuse il reprit sa respiration. Le poids sur sa nuque s'adoucit et ne fut qu'un horrible souvenir. Vango hésite puis se retourna. Face à lui se tenait un homme mince, de taille moyenne, le regard vide et les joues pleines de larmes. Celui-ci tenait une arme dans sa main droite. Vango avait eu raison. Leurs regards se croisèrent une fraction de seconde puis l'homme à l'arme ouvrit la bouche :
    « - Qui es-tu ?
    Je... Je m'appelle Vango. Je m'excuse, je ne savais pas qu'on ne pouvait pas venir ici.
    Tu peux, dit-il d'un ton solennel, j'ai eu peur en te voyant alors j'ai voulu me défendre au cas où. C'est à moi de m'excuser. »
    A cet instant l'homme ne put retenir son désespoir et fondit en larmes. Il lâcha son arme qui rebondit dans un bruit sourd sur le toit de l'immeuble. Vango se releva à la vitesse d'un guépard et bondit tel un chat sur l'arme. Celle-ci dans ses mains, il ouvrit le chargeur, s'empara de la seule balle qui s'y trouvait et la jeta dans le vide. La laissant s'enfoncer dans l'obscurité de la ville.
    Le visage de l'homme était enfouie dans ses mains. Il se redressa, à nouveau en larmes et dit :
    « - Je suis Adam. Je suis venu ici pour admirer une dernière fois la vue de ce monde horrible sous le brouillard de la nuit. »
    Il s'arrêta, s'assit le long de la gouttière précédemment occupé par Vango et reprit :
    « - Je ne veux plus vivre ! »
    Cette phrase résonna comme un SOS au près de Vango.
    « - Enfin tu as l'air jeune, tu devrais aimé la vie.
    Oui, je suis jeune, je viens d'avoir dix-huit ans mais non je n'aime pas la vie. Elle m'étouffe. »
    Vango n'était plus terrifié, il était devenu compatissant. Ainsi il vint s'asseoir près de lui.
    « - Explique moi …
    Il n'y a rien à expliquer ! Comme le disait si bien Baudelaire « Le plus grand mal est de vivre, le plus grand bonheur serait de n'être jamais né ». J'ai tout gâché.
    Qu'as-tu fait ?
    Rien. Je me suis permit de naître et de vouloir vivre comme je suis. Cependant ce monde ne m'accepte pas.
    Ce monde, comme tu dis, accepte tout le monde.
    Non, pas moi. Il n'accepte que ceux qui rentre dans la norme.Je suis né, j'ai mûrit, je me suis vu évolué et j'ai voulu m'assumer mais ça n'a pas fonctionné. J'aime les hommes mais les « Hommes » ne m'aiment pas.
    Ne dit pas ça. Les gens sont stupides, leur mentalité changera.
    Je n'ai pas la force d'attendre qu'elle change ! Des Hommes, des pères, des mères, des amis m'ont traités, m'ont souillés, rabaissés et même frappés. Et maintenant que reste t-il de moi ? Un homme presque mort alors que sa vie ne venait que de commencer. »
    Vango le coupa :
    « - Je comprends mais tu ne dois pas te rabaisser à cela, à ces gens. Tu mènes le jeu, les autres n'en sont que les pions. Garde espoir et reprend confiance. Cela sera dur cependant tu peux y arriver et tu connaîtras enfin le bonheur. Le meilleur bonheur qu'il puisse t'arriver ! Sans souffrance, comment connaître la joie ? »
    Malheureusement Adam n'était déjà plus de ce monde, son esprit était déjà ailleurs. Il se redressa, regarda une dernière fois Vango. Son regard avait changé, il n'était plus fait de tristesse et de haine mais de soulagement et de gratitude. Pour une fois quelqu'un l'avait comprit.
    Vango comprit aussi l'acte qu'Adam allait entreprendre. Dans un dernier espoir il essaya de lui attraper l'épaule, de le retenir. Trop tard. Tout comme la balle de son arme, Adam finit dans l'obscurité de ce monde.

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  • Pierre-Louis Némon le 25/06/2015 à 21h30

    Les battements de son cœur s’accélérèrent. Il se retourna, et il ne vit rien. Vango serra ses dents, fronça ses sourcils et balaya le toit du regard. La chaleur dégagée par la cheminée brûlait son crane et exerçait sur celui-ci une pression. Puis, il souffla pour évacuer cette peur tout en essuyant la sueur de son front avec la manche de sa veste. Il pensait qu'il s'agissait du concierge fou de l'immeuble.
    Il plaça son autre main contre la cheminée. Vango regarda ses mains et leva sa tête pour regarder l'horizon. Les fumées s'élevaient vers le ciel et une légère brise hivernale les déformait. Il en contemplait quelques unes et apercevait des silhouettes, notamment, celle d'un homme qui ressemblait à un industriel notable de la ville. Aux portes de Paris, les cheminées de briques rouges noircies par la suie donnaient au ciel des fumées poussiéreuses. Les fourneaux des usines métallurgiques habillaient les plaines de lueurs flamboyantes ; comme si une bataille avait lieu, où bien si il y avait toutes les forêts avoisinantes en feu. Vango observait le progrès. Il imaginait qu'un jour, il allait travailler dans une de ces industries. Pour l'instant, d'un air rêveur, il pensait laisser s'écouler le temps pour découvrir les milles secrets de la ville.
    Il baissa ses yeux sur le sol et s'avança jusqu'à l'extrémité du toit. Une petite frayeur survint lorsque l'un de ses pieds glissa contre la taule mouillée par la dernière pluie. Après s'être redressé avec beaucoup de souplesse comme un chat, il s'allongea et pencha sa tête dans le vide. Dans la rue, une dame âgée avec un tablier à carreau rouge marchait jusqu'au carrefour. De temps en temps, elle s'appuyait contre des platanes pour se reposer. A travers la fenêtre d'un immeuble, la seule qui était éclairée par une lampe posée sur un bureau, un homme mystérieux gravait des caractères étranges sur une plaque de bronze à l'aide d'un outil. Il était concentré et ses yeux étaient derrière une grosse loupe tenue par une tige en bois fixée au mur. Quelques minutes plus tard, cette étrange personnage se leva et bu du café. Ensuite, il s'approcha de sa fenêtre et lorsqu'il vit Vango l'observer ; il ferma rapidement son store. Vango, terrorisé, commença à se poser des questions sur l'identité de cette personne. Il se releva et vit le graveur qui le regardait entre les maillons de son rideau de bois. Vango accéléra la cadence de ses pas et rentra par le chien-assis du grenier. Sur le plancher poussiéreux et craquant, il s'assit et réfléchit pendant un moment. Il eut une unique pensée : Celle d’enquêter sur l'activité nocturne de cet individu énigmatique.

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  • Rêver de bouquins en livres le 25/06/2015 à 14h54

    Il ne se retourna pas. Il ne voulait pas prendre le risque de se faire tuer à cause de la curiosité. De toute manière, nombreux étaient ceux qui voulaient sa peau. Il se baissa doucement, comme en signe de soumission, tout en restant en équilibre sur la gouttière. L’arme le suivit tout au long de sa descente, la pression restant la même. Il évalua les risques de ce qu’il s’apprêtait à faire, mais après réflexion, il valait mieux se tuer bêtement en tombant plutôt que de se laisser prendre. Il glissa sa main le long du tube de métal, le plus doucement possible, pour ne pas que son agresseur ne le remarque. Le bâtiment en face n’était pas très loin. Il pouvait le faire.
    D’un coup, il se laissa tomber en avant après sauter en direction de l’immeuble, mais malheureusement, le destin en fit autrement. Il commença à chuter dans le vide, ne sachant que faire pour ne pas mourir. Il aperçut l’homme avec l’arme, qui poussait des jurons, tout en essayant de viser Vango. Mais c’était peine perdu, la vitesse de la chute l’ayant amené trop loin. Le jeune homme se rapprocha dangereusement du mur du bâtiment sur lequel il se trouvait auparavant. Il eut un faible espoir, pouvant peut-être se sauver. Soit il mourrait, le corps complètement abîmé par le mur et par le sol situé plus bas, soit il tentait le tout pour le tout, et essayait de survivre. Il choisit la seconde option. La chute l’entraînait toujours inexorablement vers le sol, et il tendit le bras. Il rata le rebord de la fenêtre qu’il avait en tête, mais eut le suivant. Il eut l’impression qu’on lui arrachait le bras. Une douleur sans nom, terrible l’envahit. On aurait dit que le feu le consumait. La douleur se calma enfin, telles les flammes qui s’épuisaient. Il put se soulever à la force des bras et se hisser dans la pièce
    Il avait réussi. Il était vivant. Il avait mal, mais il était vivant. Il regarda vers l’extérieur, et se rendit compte qu’il avait échappé à la mort de justesse. Il eut un soupir. Ce dernier se transforma en hoquet lorsqu’il se rendit compte qu’il y avait une présence derrière lui. Il voulut se retourner, mais sentit à nouveau une pression dans son dos, mais qui n’appartenait pas cette fois-ci à une arme à feu.
    Vango eut un petit sourire. L’aventure continuait.

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  • Mathilde TOUITOU le 25/06/2015 à 11h52

    Vango se retournera alors et d'un coup sec attrapa ce qu'il pensait être une arme. Mais il s'aperçut que ce n'était qu'un bout de bois. Mais qui était donc la personne qui avait voulu l'offenser? Vango regardait tout autour de lui pour trouver ce chenapan, mais c'est lorsqu'il leva la tète qu'il l'aperçu. Une énorme pie le regardait du haut de son perchoir et lui lançait un regard taquin. Alors Vango, semblait-elle lui dire, tu es loin d'imaginer ce qu'il t'attend. Tout à coup, elle s'élança vers lui et lui attrapa son chapeau. Vango fou de colère tenta alors de la suivre pour récupérer son précieux objet. Mais la pie était plus maline et lorsqu'il s'arrêta à bout de souffle sur les toits de Paris avec la pie à quelques mètre de lui, il lui tendit la main dan l'espoir que l'oiseau ait l'élégance de lui rendre son bien mais au lieu de cela il se retrouva tout à coup avec les mains liés.. Il ne comprenait plus rien à ce qu'il se passait! Il regarda alors ses mains prisonnières et leva la tète. C'est alors qu'il les vus, ils étaient plusieurs à l'observer et à l'entourer d'un air surpris. Les voyous n'avaient pas l'air d'apprécier sa petite visite sur les toits, l'un d'eux récupéra la pie qui s'installa sur son épaule. Vango compris alors le manège de la pie, il était tombé dans un traquenard... Il allait falloir qu'il se sorte de là et vite. Ses adversaires commençaient à se rapprocher, à le toucher, puis d'un coup l'un d'eux le souleva et ils partirent ainsi avec Vango sous le bras. Il tenta de se débattre mais l'homme avait une poigne solide. Ils arrivèrent à côté d'une cheminée et un à un les voyous sautèrent dedans. L'un des hommes l'attrapa et le lança dans la cheminée, Vango se sentit glissé puis,... plus rien, le néant. Lorsqu'il rouvrit les yeux, il se trouvait dans une petite pièce très sombre, il était ligoté au milieu de tous ces hommes. Assis sur une chaise au centre de la pièce se tenait le chef surement, il portait une grande coiffe, la pie sur son épaule et de très grande lunette et il parlait une langue que Vango ne comprenait pas. Soudain le grand homme s'avança vers lui et demanda qu'on lui desserre ses liens. Un jeune homme commença alors à lui retirait ses liens, Vango tout penaud devant un regard si mélancolique tenta de communiquer avec celui-ci. Le jeune voyou semblait être le seul dans cette pièce à ne pas être à sa place ici. Lorsqu'ils se regardèrent, ils comprirent tout deux qu'ils devaient s'évader, Vango lui tendit alors la main et le jeune homme la serra. Les deux jeunes gens conversait uniquement avec le regard et c'était comme si ils s'étaient toujours connu, ils se comprenaient. Ils élaborèrent un plan et main dans la main, ils réussirent à se sauver. Arrivé enfin dehors et libre, Vango regarda son camarade et le remercia du regard, il compris alors qu'il venait de se trouver un nouveau compagnon de route.

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  • Victor Renaudin le 25/06/2015 à 11h50

    Vango frissonna puis il l'entendit.Cette voix c’était la même, celle de celui qui avait assassinée sa famille. Il sentit la rage s’insinuer dans son corps. Vango se retourna violemment laissant éclater cette colère qu'il avait contenu pendant tant d'année,il hurla :
    " Monstre ! Assassin ! Pourquoi as-tu fait ça ? Pourquoi ?"
    L homme répondit calmement sans se démonter:
    "C'est mon métier et puis les plans de ton père était trop importants pour les laisser à la portée du premier imbécile venu"
    Vango sentit un nouvel accès de rage monter en lui puis il se calma brusquement, il laissa même un petit rire sortir de sa bouche. Cette situation était tellement ridicule, il se souvenait qu'il y a une semaine à peine il se trouvait avec Tobie et Jeanne, un frère et une sœur que Vango avait recueilli alors que leur père avait été tué pendant la première guerre mondiale. Leur mère en était morte de chagrin. Mais tout ceci était bien loin, ses amis étaient dans un orphelinat et lui était coincé sur ce toit avec un tueur. C’était d’ailleurs à cause de lui qu'il avait confié Tobie et Jeanne à l'orphelinat de Paris, il les avait laissés pour trouver l'assassin de ses parents,et il l'avait trouvé ou plutôt c'est lui qui l'avait trouvé. Vango lui demanda :
    "Pourquoi es-tu revenu"
    Le tueur rétorqua :
    "Petit moi quand je commence quelque chose je le termine. Adieu !"
    Il pressa la détente mais Vango avait des réflexes dus à la dure vie qu'il menait sur le désert de zinc et de tuile comme il l'appelait. Il eu juste le temps de se baisser quand la balle lui frôla le crane , il se jeta dans les jambes de son adversaire, ils roulèrent ainsi sur le toit pendant de longues minutes créant ainsi une lutte à mort, chacun d'eux le savait, seul un des deux en ressortirait vivant. A force de rouler ils finirent par tomber du toit. Miraculeusement Vango réussit à se raccrocher a la gouttière et se hissa sur le toit mais le tueur n'eut pas cette chance et s’écrasa cinq mètres plus bas sur le bitume dur et froid de la nuit parisienne. Vango aurait du être content mais il n'éprouva que de la tristesses, la violence ne faisait jamais du bien à personne et surtout pas à lui. Il finit par s'asseoir pensif, il se demandait si il pourrait aider les gamins des toits à trouver un foyer une vie normale.Oui c'est ce qu'il allait faire maintenant qu'il avait vengé sa famille. Puis il descendit des toit s pour ne plus jamais y remonter. C'est en se faisant cette promesse silencieuse qu'il partit en quête de pauvres bougres à aider.
    Vango consacra alors sa vie à aider quiconque le sollicitait.
    FIN

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  • Valentine Collot le 20/06/2015 à 18h00

    Vango s'était brusquement retourné. C'était une jeune fille qui devait avoir son âge qui lui avait frôlé la nuque pour lui faire savoir qu'elle était là. Elle était fine, avec des cheveux assez longs et noirs qui masquaient un peu son visage. Ses yeux étaient noirs et cernés. Elle avait pleuré récemment à en voir le contour de ses yeux rougis et gonflés par les larmes.
    " Je ne voulais pas te faire peur, je suis désolée. " balbutia-t-elle. Elle avait une voix mélodieuse et douce. Il lui sourit et balaya sa dernier phrase d'un geste de la main.
    " Il n'y a rien de mal. Ne t'en fais pas. Ton nom ? demanda-t-il doucement.
    - Je m'appelle Hélène, et toi ?
    - Vango." elle avait l'air gêné, mal à l'aise. Vango avait comprit qu'Hélène avait dû, comme lui, perdre son père durant la première guerre mondiale. Elle baissa la tête puis alla un peu plus loin. Savait-elle, pour les personnes qui vivaient sur les toits ? Ou était-elle simplement nostalgique ?
    " Tu n'es pas comme ceux qui se trouvent sur les toits. Alors tu es de ceux qui les traques pour avoir une récompense ? lança-t-elle froidement.
    - Non. Je ne suis ni de ceux qui vivent sur les toits ni de ceux qui vivent en bas. Un simple aventurier si je puis dire. " Hélène s'était détendue, elle souriait à présent. Elle se rapprocha de lui et prit lui la main pour le faire entrer dans un grenier abandonné. Elle le tira encore pour sortir du bâtiment.
    " Alors comme ça tu es un aventurier? On va bien voir. sort-elle en commençant à courir sur les pavés. Rattrape moi, si tu peux. " Elle était rapide et habile. Hélène pouvait se faufiler entre les passants, entre les voitures et ne perdait pas sa vitesse. Vango, quand à lui, était un peu plus maladroit, il bousculait quelques personnes et perdait son rythme. Lorsqu'il en eut marre de courir à travers les ruelles, et qu'il se dit qu'il était temps d'arrêter, le jeune homme se retrouva face à Hélène, essoufflée et appuyée contre un mur. Elle riait et lui fit remarquer qu'il avait déchiré sa chemise durant sa course.
    " Tant pis, ce n'est qu'une chemise. Ma mère est couturière, elle saura la réparer, je pense. il rigolait lui aussi à présent.
    - La mienne aussi est couturière. Bon, allez, on s'est assez reposés, tu viens ? On y va plus doucement, cette fois ! " dit-elle après avoir repris son souffle et lui prit la main.
    Ils étaient sur les quais de Seine, face à l'esplanade du Trocadéro. La journée allait bientôt se finir et le ciel prenait une teinte violette. Les guirlandes de lumières commençaient à s'allumer et à illuminer les quais. Les deux jeunes personnes se sont assis sur un banc, et sont restés là, à contempler le reflet des lumières sur l'eau. De temps en temps, ils parlaient de tout et de rien, de leur famille, de leur père respectif. Vango raconta à Hélène ses diverses aventures, et la jeune fille lui demanda s'il ne voulait pas en vivre quelques unes avec elle. La première aventure qu'ils vivront ensemble, ça sera celle de l'amour.

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  • Jules Thomas le 20/06/2015 à 11h19

    Quiconque venait de faire obstacle à ses si profondes méditations, il allait passer un sale quart d'heure! Vango fit brusquement volte face:
    - "Que me voulez-vous?"
    Et là, toute sa torpeur vola en éclats de rire: rien qu'un petit garçon, attirant son attention sur ce toit lugubre! La main attaquée par le gel relatif à la saison, Vango avait encore usé de son imagination sans limites pour interpréter ce frisson soudain. Le jeune enfant n'avait pas plus de dix ans, affublé de vieilles loques il semblait familier à ces sommets citadins.
    - "C'est mon terrain de jeu. Tu veux bien m'aider, monsieur? s'exclama-t-il sans gêne particulière (ce qui est tout à fait compréhensible pour son âge)
    - T'aider à quoi, mon petit? Et puis, comment t'appelles-tu?" Vango pensait aux enfants perdus qu'il voyait tout à l'heure de son lieu de contemplation.
    Celui qui ressemblait à un gavroche des années 30 au visage noirci par le zinc et la fumée des cheminées ne répondit pas, et se mit à courir. Quelle aide sollicitait-il quelques secondes auparavant? Il revint, un chat mourant dans les bras, jetant un regard désespéré il se mit à pleurer.
    - "C'est mon seul ami! Ma famille m'a abandonné à ma naissance, et c'est le concierge de cet immeuble là-bas qui m'a élevé. Aide-moi!"
    N'étant pas médecin mais n'ayant pas l'espoir du gamin pour voir son compagnon guérir, Vango savait que c'était fini.
    - "On ne peut plus rien faire. Mais sache que tu viens de trouver ici un ami pour te soutenir."
    Les larmes abondèrent sur le visage du petit, que Vango prit dans ses bras.
    Et puis, ils s'engagèrent à une longue marche vers l'infini, toujours plus loin sur les toits paisibles de la ville en ébullition. Vango ne pouvait plus supporter toute cette agitation, et c'est ce qui l'avait amené à venir se poser sur les dalles de zinc. "Revenons à des choses plus simples", se disait-il, laissons tout un monde qui ne m'appartient pas. Je n'ai même pas pris le temps de vivre ces derniers temps.
    Alors, pris par un altruisme soudain, il emmena son nouveau compagnon de route, lui promettant des aventures toujours plus dangereuses, mais ô combien nouvelles pour un petit garçon qui ne fait que penser à survivre! Il est bien temps de vivre, de profiter des possibilités sans limite que nous offre le monde.
    En définitive, cet épisode avait rendu encore plus clair l'esprit de notre héros, destiné à aider l'autre et à découvrir l'inconnu, quelque repoussant ou inamical soit il. C'est lui Vango, aventurier intrépide de la ville lumière.

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