Les reins et les cœurs, un roman qu’on goûte et qu’on apprécie au fil des pages…

mercredi 06 novembre 2019

Un titre qui nous plonge dans une analyse linguistique et spirituelle.

Les reins et les cœurs, un roman qu’on goûte et qu’on apprécie au fil des pages…

Les reins et les cœurs de Nathalie Rheims (Leo Scheer), un récit fait de tensions et d’émotions extrêmes, où l’auteure nous mène, pas à pas, dans la descente aux enfers où l’a entraîné une maladie génétique.

 

 

Laulau B, un des membres de notre Cercle livresque nous livre sa chronique.

 

Nathalie Rheims est issue d’une famille où les reins sont une faiblesse, un fléau. Au travers des quelques deux cents pages, elle nous livre son expérience et son combat face à la maladie, face à des gènes « véreux » qui se transmettent de génération en génération.

 

Le début du récit ne m’a pas happée, j’ai entamé le premier chapitre puis le deuxième sans grande conviction. Puis, petit à petit, l’écriture s’est montrée plus appuyée, moins hésitante, le rythme s’est stabilisé. Nathalie Rheims ouvre son cœur au lecteur qui devient spectateur d’une maladie qui touche plus de 3 millions de patients par an. Les reins, ne l’oublions pas, sont le point central du fonctionnement des organes, sans eux la filtration du sang et l’oxygénation du corps ne se fait plus, ce qui peut dès lors entraîner coma et mort. L’auteur a fait le choix d’écrire son vécu de façon à partager et à poser son deuil de la maladie.

 

Elle se livre en approfondissant ses propos et ses sentiments avec force et parcimonie. Est-ce par pudeur ou par souhait de préserver cette part d’elle qui a combattu ce mal ? La chose étant, j’aurai aimé qu’elle développe davantage son environnement, davantage son ressenti car une fois les premiers chapitres passés, tout va très vite. Le lecteur se retrouve dans la spirale du rein malade, qui entraîne tout sur son passage en seulement quelques mois. Au-delà de cette part sentimentale, on apprend davantage l’impact de l’insuffisance rénale aigue sur le corps, sur le principe de la greffe ou encore sur la dialyse.

 

On apprécie en outre le courage et la volonté qui ressortent du récit. Comme le dit si bien Nathalie Rheims, tant qu’on n’a pas vécu la greffe, tant qu’on n’a pas supporté l’attente, on ne peut que s’imaginer le stress permanent enduré par les patients et leur entourage. Elle explique avec mesure qu’il ne faut pas attendre que la maladie se déclare pour apprécier les petits bonheurs qui nous entourent et évoque l’importance des progrès de la science et l’impact de la génétique sur notre corps. Ainsi, allons au-delà de nos aprioris et notons que la force réside dans l’amour et la douce persévérance du personnel soignant. « Les reins et les cœurs » un titre qui en dit long et qui nous plonge dans une analyse linguistique et spirituelle (au travers de l’Apocalypse) bienvenue.

 

En conclusion, « Les reins et les cœurs » est un roman qu’on goute et qu’on apprécie au fil des pages. On remercie l’auteur de s’être livrée à nous, pour nous avoir fait partager ce moment intime même si je suis pour ma part un peu restée sur ma faim. Une très belle et longue vie à elle."

 

© Laulau B

 

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