Les lectures de Véronique Olmi

lundi 31 juillet 2017

Que lisez-vous cet été ? Les conseils lecture des écrivains

Les lectures de Véronique Olmi

On est toujours heureux dans un roman de Véronique Olmi. L’effet sera-t-il le même à travers les œuvres qu’elle nous conseille pour cet été ?

Il n’y a qu’à suivre cette auteure, comédienne et dramaturge aux talents multiples et à la langue profondément juste, qui sonde les cœurs et engage à porter un regard subtil, aigu et enfin réfléchi sur le féminin.

 

On fait forcément confiance à l’auteur de Le premier amour et d’ Un autre que moi son dernier roman avant que ne paraisse Bakhita à la fin d’août. L’itinéraire d’une femme née dans le XIXe siècle au Darfour, esclave convertie au catholicisme, instrumentalisée par le régime mussolinien : la condition féminine, dans sa lutte constante et contemporaine contre l’entrave et le bâillonnement. On laisse maintenant la parole à Véronique Olmi.

 

 

Les livres que je vais emporter avec moi cet été :

Les indociles de Murielle Magellan (Pocket) Parce que j’avais tant aimé son précédent  roman : N'oublie pas les oiseaux.

Titus n'aimait pas Bérénice de Nathalie Azoulai. (Poche) Pour découvrir un auteur et retrouver Racine que j’aime au-delà de tout.

Article 353 du code pénal de Tanguy Viel. (Les éditions de Minuit). Parce que tous les libraires que j’aime l’ont aimé !

 

Les lectures que j’aimerais vous conseiller :

Mémoire de fille Annie Ernaux. Gallimard

Eté 1958, la jeune Annie D. passe sa première nuit avec un homme. Annie Ernaux interroge cette « fille » qu’elle fut, fouille la mémoire de la honte. J’aime ce livre parce qu’il est autant une réflexion profonde sur le temps et le réel, qu’une interrogation sur le métier d ‘écrivain. Juste, lucide et sans concession. 

 

Samedi Ian Mc Ewan (traduction France Camus-Pichon). Folio

J’ai beaucoup offert ce livre, un chef d’œuvre. En suivant 24 heures de la vie d’Henry Perowne, neuro chirurgien matérialiste et embourgeoisé, l’auteur nous tient en haleine jusqu’à l’insupportable. Une journée banale enfle et se transforme en pur cauchemar et nous questionne sur la fragilité de nos vies dans un monde chaotique où le salut pourrait passer… par la simple lecture d’un poème.

 

L'insouciance de Karine Tuil (Gallimard)

Parce que ce livre continue à se lire bien après avoir été refermé. Parce que j’y pense lorsque j’entends que de jeunes soldats partent en Afghanistan, en Irak, ou en Syrie. Parce que ce roman est ample, violent, lyrique et maitrisé et qu’il nous parle de nos défaites, nos passions et nos solitudes contemporaines.

 

Propos recueillis par Karine Papillaud

 

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