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« Les Fleurs de l’ombre », une ode à la littérature et à l’acte d’écrire

jeudi 07 mai 2020

Une intrigue palpitante et addictive

« Les Fleurs de l’ombre », une ode à la littérature et à l’acte d’écrire

« Les Fleurs de l’ombre », une ode à la littérature et à l’acte d’écrire

Une intrigue palpitante et addictive

 

Les fleurs de l’ombre de Tatiana de Rosnay (Editions Robert Laffont et Héloïse d’Ormesson) est un récit de sciences fiction mais extrêmement proche de notre réalité. L’auteure franco anglaise a écrit ce roman légèrement inquiétant simultanément en français et en anglais.

 

Marie Hélène Faquel, un des membres de notre Cercle livresque 2020 nous livre son avis.

 

Ce roman, au plus près des questionnements éthiques qui concernent l’intelligence artificielle, pousse la protagoniste dans ses retranchements et nous offre un récit riche en rebondissements et en mystère. Ce texte au titre magnifique (que l’on comprend en fin de roman) est une ode à la littérature, à l’acte d’écrire.

 

« Des lecteurs lui demandaient de temps en temps d’expliquer la fin de ses livres. Cela la faisait rire, pleurer parfois, ou la mettait dans une rage folle. Elle écrivait pour inciter à réfléchir, et non pour donner des réponses. »

 

Clarissa, l’héroïne, est écrivaine et cherche, alors qu’elle vient de quitter son second mari, un calme propice à l’écriture dans une résidence pour artistes… qui cache bien son jeu et ses enjeux ! L’intrigue est palpitante et addictive. La fin, ouverte, ne nous donne pas toutes les réponses, mais au contraire nous pousse à réfléchir sur les thématiques de l’intimité, du deuil, de la liberté, de la créativité, des arts en général.

 

Ces réflexions trouvent un écho particulièrement d’actualité en cette époque de mutations où l’offre technologique semble aller plus vite que nos consciences et nos capacités à l’appréhender, ce qui ne va pas forcément de pair avec nos libertés individuelles, ni même avec notre idée du bonheur.

 

Le récit est ponctué par des retours en arrière qui nous permettent de comprendre la décision de Clarissa de quitter son mari, et mêle présent et passé afin de mieux comprendre ses réactions, tout en maintenant le suspense.

 

Un roman riche, qui en outre, nous met dans les pas de Romain Gary et de l’une de mes auteures préférées, Virginia Woolf.

Un régal de lecture !

 

© Marie Hélène Faquel

 

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