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Les douze commandements du chroniqueur : nos lecteurs vous guident

Comment écrire des chroniques littéraires enthousiasmantes ? Faites le plein de bons conseils !

Les douze commandements du chroniqueur : nos lecteurs vous guident

Nous avons rencontré quatre grands lecteurs dans le cadre d’Un endroit où aller. Ils ont raconté la place que la lecture prend dans leur vie et expliqué leur façon de transmettre leur enthousiasme par les chroniques qu’ils écrivent.

 

Pour prolonger ce moment convivial, voici le guide des meilleures astuces pour rédiger une chronique de livre sans s’arracher les cheveux. En bonus, leurs derniers coups de cœur. Merci encore à Jean-François, Marie, Ghislaine et Henri-Charles !

 

 

Les 12 commandements de la chronique littéraire

- Chroniquer ou pas ? Un vrai coup de cœur emporte le lecteur, c’est plus facile de communiquer son enthousiasme.

- Se mettre à la place de son lecteur : il n’a pas encore eu la chance de lire ce texte que vous adorez, c’est à vous de l’y conduire, sans le perdre.

- Se lancer : ne réfléchissez pas trop avant de vous mettre à écrire. Le genre du livre et sa forme peuvent vous guider.

- Prendre des notes pendant la lecture… ou pas. C’est une question d’habitude. N’attendez pas trop avant d’écrire la chronique. Tentez de la « commencer » avant d’avoir fini le livre, cela permet de résumer le sujet sans trop en raconter.

- Descendre un livre : l’exercice préféré des critiques en mal de reconnaissance. Contrairement à ce qu’on pense, faire une critique négative demande beaucoup d’arguments pour ne pas être un exercice de méchanceté gratuite. Et c’est inutile quand il s’agit du roman d’un inconnu.

- Transmettre des émotions de lecture va de pair avec l’analyse. L’argumentation s’impose : après tout, vous dites que ce livre vous a bouleversé, pourquoi pas, mais qu’est-ce que cela apporte au lecteur sinon une information sur vous ?

- Parler de… mais du livre bien sûr, de l’auteur aussi, plus que de son expérience personnelle. Votre subjectivité et votre sensibilité sont vos outils de travail, pas vos anecdotes personnelles.

- S’engager : si on vous lit, c’est bien pour savoir ce que vous pensez du roman. Evitez de vous abriter derrière la narration de l’histoire et affirmez-vous.

- Référencer le livre, donner des pistes de filiation avec tel ou tel autre écrivain, cinéaste ou… musicien. Il est toujours passionnant de contextualiser une lecture dans une intertextualité.

- Relisez-vous ! Vous faites des fautes d’orthographe. Si, plein, vraiment. Ne gâchez pas la lecture d’une bonne chronique avec ce genre de couacs.

- Partager les chroniques des autres, sur les RS ou son blog, afin de créer une grande communauté de lecteurs avec qui échanger.

- Sans oublier la chose la plus importante… écrire doit vous faire plaisir ! Ecrire une chronique répond à une passion, pas à une obligation.

 

Une synthèse de Karine Papillaud (qui a mis son grain de sel)

 

Revivez la soirée "Un endroit où aller" : Les lecteurs fondus de littérature

 

Les coups de cœur de Ghislaine, Jean-François, Marie et Henri-Charles

La recommandation de Ghislaine alias Squirelito (blog)  

Cavalier noir de Philippe Bordas publié aux éditions Gallimard. Ce cavalier noir est un personnage énigmatique fuyant le vide pour retrouver sa muse. Il apparaît comme un mystérieux ectoplasme volant sur la partition d'une vie, les mots sonnant comme des notes pour une irrépressible virtuosité de la langue française baignée dans une symphonie sensuelle. Une mélodie livresque oscillant entre ombres et lumières : la noirceur d'une mélancolie acide et l'éclat d'un amour envouté ; un roman en noir et blanc à lire pianissimi. 

 

La recommandation de Jean-François Simmarano

Les Assises du temps perdu aux éditions "L'officine". Son auteur Anthony Guerrée est un jeune designer, juré du Prix Orange du Livre 2015, et qui a depuis mis à exécution son projet de dessiner des sièges correspondant à la personnalité de Swann, Odette ou encore Albertine. Ses dessins sont devenus réalité (La chaise Odette commence à devenir la vedette de nombreux magazines).

Un livre concept tout à fait original dont la poésie des textes accompagnant les dessins pourrait bien emporter l'adhésion des aficionados du grand Marcel mais sans doute aussi au-delà. 

Je le lui souhaite très sincèrement. 

 

La recommandation de Henri-Charles Dahlem (Instagram)

Mon choix s'est porté sur l'une des révélations de cette rentrée Le démon de la colline aux loups de Dimitri Rouchon-Borie paru aux éditions Le Tripode. Un premier roman caractérisé par une langue très originale, un « parlement » comme il dit, mélange de sentiments qui n'arrivent pas à s'extérioriser et de naïveté qui donnent au final encore davantage de force et de gravité au récit. Un livre noir et dur, mais qui laisse transparaître une jolie lumière que l'on pourrait appeler l'humanité.

 

La recommandation de Marie Jouvin (Instagram)

il s’agit du premier (et fabuleux) roman d’Annie Ferret, Les Hyènes, publié aux éditions Grasset. Il fait partie de la rentrée littéraire de janvier et met en lumière les mémoires transgénérationnelles, un sujet de plus en plus en vogue. À travers une lignée de femmes mauvaises comme des hyènes, Annie Ferret illustre la façon dont un acte de barbarie (ici les abus sexuels) peut avoir des répercutions psychologiques des générations durant. Ce roman nous entraîne au cœur de secrets douloureux et destins décousus de femmes-hyènes qui brûlent de se rebeller à leur manière. L’intrigue est captivante, pour ne pas dire envoûtante.

 

Propos recueillis par Karine Papillaud

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