"La prisonnière de la mer", un roman historique au cœur de l’époque napoléonienne

mercredi 19 juin 2019

Découvrez le sort de ces vivandières abandonnées de tous

"La prisonnière de la mer", un roman historique au cœur de l’époque napoléonienne

La prisonnière de la mer d’Elisa Sebbel aux éditions Mazarine nous plonge dans l’histoire de ces femmes abandonnées sur une île déserte pendant l’époque napoléonienne. Un roman historique mais pas que.

 

Un membre de notre Cercle livresque, mimosa nous donne son avis.

 

Un grand merci à lecteurs.com et aux éditions  Mazarine pour l’envoi de ce roman « captivant ! »La couverture vous plonge d’emblée dans une atmosphère surannée, une silhouette encapée est piquée au bord de la plage, les yeux tournés vers l’horizon, harmonie des couleurs, illustration explicite du titre de ce roman : on évoque Jane Eyre ou le début du film « la leçon de piano ». Quel est le but de cette primo-romancière ? «Redonner leur place à ces femmes oubliées de la mémoire collective et surtout défaire les préjugés. »

Nous allons donc partager avec ses mémoires romancées de la cantinière, Héloïse Delage, la captivité napoléonienne  sur la minuscule île de Cabrera, désertique après la 1ère défaite  lors de la bataille de Baylen en juillet 1808 où notre héroïne perdit son cher mari Armand. Loin de respecter les accords, les Espagnols les abandonnent sur ce rocher désertique, démunis de tout, quelques vivandières, et 5000 prisonniers. « C’est là qu’il découvrit la véritable horreur de la guerre. » Cette île annonce goulags, camps de concentration…

Le roman possède un véritable intérêt documentaire par la justesse, la précision des textes descriptifs qui foisonnent (nature, méthodes pragmatiques…).

Reste pour contrebalancer l’horreur, la romance après le viol, la condition féminine de ces femmes « prisonnières  de la mer »  horrible, méprisées, vendues…Héloïse doit son salut à Henri, chirurgien, qui en fait sa compagne. Mais voilà, Louis débarque…Elle devrait choisir !

Héloïse nous raconte le quotidien désespérant, le pouvoir de la foi sur certains, la déchéance de l’humain. 

« La famine, la soif, la misère, et l’instinct de survie avaient balayé le sens de l’honneur et du devoir. »

La langue, toujours travaillée, s’ajustant par sa construction et, parfois, son aspect un tantinet désuet souligne les émotions et renforcent la transmission historique.

Un livre que les amoureux de l’histoire comme les romantiques apprécieront !

© mimosa

 

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