Faites des mères !

mardi 23 mai 2017

Faites des mères !

Article R215-1 (du Code de l'action sociale et des familles): Chaque année, la République française rend officiellement hommage, aux mères, au cours d'une journée consacrée à la célébration de la " Fête des mères ". Le ministre chargé de la famille organise cette fête avec le concours de l'union nationale des associations familiales.

 

C’est qu’on ne plaisante pas avec la fête des mères : si le rituel est inscrit dans la plupart des traditions depuis l’Antiquité, la fête des mères figure dans le code de l’action sociale et de la famille depuis les années 50 en France. Pétain en a fait une fête quasi religieuse sous Vichy, mais il ne faisait qu’amplifier le retentissement de la journée des mères décrétée en 1929 pour galvaniser la politique nataliste.

 

On est loin du collier de nouilles, et pourtant, tout y conduira. Notons toutefois l’exemplaire travail des enseignant(e)s, qui savent aujourd’hui s’inspirer des meilleures méthodes de scrapbooking /macramé/bougies / peinture tous supports, pour revitaliser l’imagination de nos petits.

 

Ce sera donc la fête des mères dans le même temps que l’Ascension cette année. Tandis que des bouquets de pivoines se trament, des dessins se finissent en catimini, des poésies s’ânonnent dans le bon ton, lecteurs.com, avec une attention toute maternelle, a préparé une petite liste de bijoux de papier à s’offrir, livres qui parlent de mères, qu’on adorera lire en pensant à celles qui nous manquent, dans le parfum des fleurs fraîchement offertes, ou que l’on posera soi-même dans les mains de nos mamans, en les embrassant.

Bonne fête à vous toutes !

 

Karine Papillaud

 

  • Le livre sur la mère

    • Couverture du livre « Rien ne s'oppose à la nuit » de Delphine De Vigan aux éditions Lgf

      Rien ne s'oppose à la nuit de Delphine De Vigan

      La publication de ce roman a été une apothéose dans l’œuvre de Delphine de Vigan. Rien ne s’oppose à la nuit est un inoubliable roman sur le lien mère-fille, mais aussi sur le lien sororal, avec tous les malgré, celui de la maladie maniaco-dépressive, celui des manques, des erreurs, ceux de tous les secrets de famille sur lesquels on ne peut que poser le doigt et qui forment exactement la construction de nos vies. Émouvant, remarquable et juste portrait d’une relation aussi profonde que sensible.

  • La mère qu’on hérite

    • Couverture du livre « La dernière des Stanfield » de Marc Levy aux éditions Robert Laffont / Versilio

      La dernière des Stanfield de Marc Levy

      Quand une journaliste londonienne découvre que sa mère a un passé criminel et que c’est un corbeau qui l’en informe, on tient la trame d’un thriller historico-familial rocambolesque sur trois générations. Dans ce tout dernier opus, Marc Levy trace le portrait d’une héroïne qui ne sera jamais totalement dévoilée et qui se dessine en creux sous les traits d’une femme âgée, grande bourgeoise dont la froideur mystérieuse fait tout l’objet du livre.

  • La mère qu’on se choisit

    • Couverture du livre « La vie devant soi » de Romain Gary aux éditions Gallimard

      La vie devant soi de Romain Gary

      Virage à 180 degrés avec Madame Rosa ! La mère choisie par Momo, le jeune héros du livre, totale et généreuse est une ancienne prostituée cabossée et tendre dans le célébrissime roman d’un Romain Gary planqué sous pseudo, La Vie devant soi. Célébrissime, peut être, mais doit-on faire l’économie du plaisir de redécouvrir un chef d’œuvre ? Ce ne serait ni raisonnable, ni gourmet.

  • La mère juive

    • Couverture du livre « Attachement féroce » de Vivian Gornick aux éditions Rivages

      Attachement féroce de Vivian Gornick

      Redire encore combien nous avons aimé ce livre ! L’histoire des relations entre une femme et sa mère, dans le quartier juif de New York, de l’après guerre aux années 80. Le renouveau d’une société qui invente la femme moderne, mais dont les codes sociaux sont encore ceux d’avant guerre. La mère de Vivian Gornick a finalement toujours été l’homme de sa vie, comme le rappelle l’éditrice Nathalie Zberro, et la matrice, sans doute, d’un des piliers du féminisme à l’américaine et d’un très grand écrivain.

  • Une mère qui ne tient qu’à un fil

    • Couverture du livre « Une femme au téléphone » de Carole Fives aux éditions Gallimard

      Une femme au téléphone de Carole Fives

      Prenez une mère, ajoutez un téléphone et vous voici face au cauchemar vivant, subi, même si désiré, souvent, de tous les enfants. Parce qu’une mère est programmée pour appeler ses enfants, tandis que ces derniers ont peine à installer l’application sur leur DOS. Et quand la maman en question est à la fois fantasque et atteinte d’un syndrome anxio-dépressif, on obtient un petit bijou littéraire monologué, tel que Carole Fives nous l’offrait en début d’année.

  • Ma mère, ma croix

    • Couverture du livre « Insecte » de Claire Castillon aux éditions Points

      Insecte de Claire Castillon

      Elle sort à peine son recueil de nouvelles sur les adolescents qu’on ne peut pas s’empêcher de dégainer celui qu’elle écrivait sur les relations mère-fille, Insecte il y a dix ans. Plus efficace que du destop, cette ration de littérature pure va décaper le trop sucré de cette si convenue fête des mamans. De quoi s’en épouvanter, en rire, s’en troubler ou se sentir soulagée d’être devenue, un peu plus une adulte et un peu moins un enfant.

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