Wash

Couverture du livre « Wash » de Margaret Wrinkle aux éditions Belfond

3.714285714

7 notes

  • Date de parution :
  • Editeur : Belfond
  • EAN : 9782714455956
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
Résumé:

Sensible, poétique, porté par une construction où s'enchevêtrent les voix de trois personnages, un premier roman comparé par une presse enthousiaste à Toni Morrison et William Faulkner, qui transcende les époques pour conter un épisode méconnu de l'histoire de l'esclavagisme aux... Lire la suite

Sensible, poétique, porté par une construction où s'enchevêtrent les voix de trois personnages, un premier roman comparé par une presse enthousiaste à Toni Morrison et William Faulkner, qui transcende les époques pour conter un épisode méconnu de l'histoire de l'esclavagisme aux États-Unis.


Sa force, Wash la puise dans les voix de ses ancêtres africains ; dans les souvenirs de sa mère, Mena ; dans les rituels chamaniques auxquels elle l'a initié dans son enfance ; dans les talismans qu'elle lui a légués ; et aujourd'hui, dans ces instants volés le long de la rivière, auprès de Pallas, esclave elle aussi, métisse et guérisseuse.
Sa force, c'est ce qui lui a permis de survivre. Aux humiliations de ses anciens maîtres, jaloux de sa capacité à endurer le pire sans jamais montrer sa douleur ; aux coups qui lui ont ôté un oeil ; au marquage au fer rouge, sur sa joue, de la lettre des fugitifs.
Cette force, c'est ce qui l'aide à supporter que Richardson, son maître, pour sauver la plantation d'une ruine annoncée, l'utilise désormais comme étalon reproducteur. Qu'il le loue chaque vendredi aux propriétaires voisins pour féconder leurs esclaves.
Et quand sa force vacille, Wash se raccroche à Pallas et l'écoute parler du lien qui unit maître et esclaves dans une toile d'araignée aussi fragile qu'inévitable.

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Les derniers avis

  • 0.25

    Washington est un esclave noir d'une grande beauté . Sa force intérieure, son physique, sont envoûtants, malgré les circonstances accablantes. «Wash» est son diminutif. Cet esclave magnifique est repéré par un esclavagiste ruiné, Richardson qui voit en la beauté exceptionnelle de Wash, une occasion inespérée de s'enrichir. Richardson va en effet louer les services de Wash comme «étalon-reproducteur». Ainsi il pourra ensuite revendre à bon prix de jeunes esclaves, qui n'auront rien «coûté» (ou presque). La romancière américaine Margareth Wrinkle signe, avec ce premier roman, une oeuvre audacieuse. Dans Wash, tous les points de vues sont pris en compte (celui de la souffrance infinie des esclaves bien sûr, mais aussi celui des «maîtres» blancs). Se lancer dans l'élevage d'esclaves, comme on élève des chevaux, ne pouvait ne donner que des idées à Margaret Wrinkle. L'auteure a trouvé un ton poétique juste et sensible. Le souffle africain règne en secret. Sa force, Wash la puise dans les voix de ses ancêtres africains, et aujourd'hui, dans ces instants volés le long de la rivière, auprès de Pallas, esclave elle aussi, métisse et guérisseuse. On est frappés de voir comment ces personnes, au destin tragique, trouve en eux la force de supporter cet esclavage.
    Margaret Wrinckle a donc osé la poésie pour traiter de ses thèmes souvent révoltants. L'histoire est passionnante et déroutante dans ce roman exceptionnel.

  • 0.2

    Premier roman de l'Américaine Margaret Wrinkle, Wash se situe dans les années 1800-1825, dans le sud profond des Etats-Unis, le long de la frontière du Tennessee. À la fin de la guerre anglo-américaine de 1812, un ancien combattant, Richardson, revient dans sa plantation en ruine. Désespéré, il suit les conseils de ses voisins et se lance dans l'élevage d'esclaves, sur le modèle de l'élevage de chevaux, puisqu'il est désormais interdit d'importer des esclaves d'Afrique. Il choisit comme étalon reproducteur un jeune homme grand, fier, vigoureux et d'une incroyable beauté, une sorte de "pur-sang" d'Afrique de l'Ouest, Washington, dit "Wash". Sa mère, Mena, a été violemment arrachée à son pays alors qu'elle n'était encore qu'une toute jeune femme et qu'elle était enceinte ; Wash est donc lui aussi un esclave, il n'a jamais connu que cette condition.

    Richardson met en œuvre son projet sordide et abject : chaque semaine, il fait mener Wash pour féconder les esclaves des voisins, contre rémunération. Est ainsi organisé un viol légal, systématique, infâme auquel Wash ne peut rien... Peu à peu, dans toutes les plantations alentours, sur les visages des enfants d'esclaves, il reconnaît ses propres traits. Un moyen certes odieux mais un moyen tout de même d'atteindre l'immortalité et de transmettre le sang de ses ancêtres africains.

    Dès le prologue, on est saisi par l'écriture forte, somptueuse, poétique qui sert le récit sous forme de destins croisés entre les trois personnages principaux. Points de vue, voix, sensations et sentiments s'entremêlent, renforçant la puissance tragique et terriblement évocatrice de l'histoire. L'auteur évite subtilement les caricatures, ls stéréotypes et les clichés, gageure sur un sujet aussi douloureux que celui de l'esclavage. Elle réussit brillamment un récit coup de poing, sans manichéisme, où les retours en arrière nous plongent un peu plus encore dans l'histoire de Wash. Le style puissant et visuel, le récit tragique et violent s'imposent à l'esprit du lecteur.

    Au-delà de l'horreur de l'esclavage et des actes imposés, le roman pose aussi la question de la liberté ou plutôt de comment parvenir à se préserver un espace de liberté dans une vie qui n'est qu'emprisonnement. Wash tente de se construire une identité qui soit vraiment la sienne, qui lui permettrait de ne pas être uniquement la propriété de son maître.

    Rien n'est épargné au lecteur des horreurs perpétrées et certaines scènes sont à la limite du supportable. Même ce qui n'est que suggéré induit une profonde impression de malaise. Néanmoins, il semble que ces passages, aussi difficiles soient-ils, se révèlent nécessaires dans ce roman sans concession, violent, poignant, peuplé de personnages inoubliables et qui touche autant qu'il interpelle.

  • 0.2

    Nous sommes au temps de l'esclavage, un roman historique comme je les aime. Nous avons le point de vu de tous les personnages..
    J'aime beaucoup

  • 0.2

    "Rendez-vous de la page 100"

    Mêlant les voix de plusieurs personnages, qu'ils soient maitres ou esclaves, sans oublier la narration de l'auteur, Wash nous entraine dans le sud profond des Etats-Unis du début de XIXème siècle. J'adore le changement de style et de point de vue entre les différents narrateurs, il se fait de manière harmonieuse et très vivante. Je suis littéralement transportée par ce roman malgré son sujet quelque peu sordide. J'ai hâte d'en découvrir plus sur la vie et les aspirations de chacun et de démêler les fils de ces vies imbriquées...

    • Andrée Lapapivore le 12/09/2014 à 15h30

      Wash nous entraine dans le sud profond des Etats-Unis du début de XIXème siècle, à la rencontre d'une société esclavagiste plus ou moins bien ancrée dans les mœurs. Nous faisons connaissance avec différents personnages, des maîtres et des esclaves, et rentrons de plain-pied dans le sordide : enlèvements, tortures, viols, etc., rien ne nous est épargné, jusqu'à l'utilisation de l'esclave Wash comme étalon reproducteur. Et bizarrement, malgré la noirceur du sujet, j'ai été littéralement transportée par ce roman, en grande partie grâce au style de l'auteur. En effet, Margaret Wrinkle mêle habilement dans son récit les voix de plusieurs personnages, qu'ils soient maitres ou esclaves. J'ai adoré le changement de style et de point de vue entre les différents narrateurs, il se fait de manière harmonieuse et très vivante et permet de comprendre les actions et ressentis de chacun. Roman sur l'esclavage, Wash parle également de la solitude et de la force que l'on peut trouver en chacun de nous pour surmonter le pire. Une petite perle que je recommande chaudement.

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  • 0.2

    AVIS DE LA PAGE 100:

    Il y a dans ce roman plusieurs point de vues : l' esclave, le maître, la copine de l'esclave, et l'auteur et ... l'auteur réussit à chaque changement de point de vue de changer de ton et de style selon le personnage , c'est un tour de force énorme!
    Souvent dans des romans où on change de point de vue régulièrement, on arrive toujours à déceler le style et le ton "type" de l'auteur, ce qui n'est pas du tout le cas pour Wash. L'auteur s'efface complètement au profit de ses personnages qui ont de la profondeur et sont hauts en couleurs!

    • Petite Belge le 03/09/2014 à 20h07

      L’esclavagisme sous toutes ses coutures, vu de chaque angle… Un tableau complet…voilà comment on pourrait résumer « Wash » de Margaret Winkle.
      Wash, abréviation de Washington, mais aussi l’anglais pour « se laver »… Se laver du poids de la culpabilité pour le maître Richardson, le laver de la honte et de la peur pour les esclaves.
      Ce livre ne raconte pas juste le destin cruel d’un pauvre esclave mais fait le portrait, tout en nuances, des maîtres, des esclaves libérés, des abolitionnistes…
      Voilà le piège auquel Margaret Winkle fait face avec talent. Il est difficile de s’effacer en tant qu’auteur au profit de ses personnages. Dans Wash, les personnages parlent, vivent, chacun avec son histoire, son accent, son style. Ils prennent vie pour vous engloutir dans leur monde avec tout ce qu’il a de tristesse, de peur mais aussi de joie et d’espoir.
      C’est ce tourbillon d’émotions qui m’a transporté pendant ma lecture au cœur du monde quotidien de Wash. C’est aussi ce qui m’a tenu en haleine tout le long de ce roman qui au premier abord peut sembler assez long mais que j’ai lu avec facilité.
      Je ne peux pas vraiment dire que j’ai aimé ce livre car pour cela son sujet est trop grave, trop profond. J’ai été émue, touchée profondément par le parcours de Wash et de Pallas.
      Wash est un livre touchant, juste et écrit avec talent. Une lumière au fond du tunnel sombre que fût l’esclavage dans l’histoire des Etats-Unis.

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  • 0

    Rendez-vous de la page 100

    Le roman prend place en 1823, au coeur des Etats-unis. Wash est un esclave, mais son rôle n'est pas de travailler aux champs. Non, Wash est un étalon, chargé d'enfanter le plus possible pour permettre aux propriétaires voisins de faire fructifier leur capital. Car, les esclaves ne sont ni plus ni moins que de l'argent...
    La force de ce roman, c'est que le narrateur change selon les chapitres, dessinant des personnages tout en nuances. Ma première impression est très positive !

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